Témoignage : « Le Seigneur façonne notre couple à travers la mission » Enregistrer au format PDF

Vendredi 20 novembre 2020
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Se laisser guider par la Providence pour découvrir leur mission de couple. C’est l’expérience intime et spirituelle qu’ont faite Alexandre et Claire-Emmanuelle Bosc, référents depuis quelques mois d’un foyer du Village saint Joseph, en Bretagne.

Référents depuis dix mois d’un foyer du « Village Saint Joseph » à Plounévez-Quintin (Côtes-d’Armor), Alexandre et Claire-Emmanuelle Bosc, 50 et 48 ans, mariés depuis 14 ans et parents de deux enfants, ont quitté le doux climat marseillais et leurs activités respectives pour répondre à l’appel du Seigneur et se mettre au service des plus fragiles. Pourtant, tous deux n’avaient pas vraiment prévu ce bouleversement conjugal et familial.

Au tout début de l’histoire, Alexandre et Claire-Emmanuelle n’étaient d’ailleurs pas près de se rencontrer. Lui, converti de manière radicale et inattendue, débute son noviciat chez les moines des Fraternités de Jérusalem. Quant à Claire-Emmanuelle, elle fait également l’expérience de la vie religieuse aux Béatitudes. Jusqu’au jour où ils se rencontrent, et où le père spirituel d’Alexandre lui conseille d’inviter la jeune femme à dîner… Ils se marient en décembre 2006 et habitent alors Marseille. Ils vont y rester 15 ans, Alexandre au service du Secours Catholique et Claire-Emmanuelle comme sage-femme. Ils donnent naissance à Madeleine et Ezéchiel.

« Seigneur, nous voici »

Durant les dernières années passées à Marseille, tous deux ressentent le désir de prendre du temps pour leur couple. Ils s’interrogent : « Que manque-t-il à notre vie pour qu’elle soit pleinement missionnaire ? ». A cette époque, la communauté de l’Emmanuel leur propose de participer à l’« école de charité et de mission couple » (ECMC), une formation qui se clôture par un séjour à Rome.

C’est au cours de ce séjour, en avril 2019, qu’on leur propose de remettre leur couple entre les mains du Seigneur, au service de son Royaume. Ils acceptent, et consentent à s’abandonner à la Providence en disant : « Seigneur, nous voici : Tu as carte blanche, fais ce que Tu veux ! ». La réponse ne se fait guère attendre. Quatre mois plus tard, le 15 août, à l’occasion d’une visite du Village saint Joseph, en Bretagne, ils apprennent que l’association recherche un couple pour gérer un foyer à la rentrée.

C’est Dieu qui façonne le couple

Le couple discerne assez rapidement. Pour Alexandre, le fait que le premier accueilli, au Village, soit Jésus, présent réellement à la chapelle, est un signe fort. Et cela rejoint une aspiration profonde du couple de mener une vie fraternelle, sur un lieu de vie, en Église. « Ce n’est pas qu’on était particulièrement prêt pour la mission, mais chaque jour je fais l’expérience que le Seigneur nous donne les éléments qui nous manquent. Dieu donne à travers la mission les moyens et la grâce de devenir un couple missionnaire. C’est Lui qui façonne le couple à travers la mission », confie Alexandre à Aleteia. « Faire l’expérience de la Providence, c’est finalement accepter que Dieu nous fasse un cadeau, c’est accepter de se laisser aimer, c’est consentir au fait que Dieu va nous combler au centuple et nous élargir ». Quant à Claire-Emmanuelle, la semaine d’immersion a été une belle surprise : « Je me demandais comment il était possible que toutes mes aspirations soient rassemblées en une seule et même réalité », témoigne-t-elle. Aujourd’hui, ils rendent grâce à la Providence qui les conduit si parfaitement.

Une nouvelle vie basée sur trois piliers

Première maison fondée en 1998 par le Village Saint Joseph qui en compte désormais cinq en France, le foyer de Plounévez-Quintin a pour vocation d’accueillir et accompagner toute personne blessée ou fragile comme une personne infiniment précieuse, en lui donnant une aide matérielle, affective et spirituelle, qui l’aide à se remettre debout. Les trois piliers de la vie au Village saint Joseph, explique Alexandre, sont la vie fraternelle – les foyers accueillent en moyenne 8 à 12 personnes dans une ambiance familiale -, les activités, en vue d’une réinsertion sociale et préprofessionnelle, et la vie spirituelle.

Mathilde de Robien - Publié le 19/11/20