Prier…, c’est branché ! Enregistrer au format PDF

Samedi 21 septembre 2019
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Je suis abonnée à Famille Chrétienne et j’ai apprécié entre autre un article concernant la prière dans le numéro de la semaine dernière.

C’est une religieuse de la Famille monastique de Bethléem qui répondait aux questions d’un journaliste. A la première question « A quoi sert-il de prier ? », la moniale fait cette réponse surprenante « à rien car la prière n’est pas d’abord de l’ordre de l’utile mais de la gratuité. » Je trouve cette réponse merveilleuse car trop souvent quand on pense à prier c’est parce nous avons besoin d’une grâce de Dieu. Or la prière devrait être d’abord une rencontre avec quelqu’un que l’on aime, et que l’on prenne plaisir à le lui dire. Nous devrions aller vers Dieu gratuitement pour partager sa joie, sa souffrance, son amour.

Transposons cela dans nos relations humaines : si nous ne voyons nos enfants que lorsqu’ils ont besoin de nous et qu’ils nous délaissent autrement, cela nous fera forcément souffrir. L’amour a besoin de gratuité pour être vrai. Ce qui n’empêche évidemment pas d’appeler au secours quand nous en avons besoin. « Le Notre Père contient d’ailleurs ces deux aspects car la prière a aussi une efficacité » nous fait remarquer la religieuse.

A la question « Qu’est-ce que la prière ? » elle répond : « la prière est une relation vivante, une communion de vie avec Dieu. Dans nos échanges habituels et quotidiens, avec nos proches, nous tissons du lien en nous rencontrant, en nous écrivant ou en posant des gestes d’attention et de tendresse. Avec Dieu, qui n’est pas un concept mais une personne, c’est pareil. La vie de prière est simple comme l’amour…Nous sommes tous appelés à vivre en présence de Dieu. C’est cela la prière. Non pas une méthode de concentration mais une disposition permanente ». Le journaliste en conclut que la prière n’est pas distincte de la vie réelle. Et la religieuse affirme que la prière « épouse, au contraire, les aléas du quotidien. Une Sœur qui travaille l’après-midi à la cuisine ne prie pas de la même façon que dans son oratoire le matin, mais elle prie, elle reste reliée à Dieu d’une manière ou d’une autre ».

Autrement dit, quoique nous fassions, si nous restons branchés sur Dieu, nous prions, tout simplement, par exemple, en murmurant le nom de Jésus car, assure la religieuse, « l’invocation inlassable du saint nom de Jésus est un trésor, celui des premiers moines d’Égypte au IVe siècle ».

On peut aussi prier avec le chapelet quand on est en voiture, louer le Créateur en admirant la nature, en rencontrant un frère, même inconnu à qui l’on sourit parce que Jésus demeure en lui. Mais ce qui est important pour arriver à vivre intensément avec le Seigneur c’est d’être fidèle tous les jours, lui consacrer un temps déterminé car « la régularité dans la prière est extrêmement féconde …alors l’être tout entier devient prière ».

Janine Lefèvre