Dîner 3 F ? Keksekça ? Enregistrer au format PDF

Jeudi 15 novembre 2018 — Dernier ajout mardi 20 novembre 2018
3 votes

Ne mélangeons pas la FFF et le dîner 3 F. Si l’une s’occupe avec passion de ballon rond, l’autre réunit avec beaucoup d’amitié des adolescents autour de leur curé, Guillaume Caous, et de leur responsable en pastorale, Carline Rouaud. Pourquoi 3 F ? Parce que tout le monde mange des Frites, dans une ambiance de Fête et qu’on y parle de Foi. Et les jeunes aiment ça : ils reviennent tous les mois et amènent des copains.

Vendredi 9 novembre dernier, c’était fête au presbytère.

Dans la cuisine, les premiers arrivés jouaient à un jeu de quizz sur la Foi avec Carline. Ça commencait bien, l’ambiance était très gaie, qui allait gagner ?

Pendant ce temps, Guillaume démarrait la cuisson des frites. C’est long, même avec deux friteuses, de faire des frites pour les 15 jeunes annoncés. Heureusement, Franck est venu coopérer pour libérer Guillaume.

Accueillir tout le monde, parler avec chacun, et il en arrivait encore et encore…jusqu’à 25 ! Et Henri, le séminariste qui vient en insertion dans la paroisse, est arrivé. Il connaît le groupe. Finalement, assis serrés autour de la grande table de la salle à manger, tout le monde s’est présenté : prénom, âge, classe, commune d’origine. Puis bénédicité mimé. Il semblerait que celui-ci soit une tradition établie.

Dîner copieux, saucisses et frites et plein de desserts. Belle ambiance chaleureuse, même avec ceux qui ne se connaissaient pas.

Après un chant à l’Esprit Saint, Maïwen a pris la parole pour témoigner de son chemin de vie.

info document -  voir en grand cette image

Famille catho, messes dominicales pendant l’enfance et une première rencontre avec l’amour de Dieu pendant un pèlerinage à Lisieux. Mais très vite, tout devient chaotique et c’est la descente « aux enfers », y compris pendant un séjour en Angleterre où Maïwen s’installe. Enfin, elle rencontre un beau jeune homme (les filles étaient passionnées !), qui la sort de toutes ses addictions. Bonheur parfait, mariage puis 3 enfants. Mais, le jeune mari est musulman et il lui demande de porter le voile et de faire le ramadan. Maïwen refuse et les disputes commencent. Le ton monte, Maïwen sombre dans une sorte de dépression et pleure beaucoup. Malgré l’émotion du récit, quand Maïwen raconte qu’elle ne met plus de mascara parce que, délayé par les larmes, c’est pas terrible, cela fait rire tout le monde !

Au milieu de sa détresse, elle se souvient d’un Dieu d’amour, d’un Dieu-Père. Avec Maïwen, nous chantons tous la prière que Jésus nous a apprise.

Maïwen prend l’habitude de prier avec ses enfants, surtout avec des chants de louange, et de s’arrêter, au retour de l’école, dans la petite église du quartier. Elle y pleure, elle y prie, elle y retrouve un peu de paix et elle rencontre des chrétiens heureux.

Emmenée par sa mère, elle assiste à une conférence sur l’œcuménisme où elle est frappée par la présence du Divin. Elle pleure (oui ! encore…), mais autour d’elle, les gens sont rayonnants, acclament Jésus et font la fête. Cette révélation de l’amour de Jésus pour elle la transporte. Elle demande pardon du fond du cœur, et se sent renaître, pleine de joie.

Maïwen souhaite écrire ce témoignage. Elle a déjà écrit trois versions, mais le message qu’elle veut faire passer est toujours le même : « Le Seigneur nous aime, Il nous parle, envoie des rêves dans nos cœurs et avec Lui, tout est possible ».

Le récit de Maïwen était enlevé, souvent poignant mais parfois drôle, toujours authentique.

Les jeunes ont posé des questions :

  • Ses enfants ? Son fils racontait que Jésus lui demandait d’être footballeur. Mais maintenant, Il lui demande d’être sportif chrétien !
  • Si vous voulez être président de la République, c’est (peut-être) possible. Ce serait tellement super d’avoir un président chrétien…
  • Son mari ? Dieu y travaille…
  • Comment on ressent Dieu ? Jésus se révèle à qui Il veut, quand Il veut.
    Guillaume ajoute qu’on peut devenir chrétien à la suite d’une rencontre.

Tout le monde est scotché, même un peu « intimidé » par ce témoignage si intime. Alors Maïwen propose de prier.
Nous chantons et nous louons le Seigneur :

Que ma bouche chante ta louange… Sois loué, Seigneur, pour ta grandeur, sois loué pour tout tes bienfaits
écouter ce chant

Te chanter avec des cris de joie, alléluia.
écouter ce chant

Guillaume a cherché le texte des nombreux couplets sur son téléphone et nous avons tous tapé dans les mains.

La fin de la réunion a été très émouvante. Guillaume a repris la parole en nous demandant d’avoir confiance : « Un pauvre crie et le Seigneur l’entend, et de toutes ses angoisses, il le sauve ». « Défaisons les nœuds dans notre vie ».

Puis il a allumé un photophore, qui est passé ensuite quelques instants dans les mains de chacun pour que nous nommions dans notre cœur les gens pour lesquels nous voulions prier. C’était un beau moment de communion.

Voici les photos de la soirée : dîner 3 F

Le prochain dîner 3F sera le 30 novembre et chacun sera invité par texto.