Tous saints comme Dieu est saint 3/12 Enregistrer au format PDF

Dimanche 17 mars 2019
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L’exhortation apostolique du Pape François « Gaudete et Exsultate »

Le programme de la sainteté : les Béatitudes

Jésus a expliqué avec grande simplicité ce que veut dire être saint, et il l’a fait quand il nous a enseigné les Béatitudes (§ 63). Vivre la parole de Jésus c’est l’assurance du vrai bonheur. Reprenant chacune des Béatitudes dans la version de l’Évangile selon saint Matthieu, le pape François nous indique les moyens simples de vivre la sainteté au quotidien.

Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Un cœur riche, satisfait de lui-même, ne peut s’ouvrir aux autres ni faire de place au Seigneur. C’est aussi une invitation à une vie matérielle marquée par la sobriété.

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Il faut savoir reconnaître la souffrance, en soi et dans les autres, devenir un être de compassion, savoir pleurer avec les autres.

Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Notre monde est un monde d’inimitié. L’agressivité mène à l’épuisement, la douceur force les cœurs. Douceur et humilité, à l’exemple de Jésus, apportent paix à notre esprit.

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. La justice s’exprime dans la fidélité à la volonté de Dieu dans tous les actes de notre vie et en particulier dans la justice envers ceux qui sont dans le désarroi.

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. La miséricorde consiste dans le service des autres et le pardon des offenses que l’on subit.

Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. L’homme au cœur pur fuit le mensonge, ses actions sont en cohérence avec ses convictions profondes. Il agit avec amour.

Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Apporter la paix qui n’exclut personne est une œuvre difficile qui exige sérénité, créativité, sensibilité et dextérité.

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. La contradiction qui peut mener à la persécution est inévitable. Le pape François a récemment déclaré qu’aujourd’hui il n’y a pas moins de martyrs qu’au temps de Néron.

Faisant toujours référence à l’Évangile selon saint Mathieu, mais en son chapitre 25 relatif au jugement dernier, le pape François fait de la miséricorde et des œuvres de miséricorde le grand critère de la sainteté. Dans cet appel à le reconnaître dans les pauvres et les souffrants, se révèle le cœur même du Christ, ses sentiments et ses choix les plus profonds, auxquels tout saint essaie de se conformer (§ 96). Mais les bonnes œuvres ne suffisent pas. Il nous faut aussi rechercher un ordre plus juste des systèmes sociaux et économiques.

Vu le caractère formel de ces requêtes de Jésus, il est de mon devoir de supplier les chrétiens de les accepter et de les recevoir avec une ouverture d’esprit sincère, « sine glossa », autrement dit, sans commentaire, sans élucubrations et sans des excuses qui les privent de leur force (§ 97).

La force du témoignage des saints, c’est d’observer les béatitudes et le critère du jugement dernier. Ce sont peu de paroles, simples mais pratiques et valables pour tout le monde, parce que le christianisme est principalement fait pour être pratiqué (§ 109).

À l’œuvre donc !