Topo n°9 : le prêtre, « présence du Christ » dans le monde

vendredi 27 septembre 2013
par  Daniel Giacobi
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Introduction

C’est la 11e étape de notre parcours de l’Année de la Foi.
Nous allons tourner ce soir notre regard vers le prêtre, « présence du Christ » dans le monde
Dans l’Evangile de ce jour, celui de la pêche miraculeuse, Jésus invite Pierre et les apôtres à devenir des « pêcheurs d’hommes ».
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La plupart des textes conciliaires parlent du prêtre mais trois documents y sont particulièrement consacrés tous adoptés fin 1965 lors de la 4e session du Concile :

  • le Décret sur le Ministère et la vie des prêtres, « Presbyterium Ordinis » (P.O.) adopté le 7 décembre 1965.
    Les deux autres textes ont été adoptés le 28 octobre 1965 :
  • le Décret sur la Formation des prêtres, « Optatam Totius », (O.T.) texte court.
  • le Décret sur la charge pastorales des évêques « Christus Dominus » (C.D.).
  • On peut aussi citer à la même date le Décret sur la Vie religieuse « Perfectae Caritatis » (P.C.).

Le 23 mai 2013 le pape François s’adressait à l’épiscopat italien réuni à Rome pour sa 65e assemblée générale, il a voulu accomplir cette démarche dans le cadre de l’Année de la foi.
Il leur disait : « Oui, être des pasteurs signifie croire chaque jour dans la grâce et dans la force qui nous viennent du Seigneur, malgré notre faiblesse, et assumer jusqu’au bout la responsabilité de marcher devant le troupeau, dégagés des poids qui entravent un sain empressement apostolique, et en le guidant sans hésitations pour que notre voix soit reconnaissable par ceux qui ont embrassé la foi comme par ceux qui « ne sont pas [encore] de cet enclos » (Jn 10, 16) ; nous sommes appelés à faire nôtre le rêve de Dieu, dont la maison n’exclut personne ni aucun peuple, comme l’annonçait prophétiquement Isaïe (Is 2, 2-5). C’est pourquoi, être des pasteurs veut aussi dire se disposer à marcher au milieu du troupeau et derrière lui, en étant capables d’écouter le récit silencieux de ceux qui souffrent et de soutenir le pas de celui qui craint de ne pas y arriver, attentifs à relever, à rassurer et à redonner espérance. Quand nous partageons avec les humbles, notre foi en ressort toujours fortifiée ; laissons donc de côté toute forme d’arrogance, pour nous pencher sur ceux que le Seigneur a confiés à notre sollicitude. Parmi ceux-ci, réservons une place particulière, bien particulière, à nos prêtres ; que notre cœur, notre main et notre porte restent ouverts pour eux surtout, en toutes circonstances. Ils sont les premiers fidèles que nous ayons, nous les évêques : nos prêtres. Aimons-les ! Aimons-les de tout notre cœur ! Ce sont nos fils et nos frères ! »

On pourrait compléter ce tableau par deux tweets adressés par le pape François les 19 et 30 août à tout le peuple chrétien dont prêtres et évêques sont les membres :
« Nous ne pouvons pas être des chrétiens à temps partiel. Si le Christ est au centre de notre vie, il est présent en tout ce que nous faisons. »
et « La foi n’est pas un objet décoratif, ornemental. Avoir la foi signifie mettre réellement le Christ au centre de sa vie. »

Nous étudierons cette réalité du sacerdoce presbytéral et épiscopal à travers 3 perspectives :

  1. Le prêtre est appelé par le Christ pour le sacrement de l’Ordre
  2. Le prêtre dispense seul certains sacrements. Quelles sont les missions de l’évêque ?
  3. Les exigences de la formation mais aussi de la conversion

1- Le prêtre est appelé par le Christ pour le sacrement de l’Ordre

Dès sa première phrase le Décret sur le Ministère souligne : « 1 Plusieurs fois déjà, ce saint Concile a rappelé à tous l’importance de l’Ordre des prêtres dans l’Eglise . Cet Ordre joue, dans le renouveau de l’Eglise du Christ, un rôle essentiel, mais aussi de plus en plus difficile. … Par l’ordination et la mission reçues des évêques, les prêtres sont mis au service du Christ Docteur, Prêtre et Roi ; ils participent à son ministère, qui, de jour en jour, construit ici-bas l’Eglise pour qu’elle soit peuple de Dieu, Corps du Christ, Temple du Saint-Esprit. Dans une situation pastorale et humaine qui souvent a subi de profonds changements, il fallait les aider plus efficacement dans leur ministère et mieux prendre en charge leur vie. »

Le texte définit ensuite la nature du presbytérat :

« 2 Le Seigneur Jésus, « que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde » (Jn 10,36), fait participer tout son Corps mystique à l’onction de l’Esprit qu’il a reçue : en Lui, tous les chrétiens deviennent un sacerdoce saint et royal offrant des sacrifices spirituels à Dieu par Jésus-Christ… Il n’y a donc aucun membre qui n’ait sa part dans la mission du Corps tout entier ; chacun d’eux doit sanctifier Jésus dans son cœur et rendre témoignage à Jésus par l’Esprit de prophétie.
Mais le même Seigneur, voulant faire des chrétiens un seul corps, où « tous les membres n’ont pas la même fonction » (Rom. 12,4), a établi parmi eux des ministres qui, dans la communauté des chrétiens, seraient investis par l’Ordre du pouvoir sacré d’offrir le Sacrifice et de remettre les péchés et y exerceraient publiquement pour les hommes au nom du Christ la fonction sacerdotale. C’est ainsi que le Christ a envoyé ses apôtres eux-mêmes, il a fait participer à sa consécration et à sa mission les évêques, leurs successeurs, dont la fonction ministérielle a été transmise aux prêtres … : ceux-ci sont donc établis dans l’Ordre du presbytérat pour être les coopérateurs de l’ordre épiscopal … »
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Lumen Gentium au N°41 insiste sur l’appel commun de tout le peuple de Dieu à la sainteté  :

« À travers les formes diverses de vie et les charges différentes, il n’y a qu’une seule sainteté cultivée par tous ceux que conduit l’Esprit de Dieu et qui, obéissant à la voix du Père et adorant Dieu le Père en esprit et en vérité, marchent à la suite du Christ pauvre, humble et chargé de sa croix, pour mériter de devenir participants de sa gloire. Chacun doit inlassablement avancer, selon ses propres dons et fonctions, par la voie d’une foi vivante, génératrice d’espérance et ouvrière de charité. Ceux qui ont reçu la charge de pasteurs à l’égard du troupeau du Christ doivent tout les premiers, à l’image du grand Prêtre éternel, Pasteur et Évêque de nos âmes, remplir leur ministère dans la sainteté et l’ardeur, l’humilité et la force  : accompli dans ces conditions, il sera pour eux-mêmes un moyen puissant de sanctification… par la prière, le sacrifice, la prédication, et sous toutes ses formes, le soin et le service épiscopal, acceptant sans crainte de donner leur vie pour leurs brebis et devenant un modèle pour leur troupeau (1 P 5, 3)…
À la ressemblance de l’ordre des évêques dont ils constituent la couronne spirituelle et à la grâce de qui ils participent par le Christ, éternel et unique Médiateur, les prêtres doivent grandir en amour pour Dieu et le prochain par l’exercice quotidien de leur tâche.. offrant à tous un vivant témoignage de Dieu, émules de ces prêtres, qui le long des temps ont laissé, par leur service souvent humble et obscur, un éclatant exemple de sainteté. … Que tous les prêtres et spécialement …les prêtres diocésains, se souviennent de ce que leur sainteté peut gagner à leur union fidèle et à leur généreuse coopération avec leur évêque.
 »

C.E.C. 857 L’Église est apostolique parce qu’elle est fondée sur la succession des apôtres… jusqu’au retour du Christ grâce à ceux qui leurs succèdent dans leur charge pastorale, le collège des évêques, « assisté par les prêtres, en union avec le successeur de Pierre, pasteur suprême de l’Église » :

On le voit, les prêtres répondent à un appel :

le Décret sur le Ministère N° 3 « Pris du milieu des hommes et établis en faveur des hommes, dans leurs relations avec Dieu, afin d’offrir des dons et des sacrifices pour les péchés, les prêtres vivent avec les autres hommes comme des frères. C’est ce qu’a fait le Seigneur Jésus : … il a demeuré parmi nous et il a voulu devenir en tout semblable à ses frères, à l’exception cependant du péché. Et déjà, il a été imité par les saints apôtres … Par leur vocation et leur ordination, les prêtres de la Nouvelle Alliance sont, d’une certaine manière, mis à part au sein du peuple de Dieu ; mais ce n’est pas pour être séparés de ce peuple, ni d’aucun homme quel qu’il soit ; c’est pour être totalement consacrés à l’œuvre à laquelle le Seigneur les appelle. …Leur ministère même exige, à un titre particulier, qu’ils ne prennent pas modèle sur le monde présent et, en même temps, il réclame qu’ils vivent dans ce monde … »
N°12 « Dès lors qu’il tient à sa manière la place du Christ en personne, tout prêtre est, de ce fait, doté d’une grâce particulière..  »

Cette grâce c’est le sacrement de l’Ordre :
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N°2 « C’est pourquoi le sacerdoce des prêtres, s’il suppose les sacrements de l’initiation chrétienne, est cependant conféré au moyen du sacrement particulier qui, par l’onction du Saint-Esprit, les marque d’un caractère spécial, et les configure ainsi au Christ Prêtre pour les rendre capables d’agir au nom du Christ Tête en personne. »

N°10 « Le don spirituel que les prêtres ont reçu à l’ordination les prépare, non pas à une mission limitée et restreinte, mais à une mission de salut d’ampleur universelle, « jusqu’aux extrémités de la terre » (Act.0 1,8)…Les prêtres se souviendront donc qu’ils doivent avoir au cœur le souci de toutes les Eglises. »

C.E.C. N°1536 « L’Ordre est le sacrement grâce auquel la mission confiée par le Christ à ses Apôtres continue à être exercée dans l’Église jusqu’à la fin des temps : il est donc le sacrement du ministère apostolique. Il comporte trois degrés : l’épiscopat, le presbytérat et le diaconat. »

N°1548 « Dans le service ecclésial du ministre ordonné, c’est le Christ lui-même qui est présent à son Église en tant que Tête de son corps, Pasteur de son troupeau, grand prêtre du sacrifice rédempteur, Maître de la Vérité. C’est ce que l’Église exprime en disant que le prêtre, en vertu du sacrement de l’Ordre, agit en la personne du Christ-tête de l’église, in persona Christi Capitis

N°1550 Cette présence du Christ dans le ministre ne doit pas être comprise comme si celui-ci était prémuni contre toutes les faiblesses humaines, l’esprit de domination, les erreurs, voire le péché… dans les sacrements l’Esprit Saint garantit que même le péché du ministre ne peut empêcher le fruit de grâce…

N°1551 Ce sacerdoce est ministériel. … Il dépend entièrement du Christ et de son sacerdoce unique… Le sacrement de l’Ordre communique « un pouvoir sacré  », qui n’est autre que celui du Christ. .. »

N°1576 « Puisque le sacrement de l’Ordre est le sacrement du ministère apostolique, il revient aux évêques en tant que successeurs des Apôtres, de transmettre « le don spirituel » et « la semence apostolique » (Lumen Gentium 20-21). Les évêques validement ordonnés, c’est-à-dire qui dans la ligne de la succession apostolique, confèrent validement les trois degrés du sacrement de l’Ordre. »

N°1582 « Le sacrement de l’Ordre confère, lui aussi, un caractère spirituel indélébile et il ne peut pas être réitéré ni être conféré temporairement … Un sujet validement ordonné peut, certes, pour de graves motifs, être déchargé des obligations et des fonctions liées à l’ordination ou être interdit de les exercer mais il ne peut plus redevenir laïc au sens strict car le caractère imprimé par l’ordination l’est pour toujours. » (ce qui est aussi vrai du Baptême et de la Confirmation : on ne peut donc théologiquement accéder à la demande de ceux qui veulent être débaptisés.)

L’ordination épiscopale – plénitude du sacrement de l’Ordre

C.E.C. N°1557 « Le deuxième Concile du Vatican « enseigne que, par la consécration épiscopale, est conférée la plénitude du sacrement de l’Ordre , que la coutume liturgique de l’Église et la voix des saints Pères désignent en effet sous le nom de sacerdoce suprême, de réalité totale du ministère sacré » .

N°1586 Pour l’évêque, c’est d’abord une grâce de force .. : celle de guider et de défendre avec force et prudence son Église comme un père et un pasteur, avec un amour gratuit pour tous et une prédilection pour les pauvres et les malades, … à être le modèle de son troupeau, à le précéder sur le chemin de la sanctification … »

Première proposition spirituelle : Demandons à l’Esprit Saint de combler Laurent le Boulc’h qui a été appelé pour être évêque de Coutances.

2- Le prêtre dispense seul certains sacrements. Quelles sont les missions de l’évêque ?

Le Décret sur le Ministère N°9 « Le sacrement de l’Ordre confère aux prêtres de la Nouvelle Alliance une fonction éminente et indispensable dans et pour le peuple de Dieu.. »

Quelles sont les fonctions des prêtres :

2.1. Ils sont ministres de la Parole de Dieu

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Le Décret sur le Ministère N°4 « Le Peuple de Dieu est rassemblé d’abord par la Parole du Dieu vivant qu’il convient d’entendre tout spécialement de la bouche des prêtres… les prêtres, comme coopérateurs des évêques ont donc pour première fonction d’annoncer l’Evangile à toute la création. (Marc 16, 15) … C’est la parole de salut qui éveille la foi dans le cœur des non-chrétiens… Ainsi les prêtres se doivent à tous les hommes : ils ont à leur faire partager la vérité de l’Evangile … Cette prédication sacerdotale, dans l’état actuel du monde, est souvent très difficile ; si elle veut vraiment atteindre l’esprit des auditeurs, elle ne doit pas se contenter d’exposer la parole de Dieu de façon générale et abstraite, mais elle doit appliquer la vérité permanente de l’Evangile aux circonstances concrètes de la vie. Cela vaut spécialement pour la liturgie de la Parole dans la célébration de la messe… »

N°13 « Ministres de la Parole de Dieu, ils la lisent et l’écoutent tous les jours pour l’enseigner aux autres ; s’ils ont le souci de l’accueillir en eux-mêmes, ils deviendront des disciples du Seigneur de plus en plus parfaits.. »

2.2. Les prêtres célèbrent l’Eucharistie

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C.E.C. N°1088 « Jésus est là présent dans la personne du ministre, dans le Sacrifice de la Messe et au plus haut point, sous les espèces eucharistiques, offrant maintenant par le ministère des prêtres Sa vie qu’ il offrit Lui-même sur la Croix. »

C.E.C. N°1105 C’est le prêtre qui prononce l’Épiclèse (« invocation-sur »), l’intercession en laquelle il supplie le Père d’envoyer l’Esprit Sanctificateur pour que les offrandes deviennent le corps et le sang du Christ et qu’en les recevant les fidèles deviennent eux-mêmes une vivante offrande à Dieu.

C.E.C. N°1337 Le Seigneur … pour ne jamais s’éloigner des siens et les rendre participants de sa Pâque, institua l’Eucharistie et il ordonna à ses apôtres de le célébrer jusqu’à son retour, «  les établissant alors prêtres du Nouveau Testament  » (Concile de Trente ).

N°1348 Les chrétiens accourent dans un même lieu pour l’assemblée eucharistique. … C’est le Christ Lui-même qui préside invisiblement toute célébration eucharistique. C’est en Le représentant que l’évêque ou le prêtre agissant « en la personne du Christ » préside l’assemblée, prend la parole après les lectures, reçoit les offrandes et dit la prière eucharistique…
L’évêque du lieu est toujours responsable de l’eucharistie, même lorsqu’elle est présidée par un prêtre  ; son nom y est prononcé pour signifier sa présidence de l’Église particulière… »

N°5 On voit donc alors comment l’Eucharistie est bien la source et le sommet de toute l’évangélisation. Ainsi, c’est l’assemblée eucharistique qui est le centre de la communauté chrétienne présidée par le prêtre.

2.3. Les prêtres sont ministres des sacrements

Le Décret sur le Ministère N°5 « les sacrements, ainsi que tous les ministères ecclésiaux et les tâches apostoliques, sont tous liés à l’Eucharistie et ordonnés à elle car la sainte Eucharistie contient tout le trésor spirituel de l’Eglise, c’est à dire le Christ lui-même, lui notre Pâque… »

2.3.1. Le sacrement de Pénitence et de Réconciliation
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C.E.C. N°1424 « Il est appelé sacrement de la confession puisque l’aveu, la confession des péchés devant le prêtre est un élément essentiel de ce sacrement …Il est appelé sacrement du pardon puisque par l’absolution sacramentelle du prêtre, Dieu accorde au pénitent «  le pardon et la paix . » »

C.E.C. N°1464 à 1466 « Les prêtres doivent encourager les fidèles à accéder au sacrement de la Pénitence et doivent se montrer disponibles à célébrer ce sacrement chaque fois que les chrétiens le demandent de manière raisonnable …En célébrant le sacrement de la Pénitence, le prêtre accomplit le ministère du Bon Pasteur qui cherche la brebis perdue, celui du Bon Samaritain qui panse les blessures, du Père qui attend le Fils prodigue et l’accueille à son retour, du juste Juge qui ne fait pas acception de personne et dont le jugement est à la fois juste et miséricordieux. Bref, le prêtre est le signe et l’instrument de l’amour miséricordieux de Dieu envers le pécheur. Le confesseur n’est pas le maître, mais le serviteur du pardon de Dieu. … Il doit avoir une connaissance éprouvée du comportement chrétien…le respect et la délicatesse envers celui qui est tombé ; il doit aimer la vérité, être fidèle au magistère de l’Église et conduire le pénitent avec patience vers la guérison et la pleine maturité. Il doit prier et faire pénitence pour lui en le confiant à la miséricorde du Seigneur. »

2.3.2. L’Onction des malades
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C.E.C. N°1516 « Seuls les prêtres sont les ministres de l’Onction des malades (Concile de Trente ). C’est le devoir des pasteurs d’instruire les fidèles des bienfaits de ce sacrement. Que les fidèles encouragent les malades à faire appel au prêtre pour recevoir ce sacrement. Que les malades se préparent pour le recevoir dans les bonnes dispositions, avec l’aide de leur pasteur et de la communauté ecclésiale …

C.E.C. N°1519 La célébration du sacrement comprend principalement les éléments suivants : « les prêtres de l’Église » (Jc 5, 14) imposent – en silence – les mains aux malades ; ils prient sur les malades dans la foi de l’Église (Jc 5, 15) ; c’est l’épiclèse propre de ce sacrement  ; ils donnent l’onction avec l’huile bénite, si possible, par l’évêque.

2.3.3. Autres sacrements :

C.E.C. N°1256 « Sont ministres ordinaires du Baptême l’évêque et le prêtre, et, dans l’Église latine, aussi le diacre. En cas de nécessité, toute personne, même non baptisée, ayant l’intention requise - c’est à dire de vouloir faire ce que fait l’Église en baptisant- peut baptiser, en appliquant la formule baptismale trinitaire.
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C.E.C. N°1313 Dans le rite latin, le ministre ordinaire de la Confirmation est l’évêque même si l’évêque peut, en cas de nécessité, concéder la faculté à des prêtres d’administrer la Confirmation …

C.E.C. N°1630 Le prêtre (ou le diacre) qui assiste à la célébration du mariage, accueille le consentement des époux au nom de l’Église et donne la bénédiction de l’Église. La présence du ministre de l’Église (et aussi des témoins) exprime visiblement que le mariage est une réalité ecclésiale.

2.3.4. Pour les sacramentaux C.E.C. N°1669 « plus une bénédiction concerne la vie ecclésiale et sacramentelle, plus sa présidence est réservée au ministère ordonné (évêques, prêtres ou diacres).

C.E.C. N°1673 « L’exorcisme solennel, appelé « grand exorcisme », ne peut être pratiqué que par un prêtre et avec la permission de l’évêque. Il faut y procéder avec prudence, en observant strictement les règles établies par l’Église. »

2.4. Les prêtres sont pasteurs

Le Décret sur le Ministère N° 9 « Le sacrement de l’Ordre confère aux prêtres de la Nouvelle Alliance une fonction éminente et indispensable dans et pour le peuple de Dieu, celle de pères et de docteurs.
Cependant, avec tous les chrétiens, ils sont des disciples du Seigneur… A la tête de la communauté, les prêtres doivent donc faire en sorte de ne pas rechercher leurs propres intérêts, mais ceux de Jésus-Christ, en unissant leurs efforts à ceux des laïcs chrétiens, et en se conduisant avec eux à la manière du Maître : parmi les hommes, celui-ci « n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude »(Mat.20, 28)…

N°6 Exerçant, pour la part d’autorité qui est la leur, la charge du Christ Chef et Pasteur, les prêtres, au nom de l’évêque, rassemblent la famille de Dieu, fraternité qui n’a qu’une âme, et par le Christ dans l’Esprit, ils la conduisent à Dieu le Père. Pour exercer ce ministère, comme pour les autres fonctions du prêtre, ils reçoivent un pouvoir spirituel, qui leur est donné pour construire l’Eglise … Les prêtres, certes, se doivent à tous ; cependant ils considèrent que les pauvres et les petits leur sont confiés d’une manière spéciale …Ils auront encore une attention particulière pour les jeunes, et aussi pour les époux et les parents … Les prêtres ne doivent pas oublier les religieux et les religieuses : partie privilégiée de la maison du Seigneur, ceux-ci méritent tous qu’on s’attache spécialement à leur progrès spirituel dans l’intérêt de toute l’Eglise. Enfin, ils auront un très grand souci des malades et des mourants : ils les visiteront et les réconforteront dans le Seigneur.

La fonction de pasteur ne se limite pas au soutien individuel des chrétiens ; elle a encore pour tâche propre la formation d’une authentique communauté chrétienne. … En bâtissant la communauté des chrétiens, les prêtres ne sont jamais au service d’une idéologie ou d’une faction humaines : hérauts de l’Evangile et pasteurs de l’Eglise, c’est à la croissance spirituelle du Corps du Christ qu’ils consacrent leurs forces » en ayant aussi le souci des vocations sacerdotales.

Deuxième proposition spirituelle pour le mois à venir : Prions pour nos prêtres afin qu’ils soient des pasteurs selon le cœur de Dieu.

A son homélie du matin, le 26 juin 2013, le pape François a évoqué la paternité : « Quand un homme n’a pas ce désir de paternité, il lui manque quelque chose… pour être, pour devenir complets, pour être matures, les hommes doivent sentir la joie de la paternité. Les célibataires ne sont pas en reste : La paternité c’est donner vie aux autres, donner vie… Pour nous, prêtres, ce sera la paternité pastorale, la paternité spirituelle : mais c’est donner vie, devenir père ».

Le Décret sur le Ministère N°7 « Tous les prêtres, en union avec les évêques, participent à l’unique sacerdoce et à l’unique ministère du Christ ; c’est donc l’unité même de consécration et de mission qui réclame leur communion hiérarchique avec l’Ordre des évêques ; manifestée …au cœur de la célébration de l’Eucharistie. »

30. A un titre tout spécial, les curés sont les coopérateurs de l’Evêque : c’est à eux qu’est confié, en qualité de pasteurs propres, le soin des âmes dans une partie déterminée du diocèse sous l’autorité de l’Evêque. N° 30. A un titre tout spécial, les curés sont les coopérateurs de l’Evêque : c’est à eux qu’est confié, en qualité de pasteurs propres, le soin des âmes dans une partie déterminée du diocèse … »

2.5. Quelles sont les missions de l’évêque ?

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Gaudium et Spes N° 43. « Quant aux évêques, qui ont reçu la charge de diriger l’Église de Dieu, qu’ils prêchent avec leurs prêtres le message du Christ de telle façon que toutes les activités terrestres des fidèles puissent être baignées de la lumière de l’Évangile. En outre, que tous les pasteurs se souviennent que, par leur comportement quotidien et leur sollicitude, ils manifestent au monde un visage de l’Église d’après lequel les hommes jugent de la force et de la vérité du message chrétien. … Mais surtout, qu’ils gardent dans leur cœur ces paroles du Concile : « Parce que le genre humain, aujourd’hui de plus en plus, tend à l’unité civile, économique et sociale, il est d’autant plus nécessaire que les prêtres, unissant leurs préoccupations et leurs moyens sous la conduite des évêques et du Souverain Pontife, écartent tout motif de dispersion pour amener l’humanité entière à l’unité de la famille de Dieu… »
Les Evêques établis par le Saint-Esprit, succèdent aux Apôtres comme pasteurs des âmes : ils ont été envoyés pour assurer, en union avec le Souverain Pontife et sous son autorité, la pérennité de l’œuvre du Christ, Pasteur éternel. »

Le Décret sur la Formation des prêtres N°4. « Les Evêques, en vertu de leur consécration sacramentelle et par leur communion hiérarchique avec le Chef et les membres du Collège sont établis membres du Corps épiscopal… »

N°6. Successeurs légitimes des Apôtres et membres du Collège épiscopal, les Evêques doivent se savoir toujours unis entre eux et se montrer soucieux de toutes les Eglises…Qu’ils aient en particulier le souci de ces régions du monde où la parole de Dieu n’a pas encore été annoncée, ou dans lesquelles, en raison surtout du petit nombre de prêtres, les fidèles sont en danger. »

car N°11 « Un diocèse est une portion du Peuple de Dieu, confiée à un Evêque pour qu’avec l’aide de son presbyterium il en soit le pasteur.. exerçant à leur égard la charge d’enseigner, de sanctifier et de gouverner.

2.5.1. La charge d’enseigner

c’est à dire que les Évêques annoncent aux hommes l’Evangile du Christ, - cette charge l’emporte sur les autres si importantes soient-elles ..
N° 13. Les Évêques doivent proposer la doctrine chrétienne d’une façon adaptée aux nécessités du moment..
N°14. Les Évêques veilleront à ce que l’enseignement catéchétique… soit transmis avec un soin attentif aux enfants et aux adolescents, aux jeunes et même aux adultes.

2.5.2. La charge de sanctifier

N°16. Dans l’exercice de leur charge de père et de pasteur, que les Évêques soient au milieu de leur peuple comme ceux qui servent, de bons pasteurs connaissant leurs brebis et que leurs brebis connaissent..

2.5.3. La charge de régir

N°19…les Evêques travaillent aussi au progrès et au bonheur social et civil : c’est ainsi qu’ils concourent à ce dessein avec les Autorités publiques …et qu’ils recommandent l’obéissance aux lois justes.

3- Les Exigences de la formation des prêtres et de leur conversion

3.1. En conclusion du Décret sur la formation N°22
« Poursuivant l’œuvre entreprise par le Concile de Trente et mettant leur confiance dans les directeurs et professeurs des séminaires, qu’ils chargent de former les futurs prêtres du Christ dans l’esprit du renouveau voulu par ce saint Concile, les Pères exhortent vivement ceux qui se préparent au ministère sacerdotal à bien se convaincre que l’espoir de l’Eglise et le salut des âmes reposent entre leurs mains, et à recevoir avec joie les normes posées par le présent décret, afin de porter des fruits abondants et impérissables. »
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N°19 « Au cours de leur ordination, l’évêque invite les prêtres à « faire preuve de maturité par leur science », à ce que leur « enseignement soit un remède spirituel pour le peuple de Dieu ». Cette science du ministère sacré doit elle-même être sacrée … elle trouve encore une nourriture fructueuse dans l’étude des Pères, docteurs de l’Eglise et autres témoins de la tradition. En outre, pour répondre de manière juste aux questions posées par les hommes d’aujourd’hui, il importe que les prêtres aient ne connaissance sérieuse des documents du magistère, spécialement ceux des conciles et des papes, et qu’ils sachent consulter les meilleurs auteurs philosophiques et théologiques dont la science est reconnue. »

N°4. Les grands séminaires sont nécessaires pour la pleine formation des prêtres. Toute l’éducation des élèves doit tendre à faire d’eux, sur le modèle de Notre-Seigneur Jésus-Christ, maître, prêtre et pasteur, de véritables pasteurs d’âmes . Que donc ils soient préparés au ministère de la parole, … au ministère du culte et de la sanctification, …au ministère pastoral, afin qu’ils sachent rendre présent aux hommes le Christ qui « n’est pas venu se faire servir, mais servir et donner sa vie en rançon pour la multitude »

N°9. Les séminaristes doivent être imprégnés du mystère de l’Église, mis particulièrement en relief par ce saint Concile..

N°11. Une formation sagement organisée doit donc cultiver chez les séminaristes également cette nécessaire maturité humaine dont les critères principaux sont une certaine stabilité dans le caractère, la capacité de prendre des décisions réfléchies, et un jugement droit sur les événements et les hommes.

N° 17. Toutefois, la formation doctrinale ne doit pas tendre à une pure transmission de concepts, mais à une véritable éducation intérieure des séminaristes.

N°21. Mais il ne suffit pas aux séminaristes de s’exercer de façon théorique à l’art de l’apostolat, ils ont encore besoin de l’apprendre pratiquement et de pouvoir agir en prenant leurs propres responsabilités et en collaboration.

3.2. La vie des prêtres est un chemin de conversion comme pour tout chrétien

C.E.C. N°1589 « Devant la grandeur de la grâce et de la charge sacerdotales, les saints docteurs ont ressenti l’urgent appel à la conversion afin de correspondre par toute leur vie à Celui dont le sacrement les constitue les ministres. Ainsi, S. Grégoire de Nazianze, tout jeune prêtre, s’écrie : « Il faut commencer par se purifier avant de purifier les autres ; il faut être instruit pour pouvoir instruire ; il faut devenir lumière pour éclairer, s’approcher de Dieu pour en rapprocher les autres, être sanctifié pour sanctifier, conduire par la main et conseiller avec intelligence. Je sais de qui nous sommes les ministres, à quel niveau nous nous trouvons et quel est celui vers lequel nous nous dirigeons. Je connais la hauteur de Dieu et la faiblesse de l’homme, mais aussi sa force.  »

Troisième proposition spirituelle pour le mois à venir : Offrons les difficultés de nos vies pour le sanctification de nos prêtres

Le Décret sur le Ministère N°12 « Par ailleurs, la sainteté des prêtres est d’un apport essentiel pour rendre fructueux le ministère qu’ils accomplissent ; la grâce de Dieu, certes, peut accomplir l’œuvre du salut même par des ministres indignes, mais à l’ordinaire, Dieu préfère manifester ses hauts faits par des hommes accueillants à l’impulsion et à la conduite du Saint-Esprit, par des hommes que leur intime union avec le Christ et la sainteté de leur vie habilitent à dire avec l’apôtre : «  Si je vis, ce n’est plus moi, mais le Christ qui vit en moi  » (Gal. 2, 20). »
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Sur ce chemin de sainteté ils sont aidés par : N°3 « La louange et l’action de grâce qu’ils expriment en célébrant l’Eucharistie, les prêtres les étendent encore aux différentes heures de la journée quand ils s’acquittent de l’Office divin, où ils prient au nom de l’Eglise pour tout le peuple qui leur est confié, bien plus, pour le monde entier. »

N° 15 Parmi les qualités les plus indispensables pour le ministère des prêtres, il faut mentionner la disponibilité intérieure qui leur fait rechercher non pas leur propre volonté, mais la volonté de celui qui les a envoyés .

N°16 « En gardant le célibat pour le royaume des cieux, les prêtres se consacrent au Christ d’une manière nouvelle et privilégiée, il leur est plus facile de s’attacher à lui sans que leur cœur soit partagé, ils sont plus libres pour se consacrer, en lui et par lui, au service de Dieu et des hommes… »

Décret sur la formation N°10. « Qu’ils sachent bien avec quel cœur reconnaissant cet état doit être embrassé, non seulement comme une prescription de la loi de l’Eglise, mais comme un don précieux qui doit être humblement demandé à Dieu…avec l’inspiration et l’aide de la grâce de l’Esprit-Saint. »

Le Décret sur le Ministère N°17 « ils doivent ainsi en venir à utiliser leurs biens d’une manière juste qui correspond à la volonté de Dieu, et à rejeter tout ce qui fait obstacle à leur mission.. »

N°20 Les prêtres consacrent leur vie au service de Dieu en accomplissant la fonction qui leur est confiée ; ils méritent donc de recevoir une juste rémunération ainsi qu’une assistance médicale satisfaisante et une prise en charge pour les cas d’infirmité, d’invalidité ou de vieillesse.

3.3. Les perspectives de la mission

Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, le 15 octobre 2012, dans le cadre de la 11e congrégation générale du synode des évêques au Vatican sur la Nouvelle Evangélisation a déclaré :
« L’évangélisation a pour finalité la conversion des hommes , conversion qui commence « à l’intérieur de l’Église » : en Occident, il s’agit de passer « d’un christianisme de tradition à un christianisme d’adhésion personnelle à Jésus Christ et d’engagement missionnaire », a-t-il ajouté. Mais si cette conversion « concerne tous les baptisés et tous les acteurs de la vie ecclésiale », elle est une nécessité «  particulièrement pour les pasteurs : évêques et prêtres … afin que la nouvelle évangélisation « ne se résume pas à un slogan. » ou à un catalogue d’actions à entreprendre », a expliqué Mgr Rey.

Il a proposé des points d’attention pour cette « conversion des pasteurs  », qui est avant tout « un travail de sanctification personnelle ». Le pasteur est invité à une «  relecture approfondie des textes conciliaires et du Magistère de l’Église  », afin «  d’entrer dans une intelligence ecclésiale et théologique du renouveau missionnaire dont il est le ministre  », a poursuivi Mgr Rey. Il doit apprendre «  une nouvelle manière d’exercer la responsabilité pastorale  », c’est-à-dire entre autres « promouvoir une catéchèse d’initiation pour les débutants et les recommençants, développer une ecclésiologie de communion qui fasse droit à la complémentarité des états de vie et à l’accueil des charismes, favoriser la création de lieux d’accueil et de dialogue ouverts aux attentes spirituelles, susciter chez les chrétiens le témoignage de la charité ».
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Le 21 avril 2013 4e dimanche de Pâques , « Dimanche du Bon Pasteur », le pape François a ordonné dix prêtres de son diocèse de Rome : « Au nom du Christ et de l’Eglise, ne vous lassez pas d’être miséricordieux », a exhorté le pape François avant de souligner qu’une vocation s’enracine dans la prière et dans la foi que quelqu’un qui l’a précédée en disant : « Souvenez vous de vos mères, de vos grands mères, de ceux qui vous ont transmis la foi ». Puis il a rappelé : «  vous n’êtes pas propriétaires de la Parole de Dieu  » ; « soyez conscients de ce que vous faites, soyez à l’image de ce que vous professez » ; «  n’ayez pas honte d’avoir de la tendresse pour les personnes âgées  ». Il a affirmé l’identité du prêtre : «  Vous êtes des pasteurs, pas des fonctionnaires, des médiateurs, pas des intermédiaires. »
« Ayez toujours sous les yeux l’image du Bon Pasteur, pas venu pour être servi mais pour servir et chercher ce qui était perdu. »

Le 23 mai 2013 à l’épiscopat italien réuni à Rome pour sa 65e assemblée générale, le pape François déclarait : « Chers frères, la profession de foi que nous allons maintenant renouveler ensemble n’est pas un acte formel, mais il s’agit de renouveler notre réponse au « Suis-moi » .. et au « M’aimes-tu ? » du Christ ; …la conséquence de notre amour du Seigneur est de tout donner, vraiment tout, jusqu’à notre vie, pour Lui : c’est ce qui doit distinguer notre ministère pastoral … Par manque de vigilance, nous le savons, le pasteur devient tiède ; … il se laisse séduire par la perspective d’une carrière, les flatteries liées à l’argent et les compromis avec l’esprit du monde ; il devient paresseux, se transformant en fonctionnaire, en clerc de l’État davantage préoccupé de lui-même, de l’organisation et des structures que du vrai bien du peuple de Dieu. On court alors le risque, comme l’apôtre Pierre, de renier le Seigneur, même si, formellement, on se présente et on parle en Son Nom …  »

Conclusion :

Le Décret sur le Ministère N°22 « Conscient des joies de la vie sacerdotale, ce saint Concile ne peut cependant ignorer les difficultés dont souffrent les prêtres dans les conditions de la vie actuelle. Il se rend compte de la transformation de la situation économique et sociale, et même des mœurs …Mais ce monde, tel qu’il est aujourd’hui, … Dieu l’a tant aimé qu’il a donné pour lui son Fils unique. … Que les prêtres ne l’oublient pas : ils ne sont jamais seuls dans leur action, ils s’appuient sur la force du Dieu tout-puissant ; que leur foi au Christ, qui les a appelés à participer à son sacerdoce, les aide à se donner en toute confiance à leur ministère, car ils savent que Dieu est assez puissant pour augmenter en eux la charité. .. C’est dans la foi que doivent marcher les guides du peuple de Dieu, suivant l’exemple d’Abraham le fidèle …

Ce qui fait la joie de saint Concile, c’est que la terre, ensemencée par la graine de l’évangile, donne aujourd’hui du fruit en bien des endroits, sous la conduite de l’Esprit du Seigneur qui remplit l’univers et qui a fait naître au cœur de tant de prêtres et de tant de chrétiens un esprit vraiment missionnaire.
Pour tout cela, avec toute son affection, le saint Concile remercie les prêtres du monde entier.. »

Le Pape François affirmait avec force à l’Angélus du dimanche 18 août :
« Vivre la foi, ce n’est pas décorer sa vie avec un peu de religion, comme une tarte qu’on décore avec de la crème (applaudissements !) Non, la foi ce n’est pas cela ! La foi implique de choisir Dieu comme critère de base pour sa vie, et Dieu n’est pas vide, Dieu n’est pas neutre, Dieu est toujours positif, Dieu est amour et l’amour est positif  ».

Prions

Prions la Vierge Marie avec le pape François :

« Mère du silence, gardienne du mystère de Dieu, libère-nous de l’idolâtrie du présent à laquelle se condamne celui qui oublie. Purifie les yeux des pasteurs avec le collyre de la mémoire et nous retournerons à la fraîcheur des origines, pour une Église priante et pénitente.

Mère de la beauté qui fleurit dans la fidélité au travail quotidien, réveille-nous de la torpeur de la paresse, de la mesquinerie et du défaitisme.

Revêt les pasteurs de cette compassion qui unifie et qui intègre, et nous découvrirons la joie d’une Église servante, humble et fraternelle.

Mère de la tendresse qui enveloppe de patience et de miséricorde, aide-nous à brûler les tristesses, impatiences et rigidités de ceux qui ne connaissent pas d’appartenance.

Intercède auprès de ton Fils pour que nos mains, nos pieds et nos cœurs soient agiles, et nous édifierons l’Église dans la vérité et la charité. Et nous serons le peuple de Dieu, pèlerin vers le Royaume.

Amen.

ADORATION

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Le pape François, dans son style si concret qui nous devient familier, à la Basilique St Paul le 14 avril 2013, posait cette question : «  Que veut dire alors adorer Dieu ? Cela signifie apprendre à rester avec Lui, à nous arrêter pour dialoguer avec Lui, en sentant que Sa présence est la plus vraie, la meilleure, la plus importante de toutes… Adorer le Seigneur veut dire affirmer, croire que Lui seul guide vraiment notre vie …. »

Et le 7 septembre 2013 :
« Quel est le signe que je suis un chrétien avec Jésus ? ». Il est simple : « c’est celui de l’aveugle-né qui s’agenouille devant Jésus pour l’adorer ».
« Si vous n’arrivez pas à adorer Jésus, il vous manque quelque chose. »

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feuille d’accompagnement n° 9

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mardi 12 décembre 2017

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