Mot du curé
Frères et Sœurs, chers amis paroissiens,
Le mois de février est dans notre calendrier un mois particulier, qui compte un jour de plus les années bissextiles. Chez les Romains, sous le calendrier dit de « Romulus », les mois de janvier et février n’existaient pas. Ils ont été ajoutés sous le calendrier dit de Numa Pompilius (VIIème siècle avant notre ère) pour arriver à une année proche de 365 jours et non plus de 304 jours. Chez les Romains donc, le début de l’année commençait avec le printemps et prenait fin au mois correspondant à février.
Chez les Celtes, le mois de février existait et s’ouvrait par la fête d’Imbolc, où l’on fêtait une des plus grandes divinités féminines celtes, Brigid. Cette déesse dominait les arts, la guerre, la magie, la médecine. Elle était la patronne des druides, des bardes, des devins et des forgerons. Son nom signifie la Très haute, la Très élevée. En Irlande sainte Brigitte de Kildare s’est progressivement substituée à la fête celte d’Imbolc. Brigitte avait pour père un roi d’origine écossaise, druide, et pour mère une esclave chrétienne baptisée par saint Patrick. Son père voulut la marier, mais elle refusa et voulut consacrer sa vie à Dieu en demeurant vierge. Elle s’établit non loin de Dublin où elle construisit une petite cellule dans un chêne (Kill-dare en gaélique : l’église du Chêne) et regroupa quelques jeunes femmes qui voulurent observer la vie religieuse. Elle mourut au VIème siècle et son corps est enterré dans la cathédrale de Downpatrick au côté de ceux de saint Patrick et de saint Columkille, tous trois saints patrons de l’Irlande. Sa fête est célébrée le 1er février et la translation de son corps le 10 juin.
Son culte en Bretagne est ancien puisqu’on trouve trace de sa fête dans les manuscrits de Landevennec des IXème et Xème siècles, et son nom dans des litanies priées aux Xème et XIème siècles en Bretagne. Deux noms de lieux principaux lui sont attachés : Loperhet dans le Finistère et Berc’het dans notre paroisse. Elle est souvent représentée avec une vache car, selon la tradition irlandaise, elle aurait été nourrie bébé par le lait d’une vache. Ainsi était-elle priée par les femmes souhaitant allaiter et son culte s’est étendu à la prière des femmes cherchant à avoir des enfants. En Irlande, on la voit aussi de temps à autre représentée avec une biche pour rappeler le miracle selon lequel Brigitte trouva cette dernière dans la forêt alors que le Roi l’avait cachée pour éprouver la sainteté de Brigitte.
On lui attribue une croix, dite croix de sainte Brigitte, faite de joncs ou de paille, constituée de quatre bras égaux qui convergent vers un centre. On rapporte que Brigitte, appelée au chevet d’un homme mourant, aurait tressé une croix à partir de brins de joncs trouvés au sol. En montrant la croix au mourant, elle lui aurait expliqué la foi chrétienne, ce qui l’aurait amené à se convertir avant de mourir. Cette croix dite de sainte Brigitte est devenue signe de protection spirituelle.
En ce mois de février où nous fêterons sainte Brigitte de Kildare puis la purification de Marie, devenue la Chandeleur, portons dans notre prière les religieux et religieuses que nous connaissons et demandons au Seigneur la grâce de vocations religieuses pour notre Église.
Abbé Julien Palcoux
Bulletin N° 194 - février 2026

Messe pour la paix
mercredi 11 février à 9 h 30 à Quemperven en union avec l’initiative du mouvement PAX CHRISTI

Ordre du jour de la réunion EAP
Jeudi 12 février 2026
Relectures, La Palette, Projets pour le carême et le temps pascal, Grand pardon, du coté des jeunes …..

Propositions de carême
Ciné-débat les 19 et 26 février
Le Christ vert les 11, 18 et 25 mars à la Maison St Yves.

Compte-rendu de la réunion EAP
15 janvier 2026
Inventaire des objets et reliques, projets pour le carême, du coté des jeunes

