Prier le chapelet - 1

mardi 2 mai 2017
par  Jeanine Lefèvre
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OUVRIR LES YEUX, REGARDER JESUS ET PRIER SA MERE

Le regard peut traduire beaucoup de sentiments. La façon de regarder est un véritable langage. Toutes les émotions ressenties peuvent passer par le regard. Sans parler, sans même nous en rendre compte nous communiquons à travers nos regards. On dit qu’on échange un regard, de même qu’on échange une parole. Il y a bien communication. Je me rappelle certains regards échangés avec l’un ou l’autre de mes proches qui m’ont marquée : regard de souffrance lors d’un départ au loin de l’un d’eux par exemple, regard de tendresse avec mon époux, regard joyeux et ému lors d’un événement heureux. Sans rien dire, nous nous comprenons.

Si je vous parle de cela, c’est que j’ai pris l’habitude de dire un chapelet chaque jour et comme la plupart d’entre nous, j’avais du mal à rester fixée sur les mots. Mon esprit s’envolait et trop souvent je terminais ma prière, déçue et doutant de son efficacité.

L’Église nous recommande, en égrenant le chapelet, de méditer les mystères qui retracent les grands événements de la vie de Jésus. Comme je suis très sensible à la souffrance du monde et très particulièrement à la nécessité de la conversion de tous, je prie chaque jour les mystères douloureux.

Avec la première dizaine, j’offre la souffrance de ceux qui ont été trahis et abandonnés par leurs amis, leurs conjoints, de ceux qui ont peur de ce qu’ils ont à vivre de douloureux et je l’unis à la souffrance de Jésus au jardin des Oliviers, trahi par Judas et terrorisé à l’évocation de ce qu’Il allait subir. Je Le contemple en compagnie de Marie, consciente que mes péchés contribuent à cette souffrance.

Puis, j’offre la souffrance de ceux qui la vivent dans leur corps à cause de la maladie, de la guerre, de l’accident, de la maltraitance, du terrorisme, de la torture et je l’unis à celle de Jésus flagellé sous mes yeux tandis que je croise Son regard douloureux tout en tenant la main de Marie.

J’offre la souffrance de ceux qui sont rejetés, humiliés, ridiculisés et je l’unis à celle de Jésus couronné d’épines et couvert de crachats et je Le regarde, avec Marie le reconnaissant comme mon Seigneur et mon Dieu.

J’offre la souffrance de ceux qui sont écrasés par leur croix au point d’en mourir, ceux qui la portent douloureusement, ceux qui la partagent, ceux qui la portent courageusement et je l’unis à celle de Jésus titubant sous le poids de la Sienne dans les rues de Jérusalem. Accompagnée de Marie je croise le regard de Jésus et je Lui dis ma reconnaissance car Il porte le poids de mon péché.

Enfin j’offre la souffrance de ceux qui vont mourir et qui ont peur, de ceux qui souffrent, de ceux qui voient les leurs mourir, de ceux qui ont une mort violente et injuste et je l’unis à celle de Jésus agonisant sous mes yeux en compagnie de sa Mère, de Jean et des femmes, amies de Jésus. Là aussi je croise Son regard et cela me bouleverse.

Si je vous livre cela, c’est pour deux raisons. La première c’est que cela m’aide énormément à prier le chapelet, sans difficulté. De plus je me suis aperçue que cette prière me mettait en présence d’un Dieu vivant, un Dieu qui quêtait mon regard de compassion, mon regard d’amour auquel Il répondait avec toute Sa tendresse. Cet échange de regards favorisait ensuite mon oraison car ainsi, je suis entraînée à Le regarder et grâce à cela je peux rester, sans me lasser, sans rien dire, uniquement en contemplation. C’est la prière de simple présence, la prière d’adoration. Toutes les émotions passent par le regard. Les mots peuvent trahir mais pas les yeux.

Cependant pendant la Semaine Sainte que nous venons de vivre, j’ai traversé un désert spirituel car, malgré ma bonne volonté, je ne pouvais pas me concentrer et je ne pouvais croiser le regard de Jésus. Je n’arrivais pas à Le rejoindre sur Son chemin de Croix. J’ai offert cette souffrance et j’ai eu l’immense joie à la Veillée Pascale de retrouver Son regard lumineux et un peu complice comme s’Il me disait : « Ça y est ! C’est passé et on a gagné ! » Cela m’a remplie de d’allégresse et j’ai pu communier à Sa joie. Avec mon chapelet, je vais essayer maintenant de Le regarder vivre les mystères glorieux.

Vive le Ressuscité ! Vive le Vainqueur de la mort !

Janine Lefèvre

Les mystères douloureux :

  • L’agonie de Jésus
  • La flagellation
  • Le couronnement d’épines
  • Le portement de la Croix
  • Jésus meurt sur la Croix

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jeudi 23 novembre 2017

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