Mois de Marie : J25 Enregistrer au format PDF

Dimanche 24 mai 2020
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Enseignement de saint Thomas d’Aquin

Saint Thomas d’Aquin, (1225-1274), docteur de l’Église, prêtre dominicain et saint patron de l’enseignement catholique.

A chacun Dieu donne la grâce selon l’élection qu’il fait de lui. Et parce que le Christ, en tant qu’il est homme, avait été prédestiné et élu pour être le Fils de Dieu, doué de la vertu sanctifiante, il eut en propre une plénitude de grâce assez grande pour enrichir tous les hommes, selon ce qui est dit en saint Jean : « De sa plénitude, nous avons tous reçu. » Mais la bienheureuse Vierge Marie a reçu la plénitude de grâce qu’il lui fallait pour être la créature la plus proche de l’auteur de la grâce : devant recevoir en elle celui qui est plein de toute grâce ; et, par son enfantement, elle fit d’une certaine manière couler la grâce sur tous les hommes.
Somme Théologique, IIIa Pars, q. 27, art. 5, ad 1.

C’est déjà une merveille pour les saints de recevoir une grâce qui sanctifie leur âme ; mais la grâce que reçut l’âme de la Vierge fut en telle abondance qu’elle rejaillit jusque sur sa chair, afin que dans cette chair Marie conçût le Fils de Dieu.

La grâce de Marie fut tellement abondante qu’elle a rejailli sur l’humanité tout entière. Qu’un saint possède assez de grâce pour suffire au salut d’un grand nombre, n’est-ce pas une grande chose ? Mais en posséder assez pour satisfaire au salut de tous les hommes de ce monde, voilà qui est la plus étonnante des merveilles. C’est le cas du Christ, et c’est aussi celui de la bienheureuse Vierge ; car dans n’importe quel danger, on peut obtenir le salut de la Vierge glorieuse.
Super salut. angelic., trad. Synave, Vie de Jésus, t. I, trad. de la Somme Théologique, éd. de la Revue des Jeunes, 1927.

Prière

Prière de Saint Thomas d’Aquin

O bienheureuse et très douce Vierge Marie, Mère de Dieu, pleine de toute bonté, fille du Roi des rois, Souveraine des Anges, mère du Créateur de l’univers, je jette dans le sein de votre bonté, aujourd’hui et tous les jours de ma vie, mon corps et mon âme, toutes mes actions, mes pensées, mes volontés, mes désirs, mes paroles, mes œuvres, ma vie tout entière et ma mort, afin que, par vos suffrages, tout cela tende au bien, selon la volonté de votre cher Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, afin que je vous aie, ô ma très sainte Souveraine, pour alliée et pour consolatrice, contre les embûches et les pièges de l’antique adversaire et de tous mes ennemis.

De votre cher Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, daignez m’obtenir la grâce qui me permettra de résister aux tentations du monde, de la chair et du démon, et d’avoir toujours le ferme propos de ne plus pécher à l’avenir, mais de persévérer en votre service et en celui de votre cher Fils.

Je vous prie aussi, ô ma très sainte Souveraine, de m’obtenir une vraie obéissance et une vraie humilité du cœur, afin que je me reconnaisse en vérité comme un misérable et fragile pécheur, impuissant non seulement à faire la moindre bonne œuvre, mais encore à résister aux attaques continuelles, sans la grâce et le secours de mon Créateur et vos saintes prières.

[…]

Obtenez-moi encore, ô très douce Souveraine, une charité vraie qui me fasse aimer de tout cœur votre très saint Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, et vous, après lui, par-dessus toutes choses, et le prochain en Dieu et à cause de Dieu, sachant me réjouir de son bien, m’affliger de son mal, ne mépriser personne, ne jamais juger témérairement, ne me préférer dans mon cœur à quiconque.

Apprenez-moi, ô Reine du Ciel, à toujours unir dans mon cœur la crainte et l’amour de votre très doux Fils ; à toujours rendre grâces de tant de bienfaits qui me viennent non de mes mérites mais de sa pure bonté ; à faire de mes péchés une confession pure et sincère, une pénitence vraie, pour mériter ainsi miséricorde et grâce.

Je vous supplie enfin, ô Mère unique, porte du ciel et avocate des pécheurs, de ne pas permettre qu’à la fin de ma vie, moi, votre indigne serviteur, je dévie de la sainte foi catholique, mais que vous me secouriez selon votre grande miséricorde et amour, et que vous me défendiez des esprits mauvais ; que par la glorieuse Passion de votre Fils béni, et par votre propre intercession, mon cœur plein d’espérance, vous m’obteniez de Jésus le pardon de mes péchés, de sorte que, mourant dans votre amour et le sien, vous me dirigiez dans la voie de la délivrance du salut.

Amen.

Le chapelet

Nous pouvons nous joindre au chapelet récité à Lourdes sur KTO ou à la radio sur RCF à 15h30.

Le lundi, les mystères joyeux sont caractérisés par la joie qui rayonne de l’évènement de l’Incarnation.

  • L’Annonciation
  • La Visitation
  • La Nativité
  • La présentation de Jésus au Temple
  • Jésus est retrouvé au Temple

Intention

Nous confions à la Très Sainte Vierge Marie qui est Mère de Notre Sauveur Jésus-Christ et notre Mère, nos frères et sœurs malades, nos frères et sœurs soignants, notre communauté humaine éprouvée. Nous Lui disons que nous voulons les aimer comme nous aimons Notre Seigneur Jésus-Christ, « le Fruit béni de ses entrailles », Lui qui a pris sur Lui nos souffrances et nos péchés.

Chant

ad dei gloriam

Illustration

Vierge à l’enfant entre saint Dominique et saint Thomas d’Aquin. Fresque de Fra Angelico.

Se trouvant initialement dans le couvent San Domenico de Fiesole, elle est aujourd’hui conservée au Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg. Elle date de 1435 (environ).

La fresque utilisée pour décorer le dortoir du couvent a été détachée du mur transférée sur toile et vendue à l’heure des suppressions napoléoniennes, lorsque la plupart des trésors artistiques ont été dispersés. Elle parvient au musée de l’Ermitage après son achat par les peintres florentins A. Mazzonti et K. Conti.

L’œuvre est une Conversation sacrée entre la Vierge et l’Enfant trônant avec les plus grands saints dominicains : saint Dominique (à gauche avec son lys) et saint Thomas d’Aquin (à droite, avec le livre des Psaumes et l’étoile d’or).

Les saints fondateurs sont placés en symétrie orientés vers le couple divin, en habit blanc aux plis droits de leur ordre et cape noire à capuche.

Le Jésus au centre sur un genou de sa mère tient la sphère du Monde dans la main gauche et lève l’autre.

Tous les personnages baissent les yeux sauf Jésus regardant le spectateur. Le style est encore médiéval : personnages hiératiques verticaux, auréoles circulaires sans perspective.