Mois de Marie : J11 Enregistrer au format PDF

Dimanche 10 mai 2020
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Une homélie de Saint Amédée

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En prenant dans ses bras pour la première fois son petit enfant, l’Emmanuel, Marie a discerné en lui une lumière incomparablement plus belle que le soleil, elle a ressenti un feu qu’aucune eau n’aurait pu éteindre. Elle a reçu, voilée par ce petit corps qui venait de naître d’elle, l’éclatante lumière qui illumine toute chose, et elle a mérité de porter dans ses bras le Verbe de Dieu qui porte tout ce qui existe (He 1,3). Comment ne serait-elle pas envahie par la connaissance de Dieu, comme par les eaux débordantes de la mer (Is 11,9), et ravie hors d’elle-même, emportée dans les hauteurs, dans une admirable contemplation ? Comment ne s’étonnerait-elle pas de se voir devenue mère, elle qui est vierge, et, toute joyeuse, de se voir devenue Mère de Dieu ? Elle comprend qu’en elle sont accomplis les promesses faites aux patriarches et les oracles des prophètes, les désirs de ses pères anciens qui l’attendaient de tous leurs vœux.

Elle voit que le Fils de Dieu lui est remis ; elle se réjouit de se voir confier le salut du monde. Elle entend le Seigneur Dieu lui dire au fond du cœur : « Je t’ai choisie parmi tout ce que j’ai créé ; je t’ai bénie entre toutes les femmes (Lc 1,42) ; je t’ai remis mon Fils entre les mains ; je t’ai confié mon Unique. N’aie pas peur d’allaiter celui que tu as enfanté, ni d’élever Celui que tu as mis au monde. Sache qu’Il n’est pas seulement ton Dieu, mais encore ton Fils. Il est mon Fils et il est ton Fils, mon Fils par la divinité, ton Fils par l’humanité qu’Il a assumée en toi. »

Avec quelle affection et avec quel zèle, avec quelle humilité et quel respect, avec quel amour et quel dévouement Marie a répondu à cet appel ! Les hommes ne peuvent le savoir, mais Dieu le sait, Lui qui scrute les reins et les cœurs (Ps 7,10)… Heureuse celle à qui il a été donné d’élever Celui qui protège et nourrit tout, de porter Celui qui porte l’univers.

Saint Amédée de Lausanne (1108-1159), moine cistercien, puis évêque de Lausanne
4e Homélie mariale (trad. Pain de Cîteaux, p. 129s)

Une prière

« Ô Mère, purifie mon cœur pour qu’il puisse mieux aimer Dieu »

« Mère si belle, Mère chérie, comme Tu es belle ! S’ils n’avaient pas la foi, les hommes Te déifieraient. Tes yeux sont plus rayonnants que le soleil ; Tu es belle, ma Mère, je T’aime… Je T’en prie, viens à mon aide… Ecoute, Mère : je T’aime plus que toutes les créatures du ciel et de la terre après Jésus-Christ, bien sûr mais je T’aime beaucoup… Ô Mère, mets en moi cet Amour qui brûlait en ton Cœur pour ton Fils. Moi qui suis si faible, j’admire le Mystère de ton Immaculée Conception. Je le désire ardemment : purifie mon cœur pour qu’il puisse mieux aimer Dieu ; purifie mon esprit pour qu’il puisse s’élever à Lui et Le contempler, L’adorer et Le servir en esprit et en vérité ; purifie mon corps pour qu’il devienne un tabernacle moins indigne de Le recevoir, lorsqu’Il vient à moi dans l’Eucharistie ».

Ainsi soit-il.

de Saint Padre Pio de Pietrelcina (1887-1968), né Francesco Forgione, prêtre de l’Ordre des Moines Capucins qui unissait à la prière une intense activité caritative et qui portait les stigmates du Christ.

Le chapelet

Nous pouvons nous joindre au chapelet récité à Lourdes sur KTO ou à la radio sur RCF à 15h30.

Le lundi, les mystères joyeux sont caractérisés par la joie qui rayonne de l’évènement de l’Incarnation.

  • L’Annonciation
  • La Visitation
  • La Nativité
  • La présentation de Jésus au Temple
  • Jésus est retrouvé au Temple

Une intention

Marie a été fidèle dans les petites choses comme dans les grandes.
Nous sommes le 11 mai et nous déconfinons. Demandons-lui de surmonter l’angoisse de cette période et de nous aider, dans la joie et la sérénité, à suivre au plus près les recommandations sanitaires demandées, pour le bien de tous autour de nous. Nous prions.

Un chant

Voici la demeure de Dieu parmi les hommes

Une illustration

Sainte Anne, la Vierge, l’Enfant Jésus et saint Jean-Baptiste enfant ou le Carton de Burlington House est un carton du peintre florentin Léonard de Vinci pour un véritable tableau très probablement aujourd’hui disparu ou un des dessins préparatoires pour son tableau La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne dans lequel Jean Baptiste jeune a été remplacé par un agneau, symbole du sacrifice et les poses des autres personnages similaires.

Ce dessin est daté approximativement de 1500 et est conservé à la National Gallery de Londres.