Se scandaliser, oui ; se désespérer, non Enregistrer au format PDF

Mardi 25 février 2020 — Dernier ajout mercredi 26 février 2020
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Beaucoup d’articles ont paru dans la presse et sur le web à propos de Jean Vanier. Faire le tri s’impose.

Voici deux témoignages empreints de charité et d’amour pour les victimes. Prions pour elles et prions aussi pour Jean Vanier qui a fondé l’Arche et les communautés Foi et Lumière.

Les responsables de L’Arche Internationale, Stephan Posner et Stacy Cates Carney, écrivent dans une lettre adressée aux membres de L’Arche le 22 février 2020 :

« Nous sommes bouleversés par ces découvertes et nous condamnons sans réserve ces agissements en totale contradiction avec les valeurs que Jean Vanier revendiquait par ailleurs, incompatibles avec les règles élémentaires de respect et d’intégrité des personnes, et contraires aux principes fondamentaux de nos communautés.

(…) Nous reconnaissons le courage et la souffrance de ces femmes, et de celles aussi qui, peut-être aujourd’hui encore, resteraient dans le silence. Nous voulons dire aussi notre gratitude aux femmes qui, il y a quelques années, ont brisé ce silence au sujet du père Thomas Philippe et ont ainsi aidé d’autres à se libérer d’un fardeau injuste de honte et de peine. À toutes, pour ces faits qui se sont déroulés dans le contexte de L’Arche et dont certains ont été initiés par notre fondateur, nous demandons pardon.

(…) Pour beaucoup d’entre nous, Jean Vanier a compté parmi les personnes que nous avons aimées et respectées le plus. Nous mesurons le trouble et la douleur que ces informations vont provoquer chez beaucoup d’entre nous, à l’intérieur de L’Arche, mais aussi à l’extérieur… tant il aura inspiré et réconforté de nombreuses personnes partout dans le monde. Si le bien considérable qu’il fit tout au long de son existence n’est pas mis en question, nous allons cependant devoir faire le deuil d’une certaine vision que nous pouvions avoir de lui ainsi que de nos origines. ».

« Jamais nous n’avons porté une telle croix » explique à Aleteia le père Christian Mahéas, aumônier de L’Arche France.

En tant qu’aumônier de L’Arche, quel message désirez-vous faire passer ?

Le message est toujours le même : la relation avec les plus pauvres nous révèle la simplicité, la relation vraie, l’écoute… La dimension spirituelle que portent ces personnes est au cœur de nos communautés et nous devons l’honorer. Ces événements ne changent rien au message. Dans mon quotidien je ne pratiquais pas le discours de Jean Vanier, une personne que j’aimais beaucoup et que je connaissais depuis quarante ans, mais j’expérimentais ce que moi-même j’avais découvert. J’ai été treize ans à L’Arche avant d’entrer au séminaire, dont dix ans au Burkina Faso comme directeur. C’est tout ce que j’ai reçu et compris que j’essaye de transmettre en disant : « Soyez proches des plus petits, entrez en relation avec eux et vous verrez que quelque chose de beau se passera ». Je ne me pose pas la question de ce que je dois dire mais je continue en étant fidèle, semaine après semaine, à ma communauté, en accueillant les personnes, en célébrant la messe, en préparant des personnes handicapées et assistants aux sacrements.

L’essentiel est de dire : « Vous êtes les bien-aimés de Dieu et je vous le dis au nom de l’Eglise ».

Lire la suite sur le site d’origine :
https://fr.aleteia.org/2020/02/24/r...

Voir aussi, sur le site de notre diocèse :
https://saintbrieuc-treguier.cathol...