Jeudi saint en famille Enregistrer au format PDF

Vendredi 3 avril 2020 — Dernier ajout samedi 11 avril 2020
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La célébration du Jeudi saint est orientée par la charité tant dans le lavement des pieds que dans le don de l’eucharistie, rites que nous ne vivrons pas en paroisse, mais dont le sens sera mis en valeur au cours de cette soirée en famille.

Pour vivre de manière adaptée la liturgie du Jeudi saint, le Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle propose, dans sa première partie, de nous réunir autour de la table familiale dressée de manière festive et au cours d’un repas. Puis dans sa seconde partie, vous serez invités à rejoindre un autre lieu, par exemple autour de la croix intronisée le jour des Rameaux. Les personnes seules auront à cœur de préparer une table festive également.

PREMIERE PARTIE

1er temps

Rassemblés autour de la table, debout, après avoir tracé sur soi le signe de la croix, on peut prendre un chant, par exemple :
La nuit qu’il fut livré

Lecture du livre de l’Exode (12, 1-8.11-14).

En ces jours-là, dans le pays d’Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron : « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l’année. Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël : le dix de ce mois, que l’on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger. Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année. Vous prendrez un agneau ou un chevreau. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois. Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël, on l’immolera au coucher du soleil. On prendra du sang, que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera. On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c’est la Pâque du Seigneur. Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ; je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte, depuis les hommes jusqu’au bétail. Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements : Je suis le Seigneur. Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d’Égypte. Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. » – Parole du Seigneur. Après un temps de silence, variable selon les situations, on peut commencer la première partie du repas.

2e temps

Psaume 115

ou bien certains préféreront prendre un chant qui dise l’action de grâce, par exemple :

C’est toi Seigneur le pain rompu

Ensuite, on poursuit le repas.

3e temps

Lecture de l’Évangile selon st Jean (13, 1-15).

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture. Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? » Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. » Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. » Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous- mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. » Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit  : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »

Ubi caritas/Duruflé

On poursuit par la dernière partie du dîner. À la fin du repas, chacun se lève de table et celui qui préside dit la prière suivante :

Nous avons partagé dans la joie ce repas qui nous a rappelé le dernier repas de Jésus avec ses disciples. Que demeure en nous, la foi, l’espérance et la charité ; que grandisse en nous la plus grande des trois : la charité.
Duccio Maesta
Duccio Maesta

DEUXIEME PARTIE

Un chant ouvre ce temps de prière que l’Église recommande comme un moment pour durer dans la prière auprès du Christ, par exemple :

Gloire à l’agneau immolé

La veillée s’organisera autour du texte de Méliton de Sardes :

Selon les cas, on pourra :

  • le lire en entier avec des pauses de silence.
  • le lire en entier, en l’entrecoupant de refrains méditatifs.
  • Choisir seulement un extrait ou l’autre.

Le silence et la prière personnelle auront une place importante durant ce temps de prière, que chacun réglera selon ses possibilités.

Lecture de l’Homélie de Méliton de Sardes sur la pâque

L’Agneau sans défaut et sans tache
Bien des choses ont été annoncées par de nombreux prophètes en vue du mystère de Pâques qui est le Christ : à lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen. C’est lui qui est venu des cieux sur la terre en faveur de l’homme qui souffre ; il a revêtu cette nature dans le sein de la Vierge et, quand il en est sorti, il était devenu homme ; il a pris sur lui les souffrances de l’homme qui souffre, avec un corps capable de souffrir, et il a détruit les souffrances de la chair ; par l’esprit incapable de mourir, il a tué la mort homicide.
Conduit comme un agneau et immolé comme une brebis, il nous a délivrés de l’idolâtrie du monde comme de la terre d’Égypte ; il nous a libérés de l’esclavage du démon comme de la puissance de Pharaon ; il a marqué nos âmes de son propre Esprit, et de son sang les membres de notre corps.

On poursuit par la dernière partie du dîner. À la fin du repas, chacun se lève de table et celui qui préside dit la prière suivante :

Nous avons partagé dans la joie ce repas qui nous a rappelé le dernier repas de Jésus avec ses disciples. Que demeure en nous, la foi, l’espérance et la charité ; que grandisse en nous la plus grande des trois : la charité.

Et n’oublions pas de souhaiter une bonne fête du sacerdoce à tous les prêtres !

Chers prêtres, en ce Jeudi Saint, fête du sacerdoce, vous avez tout donné pour la vie, tout donné pour vos frères, pour annoncer Jésus-Christ et devenir ses disciples. Oui, être prêtre, c’est s’engager totalement, c’est faire don de sa vie par amour de Dieu et de tous les hommes, pour faire connaître Jésus et faire vivre l’Église. C’est choisir d’être totalement disponible au service de Dieu et des hommes. C’est répondre de tout son être à un amour qui nous dépasse et pour le quel on est prêt à donner sa vie. Se donner totalement est un beau signe d’amour et rend heureux ! Bref, le sacerdoce signifie que votre vie vient d’un Autre que vous-mêmes et qu’elle se réalise pleinement quand vous devenez don pour les autres.

Nous demandons au Seigneur d’accorder à tous les prêtres, la grâce de réaliser saintement l’idéal sacerdotal, de refléter en leur vie, les merveilles des grandeurs du Seigneur.

Heureuse fête du sacerdoce ! MERCI !