Changer de vie

mardi 7 avril 2009
par  Jeanine Lefèvre
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 Se laisser conduire jour après jour

Ces jours-ci, en feuilletant un livre je suis tombée sur cette phrase : « Dès qu’il y a vraie prière, il y a transformation de vie et dès qu’il n’y a plus de prière, même s’il y a engagement de vie, rien ne se passe plus au niveau du Royaume . Par conséquent, même si certains, qui sont du monde, ne comprennent pas la valeur de la prière, même si certains cherchent dans la prière une fuite, une drogue, en fait, la prière, elle, reste essentielle à tous ceux qui veulent vivre le royaume. Méfions nous des engagements qui ne sortent pas de la prière. Ils sont une des grandes tentations de notre époque. »

Il est donc important de nous poser personnellement cette question : Est-ce que la prière a changé ma vie ? Est-ce j’ai découvert des blessures, des liens qui, présentés au Seigneur, ont été guéris entraînant une conversion ? Mon comportement vis-à-vis des autres a-t-il changé ?

Dans le livre dont je vous parlais l’auteur disait « Tout ce que je vais vous dire vaut autant pour la prière personnelle que pour la prière commune. Il est bon de rappeler que la vraie prière c’est d’abord se mettre devant Dieu.

Pour ne pas réaliser cela beaucoup de prières personnelles ou de groupes sont stériles : on se trouve devant des idées, on est devant les uns devant les autres, on veut faire de belles prières, cela ne sert à rien ! Il faut d’abord se mettre devant Dieu …

Une bonne prière est une prière qui transforme ma vie, parce que j’ai laissé Dieu me changer…Elle consiste à donner une prise absolue à Dieu sur ma vie, à tout lâcher entre ses mains…Ce climat est créé par la louange de Dieu, une vraie louange, c’est-à-dire une louange faite devant n’importe quel événement de ma vie si déroutant soit-il. Cela, parce que je prends Dieu au sérieux et que je sais que son royaume n’est pas de ce monde, que son dessein, n’est pas de m’installer en ce monde mais de me rendre Fils à l’image de son Fils. Alors, je le loue à travers ce qui m’arrive parce que, même à travers ce qui me crucifie, ce qui me bloque, ce qui me plonge dans la détresse, je crois qu’il peut réaliser son projet. Je lui fais confiance. Si ce n’est pas une louange confiante qui naît d’un cœur totalement effacé, alors ce ne sera pas efficace »

Vous voyez la louange facile n’est pas forcément le signe que notre prière soit réussie. Si nous sommes d’humeur joyeuse, si tout va bien, que les nouvelles sont bonnes on pourra louer facilement mais ça ne veut rien dire. Pour être une vraie louange il faut se livrer à Dieu en lui faisant une totale confiance quel que soit ce que nous vivons et le louer pour ce qu’il est, le bénir pour ce qu’il fait. Personnellement cela me rassure. La louange n’est pas dépendante de mes états d’âmes, elle est volonté de me confier corps et âme à mon Seigneur, de m’en remettre totalement à lui et de le remercier du chemin sur lequel il m’accompagne.

 Accepter des ruptures

La deuxième exigence se résume dans les ruptures que je dois faire pour prier…On ne veut rien quitter et on veut Dieu en plus…Ces ruptures concernent tout ce qui me rend captif du monde. Il y a un tas de choses qui m’empêchent de prier : le rythme de l’activité, les relations humaines, l’envahissement de la matière dans ma vie, les moyens de communication »

En lisant cela je trouve qu’il nous serait profitable de réfléchir à ce qui prend trop de place dans nos vies, tout ce qui nous empêche de nous intérioriser, tout ce que nous pourrions éliminer ou réglementer dans nos vies. Faire un emploi du temps et le respecter me semble déjà une bonne ascèse pour ce temps de carême. Le jeûne est une privation de la nourriture, mais il y a aussi d’autres jeûnes tout aussi importants : la télé, l’ordinateur, la langue médisante. Ce serait bien si pendant quarante jours on ne critiquait pas notre prochain…par exemple.

Nous nous plaignons souvent de la difficulté de prier, mais respectons ces deux exigences à savoir : l’abandon de notre vie au Seigneur et les ruptures indispensables. Il nous faut faire de la place au Seigneur qui nous dit comme à Catherine de Sienne « Fais toi capacité, je me ferai torrent »

 Prier la Parole de Dieu

La troisième exigence est la lecture de l’évangile. L’auteur du livre dit « Je dois prier la Parole de Dieu car il nous forme par sa Parole, nous nourrit, nous transfigure, nous rassemble. La Parole s’est inscrite dans tous les comportements humains. La Parole a christianisé une civilisation. Longtemps nous avons vécu cette civilisation chrétienne comme des somnambules. Aujourd’hui, nous devons recréer dans la prière, avec la force de Dieu et à la lumière de sa Parole, une civilisation chrétienne qui s’oppose à la civilisation intégralement païenne où nous sommes de plus en plus immergés…On est étonné par l’efficacité de la Parole quand celle-ci est vraiment prière, quand on la laisse réaliser en nous ce qu’elle dit ».

Mais il nous faut accueillir cette parole et la laisser pénétrer dans nos cœurs et non pas glisser comme sur les plumes d’un canard. Quand la Parole est lue nous devons la murmurer chacun dans son cœur. Nous devons répéter un mot, celui qui nous touche le plus, le répéter plusieurs fois, le savourer lentement pour l’intérioriser et le laisser faire son œuvre. Le passage ne doit donc pas être trop long. Dans le livre il est écrit : « il faut rester devant cette Parole jusqu’à ce qu’elle se soit faite chair en moi, jusqu’à ce que le fond de mon être soit devenu ce que disait cette parole » Vous voyez il ne faut pas multiplier les paroles mais approfondir celle qui nous est donnée

 Donner du temps

Et cela nous amène à la quatrième exigence nécessaire à l’efficacité de notre prière. Il faut donner du temps. L’auteur du livre dit « Il faut rester en prière pour aller jusqu’au bout de la conversion que Dieu veut réaliser dans ma vie par sa Parole. Si nous ne vivons pas cette exigence, l’emprise de Dieu sur nous dérape, elle ne donne pas son fruit. ..Pour réaliser son œuvre en moi Dieu prend du temps …et il y a une continuité dans le temps »

Et normalement nous devrions repartir avec un mot ou deux qui vont nous nourrir, creuser profondément en nous et changer notre mentalité. Peut-être qu’elle nous suffira pour alimenter notre prière personnelle pendant plusieurs jours Un bon moyen est d’écrire le mot qui nous a parlé.

 La prière au cœur de nos vies

La dernière exigence doit aboutir sous l’action de Dieu, à vivre l’insertion au cœur du monde, avec Jésus. L’auteur nous dit : « La vraie prière n’est pas la dévotion. Ce qui doit mettre en prière ce ne sont pas des théories spirituelles, de belles idées. Si ma prière doit mordre sur la vie et la changer, il faut que ce soit ma vie qui me mette en prière. Il faut que je tombe en prière au cœur de ma vie. La vraie prière chrétienne n’est pas d’échapper à ma vie mais de la vivre sous l’emprise du Père sur moi. Je vais prier ma vie pour accepter ma vie de la main du Père…Ma prière doit me faire accepter ma vie dans la paix de Jésus ; alors elle est prière du Christ en moi… Si nos réunions de prière sont de petits cocons chauds où nous partageons de petites idées spirituelles en dehors de la vie, nos vies ne seront pas transformées. »
Là aussi nous sommes en bon chemin quand nous insistons sur le fait d’adhérer à notre vie. Courage ! Le Seigneur est à l’œuvre !


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