Pèlerinage paroissial 2020 Enregistrer au format PDF

Samedi 11 janvier 2020
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Pèlerinage auprès du bienheureux Julien Maunoir à Plévin le mardi 28 janvier, date anniversaire de sa mort.

Julien Maunoir va nous aider à approfondir le thème de notre année pastorale : la présence fraternelle.

Départ depuis les quais de Tréguier à 8 h 45 et retour prévu pour 17 h 30.

S’inscrire au presbytère 02 96 92 30 51.

Qui est le bienheureux Julien Maunoir ?

Jeunesse et formation

Julien Maunoir est né le 1er octobre 1606 à Saint-Georges-de-Reintembault en Ille-et-Vilaine. Il étudie au collège des Jésuites de Rennes à partir de 1621 puis rentre au noviciat de Saint-Germain de Paris et prononce ses vœux temporaires en 1627. Puis il enseigne au collège de Quimper.

En 1630, il fait la connaissance de dom Michel Le Nobletz qui fut au début du XVIIe siècle le premier et l’un des plus vigoureux missionnaires de la Réforme catholique dans le Royaume de France. Actif en Basse-Bretagne, il développa pour nourrir son propos des méthodes pédagogiques nouvelles, et inventa notamment l’usage de cartes peintes, appelées aujourd’hui taolennoù ou tableaux de mission, dont il reste de nombreux exemplaires. Dom Michel le Nobletz voit en Julien celui qui lui succédera comme missionnaire dans les campagnes bretonnes.

Julien se met à l’étude de la langue bretonne pour être mieux à même de communiquer la foi aux paysans bretons. Au bout de deux ans, il la maîtrise suffisamment pour enseigner le catéchisme, visiter les malades dans les hôpitaux et instruire de la religion en deux ans plus de 30 000 personnes.

Un an d’enseignement à Tours (1633-1634) et quatre ans d’études théologiques à Bourges (1634-16383) complètent sa formation académique. Maunoir est ordonné prêtre le 6 juin 1637.

Ministère apostolique

En 1640 Julien Maunoir est de retour à Quimper. À la suite d’un rêve et d’une guérison qu’il estima miraculeuse (peu après la Noël 1636), il s’était voué à être missionnaire en Basse-Bretagne. Il commence ce ministère avec une première mission à Douarnenez en 1641. Ensuite, pendant 43 ans, il parcourt la Bretagne, de Crozon à Rennes, prêchant 439 missions rurales dans tous les diocèses de la Bretagne.

Le miroir du monde
Le miroir du monde

Dans ces missions, il se sert des cartes allégoriques du père Michel Le Nobletz, mais il emploie deux autres moyens auxquels il donne un grand éclat :

  • le cantique, breton ou français. Ces cantiques en langue bretonne, vendus lors de ses missions par un mercier qui l’accompagne, Guillaume Yvonnic, deviennent vite très populaires ; on les vend dans tous les évêchés bretonnants.
  • la procession, couronnement de la mission, dans laquelle il retrace les scènes de la vie de Jésus.

Les fidèles accourent en grand nombre à ces clôtures de missions où il prend la parole. Des conversions éclatantes, des guérisons extraordinaires viennent confirmer l’action du missionnaire. 40 000 personnes instruites, 3 000 conversions, tel est le bilan dressé par le Père Maunoir lui-même pour une année.

Julien Maunoir meurt à la peine après une vie de fatigues et d’austérités, le 28 janvier 1683 en préparant une dernière mission à Plévin.

Il est béatifié le 4 mars 1951 par décret pontifical du pape Pie XII, qui le fait bienheureux le 20 mai 1951 et l’élève au rang des protecteurs de la Bretagne.

D’après Wikipédia

Prière du Bienheureux R. P. Julien Maunoir

« Divin Esprit, tout Esprit et tout Amour, Amour du Père et du Fils, Amour personnel, Amour substantiel, Amour éternel, Amour infini, divin Amour, incomparable Amour. Ou attirez-nous à Vous, ou que nous Vous attirions à nous, pour nous changer tout en amour et n’être plus qu’amour. Venez à nous, Divin Amour ; venez à nous, voilà nos cœurs que Vous recherchez depuis si longtemps et qui Vous ont si souvent fermé la porte ; les voilà enfin tout disposés, et tout ouverts pour Vous recevoir.

Divin Amour, Vous nous avez recherchés, lorsque nous nous éloignions de Vous ; Vous éloignerez Vous de nous maintenant que nous Vous recherchons ? Ah ! Vous n’êtes pas changeant comme nous. Comme Vous nous avez aimés et recherchés ci-devant, Vous nous aimez et Vous nous recherchez encore à présent, et c’est Vous-même qui nous attirez à Vous désirer et à Vous rechercher. Hélas ! Sans Vous et sans votre Attrait, nous irions encore, nous égarant et nous perdant parmi la boue des créatures. Venez donc, divin Amour, venez, cher Amour, nous Vous en conjurons, remplissez nos cœurs qui soupirent après Vous.

Jamais nous n’avons été touchés comme nous le sommes du désir de Vous posséder, c’est Vous qui nous avez porté ce coup ; entrez Vous-même avec vos Grâces, et Vous Vous rendez Maître de nos cœurs, qui ne réclament que Vous, qui ne désirent que Vous, qui ne respirent qu’après Vous. Ah ! Si Vous nous entendez, comme Vous ne pouvez pas manquer de nous entendre, ne rejetez pas notre prière. Venez, venez à la bonne heure, afin que Vous ayant attiré à nous pendant la vie, Vous nous attiriez à Vous après la mort, et que nous passions de feu en feu, d’amour en amour, de l’amour de la grâce d’ici-bas à l’Amour béatifique du Ciel, dans lequel tout autre emploi cessant, nous serons tout aimés et tout aimants, tout feu et tout amour, dans ces divines Flammes du Paradis, qui chasseront tous nos ennuis, qui dissiperont toutes nos peines, et qui nous rempliront pour jamais de délices ineffables. Ah ! Quand sera-ce, divin Amour, quand sera-ce que ce bonheur incomparable nous arrivera ? Nous soupirerons et nous aimerons tant, durant ce qui nous reste de vie en ce monde, qu’après notre mort, il n’y aura ni interruption, ni retardement de ce parfait Amour. Ainsi soit-il, divin Amour. Ainsi soit-il ».