Le Pardon des chevaux sur l’île Saint-Gildas le 2 juin Enregistrer au format PDF

Lundi 3 juin 2019 — Dernier ajout mardi 30 juillet 2019
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Le pardon aux chevaux sur l’île Saint-Gildas a réuni énormément de monde cette année car il tombait pendant le pont de l’Ascension.

Ce pèlerinage a rassemblé aussi bien des chrétiens que des peu-croyants, médusés par cette foule priante, des gens de chevaux et des marcheurs, des touristes et des locaux, des primo-pèlerins et des habitués, des chevaux et des chiens, des jeunes et des anciens, notre évêque, Mgr Denis Moutel, notre curé Guillaume Caous, un diacre célébrant, un diacre pèlerin, des séminaristes et quelques enfants de chœur…

Le temps n’était pas, heureusement, aussi chaud que la veille mais idéal pour se lancer sur la grève et traverser les rus qui nous montaient à peine au genou. Le chemin, rendu boueux par les chevaux et les tracteurs qui ont assuré tant de passages, était quelquefois un peu glissant, mais je crois que personne n’est tombé cette année !

Notre évêque a courageusement retroussé son pantalon et tout s’est bien passé : chants à la Vierge, hymnes de louange, cantiques à saint Gildas, et dizaines de chapelet se sont succédé derrière la croix, les bannières et les drapeaux.

L’arrivée sur l’île fut spectaculaire : nous étions très attendus par tous ceux qui nous avaient devancés, cavaliers, touristes et curieux. Une forêt d’appareils photos…

La messe dans la petite cour, a été priante. Le clergé, sous son dais, n’a pas perçu les quelques gouttes de pluie qui s’étaient égarées. La chorale a donné de la voix et du cœur, et l’homélie, sur le thème des « cieux ouverts » contemplés par Etienne durant son martyre, était pleine d’espérance.

Nouveau départ en procession vers le seul point d’eau douce de l’île, en l’honneur de saint Gildas. Que de cantiques en breton et en français pour honorer le saint patron de l’île ! La foule était dense, puisque s’étaient ajouté les nombreux pèlerins arrivés plus tôt, et tous ceux qui avaient profité des tracteurs.

Ensuite il y eut la bénédiction du pain des chevaux, et la distribution à chacun avec un petit mot au propriétaire et une petite caresse sur les naseaux du cheval.

Finalement, après la buvette et les sandwiches, tout le monde était content ! Merci aux propriétaires de l’île, aux organisateurs, aux conducteurs des tracteurs, merci à Mgr Moutel, à Guillaume notre maître de chant, et surtout merci à saint Gildas !

Voici le reportage de Xavier de Roquefeuil :
Pardon des chevaux

Et un autre :
St Gildas

Kenavo, Monseigneur ! Revenez en Trégor !
Kenavo, Monseigneur ! Revenez en Trégor !