Attention, l’adoration eucharistique a des effets secondaires ! Enregistrer au format PDF

Jeudi 19 novembre 2020
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Une amie m’a proposé un jour : « Viens avec moi dire Bonjour à Jésus, il s’ennuie dans son tabernacle ». La phrase m’avait d’abord amusée, puis avait provoqué mon admiration, puis m’avait quelquefois poussée dans une église. Mais elle est restée surtout imprimée dans mon cœur.

Aujourd’hui, nous n’avons plus de messes, plus d’adoration, mais nous avons le droit de nous déplacer à plus d’1 km de notre domicile « pour motif familial impérieux » lorsque nous voulons entrer dans une église. N’y a-t-il pas un même humour, une même tendresse dans la formulation que celle qu’exprimait mon amie ?
Véronique

Que faire quand on a le moral à zéro ?

Il existe bien sûr pléthore de tutos et de livres de conseils pour trouver quelques parades. Mais il existe en réalité un remède très efficace. C’est l’adoration eucharistique. Elle procure non seulement des effets immédiats mais aussi quelques effets secondaires.

Soyez en certains, Jésus, dans son Saint-Sacrement est un thérapeute disponible 24h/24h. Qu’il soit dans un ostensoir ou caché dans le tabernacle, il est toujours présent, attentif et prêt à vous envahir de sa tendresse divine. Lui, qui parle d’amour comme personne, le dit ainsi : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » (Mt 11, 28). Avec Lui, vous n’avez besoin de rien. Il vous suffit juste de venir Le voir, de Lui offrir tous vos soucis de la journée, surtout ceux qui sont parfois trop écrasants. Avec lui, pas la peine de parler. Votre cœur exprimera tout, beaucoup mieux que les paroles, et il le connaît mieux que vous le connaissez vous-même.

Il est surprenant de voir l’efficacité si rapide du traitement de l’adoration eucharistique : paix intérieure, soulagement, gratitude. Pour s’en convaincre, il n’y a rien de mieux que de lire ce que Jean Paul II écrit sur son expérience personnelle d’adoration, dans l’encyclique Ecclesia de Eucharistia : « C’est magnifique de s’arrêter auprès de Lui et comme un disciple bien aimé, se pencher sur Sa poitrine (comp. Jn 13, 25) et de sentir le contact de l’amour infini de Son cœur. Combien de fois, chers frères et sœurs, j’ai vécu cette expérience et reçu de Lui la force, le réconfort et le soutien ! »

Visites à domicile et sans rendez-vous

Dans de nombreuses églises, le Saint-Sacrement est présenté à des heures précises et les adorations nocturnes organisées à l’initiative des fidèles deviennent également de plus en plus populaires. Il faut aussi se rappeler que le même Jésus est dans le tabernacle, derrière la petite lumière qui brille et qui marque sa présence.

Une chose est sûre : quand nous tournons nos cœurs et nos pensées vers Son cœur, les bénéfices sont les mêmes, peu importe la voie d’accès.

Effets secondaires

Comme pour chaque traitement, la question des effets secondaires se pose. Cela vaut la peine d’être averti. Après seulement un quart d’heure à proximité du Saint-Sacrement, il pourrait y avoir un désir ardent de cette rencontre du cœur à cœur. Un besoin de retrouver ce silence, ce temps d’adoration et de contemplation de plus en plus souvent. C’est ce qu’a exprimé Jean Paul II lui-même : « Comment ne pas ressentir le besoin renouvelé de s’arrêter plus longuement devant le Christ présent dans le Saint-Sacrement pour une conversation spirituelle, une adoration silencieuse dans une attitude d’amour ? »

Oui, il existe un risque de dépendance pour les personnes particulièrement sensibles à l’amour. Cependant, le thérapeute trouvera certainement le moyen de vous avertir et de vous aider à retourner à vos tâches conformément à votre vocation. Avec une nouvelle énergie et une approche positive.

Un chant

Retrouver un chant universel sur les images d’une procession de vénération dans les montagnes du Chili :

chant d’adoration

Photogr. X. de Roquefeuil. Petite Saint-Yves 2020