Mois de Marie : J12 Enregistrer au format PDF

Lundi 11 mai 2020 — Dernier ajout dimanche 10 mai 2020
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Comment Marie peut-elle m’aider à connaître Jésus ?

La vie de Marie, jalons essentiels de la vie chrétienne

Si Marie peut nous aider à mieux connaître Jésus, c’est parce qu’elle est le modèle du disciple, dans toutes les étapes de sa vie.

Elle accueille le Christ sans réserve, dans sa chair, et devient servante de Dieu. « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole » répond-elle à la demande de l’ange (Luc 1, 38).

La visite à sa cousine Elisabeth ne relève pas de la seule curiosité qui voudrait vérifier la parole de l’ange. Elle a déjà dit pleinement oui. Elle souhaite sans doute partager sa joie mais plus encore rendre service à une femme âgée en fin de grossesse. Le signe évident que la grâce de Dieu est passée dans une vie est le surcroît de charité qui se manifeste. Elle accepte de ne pas toujours comprendre ce que Jésus a dit ou fait, mais elle garde et médite les événements dans son cœur.

Avec Joseph, elle va protéger Jésus, l’élever mais aussi se laisser bousculer par lui. Jésus, tout jeune adolescent, était resté au temple de Jérusalem pour discuter avec les docteurs de la loi. Marie, qui l’a cherché trois jours avec Joseph, angoissée, lui demande les raisons de son geste. Et lorsque Jésus lui répond « je dois être dans la maison de mon Père » (Luc 2, 49), elle réagit « en gardant fidèlement toutes ces choses dans son cœur » (Luc 2, 51).

Elle conduit d’autres personnes à écouter Jésus. A Cana, c’est elle qui invite les serviteurs du repas à « faire tout ce que son fils leur dira » (Jean 2, 5). Elle les introduit dans la confiance et la foi en la parole de son fils.

Elle accompagne le Christ jusque dans sa passion. Marie est présente au pied de la croix où Jésus lui offre le disciple qu’il aimait en lui demandant d’être sa mère et s’adresse au disciple en lui demandant de l’accueillir comme sa mère (Jean 19, 34). Marie, en devenant la mère du disciple que Jésus aimait devient la mère de tous les disciples, la mère et le modèle de l’Eglise. Plus fidèle que la plupart des apôtres, elle participe à sa passion autant qu’une mère peut le faire lorsqu’elle voit son fils crucifié. La mort de son fils a été comme « une épée qui a transpercé son âme » (Luc 2, 26-27). Pourtant, elle n’a pas perdu l’espérance. Non seulement, elle a accueilli son fils lors de sa conception, mais elle l’accueille encore lors de la descente de la croix que tant d’œuvres d’art ont reproduite sous la forme de la piéta.

Elle reçoit, une nouvelle fois, l’Esprit Saint pour l’annonce de l’Évangile. On la retrouve après la résurrection, avec les apôtres, fidèle dans la prière (Actes des Apôtres 1, 14). Au moment de la Pentecôte, elle est présente à la naissance de l’Eglise.

Mgr Bruno Feillet,
évêque auxiliaire du diocèse de Reims.

prière

Vierge Immaculée,
Reine de l’Église triomphante, priez pour notre Saint Père le Pape, les Évêques et les Prêtres de toutes les Nations.
Vierge Immaculée,
Reine de l’Église martyre et militante, priez pour les Confesseurs et les Témoins de la Foi.
Vierge Immaculée,
Reine de l’Église souffrante et pénitente, priez pour les captifs, visitez-les, délivrez-les.
Vierge Immaculée,
Reine du Ciel et de la Terre, priez pour votre peuple, fidèle et infidèle.
Vierge Immaculée,
Reine des Anges et des Saints. priez pour la Jeunesse et les petits Enfants.
Vierge Immaculée,
Reine des Foyers, régnez dans les Familles et les Communautés, sur les Apôtres et les Servantes de la Charité.
Vierge Immaculée,
Reine du Monde Entier, régnez dans nos villes et dans nos villages, sur nos routes et dans nos campagnes.
Vierge Immaculée,
Reine de la Paix, régnez sur terre, sur mer et dans les airs.

Marthe Robin

Marthe Robin, née le 13 mars 1902 à Châteauneuf-de-Galaure (Drôme) et morte dans la même ville le 6 février 1981, est une mystique catholique française, fondatrice des Foyers de Charité, connue pour des phénomènes tels que des visions religieuses, des stigmates et l’inédie que lui attribuent divers témoins de son époque.

Son dossier en vue d’une éventuelle béatification a été déposé auprès des autorités diocésaines en 1987 puis transmis au Saint-Siège en 1996. Le 6 mai 2010 a été signée à Rome, à la Congrégation pour les causes des saints, la « Positio », recueil élaboré à partir de tous les éléments recueillis visant à authentifier sa réputation de sainteté ; elle a abouti à la reconnaissance de l’« héroïcité des vertus » le 7 novembre 2014.

Le chapelet

Nous pouvons nous joindre au chapelet récité à Lourdes sur KTO ou à la radio sur RCF à 15h30.

Ce mardi, nous prions avec Marie les mystères douloureux :

  • L’agonie de Jésus à Gethsémani
  • La flagellation
  • Le couronnement d’épines
  • La montée au Calvaire
  • La mort sur la Croix.

Une intention

Prions le Père pour que ceux qui choisissent Marie comme Mère, à l’invitation de Jésus, et ceux qui viennent au pied de l’Autel ne manquent jamais de tendresse et de consolations, de bénédictions et de protections de son Fils dans l’Esprit Saint.

Un chant

Pour prier la Vierge quand le soir tombe :
L’ombre s’étend sur la terre

L’ombre s’étend sur la terre,
Vois tes enfants de retour.
A tes pieds, auguste Mère,
Pour t’offrir la fin du jour.

(Refrain)
O Vierge tutélaire,
O notre unique espoir,
Entends notre prière,
La prière et le chant du soir.

Aux premiers feux de l’aurore,
Nous étions à tes genoux ;
Nous y revenons encore
Dire : Oh ! veille bien sur nous.

Veille sur nous, bonne Mère :
Notre ennemi si jaloux,
Plein de ruse et de colère,
Toujours rôde autour de nous.

Tous, à l’ombre de tes ailes,
Nous reposerons en paix :
Puissions-nous être fidèles
Nuit et jour, à tout jamais !

Nous t’aimerons, ô Marie,
Après Jésus, notre espoir ;
Garde-nous pendant la vie,
Au ciel viens nous recevoir.

Illustration

Joseph Aubert, né le 20 août 1849 à Nantes et mort le 23 mai 1924 à Saint-André-d’Ornay (Vendée), est un peintre français. En 1873, il est admis à l’École des beaux-arts de Paris dans l’atelier d’Alexandre Cabanel. Il se spécialise dans la peinture religieuse et la conception de vitraux.

Il a notamment décoré de fresques les églises Notre-Dame des Champs à Paris. Les vingt deux panneaux, huiles sur toile marouflées, situés au deuxième niveau de l’élévation dans la nef et le chœur ont été peints entre 1891 et 1907 et représentent la vie de la Vierge Marie. Aubert, riche de ses voyages en Égypte et en Terre-Sainte, s’est efforcé de renouveler ce sujet déjà traité par de nombreux peintres.