Topo n°11 : Etre catholique aujourd’hui

mardi 19 novembre 2013
par  Daniel Giacobi
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Introduction

C’est la 13e et dernière étape de notre parcours de l’Année de la Foi qui sera close le dimanche 24 novembre avec en particulier la vénération à Rome des reliques de Saint Pierre. Nous allons en guise de conclusion et à la lumière des textes rédigés par les pères conciliaires de Vatican II ouvrir quelques pistes sur la façon dont ils nous appellent aujourd’hui à être catholique en notre monde contemporain. Le pape François, dans sa manière concrète et très ignacienne, nourri par les enseignements du Concile, enraciné dans la tradition de l’Église, nous fournit une aide précieuse.

Cette Année de la Foi a été à l’image de ce moment de la prière eucharistique où le prêtre dit : « Élevons notre cœur ». Toute cette Année nous avons été invités à élever notre cœur et nous avons répondu : « Nous le tournons vers Notre Seigneur. »

Je voudrais prendre avec vous 4 axes de méditation :
1- Quelle est la nature de notre profession de Foi ?
2- Nous sommes appelés à entrer dans le rapport de l’Église au monde.
3- Sans conversion intérieure nous ne pouvons pas aller vers le monde.
4- Comment pouvons-nous être témoins du Christ et missionnaires ?

1- Quelle est la nature de notre profession de Foi ?

Lumen Gentium au N°9 : « le bon vouloir de Dieu a été que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément, hors de tout lien mutuel ; il a voulu en faire un peuple qui le connaîtrait selon la vérité et le servirait dans la sainteté…Ce peuple messianique a pour chef le Christ… »

Comme l’expliquait Benoît XVI dans Porta Fidei, la Porte de la Foi au N°10 : « La foi, c’est décider d’être avec le Seigneur pour vivre avec Lui. Et ce « être avec Lui » introduit à la compréhension des raisons pour lesquelles on croit. La foi, parce qu’elle est vraiment un acte de la liberté, exige aussi la responsabilité sociale de ce qui est cru. L’Église au jour de la Pentecôte montre avec toute évidence cette dimension publique du croire et du fait d’annoncer sans crainte sa propre foi à toute personne. C’est le don de l’Esprit Saint qui …fortifie notre témoignage, le rendant franc et courageux. (Ainsi) La profession de la foi … est un acte personnel et en même temps communautaire… Le chrétien ne peut jamais penser que croire est un fait privé. »

Benoît XVI l’avait aussi dit dans Deus Caritas au N°14 « L’union avec le Christ est en même temps union avec tous ceux auxquels Il se donne. Je ne peux avoir le Christ pour moi seul ; je ne peux lui appartenir qu’en union avec tous ceux qui sont devenus ou qui deviendront siens. La communion me tire hors de moi-même vers Lui et, en même temps, vers l’unité … Nous devenons « un seul corps »… »

Nous voilà complètement à contre-courant de l’individualisme ambiant qui fait que tant des personnes se bricolent « leur religion à eux », ne retenant de l’enseignement de l’Église catholique que ce qui leur convient. Les sondages montrent que des personnes qui se disent catholiques ne croient pas à la Présence réelle du Christ dans l’Eucharistie, ne croient pas à la virginité de la Vierge Marie mais croient à la réincarnation, croyance venue des religions orientales. Il ne faut pas oublier que l’appartenance à l’Église catholique implique l’adhésion à tous les articles du Credo. C’est tout un chapitre du Catéchisme de l’Eglise catholique qui y consacre près de 200 pages, N°s 184 à 1065.

C.E.C. N°197 : « Réciter avec foi le Credo, c’est entrer en communion avec Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit, c’est entrer aussi en communion avec l’Église toute entière qui nous transmet la foi et au sein de laquelle nous croyons. » et N°1064 « L’« Amen » final du Credo reprend et confirme donc ses deux premiers mots : « Je crois ». Croire, c’est dire « Amen » aux paroles, aux promesses, aux commandements de Dieu, c’est se fier totalement en Celui qui est l’« Amen » d’infini amour et de parfaite fidélité.  »

Première proposition spirituelle pour le mois à venir : Dans notre prière personnelle relisons et récitons lentement, avec toute notre foi, en renouvelant notre acte d’adhésion, et avec toute notre intelligence, les différentes formes du Credo.

Benoît XVI ajoute au N°9 de Porta fidei : « Nous désirons que cette Année suscite en chaque croyant l’aspiration à confesser la foi en plénitude et avec une conviction renouvelée, avec confiance et espérance. »

2- Nous sommes appelés à entrer dans le rapport de l’Église au monde.

Il est important que nous nous défions d’une attitude de rejet à l’égard du monde qui nous entoure et qui nous conduirait à l’isolement.

Porte de la Foi au N°10 : « Professer par la bouche… indique que la foi implique un témoignage et un engagement publics. nous ne pouvons pas oublier que, dans notre contexte culturel, de nombreuses personnes, bien que ne reconnaissant pas en soi le don de la foi, sont quand même dans une recherche sincère du sens ultime et de la vérité définitive sur leur existence et sur le monde. Cette recherche est un authentique « préambule » à la foi …  »

Le pape François nous invite à sortir des églises : « Nous devons avoir ce courage d’aller et d’annoncer le Christ ressuscité car Il est notre paix. » Lors de la Vigile de la Pentecôte il déclarait : «  n’oubliez pas : il ne faut pas une Église fermée, mais une Église qui va à l’extérieur, qui va vers les périphéries de l’existence. Que le Seigneur nous guide là-bas. »

N’oublions jamais
Lumen Gentium N°2 - « le dessein du Père qui veut sauver tous les hommes. »
Gaudium et Spes N°19 « §1. L’aspect le plus sublime de la dignité humaine se trouve dans cette vocation de l’homme à communier avec Dieu. »
et au N°41 « L’Église… sait aussi que l’homme, sans cesse sollicité par l’Esprit de Dieu, ne sera jamais tout à fait indifférent au problème religieux … »

L’Église, « experte en humanité » selon le mot de Paul VI a une profonde empathie pour toute l’humanité :

La constitution pastorale sur « l’Eglise dans le monde de son temps » commence par les mots « Les joies et les espoirs - Gaudium et Spes -, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps : pour les disciples du Christ il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. »

Les chapitres 1 et 2 éclairent sur ce qu’est la dignité de la personne humaine : « Que pense l’Église de l’homme ? … l’homme, de par sa nature profonde, est un être social… Par le don de l’Esprit… au fond de sa conscience, l’homme découvre la présence d’une loi qu’il ne s’est pas donnée lui-même… Que chacun considère son prochain, sans exception, comme « un autre lui-même »… tout ce qui s’oppose à la vie ; toute violation de l’intégrité de la personne humaine … sont, en vérité, infâmes. » Cette dignité humaine se manifeste dans la diversité de ses activités : « La vie sociale n’est pas pour l’homme quelque chose de surajouté… cette compénétration de la cité terrestre et de la cité céleste ne peut être perçue que par la foi …. » Aux N°s 91-92 : Les propositions du Concile « tirées des trésors de la doctrine de l’Église… ont pour but d’aider tous les hommes de notre temps, qu’ils croient en Dieu ou qu’ils ne le reconnaissent pas explicitement, à percevoir avec une plus grande clarté la plénitude de leur vocation, à rendre le monde plus conforme à l’éminente dignité de l’homme, à rechercher une fraternité universelle… l’Église apparaît comme le signe de cette fraternité qui rend possible un dialogue loyal et le renforce…  »

Et Lumen Gentium N°16 ajoute « Quant à ceux qui cherchent le Dieu inconnu sous les ombres et les figures, Dieu lui-même n’est pas loin d’eux non plus, puisqu’il donne à tous la vie, le souffle et toutes choses et que le Sauveur veut le salut de tous les hommes. En effet ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Evangile du Christ et son Eglise et cependant cherchent Dieu d’un cœur sincère et qui, sous l’influence de la grâce, s’efforcent d’accomplir dans leurs actes sa volonté qu’ils connaissent par les injonctions de leur conscience, ceux-là aussi peuvent obtenir le salut éternel. … En effet, tout ce que l’on trouve chez eux de bon et de vrai, l’Eglise le considère comme un terrain propice à l’Evangile. »

La Déclaration Nostra Aetate précise « 1. A notre époque où le genre humain devient de jour en jour plus étroitement uni et où les relations entre les divers peuples augmentent, l’Eglise examine d’abord ce que les hommes ont en commun et qui les pousse à vivre ensemble leur destinée…. L’Eglise catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans les autres religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir, de vivre, ces doctrines et règles qui, quoiqu’elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu’elle tient et propose, cependant apportent souvent un rayon de la Vérité qui illumine tous les hommes. »


Deuxième proposition spirituelle pour le mois à venir : Demandons à l’Esprit Saint de changer en regard d’Amour notre regard sur le monde qui nous entoure.

Cependant selon Ad Gentes au N°7 « Bien que Dieu puisse par des voies connues de lui seul amener à la foi … des hommes qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile, l’Église a le devoir en même temps que le droit sacré d’évangéliser " tous les hommes.  »

Réécoutons ces paroles précieuses dans le C.E.C. au N° 426 « Au cœur de la catéchèse nous trouvons essentiellement une Personne, celle de Jésus de Nazareth, Fils unique du Père (…), qui a souffert et qui est mort pour nous et qui maintenant, ressuscité, vit avec nous pour toujours (…). Catéchiser c’est dévoiler la Personne du Christ .  »

3- Sans conversion intérieure nous ne pouvons aller vers le monde.

Comment témoigner du Christ sans une profonde conversion intérieure, cela a aussi été un des fruits de cette Année de la Foi .

Mgr Dominique Rey, le 15 octobre 2012, lors du synode de la nouvelle évangélisation disait : « L’évangélisation a pour finalité la conversion qui commence « à l’intérieur de l’Église .. particulièrement pour les pasteurs : » … Et le Pape François à l’Angélus du dimanche 18 août invitait à une vraie radicalité dans nos choix de vie : «  Vivre la foi, ce n’est pas simplement décorer sa vie avec un peu de religion, comme une tarte qu’on décore avec de la crème ! (applaudissements !) Non, la foi ce n’est pas cela ! ».

La Foi c’est d’abord accepter le projet de sainteté que Dieu a pour nous. La dignité de l’homme s’accomplit quand il réalise sa vocation à la sainteté : Lumen Gentium chap 5 : « tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par Dieu, chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père. »

Mettons-nous en route sur ce chemin de sainteté par 5 pistes de conversion :

*1re piste : L’attention renouvelée à la Parole de Dieu et sa mise en pratique en nos vies :

Dei Verbum N°2 : « par le Christ, Verbe fait chair, les hommes ont, dans le Saint-Esprit, accès auprès du Père, et deviennent participants de la nature divine. Ainsi par cette révélation… Dieu, qui est invisible, s’adresse aux hommes comme à des amis, et converse avec eux pour les inviter à entrer en communion avec lui et les recevoir en cette communion. » et au N°21 « dans les Livres saints, le Père qui est aux cieux s’avance de façon très aimante à la rencontre de ses fils, engage conversation avec eux… la Parole de Dieu se présente comme le soutien et la vigueur de l’Eglise, et, pour les fils de l’Eglise, comme la solidité de la foi, la nourriture de l’âme, la source pure et intarissable de la vie spirituelle. »

*2e piste : L’abandon confiant à la Vierge Marie

Marie est Modèle de l’Eglise et notre modèle : Lumen Gentium N°s 63 à 65 : « …la bienheureuse Vierge est liée intimement à l’Eglise par le don et la charge de la maternité divine qui l’unit à son Fils..  »
Paul VI le 21 novembre 1964 est allé au bout de la démarche conciliaire : « Nous proclamons Marie très sainte, Mère de l’Église, c’est-à-dire de tout le peuple de Dieu, aussi bien des fidèles que des pasteurs. ».
Selon St Louis Marie Grignion de Montfort : « Marie est l’écho admirable de Dieu, qui ne répond que : Dieu, lorsqu’on lui crie : Marie  »

*3e piste : L’amour inconditionnel de l’Église

Les Pères conciliaires ont souligné que l’Église est d’abord une REALITE SPIRITUELLE ancrée dans la Sainte Trinité ; l’Église doit d’abord ÊTRE AIMÉE car elle est le « Sacrement universel du Salut » unie au Christ comme à son époux, elle est un mystère. Être le sacrement de l’union intime des hommes avec Dieu : c’est le 1er but de l’Église. L’Église est aussi le Temple de l’Esprit selon la belle formule de St Irénée : « là où est l’Église, là est aussi l’Esprit de Dieu ; et là où est l’Esprit de Dieu, là est l’Église et toute grâce. »

Le11 septembre 2013, à l’audience, place Saint-Pierre le pape François a fait une belle méditation sur l’Église : « Parfois, j’entends dire : « Je crois en Dieu mais pas dans l’Église… » nous sommes tous l’Église ! Et si tu dis que tu crois en Dieu et que tu ne crois pas dans l’Église, tu dis que tu ne crois pas en toi-même ; et ça, c’est une contradiction…Pour moi, une des plus belles images de l’Église c’est l’Église mère ! … Aimons-nous l’Église comme on aime sa maman, en sachant comprendre ses défauts ? Toutes les mamans ont des défauts… nous les aimons comme elles sont. Et l’Église a ses défauts …Est-ce que nous l’aidons à être plus belle, plus authentique, plus selon le Seigneur ? » Notre aide, elle viendra de nos conversions.

Comme le Pape François le soulignait lors de la Vigile de Pentecôte avec les Communautés nouvelles le 18 mai : «  L’Église n’est pas un mouvement politique, ni une structure bien organisée : ce n’est pas cela. Nous ne sommes pas une ONG, quand l’Église devient une ONG, elle perd son sel, elle n’a plus de goût, elle n’est plus qu’une organisation vide… C’est une chose de prêcher Jésus, c’en est une autre l’efficacité, être efficients… La valeur de l’Église, fondamentalement, est de vivre l’Évangile et rendre témoignage de notre foi en Jésus . »

* 4e piste : Vivre toujours mieux notre vie sacramentelle, réconciliation et Eucharistie :

Benoît XVI dans Porta Fidei au N°9 « que cette Année de la Foi … soit une occasion propice pour intensifier la célébration de la foi dans la liturgie, et en particulier dans l’Eucharistie, qui est « le sommet auquel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où découle toute sa force. »
Jean Paul II dans son encyclique Ecclesia de Eucharistia au § 8 avait cette magnifique formule : « …L´Eucharistie est un lien entre le ciel et la terre… L´eucharistie est un coin du ciel qui s´ouvre sur la terre !  »
Sacrosanctum Concilium N°10. « En commençant par le thème de la « liturgie » le Concile mit en lumière de façon très claire le primat de Dieu, sa priorité absolue. Dieu avant toute chose. » Pie XII dans l’encyclique Mediator Dei, du 20 novembre 1947 souligne : « la liturgie n’est pas d’abord une démarche humaine, c’est le culte intégral du Corps mystique de Jésus-Christ….  »
Sacrosanctum Concilium, n°48 « Aussi l’Eglise se soucie-t-elle d’obtenir que les fidèles n’assistent pas à ce mystère de la foi comme des spectateurs étrangers et muets, mais que, le comprenant bien dans ses rites et ses prières, ils participent consciemment, pieusement et activement à l’action sacrée, qu’ils soient formés par la parole de Dieu, se restaurent à la table du Corps du Seigneur, rendent grâces à Dieu ; qu’offrant la victime sans tache, non seulement par les mains du prêtre, mais aussi ensemble avec lui, ils apprennent à s’offrir eux-mêmes …dans l’unité avec Dieu et entre eux pour que, finalement Dieu soit en tous. » C’est là le sens premier de la notion de «  liturgie participative » et non pas la recherche de l’originalité à tout prix pas les équipes liturgiques.

Troisième proposition spirituelle pour le mois à venir  : Pendant l’Eucharistie offrons nos vies quotidiennes pour le salut du monde en union avec le prêtre qui célèbre en la personne du Christ, in persona Christi Capitis

* 5e piste : Offrons au Seigneur les croix de nos vies quotidiennes :

Le pape François dans sa 1re homélie a souligné que la Croix est au cœur du message chrétien : « quand nous marchons sans la croix, quand on construit sans la croix et quand nous confessons le Christ sans croix, nous ne sommes pas les disciples du Seigneur mais des serviteurs de ce monde.  »
Et dans son homélie du 28 juin : «  Parfois « les choses deviennent si obscures, il y a tant d’obscurité », que le croyant a « envie de descendre de la Croix ». Mais c’est justement « à ce moment précis, quand la nuit est la plus sombre, que l’aurore est proche  ».
Lumen Gentium N°s 35 & 38. « Cette espérance, les chrétiens ne doivent pas la cacher dans le secret de leur cœur, mais l’exprimer aussi à travers les structures de la vie du siècle par un effort continu de conversion, en luttant « contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal (Ep 6, 12) …Chacun des laïcs doit devant le monde être le témoin de la résurrection et de la vie du Seigneur Jésus et signe du Dieu vivant.  »

4- Comment pouvons-nous être témoins du Christ et missionnaires ?

Déclaration Nostra Aetate : « L’Église est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14, 6) … »
et selon le C.E.C. au N°738 « La mission du Peuple de Dieu est d’être le sel de la terre et la lumière du monde (Mt 5, 13-16). Il constitue pour tout le genre humain le germe le plus fort d’unité, d’espérance et de salut. » et il précise au N°913 « Tout laïc, en vertu des dons qui lui ont été faits, constitue un témoin et en même temps un instrument vivant de la mission de l’Église elle-même ‘à la mesure du don du Christ’ (Ep 4, 7) " (LG 33).

Nous laïcs, membres à part entière du peuple de Dieu, sommes missionnaires de 3 façons

  • par notre prière : Plus nous sommes proches de Jésus dans la prière, plus Il nous communique son regard d´amour sur les hommes. C’est dans la prière que nous allons trouver le désir de la mission et nous allons peu à peu offrir nos vies pour la mission. Jésus a besoin de chacun de nous personnellement.

Le pape François disait le 7 juillet aux séminaristes mais c’est aussi vrai pour chaque catholique : « évangéliser, on le fait à genoux « l’évangélisation se fait à genoux ». Soyez toujours des hommes et des femmes de prière. Sans un rapport constant avec Dieu la mission devient un métier. »
Le 20 mai 2013 le pape François expliquait que «  la prière pour demander un miracle, pour demander une action extraordinaire, doit être une prière impliquée », qui « implique  » celui qui intercède. Le pape a fait le récit d’un épisode arrivé en Argentine quand il y était archevêque :
Une enfant de 7 ans était malade et les médecins ne lui donnaient plus que quelques heures à vivre. Le père, « homme de foi », est « devenu comme fou et dans cette folie » a pris un autobus pour le sanctuaire marial de Lujan, à 70 km.
« Arrivé à 9h du soir, tout était fermé. Et il a commencé à prier la Vierge, les mains sur la grille en fer. Et il priait, il priait, il pleurait, il priait … et il resté là toute la nuit. Mais cet homme luttait : il luttait avec Dieu, pour la guérison de son enfant. A 6h du matin, il a repris le bus et est arrivé à l’hôpital à 9h. Il a trouvé sa femme en larmes. Il a pensé au pire : « Mais que s’est-il passé ? ». « Les docteurs m’ont dit que la fièvre était tombée, qu’elle respire bien, qu’il n’y a rien ! Elle sortira dans deux jours, mais ils ne savent pas ce qui s’est passé !  ».
« Ceci arrive encore, non ? Les miracles existent encore ! », a poursuivi le pape.
Mais pour obtenir des miracles, il faut prier « avec le cœur » : «  une prière courageuse, qui lutte pour arriver à ce miracle  ». «  la prière fait des miracles, mais nous devons croire ! », a insisté le pape, invitant à « prier avec le cœur » à l’intention de ceux « qui souffrent dans les guerres, pour tous les réfugiés, tous les drames actuels », mais aussi à réciter cette prière : « Je crois, Seigneur, mais augmente en moi la foi ».

  • par nos actes : Saint Jean disait : « Petits enfants, n´aimons ni de mots ni de langue, mais en actes et en vérité. »(1Jn 3,18)
  • par nos paroles : Sœur Faustine demandait à Jésus de lui donner des paroles de pardon et de réconfort.
    Nous sommes aussi appelés à pratiquer la miséricorde en offrant aux gens la Parole de Dieu quand ils sont prêts à l’écouter car Dieu « a mis dans le cœur de l’homme la « faim » de sa Parole (Amos 8,11)"
    C.E.C. N°2442 : « Il revient aux fidèles laïcs d’animer les réalités temporelles avec un zèle chrétien et de s’y conduire en artisans de paix et de justice ».

Conclusion :


En conclusion reprenons ce que disait le pape François le 6 novembre dernier : «  Les sacrements nous poussent à être missionnaires et l’engagement apostolique de porter l’Evangile dans tous les milieux, même dans les plus hostiles, constitue le fruit le plus authentique d’une vie sacramentelle assidue » ; n’en doutons jamais, en offrant le Christ au monde, nous lui offrons ce qu’il y a de meilleur.

Le 14 mars il disait « si nous ne confessons pas Jésus Christ, rien ne va. Nous deviendrions une ONG philanthropique mais non l’Eglise, l’Epouse du Seigneur. »

Le 19 mai : « la nouveauté nous fait toujours un peu peur ; laissons l’Esprit Saint être l’âme, le guide de notre vie dans tous ses choix. N’ayons pas peur que Dieu nous fasse parcourir des chemins nouveaux, nous fasse sortir de notre horizon souvent limité, fermé, égoïste, pour nous ouvrir à ses horizons. La nouveauté que Dieu apporte dans notre vie est ce qui vraiment nous réalise, ce qui nous donne la vraie joie, la vraie sérénité, parce que Dieu nous aime et veut seulement notre bien. Demandons-nous aujourd’hui : sommes-nous ouverts aux « surprises de Dieu » ? Sommes-nous assez courageux pour aller par les nouveaux chemins que la nouveauté de Dieu nous offre ou bien nous défendons-nous, enfermés dans des structures caduques qui ont perdu leur capacité d’accueil ? »

« Tenons les yeux fixés sur Jésus », -disait-il le 18 août - « car la foi, qui est notre “oui” à Dieu, vient de Lui … Jésus : c’est Lui l’unique médiateur de cette relation entre nous et notre Père qui est aux Cieux. Jésus est le Fils, et nous sommes fils en Lui » .

Prions :

Donne-nous Seigneur Esprit Saint de vivre l’unité dans l’Eglise et la communion de la charité sans rechercher notre propre intérêt, mais avec le désir de partager les souffrances et les joies de nos frères et sœurs, prêts à porter les fardeaux des plus faibles et des plus pauvres.

Que cette solidarité fraternelle ne soit pas une simple façon de parler mais une partie intégrante de la communion entre les chrétiens. Donne-nous Seigneur Esprit Saint d’être des signes de l’amour de Dieu présent au monde .

« N’éteignez pas l’Esprit » (1 Ts 5,19) écrivait Saint Paul aux Thessaloniciens ; N’éteignons pas l’Esprit qui nous inspire tous ces actes et paroles d’Amour qui font grandir l’Eglise. « Il faut que Lui grandisse et que moi je diminue  »

Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité : car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien.

… Dans le silence, Dieu nous écoute ; dans le silence, il parle à nos âmes.
Dans le silence, il nous est donné le privilège d’entendre Sa voix :
Silence de nos yeux. Silence de nos oreilles. Silence de notre bouche. Silence de notre esprit. Dans le silence du cœur, Dieu parlera.

ADORATION :


Pape François 7 septembre 2013 : « Quel est le signe que je suis un chrétien avec Jésus ? ». Il est simple : « c’est celui de l’aveugle-né qui s’agenouille devant Jésus pour l’adorer ».

« Si vous n’arrivez pas à adorer Jésus, il vous manque quelque chose. »

Sermon de St Bernard
«  Écoute encore comment le prophète Habaquq 2 v 1 , loin de négliger la réprimande du Seigneur, s’en préoccupe au contraire avec grand soin. Il dit en effet : Je tiendrai bon à mon poste de garde, je resterai debout sur les retranchements. Je guetterai pour voir ce qu’il dira contre moi et ce que je répondrai au rappel à l’ordre. Nous aussi, frères, je vous en supplie, tenons-nous à notre poste de garde, car c’est l’heure du combat.  »

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