Pardon Saint Joseph le 19 mars

                      statue de saint Joseph à Plouguiel (Jean Fréour)

Depuis le 1er mai 2013, le nom de « saint Joseph, époux de la Vierge Marie » a été ajouté aux Prières eucharistiques II, III et IV après le nom de la « Bienheureuse Marie toujours Vierge ». On ne sépare pas ce que Dieu a uni. Le décret de la Congrégation pour le Culte divin reconnaît que saint Joseph « prit soin de la Mère de Dieu avec amour et se dédia avec un joyeux dévouement à l’éducation de Jésus-Christ », qu’il est devenu « le gardien des trésors les plus précieux de Dieu le Père » et « le soutien du Corps mystique, c’est-à-dire de l’Église ». 

L’obéissance silencieuse 

Comme le dit le pape François, Joseph a combattu avec lui-même,
mais lorsqu’en songe, il entend Dieu lui dire : « Lève-toi » appel tant de fois
entendu dans la Bible au début d’une mission, il prend silencieusement la situation en main et avance. Il accueille Marie chez lui, guide l’Enfant et sa Mère au cours de leur fuite en Égypte, revient, à la demande de Dieu, s’installer à Nazareth,
.lorsque Dieu le lui ordonne. Joseph est un homme capable de regarder au-delà des
conventions sociales. Il est ouvert aux « surprises » de Dieu, même si elles doivent bouleverser
sa vie. En cela, il ressemble à Marie

Gardien de la vie 

Lors d’un voyage à Bethléem en 2000, Saint Jean-Paul II avait ainsi insisté : « Joseph a permis à Dieu fait homme, un enfant sans défense complètement dépendant des soins d’un père et d’une mère, de grandir ». Contempler Joseph dans son rôle de père, c’est se souvenir que tous les enfants ont besoin de douceur, de sécurité et d’une famille aimante. S’est-il répandu autour de lui, auprès d’amis ou de relations de tous ces évènements étranges qui lui arrivaient ou a-t-il glané des conseils auprès de chacun ? Sûrement pas. A-t-il commenté avec Marie, son épouse, cette grossesse mystérieuse ? Non. Il a été capable d’être le père d’un enfant qui n’était pas le sien. A-t-il discuté avec son Seigneur les ordres qui l’envoyaient sur les routes de l’exil ? Pas une minute. Il a sûrement connu une forme de « nuit spirituelle », ne sachant pas jusqu’où le Seigneur le conduirait mais malgré cela, il fut un « homme juste », « rempli de foi », il a fait confiance. Sa récompense a été de vivre avec le Christ. 

nn

 

 

Joseph, un saint pour le XXIème siècle 

Ce modeste charpentier, qui a vécu « à l’ombre de Dieu le Père », est aujourd’hui plus qu’hier célébré partout dans le monde. Les quelques versets que l’on trouve dans les évangiles (Matthieu 1, 18-25 et 2, 13-22 et Luc 2, 1-16 et 2, 41-52) conduisent de nombreux pèlerins sur les routes pour l’honorer. Ils prient saint Joseph pour devenir des époux aimants, de bons pères de famille, des éducateurs attentifs, des travailleurs efficaces. Plusieurs papes lui ont confié l’Église Universelle, il est aussi un modèle pour les prêtres comme gardiens de la Présence Eucharistique, et il est encore le patron de la « bonne mort », la tradition voulant que Joseph meure entouré de Marie et de son fils Jésus. Un vieillard doux, tendre et sentimental, Joseph ? Le XXème siècle nous l’a souvent montré comme cela. Il est bien plus ! Aujourd’hui, appuyons-nous sur lui et demandons à cet homme fort et énergique son aide pour conduire nos familles et nous-mêmes dans le respect de la vie, du début à la fin..

Véronique de Beauregard

  Vitrail du mariage de saint Joseph avec Marie et mort de saint Joseph        Cathédrale de Tréguier

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