1er dimanche de notre itinérance de Carême : Cavan Enregistrer au format PDF

Mardi 12 mars 2019 — Dernier ajout dimanche 17 mars 2019
1 vote

40 jours au désert, ce n’est pas de trop pour faire le vide de tout ce qui encombre nos vies et nous empêche d’aller à l’essentiel.

Entrons en Carême avec confiance -  voir en grand cette image
Entrons en Carême avec confiance

Homélie de Guillaume Caous

1er dimanche de carême C Dt 26, 4-10 / Ps 90 / Rm 10, 8-13 / Lc 4, 1-13

L’évangile d’aujourd’hui nous emmène avec Jésus au désert ; la première lecture nous rappelle que c’est là que les hébreux autrefois, les enfants d’Aram firent l’expérience du don de Dieu.

Le désert, c’est avant tout le lieu de la rencontre avec Dieu parce que, à vue humaine, nous à peu près sûr de n’y rien rencontrer. Le désert est un lieu contraire à la vie, telle que nous la concevons : pays de soif et de famine, pays de solitude et de détresse. C’est là que nous sentons le creux de nos vies et que le Seigneur peut venir nous combler quand nous sentons que nous n’avons plus de secours à chercher ailleurs.

En prenant le chemin du désert, ‘conduit par l’Esprit’, nous dit saint Luc, Jésus nous montre la voie de l’exercice spirituel qui nous est proposé à nous aussi pendant quarante jours : confirmer notre confiance en Dieu pour avoir part à sa victoire au matin de Pâques. Car la foi est bien la condition du salut, saint Paul nous le rappelait dans la deuxième lecture.

Le diable lui propose du pain, et nous aussi sommes sollicités chaque jour pour acheter ceci ou cela ; Jésus nous propose le jeûne pour redire que notre force est en Dieu, que sa parole nous nourrit, que seul près de lui nous serons comblés.

Le diable lui propose des royaumes et nous aussi sommes tentés de posséder toujours plus jusqu’aux personnes que nous voudrions nous voir soumises ; Jésus nous propose la voie du partage, de l’aumône, de savoir donner de ce que nous avons pour nous souvenir que tout vient de Dieu et que tout lui retournera.

Le diable lui propose la mort comme ultime défi lancé au maître de la vie et nous aussi sommes tentés de changer de Seigneur quand Dieu semble absent et inefficace. Jésus lui oppose sa confiance filiale dans son Père. Il nous conseille alors de prier pour grandir dans l’amitié avec Dieu, une amitié non calculée, qui n’attend pas de preuves pour être sûrs de son amour.

40 jours au désert, ce n’est pas de trop pour faire le vide de tout ce qui encombre nos vies et nous empêche d’aller à l’essentiel.

Les 3 prêtres qui se dévouent dans notre paroisse
Les 3 prêtres qui se dévouent dans notre paroisse

Saint Garan et/ou saint Chéron ?

Présentation et explications sur l'église de Cavan -  voir en grand cette image
Présentation et explications sur l’église de Cavan
info document -  voir en grand cette image

On fait remonter le nom de Cavan à celui de Saint-Haran, ou Garan, moine irlandais, compagnon de Saint-Efflam, débarqué en Armorique vers le Vlème siècle. Elle s’appuie essentiellement sur deux faits :

  • Saint Garan est le patron de la paroisse de Cavan, avant même saint Chéron, par lequel on a cherché au XVlllème siècle à remplacer le vieux saint celtique
  • Saint Garan possédait une chapelle en Plouguerneau. Dans les actes qui s’y rapportent, on voit se succéder, parfois même coexister les formes Garan, Caua, Cava, Cavan.
  • Cavan aurait alors été bâti autour de l’ermitage du saint homme ou d’un lieu de culte édifié en son honneur.
  • Saint Chéron est dit romain de naissance et patricien. Il aurait quitté Rome au Ve siècle. Il visita Marseille, puis Lyon et arriva à Chartres. Il annonça Jésus-Christ et c’est au cours de ses déplacements évangélisateurs qu’il tomba dans une embuscade de voleurs qui, ne trouvant rien à voler sur lui ou dans ses bagages, lui tranchèrent la tête.
Le martyre de saint Chéron
Le martyre de saint Chéron

Reportage : Cavan Carême 1