4e dimanche de notre itinérance de Carême : Langoat Enregistrer au format PDF

Mardi 2 avril 2019
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Pour la quatrième station de notre pérégrination de Carême, nous étions réunis ce dimanche à Langoat. La messe KT a été célébrée par l’abbé Caous dans une église comble, remplie également de tous les parents des enfants catéchisés qui sont venus entourer les deux jeunes « catéchumènes » Enora et Maxence.

L’histoire de l’église Sainte Pompée de Langoat

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Cette église, en schiste et granit, consacrée en 1782, remplace un édifice du XIIIe siècle. La voute, qui coiffe l’église, est décorée de panneaux de papier peint représentant les douze apôtres dans la nef, et saint Yves et saint Tugdual dans le transept nord.

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Le tombeau de sainte Pompée attire toute notre curiosité. Il est érigé au XIVe siècle, en tuffeau (calcaire blanc), afin d’abriter la dépouille de Pompée (Koupaïa en breton), femme d’Hoël 1er qui règne sur la Bretagne (selon la légende), canonisée au VIe siècle, et qui est la mère de saint Tugdual, le patron de notre cathédrale, de saint Lunaire (Lenor ou Leonor) et de sainte Sève (vénérée à Morlaix). On oublie souvent que (toujours selon la légende), elle a un quatrième enfant qui régna à la suite de son père sous le nom de Hoël II. Les principales scènes de la vie de sainte Pompée sont gravées sur les trois côtés de son tombeau et un gisant en décore le couvercle.

Revoir les photos de l’église lors du pardon au mois de mai dernier :
pardon de Langoat

L’homélie de l’abbé Guillaume Caous

Js 5, 9-12 / 2 Co 5, 17-21 / Lc 15, 1-32

‘Il n’a pas tenu compte de nos fautes’ : la réconciliation toujours possible, elle nous attend même. Mais cette parole est inaudible pour les victimes de nos fautes, car la réconciliation vraie, vivable, implique aussi la réparation.

La réconciliation attend un fruit de conversion, comme le propriétaire du figuier dans notre évangile de dimanche dernier. Notre réconciliation doit porter du fruit si l’on veut goûter à cette joie que nous fait pressentir la parabole de ce jour.

Réparation, justice : ce vocabulaire de la réparation qui semble dépassé mais dit pourtant le désir profond d’un changement et d’une forme de compensation pour que l’ordre revienne, pour que le royaume d’amour de Jésus soit crédible, sur la terre, comme au ciel.

Cette conversion effective qu’appelle ce temps de carême prépare notre retour définitif au Père. Heureux ceux qui ne se sont jamais éloigné de la maison paternelle ! Pourtant trop souvent aigris, la vie de fils obéissant nous pèse et le péché débusqué là se tapit ici.

N’oublions pas le fils aîné qui nous ressemble souvent quand nous pensons ne rien avoir à nous reprocher. Le Seigneur nous a faits pour la joie de la communion, comme la joie familiale de notre parabole. Si la paix manque à nos vies (la paix n’exclue pas les soucis), revenons au Seigneur, mais la garantie de la paix et de la joie profonde et durable sera aussi l’humilité parfois douloureuse de la réparation.

Au cours de cette messe, Enora et Maxence ont franchi une étape vers le baptême qu’ils recevront à Pâques.

Les photos de ce dimanche :
4e dim. Carême Langoat