Ne plus penser seulement à soi Enregistrer au format PDF

Mercredi 18 novembre 2020
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Un témoignage lors du premier confinement dans un journal féminin

Ne plus penser seulement à soi, donner aux autres, sortir de sa « petite vie » jusqu’ici bien loin des souffrances du monde… Nos témoins racontent le soulagement, la délivrance même, qu’ils ont ressentis à travers une prise de conscience qui les a « révélés à eux-mêmes ». Ils ont trouvé en eux des ressources inattendues pour se montrer généreux, parfois même à la surprise de leurs proches. « Cette pandémie nous a éclairés sur les désastres environnementaux et sociétaux dont nous nous sommes rendus responsables. Beaucoup ont alors réalisé le miracle mais aussi la fragilité de la vie, après que les technologies modernes nous ont donné l’illusion de notre toute-puissance, analyse le sociologue Serge Guérin. Par ailleurs, le projecteur a été soudain braqué sur de nouveaux héros : les médecins, mais également les travailleurs du tertiaire, les aides-soignantes, les manutentionnaires, les caissières, les éboueurs… » De nouveaux modèles dans une société plus humaine, moins clivante ? « En tout cas, par un effet miroir, le développement d’une nouvelle empathie, suggère la psychanalyste Alexandra Zipfel. Cependant, inconsciemment, on ne peut associer ce confinement sans précédent qu’à une punition, une exclusion, poursuit-elle. D’ailleurs, “être assigné à résidence” renvoie à l’idée d’une peine judiciaire… Alors choisir de “réparer” en apportant son aide aux autres est sans doute la seule solution acceptable, en particulier pour ceux qui n’en ont pas l’habitude. »

Nadine Coll

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Comment le confinement m’a transformé

Témoignage d’aujourd’hui 18 novembre

Ce confinement n’est pas comme le premier, il exacerbe les tensions, fait monter les oppositions en tout genre. Ceux qui veulent vivre leur vie et ceux qui ont peur pour la leur. Tant de scissions pour des positionnements qui individuellement peuvent se comprendre, car chacun est touché différemment en fonction de ce que la vie a pu mettre sur son chemin. Pourtant, ils ne sont pas si différents, chacun voulant simplement être compris, tous luttant contre ce qu’ils perçoivent comme une menace. La solution ne serait-elle pas alors de comprendre la peur de l’autre ? En faisant chacun un pas pour entendre la détresse criée en face, on redécouvre celui qui nous paraissait si étranger et de la fraction renait la solidarité. Et c’est là le fondement de notre humanité et de notre vie de chrétien : l’empathie, la tolérance, l’amour de son prochain. Qu’importe la peur, qu’importent les différences de point de vue : par le seul Christ nous sommes liés.

Tous humains, tous chrétiens, la voilà notre unité.

Virginie

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Le chant

Prière pour l’unité des chrétiens