Fête de l’Assomption de la Vierge Enregistrer au format PDF

Jeudi 25 juillet 2019 — Dernier ajout mardi 20 août 2019
0 vote

La grande fête de l’été : l’Assomption !

Pour s’y préparer, le sacrement de la réconciliation :

  • À la cathédrale, le mercredi avant la messe, de 11 h à 11 h 30
  • À la cathédrale, le jeudi après la messe, de 18 h 30 à 19 h
  • Mardi 13 août, célébration pénitentielle avec absolution individuelle, à la cathédrale, à 20 h 30
  • Mardi 13 août, à Lézardrieux, de 10 h à 11 h
  • Mardi 13 août, à Penvénan, de 11 h à 12 h
  • Mercredi 14 août, à la cathédrale, de 10 h à 12 h

Le mercredi 14 août :

  • 1res vêpres de l’Assomption et angélus solennel, à la cathédrale à 18 h 30
  • Messe anticipée, procession et tantad à la chapelle de Goz-Iliz en Pleudaniel à 20 h 30

Le jeudi 15 août :

  • À 9 h, messe à Plouguiel
  • À 10 h 30, messes à Port-Blanc, à la chapelle de Goz-Iliz en Pleudaniel, à la chapelle de Brestan en Pleubian
  • À 11 h, messes à Tréguier et à la chapelle de Trévoazan en Prat
  • À 17 h, vêpres et salut du Saint-Sacrement à la chapelle de Goz-Iliz en Pleudaniel

Illustration : Vierge de la chapelle de Port-Blanc

15 août : Pâques en été !

La fête de l’Assomption de la Vierge Marie, c’est comme « la Pâque de l’été ». Marie est en effet la première bénéficiaire de la résurrection du Christ. Elle est « la femme enveloppée du soleil » dans la vision de l’Apocalypse : Soleil de Dieu, Soleil levant, le Christ qui vient nous visiter, Feu et lumière de l’Esprit. Marie est cette sœur de notre humanité en qui la lumière de Dieu ne s’est pas perdue. En son cœur, en son « oui », il n’y eut pas d’obstacle à l’Amour infini. Marie est aussi la mère qui donne tout ce qu’elle a reçu : avec le fils qu’elle présente et qui s’offre, elle porte la lumière de Pâques dans la diversité des lieux et des invocations : Notre-Dame de La Clarté, Notre-Dame de Bon Secours, Notre-Dame de Toute Aide, Notre-Dame d’Espérance. Marie est disciple. Elle nous conduit toujours vers le Christ. Au 15 août, comme au jour de Pâques, nous voulons suivre le Christ dans la confiance et dans la paix. Nous voulons l’écouter avec Marie, le recevoir avec Marie, le porter avec Marie, l’annoncer avec Marie. C’est le Père Louis-Marie Grignon de Montfort qui disait un jour à des pèlerins : « Vous appelez Marie, mais l’écho vous répond Jésus ».

+ Denis Moutel
Évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

Ascension, Assomption…quelle différence ?

C’est toujours la question que les catéchistes posent aux enfants ! Les mots se ressemblent, mais…

L’Ascension désigne la montée de Jésus au ciel, comme le décrivent l’Évangile (Lc 24, 50 ; Mc 16, 19) et les Actes des Apôtres (9, 12) : à Béthanie, Jésus bénit ses Apôtres et se sépare d’eux… Il disparaît et n’apparaîtra plus à ses Apôtres. Du coup, le mot désigne aussi la fête, 40 jours après celle de Pâques, un jeudi, que l’Église célèbre pour fêter l’événement. Il s’agit-là d’en dire le sens pour les chrétiens : l’accomplissement du mystère de la Pâque. Pour nous, Jésus s’est abaissé jusqu’à la mort (Ph 2, 7-9), afin que nous soyons élevés jusqu’à la gloire divine, rien de moins !

Et bien-sûr, il s’agit d’attendre deux choses, promises par Jésus : le don de son Esprit, qui se réalise à la Pentecôte, et son retour en gloire, pour conclure l’histoire des hommes, ce qu’on appelle la Parousie.

L’Assomption, c’est le mot inventé par les chrétiens pour dire que nous croyons que Marie, la mère de Jésus, est montée au ciel après sa vie terrestre sans avoir connu la dégradation du tombeau. Même si ce n’est qu’en 1950 que l’Église a proclamé solennellement que cette réalité faisant partie de notre foi catholique (c’est le “dogme” de l’Assomption), les chrétiens portent cela dans leur patrimoine de foi depuis toujours. En effet, de même que la Bible parle de la promesse faite à Eve que sa descendance écraserait le serpent (Gn 3, 15), de même Marie, que l’Évangile et saint Paul présentent comme la nouvelle Eve, sera unie à celui qui sera victorieux à la fois du péché et de la mort. Il est apparu clair aux chrétiens, très tôt, qu’en Marie devait se réaliser la victoire contre le péché et la mort. Lui arrive à elle par une grâce spéciale ce qui doit nous arriver à nous tous : voilà en quoi Marie nourrit notre espérance !

Pourquoi « Assomption » ? Parce que de même que grâce à Jésus, l’humanité est entrée en Dieu, de même Marie a été assumée corps et âme dans la gloire de Dieu, sans attendre la résurrection finale, où tous, nous ressusciterons (I Co 15, 52). Marie est bien “la première en chemin” comme nous le chantons.

Frédéric Mounier, vicaire à Aubervilliers. Publié dans la revue « Les uns et les autres » en juillet-aout 2009, N°257