Mois de Marie : J10 Enregistrer au format PDF

Vendredi 8 mai 2020 — Dernier ajout lundi 11 mai 2020
1 vote

Catéchèse de Benoît XVI : audience du mercredi 22 août 2012

Bienheureuse Vierge Marie, reine par le service et l’amour

Chers frères et sœurs,

Nous célébrons aujourd’hui la mémoire liturgique de la Bienheureuse Vierge Marie invoquée sous le titre de « Reine ». L’institution de cette fête est récente, bien qu’elle soit ancienne par son origine et la dévotion qu’elle inspire : elle fut établie, en effet, par le vénérable Pie XII, en 1954, à la fin de l’Année mariale, qui en a fixé la date au 31 mai.

En cette circonstance, le pape déclara que Marie est reine plus que toute autre créature, en raison de l’élévation de son âme et de l’excellence des dons qu’elle a reçus. Elle ne cesse pas de prodiguer tous les trésors de son amour et de ses prévenances à l’humanité. Maintenant, suite à la réforme post-conciliaire du calendrier liturgique, la fête est située huit jours après la solennité de l’Assomption, pour souligner le lien étroit qui existe entre la royauté de Marie et sa glorification dans son âme et dans son corps, aux côtés de son Fils.

C’est l’origine de la fête de ce jour : Marie est Reine parce qu’elle est associée de manière unique à son Fils, sur son chemin terrestre comme dans la gloire du ciel. Le grand saint de Syrie, Ephrem le Syriaque, affirme au sujet de la royauté de Marie qu’elle dérive de sa maternité : elle est la Mère du Seigneur, du Roi des rois et elle nous indique Jésus qui est la vie, le salut et notre espérance.

Mais maintenant, nous pouvons nous demander : que veut dire l’expression Marie Reine ? Est-ce seulement un titre, lié à d’autres, et la couronne un ornement comme un autre ? Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’est-ce que cette royauté ? Marie est reine dans son service rendu à Dieu pour l’humanité, elle est reine de l’amour dont elle vit le don de soi à Dieu pour entrer dans le dessein de salut de l’homme. A l’ange, elle répond : Me voici, je suis la servante du Seigneur et dans le Magnificat, elle chante : Dieu a regardé l’humilité de sa servante. Elle nous aide. C’est justement en nous aimant qu’elle est reine, en nous aidant dans toutes nos nécessités ; elle est notre sœur, humble servante.

Et nous voici arrivés au point central : comme Marie exerce-t-elle cette royauté de service et d’amour ? En veillant sur nous, ses enfants : des enfants qui s’adressent à elle dans la prière, pour la remercier ou pour lui demander sa protection maternelle et son aide céleste, après s’être peut-être trompés de route, oppressés par la douleur ou par l’angoisse due aux tristes vicissitudes qui perturbent la vie. Dans la sérénité ou dans l’obscurité de nos existences, nous nous adressons à Marie, confiants dans son intercession continuelle pour qu’elle puisse nous obtenir de son Fils toutes les grâces et la miséricorde nécessaires à notre pèlerinage sur les routes du monde. A celui qui gouverne le monde et qui tient entre ses mains le destin de l’univers, nous nous adressons, confiants, par l’intermédiaire de la Vierge Marie. Depuis des siècles, elle est invoquée comme Reine des cieux.

Le titre de reine est donc un titre de confiance, de joie, d’amour. Et nous savons que celle qui a entre ses mains le sort du monde est bonne, qu’elle nous aime et nous aide dans nos difficultés.

Chers amis, la dévotion à la Vierge Marie est un élément important de la vie spirituelle. Dans notre prière, n’oublions pas de nous adresser à elle avec confiance. Marie ne manquera pas d’intercéder pour nous auprès de son Fils. En la regardant, imitons sa foi, sa disponibilité totale au projet d’amour de Dieu, son accueil généreux de Jésus. Apprenons de Marie à vivre. Marie est la Reine du ciel, proche de Dieu, mais elle est aussi notre mère, proche de chacun de nous, qui nous aime et écoute notre voix. Merci pour votre attention.

www.ZENIT.org

Poème

Je voudrais chanter, Marie, pourquoi je t’aime
Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon cœur
Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême
Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur.
Si je te contemplais dans ta sublime gloire
Et surpassant l’éclat de tous les bienheureux
Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire
Ô Marie, devant toi, je baisserais les yeux !…

[…]

Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime
Et tu consens pour nous à t’éloigner de Lui.
Aimer c’est tout donner et se donner soi-même
Tu voulus le prouver en restant notre appui.
Le Sauveur connaissait ton immense tendresse
Il savait les secrets de ton cœur maternel,
Refuge des pécheurs, c’est à toi qu’Il nous laisse
Quand Il quitte la Croix pour nous attendre au Ciel.

[…]

Bientôt je l’entendrai cette douce harmonie
Bientôt dans le beau Ciel, je vais aller te voir
Toi qui vins me sourire au matin de ma vie
Viens me sourire encor… Mère… voici le soir !…
Je ne crains plus l’éclat de ta gloire suprême
Avec toi j’ai souffert et je veux maintenant
Chanter sur tes genoux, Marie, pourquoi je t’aime
Et redire à jamais que je suis ton enfant !…

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus
(Extraits du poème « Pourquoi je t’aime, ô Marie ! »)

Le chapelet

Nous pouvons nous joindre au chapelet récité à Lourdes sur KTO ou à la radio sur RCF à 15h30. En contemplant le Ressuscité, nous redécouvrons les raisons de notre propre foi en la vie éternelle.

Nous sommes dimanche et nous prions les mystères glorieux :

  • La Résurrection
  • L’Ascension
  • La Pentecôte
  • L’Assomption
  • Le couronnement de Marie

Intention

Cette période de confinement nous a peut-être appris à restreindre nos besoins pour aller à l’essentiel. Mais nous n’avons pas oublié que l’Eucharistie du dimanche est une source vive où Dieu nous invite à venir boire. Pour que l’Esprit-Saint éclaire les cœurs égarés par les facilités de ce monde, et qu’il rende le goût de l’essentiel à tous nos frères chrétiens, prions le Dieu d’amour.

Un chant

Gloire à toi Marie, fille d’Israël

Illustration

Notre-Dame de Seeon, Salzbourg, vers 1435

La puissante figure de Marie, la richesse de son manteau, l’inclinaison délicate de sa tête et l’expression sensuelle répondent aux facteurs décisifs aux idéaux de style du soi-disant style doux vers 1400. Mais la consolidation en forme de tige des plis du manteau tombant des genoux et du trône et dans l’arrangement des plis de l’ourlet du manteau sur le sol seraient un peu plus tardifs. Dans le sens du développement de la sculpture au XVe siècle, la séparation plus forte du corps et de la robe et la tendance à la monumentalisation sont également importantes. La Vierge est représentée avec une pomme, pour signifier qu’elle est la nouvelle Ève.

Musée national bavarois.