JMJ : le pape s’adresse aux évêques (3) Enregistrer au format PDF

Samedi 26 janvier 2019
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En cette première journée de son séjour au Panama, avant de rencontrer les jeunes rassemblés pour les JMJ, le Pape François a tenu un discours devant les évêques d’Amérique centrale rassemblés en l’église saint François d’Assise de la capitale panaméenne.
Le Pape invite les évêques d’Amérique centrale à vivre dans l’humilité et la prophétie.

Un amour donné à l’Église

… À la suite de la vie donnée par Mgr Romero au peuple d’El Salvador [Le Pape a articulé son intervention à partir de la pensée de saint Oscar Romero, récemment canonisé], François a invité à ne pas avoir « peur de toucher et de nous approcher des blessures de notre peuple, qui sont aussi nos blessures, et de le faire à la manière du Seigneur. Le pasteur ne peut pas rester éloigné de la souffrance de son peuple ; de plus, nous pourrions dire que le cœur du pasteur se juge à sa capacité à se laisser toucher face à tant de vies blessées et menacées…

S’approcher de la réalité des jeunes

… Ces Journées Mondiales de la Jeunesse sont une occasion unique pour sortir à la rencontre et s’approcher davantage de la réalité de nos jeunes, pleins d’espérance et de désirs, mais aussi profondément marqués par tant de blessures. (…) Avec eux, nous pouvons imaginer comment rendre plus visible et plus crédible l’Évangile dans le monde où nous devons vivre ; ils sont comme un thermomètre pour savoir où nous en sommes comme communauté et comme société…

L’attention aux migrants

… L’Église, grâce à son universalité, peut offrir cette hospitalité fraternelle et accueillante, pour que les communautés d’origine et celles d’accueil dialoguent et contribuent à dépasser les peurs et les méfiances, et consolident les liens que les migrations, dans l’imaginaire collectif, menacent de rompre. "Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer" peuvent être les quatre verbes avec lesquels l’Église, dans cette situation migratoire, conjugue sa maternité…

La disponibilité des évêques pour les prêtres

… Il y a beaucoup de choses que nous faisons tous les jours et que nous devrions confier à d’autres. Ce que nous ne pouvons pas confier, en revanche, c’est la capacité d’écouter, la capacité de suivre l’état de santé et la vie de nos prêtres. Nous ne pouvons pas déléguer à d’autres la porte ouverte à leur intention. Porte ouverte qui crée les conditions permettant la confiance plus que la peur, la sincérité plus que l’hypocrisie, l’échange franc et respectueux plus que le monologue disciplinaire », a-t-il martelé. L’évêque doit donc être un homme de discernement qui sache orienter et trouver des chemins concrets et praticables aux différents carrefours de chaque histoire personnelle.

Conclusion

François a enfin insisté sur l’importance de vivre avec humilité, en reprenant cette parole de saint Ignace de Loyola : « La pauvreté est une mère et un mur ». « Mère parce qu’elle nous invite à la fécondité, à engendrer, à être capables de donner, chose impossible d’un cœur avare et qui cherche à accumuler. Et un mur parce qu’elle nous protège de l’une des tentations les plus subtiles à laquelle nous sommes confrontés, nous les consacrés, à savoir la mondanité spirituelle : c’est-à-dire, revêtir de valeurs religieuses et "pieuses" l’appât du pouvoir et le fait de vouloir se mettre en avant, la vanité, y compris l’orgueil et l’arrogance », a-t-il expliqué, avant de réciter un Ave Maria avec les évêques.

Pour lire la totalité de cette intervention du pape François :
vatican news : aux évêques à panama