Méditation pour ce dimanche de Joie Enregistrer au format PDF

Samedi 21 mars 2020 — Dernier ajout samedi 28 mars 2020
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4e dimanche de carême A
1 S 16, 1-13 / Ep 5, 8-14 / Jn 9, 1-41

Cet évangile du 4e dimanche du temps ordinaire nous fait passer des ténèbres à la lumière : ce passage est rendu possible pour celui qui se laisse approcher par Jésus, approcher et guérir. Les exégètes s’accordent pour dire que la guérison de l’aveugle-né, telle que nous la présente saint Jean, est une forme de catéchèse baptismale : l’entrée dans la vie éternelle par les sacrements de l’initiation (baptême, confirmation et eucharistie) est une illumination. Débarrassés de notre misère par la rencontre de Jésus et son action vivifiante en nous, il fait de nous les témoins de cette bonne nouvelle du salut. Comment ne pas penser à nos catéchumènes, Lucas, Olympe, Bao, Agatha et Ethan, qui se préparent à recevoir la clarté de la foi. Les jours particuliers du confinement collectif nous obligeront sans doute à décaler leur baptême.

Mais la situation qui est la nôtre est aussi l’occasion de faire avec eux et avec l’aveugle-né le saut de la foi, qui est vécue ici comme un consentement. Peut-être portons-nous la même interrogation que les disciples de notre évangile : qui a péché pour que nous méritions ça ? A chacun d’entre nous le Seigneur Jésus offre encore ce signe : il ouvre les yeux de l’aveugle. Il ne cherche pas une raison au mal mais il ouvre le chemin d’une existence accomplie. L’aveugle accueille le don du Christ et voit enfin la lumière. La première lecture rappelait aussi la confiance de Jessé dans le choix de Samuel : il change son regard sur son fils David pour accueillir l’œuvre de Dieu.

Notre évangile, spécialement par le dialogue de celui qui s’est laissé illuminer par Jésus avec les pharisiens souligne un autre passage : ceux qui avaient la lumière de la Parole sont aveuglés par leurs habitudes. Dieu n’est pas venu pour sanctionner, il est venu apporter la lumière pour une vie pleine et facilitée. Mais il faut lui obéir dans les choses simples qu’il nous commande : ‘va te laver’.

La Parole de Jésus nous réveille pour que ce soit bien une montée vers Pâques et non une descente ! Que ce temps de retraite forcée ouvre les yeux de notre cœur sur cette lumière de foi qui habite nos cœurs mais étouffée peut-être par nos certitudes et nos raideurs face au changement. Que la suite de ce carême réveille notre foi, confite parfois aux habitudes paroissiales au risque d’oublier que c’est Jésus qui sauve, que nous mourrons tous mais que Lui seul donne la vie qui doit durer toujours. Alors, ‘Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts et le Christ t’illuminera’.

Pour prier avec la messe que la Psallette avait préparée :

Calendrier et programme des équipes liturgiques

Et voici ce qui est proposé pour les enfants par l’équipe de l’Éveil à la foi :

Prière à l’Esprit Saint.

1 Quels sont les personnes dont parle cet évangile ? Jésus, l’aveugle-né, les pharisiens. Tout se joue entre eux. Le texte précise quel jour de la semaine se passent les faits : le jour du sabbat. Dieu veut que ce jour lui soit consacré, que l’on ne travaille pas. Mais les Juifs appliquent cela de manière exagérée et ne font strictement rien.

2 Or, comment Jésus guérit-il l’aveugle ? Les pharisiens sont scandalisés car, selon eux, en agissant ainsi, Jésus ne respecte pas la religion. De plus, ils pensent qu’un aveugle de naissance est forcément pécheur, puni par Dieu. Ils estiment que Jésus, guérissant un pécheur, un jour de sabbat, n’est pas un bon Juif et ne peut être un prophète.

3 Soulignons l’obéissance et la foi de l’aveugle qui fait ce que Jésus lui demande, sans trop comprendre. C’est souvent notre cas, mais avons-nous la foi de l’aveugle ? Il s’est lavé à la piscine comme nous, nous sommes régénérés par l’eau du Baptême. N’y a-t-il pas un point commun avec cet évangile et celui de dimanche dernier ? L’eau, qui nous permet de vivre, féconde. Pour Jésus, il faut bien voir, non seulement avec les yeux, mais avec le cœur.

4 Vis à vis de l’aveugle, Jésus agit, il lui fait du bien mais il est critiqué. Or, étant Fils de Dieu, il savait comment les pharisiens réagiraient. Mais qu’y a-t’il de plus important ? Venir au secours d’un frère ou observer la Loi à la lettre ? (Prendre un exemple concret). La loi de la Charité doit l’emporter.

Dans cet extrait, les pharisiens campent sur leur position, bien que certains, sincères, se posent des questions.

5 L’aveugle, malgré les pressions, proclame sa conversion.

Prière Universelle

Seigneur, ouvre les yeux de notre cœur,
Nous voulons te suivre !

Pour voir l’article en entier : Partager avec les enfants la messe de dimanche prochain