Edito du mois : septembre Enregistrer au format PDF

Extrait du Mouezh Sant-Tugdual
Mercredi 28 août 2019 — Dernier ajout mercredi 4 septembre 2019
17 votes

Le pape Jean-Paul II a rétabli une fête oubliée au calendrier liturgique : le Saint Nom de Marie, le 12 septembre.

Le nom d’une personne nous dit quelque chose d’elle. Il nous dit la personne. Certains vont pouvoir apprendre à écrire leur nom, à s’approprier leur identité, ce que nous voudrions que ce nom recouvre. Le nom évoque et dit la chose. C’est un signe, mais comme tous les signes, le nom renvoie à plus grand que lui-même. Les noms auraient-ils une destinée ? Sans doute, car le Seigneur nous a appelés chacun par notre nom particulier, et nous ne pouvons nous en arracher. La question taraudait Juliette autrefois : Et que m’importe ce nom, Montaigu, ce que nous appelons Rose, sous tout autre nom n’en serait pas moins rose, n’exhalerait pas un parfum moins doux. Ainsi, Roméo, en perdant ce nom, n’en conserverait pas moins toutes les perfections qui me le font aimer. Roméo, quitte ce nom qui ne fait pas partie de toi-même. (Acte II, scène 2)

Mais c’est bien notre destinée personnelle qui nous empêche de nous dérober au nom qu’un autre nous a donné. Nous ne sommes pas des choses, fussent-elles très belles, comme une rose. Dieu nous appelle en lui à l’accomplissement de notre être. Les noms des élus sont inscrits dans le ciel (Lc 10, 20). Que la Vierge Marie, la Mère de Jésus, la bien nommée, nous encourage sur nos routes particulières vers le ciel, voyage collectif en Église, jusqu’au jour où Dieu notre Père appellera chacun de ses fils et de ses filles par son nom, pour vivre près de lui la plénitude de notre être.

Essayons de faire signe chacun pour donner à voir ce que nous sommes déjà, mais pas pleinement, fils et filles bien-aimés de Dieu qui a tout fait par sa Parole.

Abbé Guillaume Caous