Pèlerinage à Montligeon, le retour Enregistrer au format PDF

Mardi 6 novembre 2018
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Le 29 et 30 octobre dernier, 25 pèlerins de la paroisse Saint-Tugdual sont allés prier Notre-Dame de Montligeon pour nos défunts et pour les âmes du Purgatoire.

Montligeon, cathédrale des champs

En lisière de forêt, les hautes flèches de la basilique se détachent sur les frondaisons de la forêt. C’est l’œuvre d’un curé de campagne dont la foi a déplacé des montagnes ! Soucieux de prier et faire prier pour les défunts, l’abbé Buguet voulait construire une église pour les âmes délaissées. C’est la basilique actuelle, vaste édifice néo-gothique classé monument historique construit entre 1894 et 1911. Les vitraux évoquent la communion des saints.

Les morts ont bien besoin de nos prières

Pour nous-mêmes, nos amis, nos ennemis (à grand peine), nous prions la plupart du temps pour les vivants. Pourtant, les morts aussi ont bien besoin de nos prières, en particulier ceux qui sont au purgatoire.

S’il y a « beaucoup d’appelés et peu d’élus », la plupart même parmi les élus ne verront pas le royaume céleste avant d’être passés au purgatoire. Nous y recevrons la peine pour les péchés commis afin d’en être purifiés.

A Montligeon, nous entrons dans un lieu où nous pouvons faire le bien de quelqu’un. Beaucoup de sanctuaires sont des lieux de pénitence, comme Lourdes où nous allons malades pour revenir guéris. Ici, nous venons en libérateurs, non pour être guéris mais pour apporter des remèdes, non pour nous accuser mais pour témoigner à décharge. A Notre-Dame de Montligeon, l’Eglise nous donne une bonne occasion de nous faire des amis dans le ciel, pourquoi ne pas la saisir ?

(D’après des articles parus sur Aleteia aleteia)

Le témoignage d’une pèlerine

C’est une grande découverte pour moi : une belle basilique, un jardin et des bâtiments dignes d’un château.

A la fin du XIXe siècle, l’abbé Paul-Joseph Buguet est nommé curé de La Chapelle-Montligeon. C’est une région rurale pauvre. Il désire donner du travail aux habitants et pour cela, il crée une imprimerie. Et il crée également une « Grande Œuvre », une fraternité spirituelle de prière pour les défunts. Depuis 1884, cette fraternité est constituée de tous les vivants et les défunts qui ont été confiés à la prière de l’œuvre. C’est-à-dire que nous, vivants, nous pouvons inscrire nos défunts (et des proches vivants) dans un registre qui est déposé dans une grande armoire (l’obituaire), et, chaque jour, une communauté de religieuses et de laïcs prient pour tous ceux qui sont inscrits dans ces registres.

C’est extraordinaire, car comme cela, nous pouvons participer à l’ascension des âmes du Purgatoire vers le royaume des cieux, le Paradis.

Nous avons participé à plusieurs temps de prière, d’adoration, de célébrations.

Nous avons eu un topo sur « la mort et l’au-delà » par un prêtre de la communauté [Saint-Martin] qui était fort intéressant, ce fut un excellent moment de pause spirituelle dans notre vie.

Au retour, nous nous sommes arrêtés à Alençon pour visiter la maison des parents de sainte Thérèse de Lisieux, un moment assez court car la route du retour nous attendait. Mais nous avons bien apprécié.

Merci, Guillaume, de nous avoir proposé ce pèlerinage.

Bernadette Degand

Et puis, j’ai reçu quelques « cartes postales » de Montligeon :

C’était très sympa d’avoir un groupe intergénérationnel de 3 ans à plus de 80 ans. Le confort des chambres et l’organisation était top.

Un endroit exceptionnel et surprenant de beauté. Calme, gentillesse et recueillement très consolants.

Anne

J’ai interrogé les filles sur ce qui les a marquées, ce qu’elles ont aimé à Montligeon : c’est les messes. Elles m’ont dit que c’est différent de chez nous. Je crois que la beauté du lieu et le recueillement les ont marquées. Elles ont aussi beaucoup aimé jouer dans les grands couloirs et dormir toutes les 3 dans leur chambre.

Moi aussi, j’ai aimé le cadre et le recueillement et spécialement l’adoration avec les prières du soir et du matin, l’enseignement. Je serais bien restée plus longtemps à Alençon. Les gens du groupes étaient sympas.

Gwenaëlle

Nous sommes à Montligeon et de tout cœur nous vous embrassons toi et ton époux. M.M. se joint à moi pour te faire un bisou. Nous reprenons la route pour passer à Alençon chez les parents de sainte Thérèse.

M.M.

Photographies Anne Girault, Marie-Madeleine Raoul

Voir aussi : départ pour Montligeon