Marcher avec la Vierge Immaculée Enregistrer au format PDF

Mardi 11 décembre 2018
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Le 8 décembre, une petite vingtaine de pèlerines sont parties de Penvénan pour rallier la chapelle du Port-Blanc où était célébrée par l’abbé Caous une messe en l’honneur de l’Immaculée Conception.

Nous sommes parties à 9 h 30 de Penvénan par un temps de crachin venteux ou par un vent crachineux, c’est comme vous voulez. En chantant la Vierge et en récitant le chapelet, par de petites routes tout de même assez passantes à cause du marché du samedi (rassurez-vous, nous avions deux gilets jaunes !), mais en empruntant aussi trois tronçons de très jolis chemins creux tapissés de feuilles mortes, nous avons atteint la chapelle pour l’heure de la messe, avec même le temps de prier avec les paroissiens deux dizaines de chapelet supplémentaires…

La messe était animée par les Équipes Notre-Dame de la région de Lannion. Toute l’assemblée chantait les chants à la Vierge connus de tous, bien accompagnés par une guitare et un violoncelle. L’homélie de Guillaume Caous portait sur la crainte, crainte que nous vivions avec cette journée de manifestations sociales, craintes de Marie pendant la visite de l’Ange. Mais Marie a fait confiance à Dieu et l’espérance dont elle a fait preuve l’a conduite à tout donner.

À la fin de cette Eucharistie très priante, un membre des Équipes Notre-Dame a expliqué ce qu’ils vivaient dans ce mouvement : pour mieux connaître Dieu et ses enseignements, pour approfondir leurs connaissances religieuses et pour « rencontrer » Dieu dans la prière, les couples des Équipes Notre-Dame s’engagent à s’entraider, à étudier et méditer ensemble et à prier les uns pour les autres.

Puis Marie-Claire, l’initiatrice du pèlerinage des femmes, a exposé quels étaient les buts de ces marches priantes lors des fêtes mariales.

Ensuite, un pique-nique a réuni, à la salle paroissiale, tous les couples et les femmes seules, à l’issue duquel l’abbé Guillaume nous a donné un enseignement.

Il a rappelé que c’est le pape Pie IX qui, en 1854, avait proclamé ce dogme, mais que depuis le XIIIe siècle, religieux, pères de l’Eglise et chrétiens en avaient eu l’intuition.

À partir des mosaïques de l’église de la Dormition à Jérusalem, le père Guillaume à souligné le charisme ou les facultés de plusieurs figures féminines de la Bible :

  • Ève, figure de croyante, la première vivante, celle qui s’est reçue d’un autre et qui a donné la vie. Le psaume 8 nous encourage à rendre grâce pour cette vie que nous avons reçue.
  • Esther apparaît dans la Bible comme une femme d’une grande piété, caractérisée par sa foi, son courage, son patriotisme, sa prudence et sa résolution. Elle est fidèle et obéissante vis-à-vis de son cousin Mardochée et anxieuse face à son devoir de représenter le peuple juif et d’obtenir du roi de Babylone leur salut. La prière d’Esther qui commence par la louange "O mon Seigneur, tu es l’Unique !", qui remercie Dieu pour ses bienfaits, avant de demander le salut pour elle et pour son peuple "O Dieu, dont la force l’emporte sur tous, écoute-la voix des désespérés, tire-nous de la main des méchants et libère-moi de ma peur !" est, dans sa structure, la base des prières eucharistiques.
  • Noémie, la veuve, après la mort de ses fils, a su par sa douceur garder auprès d’elle sa belle-fille Ruth. En s’appuyant sur Yahvé et sur les autres, elle réussit à s’accomplir et à faire le bonheur de Ruth. La Vierge Marie aussi s’ouvre à Dieu pour s’accomplir.
  • Judith écarte la menace d’une invasion assyrienne en décapitant le général ennemi Holopherne, et restaure du même coup la foi du peuple juif en la puissance salvatrice de son Dieu. Elle montre qu’elle a en elle le ressort de retourner les choses quand elles semblent être perdues. Elle sait se décider. Marie a éprouvé à son tour cette force pour dire "oui".
  • Déborah est une rassembleuse, chargée de libérer, de gouverner, de nourrir, de gérer des conflits, de conseiller les habitants de son petit territoire qui lui font confiance. Déborah y inclut même une fonction maternelle. Elle est habitée par l’espérance. Marie, qui est restée debout près de la croix où souffrait et mourait son Fils, est une femme d’espérance parce qu’elle a tenu bon. Consolation et espérance.

Cette relecture de la Bible que nous avons faite tous ensemble venait dans la suite de la messe et de l’homélie du matin.

Merci à notre curé, Guillaume Caous.
Merci à Marie-Claire de nous avoir rassemblées.
Merci aux Équipes Notre-Dame de nous avoir "boostées".
Merci à Alyette, notre gazelle.
Merci à Marie pour cette riche journée.

Quelques photos : marche de l’Immaculée Conception