Mois de Marie : J9 Enregistrer au format PDF

Samedi 9 mai 2020
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Dans la prière qui clôt l’Exhortation apostolique « La Joie de l’Évangile », le pape François s’adresse à Marie en l’appelant Notre-Dame de la promptitude. Surprise ! Mais une appellation tellement adaptée à la nouvelle évangélisation.

Il y a, dit le pape François, un style marial dans l’action évangélisatrice de l’Église (…) En regardant Marie, nous découvrons que celle qui louait Dieu parce qu’il a renversé les potentats de leurs trônes et renvoyé les riches les mains vides (…) sait reconnaître les empreintes de l’Esprit de Dieu aussi bien dans les grands événements que dans ceux qui apparaissent imperceptibles.

En écrivant ces lignes, je voudrais en premier rejoindre ceux et celles dont l’âge et la santé ne permettent plus de remplir leurs journées d’activités multiples. Ils sont au centre de l’évangélisation. Le périmètre de leur existence s’est rétréci mais les imperceptibles « me voici » les placent au cœur de la communion des saints, c’est-à-dire au cœur du Salut de tous les hommes que Dieu aime (Luc 2, 14).

Je pense aussi à tous ceux que le pape François interpelle en ces mots. La mission au cœur du peuple n’est ni une partie de ma vie, ni un appendice, ni un moment de l’existence. Elle est quelque chose que je ne peux arracher de mon être si je ne veux pas me détruire.

"Je suis une mission sur cette terre, et pour cela je suis dans ce monde". Il avait dit précédemment : les laïcs sont simplement l’immense majorité du peuple de Dieu (…) Même si on note une plus grande participation aux ministères laïcs, cet engagement ne se reflète pas dans la pénétration des valeurs chrétiennes dans le monde social, politique et économique. Il se limite bien des fois à des tâches internes à l’Eglise sans un réel engagement pour la mise en œuvre de l’Évangile en vue de la transformation de la société.

Marie, à l’heure de l’Annonciation, était dans un anonymat total. Sa réponse au Dieu qu’elle savait penché sur elle a eu des conséquences immenses pour l’humanité entière.

P. de Couëssin (+)
Recteur du Sanctuaire Notre Dame de Toute Aide
25 mars 2014

Un poème

La Vierge Marie est penchée au bord
De son cœur profond comme une fontaine
Et joint ses deux mains pour garder plus fort
Le ciel jaillissant dont elle est trop pleine.

La Vierge Marie a fermé les yeux
Et voilé son cœur de ses deux paupières
Pour ne plus rien voir, pour entendre mieux
Un souffle qui fait trembler ses prières…

La Vierge Marie est dans son bonheur.
La Vierge Marie est là qui se noie
Dans le miel de Dieu. L’épine est en fleur
Autour du jardin, autour de ma joie.

Il y a dans toi, Vierge, un petit Roi,
Ton petit enfant, un Dieu ! Trois ensemble !
Et nul ne s’en doute. Il y a dans moi
Un petit oiseau dont le duvet tremble.

Marie Noël, poète

Marie Noël, nom de plume de Marie Rouget, née le 16 février 1883 à Auxerre et morte le 23 décembre 1967 dans cette même ville, est une poétesse française.
Le procès en béatification de la servante de Dieu a été ouvert, le 23 décembre 2017, par l’Église catholique, à la cathédrale d’Auxerre, à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort. Beaucoup de ses écrits font penser aux Psaumes de l’Ancien Testament où l’homme de tout temps a cherché force et espérance parce qu’il y reconnaissait sa détresse.

Le chapelet

Nous pouvons nous joindre au chapelet récité à Lourdes sur KTO ou à la radio sur RCF à 15h30.

Nous sommes samedi. Louange à toi, Marie, pour les mystères joyeux ! Rassemblons-nous devant notre coin-prière consacré à la Vierge ce mois-ci.

  • L’Annonciation
  • La Visitation
  • La Nativité
  • La Présentation de Jésus au Temple
  • Jésus est retrouvé au Temple

Une intention

Avec Marie, prions le Père que notre paroisse soit un espace où son Fils Jésus naît dans le cœur de chaque chrétien pour constituer le « Peuple de Dieu », un espace de rassemblement pour tous les baptisés et pour tous les hommes de bonne volonté.

Un chant

Un peu d’exotisme !
ave maria corsa

Illustration

nostre dame de grasse - Toulouse

Entrée au musée des Augustins de Toulouse avant 1805, Nostre Dame de Grasse est considérée comme un des chefs d’œuvre de la sculpture gothique toulousaine du XVe siècle.

Son origine et son histoire sont pourtant assez mal connues : datée, grâce à des rapprochements stylistiques, du milieu du XVe siècle, elle pourrait provenir de la chapelle d’axe de l’église des Jacobins de Toulouse, consacrée justement à Notre Dame de Grasse dans le courant du XVe siècle.

L’inscription « Nostre Dame de Grasse » est en langue d’oïl et sa graphie évoquerait plutôt les régions bourguignonne ou bourbonnaise.

À la période révolutionnaire, les armoiries ont été bûchées (effacées avec un outil de sculpteur) et ne permettent plus d’identifier le commanditaire.

Cette Vierge à l’Enfant est assise, enveloppée dans les lourds plis de sa robe, couronnée, tenant sur son genou gauche un Enfant Jésus qui paraît vouloir s’échapper. Elle est représentée très jeune, d’une grande beauté. Sa chevelure dorée et ondulée est coiffée d’une couronne. Son visage, très clair, est extrêmement délicat. La bouche est joliment dessinée, le nez droit, les yeux en amande, son menton petit et rond. Les carnations très pâles, la moue de son visage, la délicatesse du modelé, l’impression de fragilité contribuent à donner une expression à la fois mélancolique et rêveuse.

Le visage de l’Enfant et celui de la Vierge ont des similitudes : on retrouve les mêmes yeux bleus, le même teint clair et une semblable expression triste du visage. Il est néanmoins potelé. Il porte une tunique à collet montant qui découvre sa jambe et laisse apparaître son pied nu.