3e soirée de Carême dans la paroisse Saint-Tugdual Enregistrer au format PDF

Jeudi 4 avril 2019
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Mercredi 3 avril : 3e soirée de Carême
La doctrine sociale de l’Église : la destination universelle des biens

Le thème de la soirée portait sur la Doctrine sociale de l’Église et plus particulièrement sur la destination universelle des biens. Lorsque la conférence a commencé, nous étions une quarantaine de chrétiens très convaincus par les sujets traités cette année, en liaison avec les évènements de ces quatre derniers mois.

C’est Patrick-Charles Franqueville, diacre du diocèse de Paris et responsable des ressources humaines d’une entreprise de 70 000 salariés, la Société Eiffage (Bâtiment et Travaux Publics), passionné par ce sujet depuis longtemps, qui nous a fait découvrir la richesse des enseignements de l’Église.

Dès 1892, l’Église s’y est intéressé avec l’encyclique de Léon XIII Rerum novarum, réflexion qui fut poursuivie jusqu’à aujourd’hui par la publication de 17 autres encycliques importantes.

La richesse n’est pas honteuse, c’est l’usage qui en est fait qui peut l’être. Le droit à la propriété privée est subordonné à celui de l’usage commun. Posséder ne peut être un but mais crée un devoir social de partage et de justice. La préférence pour les pauvres, qui nous sont confiés, doit être une priorité pour les chrétiens. Saint Paul avait déjà affirmé que l’amour de l’argent est la racine de tous les maux.

Nous avons évoqué la mondialisation, l’encadrement utile du marché, la liberté de ce marché, la concurrence, l’écologie, et l’éducation des consciences individuelles. Nous avons parlé de l’action de l’État (23 % du PIB français est repartagé), de l’importance des corps intermédiaires, de la pression insupportable de certaines centrales d’achat qui doit encore être régulée.

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Les chrétiens ont un rôle à jouer dans leur façon de consommer : privilégier les circuits courts, la préférence nationale, étudier les conditions de travail des fabricants, les conditions sociales, la pollution entraînée par leur action. Et nous avons une responsabilité commune qui est celle de transmettre aux générations futures un écosystème au moins similaire à celui dont nous jouissons aujourd’hui.

Une soirée brillante et enrichissante pour nourrir notre façon de nous interroger sur nos responsabilités.