50 ans de sacerdoce, ça se fête ! Enregistrer au format PDF

Vendredi 17 juillet 2020 — Dernier ajout lundi 20 juillet 2020
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À l’occasion de ce jubilé, le Père Michel L’Hostis célébrera une messe en l’honneur de saint Yves à la cathédrale lundi, le 20 juillet, à 18 h.

Saint Yves l’a beaucoup aidé et ce fut le patron de la première église construite par lui à Kobly.

Le Père Michel L’Hostis est originaire de Ploubazlanec, où il a été ordonné prêtre en 1970 pour la Société des missions africaines de Lyon (SMA).

Père Michel L’Hostis

Il a passé plus de 40 ans au service de l’évangélisation du Bénin où il a notamment fondé la paroisse saint Yves de Kobly au nord du pays, près des frontières du Togo et du Burkina-Faso. Dans une région hostile qui connait six mois de sécheresse par an, il a bataillé pour annoncer l’évangile aux communautés chrétiennes béninoises dans un pays frappé par le sida mais aussi le paludisme et dont de nombreuses coutumes ne sont pas sans poser de problèmes. « Je suis le seul prêtre missionnaire de 26 gros villages répartis sur une trentaine de km² en pleine brousse », soulignait Michel L’Hostis qui rappelait également que la population est souvent confrontée à la famine. Dans les conférences qu’il donnait en France pendant ses congés, il a montré toutes les actions menées dans les écoles de la brousse. Et rappelé que les premiers dons avaient servi à acheter des bœufs pour les paysans. « Nous avons réussi à créer un collège à Cobly avec l’association des scouts de Saint-Brieuc. »

Après avoir vécu longtemps dans le nord du pays, il termine sa mission, recteur d’un sanctuaire marial à Cotonou.

Il est appelé à diriger à Montpellier une maison de retraite pour les prêtres de sa congrégation.

Voici un récit trouvé sur internet qui rend bien compte de l’action de Michel L’Hostis :

L’historique du sanctuaire marial Notre-Dame de l’Atacora : une idée, un choix

C’est en septembre 1998 que le père Michel L’Hostis, de la Société des Missions Africaines nommé pour la formation des catéchistes se consacra à la finition de la construction de la grande salle où les sessions seraient faites. Il écrivit cette résolution : ’’ Pour que mon nouveau travail porte du fruit, je confie le Centre Saint Paul à la Vierge Marie et à saint Joseph. Que saint Joseph soit le gardien. Qu’il m’aide à ne chercher que ce qui est vraiment utile pour faire grandir la foi et la connaissance des cœurs’’.

Cependant, il avait du mal à habiter à côté d’une brousse, l’emplacement actuel du sanctuaire marial. Seules quelques femmes s’y hasardaient pour couper du bois ainsi que des enfants pour chercher des noix de cajou. Un soir où il récitait les vêpres sur la cour, un gros serpent cracheur le frôla et pénétra dans la brousse. La décision de nettoyer tout ce coin lui vint immédiatement. Comme beaucoup d’élèves étaient en quête d’argent pour assurer les frais de la rentrée scolaire, ils se portèrent volontaires et très vite, la nature fut provisoirement maîtrisée. Mais que de grosses pierres ici et là. En continuant le travail, cela pourrait devenir un lieu agréable pour ceux et celles qui désireraient trouver le calme et la nature verdoyante pour une récollection.

L’idée d’y faire un sanctuaire marial ne l’effleurait pas encore, bien que, à la rentrée pastorale d’octobre, l’évêque, Monseigneur Pascal N’KOUE, avait demandé à tous les prêtres de chercher un lieu pour réaliser ce qui lui tenait beaucoup à cœur et qui était pour lui une priorité : un centre de pèlerinage en l’honneur de la Vierge Marie. Il demandait à tous les prêtres et à tous les religieux non seulement de chercher mais aussi de prier pour que cela voie rapidement le jour.

Aux vacances de Noël, les vaillants travailleurs achevèrent le débroussaillage et c’est alors que ce monticule naturel, où se trouvent actuellement la grotte et l’autel fut mis en valeur et l’idée d’en faire le lieu de pèlerinage commença à germer. Le père Michel L’Hostis en parla à quelques personnes qui trouvèrent l’idée farfelue, d’autant plus que cela semblait se préciser dans un autre endroit. Néanmoins, début 1999, il fit part à l’évêque qui vint tout de suite sur les lieux. Après avoir bien réfléchi, non sans hésitation, car si le cadre était magnifique, le terrain dans son état d’alors, l’était bien moins, il lui donna le feu vert en lui assurant de sa confiance. Ainsi donc les travaux pourraient commencer. Toutes ces grosses pierres que l’on voit bien rangées au Sanctuaire, il a fallu les déterrer, les transporter et les sceller sans l’apport d’aucune machine : avec la force, le courage et la joie des élèves. Les femmes et les jeunes du village environnant donnèrent un coup de main. Néanmoins quelques heures de bull furent nécessaires pour le nivellement, avant de planter les acacias.

L’an 2000 approchait et avec lui le jubilé. En janvier 1999, on était loin d’imaginer que le sanctuaire marial serait inauguré un an plus tard, le 22 janvier ! Et que les pèlerinages pourraient y avoir lieu. Monseigneur Pascal N’KOUE inaugura le sanctuaire marial « Notre Dame de l’Atacora, Mère de l’unité et du bon conseil » le samedi 22 janvier 2000. Il s’exclamait dans son homélie : « Le jour tant attendu est enfin arrivé. Ce jour de la semaine, samedi, dans la semaine de la prière pour l’unité des chrétiens. Jour dédié à la Vierge Marie. Janvier, mois de paix de l’année jubilaire, année sainte dédiée à la Sainte Trinité. »

Article paru le 13 octobre 2019 à l’occasion de la Journée mondiale de la prière marianiste au sanctuaire N.D. de l’Atacora, diocèse de Natitingou (Bénin).

Venons ce lundi le remercier.