Topo n°7 : L’activité missionnaire : nécessité de la foi

mercredi 18 septembre 2013
par  Daniel Giacobi
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Introduction


Nous voilà à la 9e étape de notre parcours de l’Année de la Foi. Ce soir nous allons tourner notre regard vers l’activité missionnaire, en tant que nécessité de la foi.

La meilleure introduction est l’Evangile du jour en st Marc 12 « Un scribe, s’avança vers Jésus et lui demanda : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là.  »

Saint Padre Pio (1887-1968), capucin, donc un franciscain, écrivait à une amie :
« Je suis consumé par une double flamme : l’amour de Dieu et des hommes. C’est comme un volcan au-dedans de moi, toujours en éruption, que Jésus a mis dans mon cœur, pourtant si petit… J’entends au plus intime de moi-même cette voix qui me répète : « Sanctifie-toi et sanctifie les autres ! »

Ce soir, nous avons à entendre l’appel de Jésus aux premiers disciples au bord du lac de Tibériade : « Venez, je ferai de vous des pécheurs d’hommes. » C’est ce qu’Il nous demande à chacun. Il veut que nous soyons pécheurs d’hommes. Le Cardinal Daneels disait un jour : « On n’est vraiment pécheur que quand on a péché au moins un poisson, on n’est vraiment chrétien que quand on a fait un autre chrétien. »

Pour éclairer ce thème qui est évoqué dans presque tous les documents de Vatican II nous utiliserons en particulier le Décret sur «  l’Activité missionnaire de l’Eglise  » dit «  Ad Gentes  » c’est à dire l’Eglise envoyée «  Aux peuples », « Ad Gentes » promulgué le 7 décembre 1965 lors de la 4e session du Concile.

Jean-Paul II l´écrivait dans Mane Nobiscum Domine : « L´envoi à la fin de chaque messe constitue une consigne qui pousse le chrétien à s´engager pour la diffusion de l´Evangile et pour l´animation chrétienne de la société.  » (§ 24).

Le pape François lors de sa 1re audience dans son discours a utilisé 14 fois le verbe SORTIR :
« Entrer dans la logique de l’Evangile, c’est suivre, accompagner le Christ, ce qui exige de « sortir », sortir. Sortir de soi-même, d’une manière de vivre la foi lasse et routinière, de la tentation de s’enfermer dans nos propres schémas qui finissent par refermer l’horizon de l’action créative de Dieu. Dieu est sorti de lui-même pour venir au milieu de nous, il a planté sa tente parmi nous pour nous apporter sa miséricorde qui sauve et donne espérance. Nous aussi, si nous voulons le suivre et rester avec Lui, nous ne devons pas nous contenter de rester dans l’enclos des quatre-vingt-dix-neuf brebis, nous devons « sortir », chercher avec Lui la brebis égarée, la plus éloignée. Souvenez-vous bien : sortir de nous-mêmes…
Quelqu’un pourrait me dire : « Mais, mon père, je n’ai pas le temps », « j’ai beaucoup de choses à faire », « c’est difficile », « que puis-je faire moi avec mon peu de forces, avec mon péché aussi, avec tant de choses ». Souvent, nous nous contentons de quelques prières, d’une Messe dominicale distraite et pas régulière, de quelques gestes de charité, mais nous n’avons pas ce courage de « sortir » pour apporter le Christ. …— Quelle peine toutes ces paroisses fermées ! — « sortir » à la rencontre des autres, nous faire proches pour apporter la lumière et la joie de notre foi. Sortir toujours ! Et cela avec amour et avec la tendresse de Dieu, dans le respect et dans la patience, en sachant que c’est nous qui mettons nos mains, nos pieds, notre cœur, mais c’est ensuite Dieu qui les guide et rend fécondes chacune de nos actions
. »

Nous étudierons cette réalité de l’activité missionnaire à travers 3 approches :

  1. la nature même de l’Église est d’être missionnaire ;
  2. Qui est missionnaire ?
  3. Comment être missionnaire ?

1- la nature même de l’Église est d’être missionnaire

Ad Gentes au chapitre 1 N°2 souligne que « De sa nature, l’Eglise, durant son pèlerinage sur terre, est missionnaire, puisqu’elle même tire son origine de la mission du Fils et de la mission du Saint-Esprit, selon le dessein de Dieu le Père..  » qui dans sa grande bonté nous a invité « à partager avec lui sa vie et sa gloire  ». « Ce dessein universel de Dieu » issu de l’amour trinitaire dit le C.E.C. est accompli grâce à la mission du Fils et celle de l’Esprit Saint. -

Au N°5 : En obéissant à l’ordre du Christ, mue par la grâce de l’Esprit Saint et la charité, la mission de l’Eglise s’accomplit pour tous les hommes et tous les peuples appelés à la foi, à la liberté, à la paix du Christ.

C.E.C. N°1122 « La mission de baptiser – le C.E.C. parle du mandat missionnaire - donc la mission sacramentelle, est impliquée dans la mission d’évangéliser. »
aux N°s 737-738 « La mission du Christ et de l’Esprit Saint s’accomplit donc dans l’Église, Corps du Christ et Temple de l’Esprit…Ainsi la mission de l’Église ne s’ajoute pas à celle du Christ et de l’Esprit Saint, mais en est le sacrement.  »

Ad Gentes au N°1 « Envoyé par Dieu aux peuples pour être « le sacrement universel du salut », l’Eglise, en vertu des exigences intimes de sa propre catholicité, obéissant au commandement de son Fondateur est tendue de tout son effort vers la prédication de l’Evangile à tous les hommes. »

La mission est donc une exigence de la catholicité de l’Église.

Le C.E.C. au N°851 explique «  Le motif de la mission .. C’est de l’amour de Dieu pour tous les hommes que l’Église a de tout temps tiré l’obligation et la force de son élan missionnaire car dit St Paul « l’amour du Christ nous presse… » (2 Co 5, 14 ). Et « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Tm 2, 4). Dieu veut le salut de tous par la connaissance de la vérité C’est parce qu’elle croit au dessin universel de salut qu’elle doit être missionnaire. »

Lumen Gentium au N°17 nous explique «  Le caractère missionnaire de l’Église :
En effet tout comme il a été envoyé par le Père, le Fils lui-même a envoyé ses Apôtres (Jn 20, 21) en disant : « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation des temps » (Mt 28, 18-20).

Ce solennel commandement du Christ … l’Église l’a reçu des Apôtres pour en poursuivre l’accomplissement jusqu’aux extrémités de la terre (Ac 1, 8). C’est pourquoi elle fait siennes les paroles de l’Apôtre Paul : « Malheur à moi si je ne prêchais pas l’Évangile » (1 Co 9, 16) : elle continue donc inlassablement à envoyer les hérauts de l’Évangile jusqu’à ce que les jeunes Églises soient pleinement établies et en état de poursuivre elles aussi l’œuvre de l’évangélisation. L’Esprit Saint la pousse à coopérer à la réalisation totale du dessein de Dieu qui a fait du Christ le principe du salut pour le monde tout entier. En prêchant l’Évangile, l’Église … arrache les peuples à l’esclavage de l’erreur … À tout disciple du Christ incombe pour sa part la charge de l’expansion de la foi. Mais si le baptême peut être donné aux croyants par n’importe qui, c’est aux prêtres cependant qu’il revient de procurer l’édification du Corps par le sacrifice eucharistique …Ainsi, l’Église unit prière et travail pour que le monde entier dans tout son être soit transformé en Peuple de Dieu, en Corps du Seigneur et temple du Saint-Esprit…  »

Gaudium et Spes dans les N°41à 45 insiste sur l’aide que l’Église veut apporter à tout homme et à la société humaine, que les chrétiens apportent aux activités humaines. Elle participe au développement de tout l’homme car

N°41 «  L’Église… qui a reçu la mission de manifester le mystère de Dieu … qui est la fin ultime de l’homme, révèle en même temps à l’homme le sens de sa propre existence.. Elle sait aussi que l’homme, sans cesse sollicité par l’Esprit de Dieu, ne sera jamais tout à fait indifférent au problème religieux, comme le prouvent non seulement l’expérience des siècles passés, mais de multiples témoignages de notre temps… Quiconque suit le Christ, homme parfait, devient lui-même plus homme… Aucune loi humaine ne peut assurer la dignité personnelle et la liberté de l’homme comme le fait l’Évangile du Christ, confié à l’Église… Cet Évangile annonce et proclame la liberté des enfants de Dieu, rejette tout esclavage qui enfin de compte provient du péché, respecte scrupuleusement la dignité de la conscience et son libre choix, enseigne sans relâche à faire fructifier tous les talents humains au service de Dieu et pour le bien des hommes, enfin confie chacun à l’amour de tous . » Car au N°42 « …l’énergie que l’Église est capable d’insuffler à la société moderne se trouve dans la foi au Christ et dans cette charité effectivement vécues et ne s’appuie pas sur une souveraineté extérieure qui s’exercerait par des moyens purement humains
. »
Ces phrases de Gaudium et Spes doivent nous enlever tout complexe en ces temps de relativisme où l’on prétend que toutes les vérités et toutes les religions se valent, par notre activité missionnaire nous offrons au monde ce qu’il y a de meilleur pour lui.

Le Pape François le soulignait encore lors de la Vigile de Pentecôte avec les Communautés nouvelles le 18 mai : « L’Église n’est pas un mouvement politique, ni une structure bien organisée : ce n’est pas cela. Nous ne sommes pas une ONG, quand l’Église devient une ONG elle perd son sel, elle n’a plus de goût, elle n’est plus qu’une organisation vide… C’est une chose de prêcher Jésus, c’en est une autre l’efficacité, être efficients… La valeur de l’Église, fondamentalement, est de vivre l’Évangile et rendre témoignage de notre foi en Jésus .  »

En même temps Vatican II a clairement pris position pour la liberté religieuse dans la Déclaration « Dignitatis Humanae » promulguée le 7 décembre 1965.

Au N°1 « Si le Concile déclare que Dieu a Lui-même fait connaître au genre humain la voie par laquelle, en Le servant, les hommes peuvent obtenir le salut dans le Christ et parvenir à la béatitude. Cette unique vraie religion, nous croyons qu’elle subsiste dans l’Église catholique et apostolique à qui le Seigneur Jésus a confié le mandat de la faire connaître à tous les hommes..  »

Mais au N°2 « Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité même de la personne humaine telle que l’a fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même .. (et) doit être reconnu de telle manière qu’il constitue un droit civil. »

Au N°5 « A chaque famille, en tant que société jouissant d’un droit propre et primordial, appartient le droit d’organiser librement la vie religieuse du foyer sous la direction des parents.  »

2 .Qui est missionnaire ?

Selon le C.E.C. au N°1533 «  Le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie sont les sacrements de l’initiation chrétienne. Ils fondent la vocation commune de tous les disciples du Christ, vocation à la sainteté et à la mission d’évangéliser le monde. »

et au N°738 «  La mission du Peuple de Dieu est d’être le sel de la terre et la lumière du monde (Mt 5, 13-16). « Il constitue pour tout le genre humain le germe le plus fort d’unité, d’espérance et de salut ». » Au N°1270 : « « Devenus fils de Dieu par la régénération [baptismale], les baptisés sont tenus de professer devant les hommes la foi que par l’Église ils ont reçue de Dieu » (LG 11) et de participer à l’activité apostolique et missionnaire du Peuple de Dieu (LG 17 ; AG 7, 23). »

Ad Gentes N°35 et 37 . «  L’Eglise étant tout entière missionnaire… le Saint Concile invite tous les chrétiens à une profonde rénovation intérieure, afin qu’ ils assument leur part dans l’œuvre missionnaire auprès des païens… 37. Puisque le Peuple de Dieu vit dans des communautés, diocésaines et paroissiales surtout.. c’est aussi aux communautés qu’il appartient de rendre témoignage au Christ devant les nations… Il sera très utile, pourvu qu’on ne laisse pas de côté l’œuvre missionnaire universelle, de garder contact avec les missionnaires sortis de la communauté elle-même, ou avec une paroisse ou un diocèse des missions, afin que devienne visible la communion entre les communautés, et que cela tourne à l’édification mutuelle.  »

2.1. Les évêques, acteurs de la mission :


Ad Gentes N°29. « La charge d’annoncer l’Évangile par toute la terre étant en premier lieu l’affaire du Corps Épiscopal, le Synode des Évêques ou « Conseil stable d’Évêques pour l’Eglise universelle » doit avoir parmi les affaires d’importance générale, un souci spécial de l’activité missionnaire, qui est une charge très importante et très sacrée de l’Eglise.  » Tout le chapitre 5 d’Ad Gentes porte sur l’organisation de l’activité missionnaire.

Le Décret sur la charge pastorale des évêques promulgué le 28 octobre 1965 explique que
N°2 « Les Évêques établis par le Saint-Esprit, succèdent aux Apôtres comme pasteurs des âmes..
N°3 Leur charge épiscopale participe à la sollicitude de toutes les Eglises.
N°6 Successeurs légitimes des Apôtres et membres du Collège épiscopal, les Évêques doivent se savoir toujours unis entre eux et se montrer soucieux de toutes les Eglises… chacun d’eux en effet est responsable de l’Eglise avec les autres Évêques. Qu’ils aient en particulier le souci de ces régions du monde où la parole de Dieu n’a pas encore été annoncée ou encore …dans lesquelles les chrétiens sont en danger … Il leur faut donc travailler de toutes leurs forces à ce que les œuvres d’évangélisation et d’apostolat soient soutenues et développées avec ardeur par les fidèles. De plus, ils feront en sorte que soient préparés des prêtres capables, ainsi que des auxiliaires, religieux et laïcs, pour les missions et les pays souffrant du manque de clergé. En outre, dans l’usage des biens ecclésiastiques, les Évêques doivent penser à tenir compte non seulement des besoins de leur diocèse, mais encore de ceux des autres Eglises particulières, puisqu’elles sont des parties de l’unique Eglise du Christ.
N°7. Par-dessus tout qu’ils entourent d’un cœur fraternel ces Prélats qui, pour le nom du Christ, sont victimes de calomnies et de tourments, détenus en prison ou empêchés d’exercer leur ministère…  »

Le C.E.C. au N°886 « Les évêques sont, chacun pour sa part, principe et fondement de l’unité dans leurs Églises particulières « . Comme tels ils » exercent leur autorité pastorale sur la portion du Peuple de Dieu qui leur a été confiée « (LG 23), assistés des prêtres et des diacres. Mais, comme membres du collège épiscopal chacun d’entre eux a part à la sollicitude pour toutes les Églises, qu’ils exercent d’abord » en gouvernant bien leur propre Église comme une portion de l’Église universelle « , contribuant ainsi » au bien de tout le Corps mystique qui est aussi le Corps des Églises " (LG 23). Cette sollicitude s’étendra particulièrement aux pauvres (Galates 2, 10), aux persécutés pour la foi, ainsi qu’aux missionnaires qui œuvrent sur toute la terre.

Ad Gentes N°20 « dans les pays de mission Il faut donc qu’avant tout l’Evêque soit un prédicateur de la foi, qui amène au Christ de nouveaux disciples… Pour s’acquitter comme il faut de cette noble tâche, il doit connaître à fond la situation de son troupeau, les opinions intimes sur Dieu de ses concitoyens . »

Gaudium et Spes N°5 «  Quant aux évêques , qui ont reçu la charge de diriger l’Église de Dieu, qu’ils prêchent avec leurs prêtres le message du Christ de telle façon que toutes les activités terrestres des fidèles puissent être baignées de la lumière de l’Évangile. En outre, que tous les pasteurs se souviennent que, par leur comportement quotidien et leur sollicitude, ils manifestent au monde un visage de l’Église d’après lequel les hommes jugent de la force et de la vérité du message chrétien… dont le monde d’aujourd’hui a le plus grand besoin. »

2.2. Les prêtres et religieux , acteurs de la mission :

Le C.E.C. au N°1565 « En vertu du sacrement de l’Ordre les prêtres participent aux dimensions universelles de la mission confiée par le Christ aux Apôtres. Le don spirituel qu’ils ont reçu dans l’ordination les prépare, non pas à une mission limitée et restreinte, « mais à une mission de salut d’ampleur universelle, ‘jusqu’aux extrémités de la terre’ », « prêts au fond du cœur à prêcher l’Evangile en quelque lieu que ce soit ». »

Le Décret sur la Formation des prêtres du 28 octobre 1965 insiste sur leur ouverture au monde extérieur,
au N°20 « qu’ils soient imprégnés d’un esprit vraiment catholique qui les habitue à transcender les frontières de leur diocèse, pays ou rite particulier, pour subvenir aux besoins de toute l’Eglise, en étant disposé à prêcher l’Evangile partout .  »

Les Pères conciliaires ont accordé une grande importance à la formation des prêtres et l’un de ses volets est la formation à la mission. Le chapitre 4 d’Ad Gentes porte sur les missionnaires et définit la vocation missionnaire :
N°23 « l’Esprit Saint, qui partage comme il lui plaît les charismes pour le bien de l’Eglise (1 Cor. 12, 11), inspire la vocation missionnaire dans le cœur d’individus et suscite en même temps dans l’Eglise des Instituts qui se chargent comme d’un office propre de la mission d’évangélisation … Envoyés par l’autorité légitime, ils partent dans la foi et l’obéissance vers ceux qui sont loin du Christ… » Il définit aussi la spiritualité missionnaire du prêtre qui N°24 « doit faire connaître avec confiance le mystère du Christ, dont il est l’ambassadeur, de telle manière qu’en Lui il ait l’audace de parler et rendre témoignage à son Seigneur par une vie véritablement évangélique, par une grande constance, par la longanimité, par la douceur, par une charité sans feinte (2 Cor. 6, 4 s.).. . N° 25 Le futur missionnaire doit être préparé à une si noble tâche par une formation spirituelle et morale spéciale. N°26 Ceux qui seront envoyés vers les divers peuples païens doivent être, comme de bons ministres du Christ, nourris « des enseignements de la foi et de la bonne doctrine » (I Tim. 4, 6)  »

Le Décret sur la Vie religieuse du 28 octobre 1965 aborde la question des instituts voués à la vie apostolique au N°8 «  …à la nature même de la vie religieuse appartient l’action apostolique et bienfaisante, comme un saint ministère et une œuvre spécifique de charité qui leur sont confiés par l’Eglise pour être exercée en son nom. Il faut que leur activité apostolique dérive de leur union intime avec Jésus. »

Le C.E.C. N°927 «  L’implantation et l’expansion missionnaire de l’Église requièrent la présence de la vie religieuse sous toutes ses formes dès les débuts de l’évangélisation. L’histoire atteste les grands mérites des familles religieuses dans la propagation de la foi et dans la formation de nouvelles Églises, depuis les antiques Institutions monastiques et les Ordres médiévaux jusqu’aux Congrégations modernes. »

Ad Gentes précise au N°18 « dès la période de l’implantation de l’Eglise, on doit prendre soin d’introduire la vie religieuse car elle apporte une aide précieuse et absolument nécessaire à l’activité missionnaire..  »
et au N°40 « Les Instituts religieux, de vie contemplative et active, ont eu jusqu’ici et ont une très grande part dans l’évangélisation du monde… le Saint Concile… les exhorte à persévérer sans défaillance dans l’œuvre commencée.. »

Ad Gentes N°38 : « Puisque de jour en jour augmente le besoin d’ouvriers dans la vigne du Seigneur, et que des prêtres diocésains désirent avoir eux aussi un rôle toujours plus grand dans l’évangélisation du monde, le Saint Concile souhaite virement que les Evêques, réfléchissant à la très grave pénurie de prêtres qui empêche l’évangélisation de nombreuses régions, envoient à des diocèses manquant de clergé quelques-uns de leurs meilleurs prêtres qui se proposent pour l’œuvre missionnaire, et leur fassent donner la préparation nécessaire ; ces prêtres y accompliront en esprit de service, au moins pour une période, le ministère des missions. »

2.3. Les laïcs, acteurs de la mission :

Le C.E.C. au N°913 précise, reprenant Lumen Gentium N°23 : « Tout laïc, en vertu des dons qui lui ont été faits, constitue un témoin et en même temps un instrument vivant de la mission de l’Église elle-même ‘à la mesure du don du Christ’ (Ep 4, 7).  »

Le Décret sur l’Apostolat des Laïcs promulgué le 18 novembre 1965 insiste sur la fait que les laïcs participent à la mission de l’Église.
N°2. « On appelle apostolat toute activité du Corps Mystique qui tend vers ce but : l’Eglise l’exerce par tous ses membres… Il y a dans l’Eglise diversité de ministères, mais unité de mission… les laïcs rendus participants de la charge sacerdotale, prophétique et royale du Christ assument dans l’Eglise et dans le monde leur part dans ce qui est la mission du Peuple de Dieu tout entier. Ils exercent concrètement leur apostolat en se dépensant à l’évangélisation et à la sanctification des hommes : il en est de même quand ils s’efforcent de pénétrer l’ordre temporel d’esprit évangélique et travaillent …pour que leur action rende clairement témoignage au Christ et serve au salut des hommes. Le propre de l’état des laïcs étant de mener leur vie au milieu du monde et des affaires profanes, ils sont appelés par Dieu à exercer leur apostolat dans le monde à la manière d’un ferment »

Gaudium et Spes N°43 précise : « Que l’on ne crée donc pas d’opposition artificielle entre les activités professionnelles et sociales d’une part, la vie religieuse d’autre part. En manquant à ses obligations terrestres, le chrétien manque à ses obligations envers le prochain, bien plus, envers Dieu lui-même, et il met en danger son salut éternel…
Aux laïcs reviennent en propre, quoique non exclusivement, les professions et les activités séculières. Lorsqu’ils agissent, soit individuellement, soit collectivement, comme citoyens du monde, ils auront donc à cœur, non seulement de respecter les lois propres à chaque discipline, mais d’y acquérir une véritable compétence… C’est à leur conscience, préalablement formée, qu’il revient d’inscrire la loi divine dans la cité terrestre. Qu’ils attendent des prêtres lumières et forces spirituelles. Qu’ils ne pensent pas pour autant que leurs pasteurs aient une compétence telle qu’ils puissent leur fournir une solution concrète et immédiate à tout problème, même grave, qui se présente à eux, ou que telle soit leur mission… Les laïcs, qui doivent activement participer à la vie totale de l’Église, ne doivent pas seulement s’en tenir à l’animation chrétienne du monde, mais ils sont aussi appelés à être, en toutes circonstances et au cœur même de la communauté humaine, les témoins du Christ.
 »

Ad Gentes insiste sur le devoir missionnaire des laïcs :
N°41. « Les laïcs coopèrent à l’œuvre d’évangélisation de l’Eglise et participent à titre de témoins, et en même temps d’instruments vivants à sa mission salvifique, surtout si, appelés par Dieu, ils sont pris par les Evêques pour cette œuvre. .. Dans les territoires des missions, les laïcs, soit étrangers, soit autochtones, doivent enseigner dans les écoles, avoir la gestion des affaires temporelles, collaborer à l’activité paroissiale et diocésaine, établir et promouvoir les diverses formes de l’apostolat des pour que les fidèles des jeunes Eglises puissent assumer le plus vite possible leur propre part dans la vie de l’Eglise … Enfin, les laïcs doivent apporter volontiers leur coopération économico-sociale aux peuples en voie d’évolution ; cette coopération est d’autant plus à louer qu’elle vise à fonder des Instituts qui atteignent les structures fondamentales de la vie sociale ou sont destinés à la formation de ceux qui ont la responsabilité de la chose publique… Pour s’acquitter de toutes ces tâches, les laïcs ont besoin d’une indispensable préparation technique et spirituelle, qui doit être donnée dans des Instituts spécialisés, pour que leur vie soit un témoignage pour le Christ parmi les non-chrétiens.. »

Ad Gentes accorde une grande importance à la formation des catéchistes :
N°17.«  De même, elle est digne d’éloge cette armée, qui a si magnifiquement mérité de l’œuvre des missions auprès des païens, l’armée des catéchistes hommes et femmes qui, pénétrés de l’esprit apostolique, apportent par leurs labeurs considérables une aide singulière et absolument nécessaire à l’expansion de la foi et de l’Eglise. »

Au total Ad Gentes insiste sur la place de l’apostolat des laïcs dans la mission en raison de leur diversité socio-culturelle :
N°21 « L’Eglise n’est pas fondée vraiment, elle ne vit pas pleinement, elle n’est pas le signe parfait du Christ parmi les hommes si un laïcat authentique n’existe pas et ne travaille pas avec la hiérarchie. L’Evangile ne peut s’enfoncer profondément dans les esprits, dans la vie, dans le travail d’un peuple sans la présence active des laïcs. Par conséquent, il faut dans la fondation d’une Eglise apporter déjà une très grande attention à constituer un laïcat chrétien qui atteigne sa maturité.  »

2.4. Les jeunes églises, acteurs de la mission :

Selon Ad Gentes au N°19 « Quand l’assemblée des fidèles est déjà enracinée dans la vie sociale et modelée jusqu’à un certain point sur la culture locale, qu’elle jouit d’une certaine stabilité et fermeté, l’œuvre de la plantation de l’Eglise dans ce groupe humain déterminé atteint dans une certaine mesure son terme… N° 20. Pour que le zèle missionnaire commence à fleurir … il convient que les jeunes Eglises participent effectivement le plus tôt possible à la mission universelle de l’Eglise en envoyant, elles aussi, des missionnaires qui pourront annoncer l’Evangile par toute la terre, bien qu’elles souffrent d’une pénurie de clergé. La communion avec l’Eglise universelle sera d’une certaine manière consommée lorsque, elles aussi, elles participeront activement à l’action missionnaire auprès d’autres nations. »

3- Comment être missionnaire ?


Le C.E.C.insiste sur cette phrase du Notre Père : « Que ton Règne vienne » :
N° 2818 « Dans la prière du Seigneur, il s’agit principalement de la venue finale du Règne de Dieu par le retour du Christ (Tt 2, 13). Mais ce désir ne distrait pas l’Église de sa mission dans ce monde-ci, il l’y engage plutôt.  »

Il définit au N° 852 les chemins de la mission. « « L’Esprit Saint est le protagoniste de toute la mission ecclésiale ». C’est Lui qui conduit l’Église sur les chemins de la mission… Celle-ci « continue et développe au cours de l’histoire la mission du Christ lui-même… c’est donc par la même route qu’a suivi le Christ lui-même que, sous la poussée de l’Esprit du Christ, l’Église doit marcher, c’est-à-dire par la route de la pauvreté, de l’obéissance, du service et de l’immolation de soi jusqu’à la mort, dont il est sorti victorieux par sa résurrection » . C’est ainsi que «  le sang des martyrs est une semence de chrétiens » (Tertullien, apol. 50).
N° 853 Mais dans son pèlerinage l’Église fait aussi l’expérience de la « distance qui sépare le message qu’elle révèle et la faiblesse humaine de ceux auxquels cet Évangile est confié » (Gaudium et Spes N°43 ).
N°854 Par sa mission même « l’Église fait route avec toute l’humanité et partage le sort terrestre du monde ; elle est comme le ferment et, pour ainsi dire, l’âme de la société humaine appelée à être renouvelée dans le Christ et transformée en famille de Dieu » (Gaudium et Spes N°40). »

L’effort missionnaire exige donc la patience.

Le 7 avril 2013 dans son homélie à la basilique du Latran le pape François insistait sur cette patience à propos de l’incrédulité de St thomas : «  Et quelle est la réaction de Jésus ? La patience : Jésus n’abandonne pas Thomas l’entêté dans son incrédulité ; il lui donne le temps d’une semaine, il ne ferme pas la porte, il attend… Dieu est patient avec nous car il nous aime, et qui aime comprend, espère, fait confiance, n’abandonne pas, ne coupe pas les ponts, sait pardonner. Souvenons-nous de cela dans notre vie de chrétiens : Dieu nous attend toujours, même quand nous nous sommes éloignés !  »

Lors de la Vigile de la Pentecôte le 18 mai il a répondu à plusieurs questions, l’une portait sur la nouvelle évangélisation «  Comment pouvons-nous communiquer de façon efficace la foi aujourd’hui ? Je ne dirai que trois mots. Le premier : Jésus. Vous avez tous crié sur la place « François, François, le Pape François ! ». Mais Jésus où était-il ? Moi, j’aurais voulu que vous criiez : « Jésus, Jésus est le Seigneur, et il est au milieu de nous ! ». Dorénavant, plus de « François ! », mais « Jésus ! » ! Le deuxième mot est : la prière. Regarder le visage de Dieu, mais surtout — et cela est lié à ce que j’ai dit auparavant — se sentir regardés. Et le troisième : le témoignage. Jésus, prière — la prière, qui consiste à se laisser guider par Lui —, puis le témoignage.. : la communication de la foi ne peut se faire que par le témoignage, et cela c’est l’amour. Pas avec nos idées, mais avec l’Évangile vécu dans notre existence et que l’Esprit Saint fait vivre à l’intérieur de nous . »

C’est la parole de Jésus à Sainte Marguerite Marie :« Mon divin cœur est si passionné d´amour pour les hommes, et pour toi en particulier ..que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu´Il les répande par ton moyen  ». Le désir de Jésus c’est que nous accueillions son amour pour ensuite en déverser le trop-plein sur les femmes et les hommes de notre temps.

Accueillir l´amour de Jésus pour pouvoir en parler : Dans Mane Nobiscum Domine le Pape Jean Paul II écrivait : « La présence de Jésus dans le tabernacle doit constituer comme un pôle d’attraction pour un nombre toujours plus grand d’âmes pleines d’amour pour Lui et capables de rester longuement à écouter sa voix et à entendre presque les battements de son cœur. » (MND 18)

Si vraiment j’aime mon frère, alors j’ai envie de lui donner le meilleur, et le meilleur c’est Jésus, c’est l’amour de Dieu, c’est le Salut que nous avons reçu par Jésus-Christ, et c’est par amour que je vais évangéliser. Je ne vais pas évangéliser pour convaincre. Évangéliser, c’est aimer.

C´est par l´amour que nous évangéliserons et de trois façons : Jésus disait à Sœur Faustine " La prière - la parole - l´action. C´est ainsi que tu prouveras que tu m´aimes.  » (1936)

3.1. Nous sommes missionnaires par la prière


On a parfois tendance à opposer prière et action en considérant la prière comme une fuite éloignant des réalités du monde.

Dans une lettre à l´Evêque de Liége, Jean-Paul II écrivait : «  La proximité avec le christ dans le silence de la contemplation, n´éloigne pas de nos contemporains, mais, au contraire, elle nous rend attentifs et ouverts aux joies et aux détresses des hommes et elle élargit le cœur aux dimensions du monde. Elle nous rend solidaires de nos frères en humanité, particulièrement des plus petits, qui sont les bien-aimés du Seigneur. Par l´adoration, le chrétien contribue mystérieusement à la transformation radicale du monde. Toute personne qui prie le Sauveur entraîne à sa suite le monde entier et l´élève vers Dieu . » (Osservatore Romano 18.6.96)

Plus nous sommes proches de Jésus dans la prière, plus Il nous communique son regard d´amour sur les hommes.

C´est ce que vécut Ste Thérèse. Elle aimait tant Jésus qu´elle voulait parcourir toute la terre, comme elle le dit, ce désir « la torturait ». Un jour elle comprit que l´Eglise avait un cœur, la prière, que ce cœur était brûlant d´amour. Alors elle s’écria : « Dans le cœur de l´Eglise, ma Mère, je serai l´amour.. ainsi je serai tout, ainsi mon rêve sera réalisé. »

Nous vivons cela dans l´adoration. Nous nous unissons à Jésus présent dans l’Eucharistie, nous lui présentons le monde entier et avec lui, dans la prière, nous entrons partout : chez ceux qui nous sont proches, mais aussi chez ceux dont nous apprenons la détresse à la télévision, à l´autre bout du monde. Même si nous sommes immobilisés chez nous par la maladie, la vieillesse ou par de jeunes enfants, la prière nous permet de rejoindre tous ces hommes . Osons y croire !

Lors de la messe de samedi matin, 7 septembre 2013, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, le pape a rappelé que le centre de la vie du chrétien c’est Jésus. Le Christ, a rappelé le pape est le centre qui « régénère et constitue » les baptisés, il est « le centre ». «  S’il n’y a pas Jésus au centre, il y aura d’autres choses  », a averti le pape qui a déploré : «  nous rencontrons beaucoup de chrétiens sans le Christ, sans Jésus  ».

1) Ceux, a-t-il précisé qui « mettent leur foi, leur religion » dans les choses à faire  : « Ah, je dois le faire, je dois faire, je dois le faire ... ». Il demande : « Mais pourquoi faites-vous cela ?  » « Ah, je ne sais pas, mais vous devez le faire ». Le pape interrogeait : « Et Jésus, où est-il ? Un commandement est valable s’il vient de Jésus : Je fais cela parce que le Seigneur veut que je fasse cela. Mais depuis que je suis un chrétien sans le Christ, je fais cela et je ne sais pas pourquoi je dois faire ».

2) Le pape a aussi déploré l’attitude de ceux qui « ne cherchent que les dévotions  », tandis que « Jésus n’est pas là ». «  Si vos dévotions vous conduisent à Jésus, ce n’est pas grave. Mais si vous en restez là, quelque chose ne va pas ».

3) Le pape a aussi indiqué « un autre groupe de chrétiens sans le Christ » : «  ceux qui cherchent un peu les choses rares, un peu spéciales, qui remontent aux révélations privées  ». Il rappelait que «  la Révélation a pris fin avec le Nouveau Testament » et il mettait en garde ceux qui veulent aller « entendre de nouvelles choses ». Il les invitait au contraire « à reprendre l’Evangile », toujours nouveau.

Alors, s’est demandé le pape, «  quel est le signe qu’une personne est un chrétien avec le Christ ?  ». Il donne une règle « simple » : il n’y a de « valable » que « ce qui mène à Jésus », « ce qui vient de Jésus », puisque « Jésus est le centre  ». Et « si les choses ne conduisent pas à Jésus, c’est un peu dangereux  ».

Alors, « quel est le signe que je suis un chrétien avec Jésus ? ». Il est simple lui aussi : « c’est celui de l’aveugle-né qui s’agenouille devant Jésus pour l’adorer ».

Le pape a expliqué : «  Mais si vous n’arrivez pas à adorer Jésus, il vous manque quelque chose . Une règle, un signe. La règle est la suivante : je suis un bon chrétien, je suis sur le chemin d’un bon chrétien si je fais ce qui vient de Jésus et ce qui me conduit à Jésus, parce qu’Il est le centre. Le signe est la capacité d’adorer. Cette prière d’adoration devant le Seigneur Jésus nous faire comprendre que Lui seul est le Seigneur, le Seigneur est un . »

Jésus a besoin de chacun de nous personnellement. Ce n´est pas par hasard que nous sommes venus à ces rencontres de l´Ecole d´adoration. C´est Jésus qui nous y a appelés, c´est Lui qui nous a choisis « comme instruments pour attirer des cœurs à son amour  ». De tout temps Jésus a choisi des disciples pour être témoins de son amour, comme les disciples d´Emmaüs.
Jean Paul II disait que « l’intimité eucharistique, suscite chez tout chrétien l’urgence du témoignage et de l’évangélisation."(MND § 24)

Nous avons souvent l´impression que Dieu n´intéresse pas notre entourage. Pourtant il est certain que les hommes de notre temps recherchent Dieu même sans le savoir. Jean-Paul II définissait l´homme comme étant « l´être qui cherche Dieu ». Ces millions de jeunes qui accourent aux JMJ nous le prouvent. Dieu est si proche des hommes et ils ne le savent pas. Pourtant ils en connaissent tous quelque chose. Le jour de la fête du Sacré-Cœur l´Eglise fait lire la 1re lettre de St Jean qui dit : «  quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu . » (1 Jn 4,7)« La 1re encyclique de Benoît XVI parue le 25 janvier 2005, jour de la Conversion de St Paul, est intitulée : «  Dieu est Amour  ». Bien sûr Dieu est l´amour au sens le plus élevé. Mais chaque acte d´amour humain véritable reflète quelque chose du mystère de Dieu qui »est amour".

Si nous voulons parler de Dieu à nos contemporains, rejoignons-les dans le reflet qu´ils en connaissent au niveau humain, rejoignons-les par l´amour. Non pas l´amour possessif qui utilise l´autre pour sa propre jouissance, mais l’amour de don qui trouve sa joie à rendre l´autre heureux et qui a sa source en ce Dieu qui nous rend capables d´aimer.

Un de mes amis disait un jour : « Je prie, moi, tous les jours pour que le Seigneur me donne une occasion d’évangéliser chaque jour, et dit-il, je suis toujours exaucé ! » C’est peut-être pour ça que si peu de monde fait cette prière !
Il faut un grand désir, et le Seigneur va vous exaucer !

Première proposition spirituelle pour le mois à venir : Demandons au Seigneur chaque jour une occasion de témoigner de Son Amour.

3.2. Nous sommes missionnaires par les actes


Saint Jean disait :« Petits enfants, n´aimons ni de mots ni de langue, mais en actes et en vérité. »(1Jn 3,18) C’est dans la prière que nous allons trouver le désir de la mission et nous allons peu à peu offrir nos vies pour la mission.

Nous pouvons poser des actes de pénitence,
C.E.C. N° 1438, «  Les temps et les jours de pénitence au cours de l’année liturgique (le temps du carême, chaque vendredi en mémoire de la mort du Seigneur) sont des moments forts de la pratique pénitentielle de l’Église. »
Ad Gentes N° 38. « Il appartiendra à l’Evêque de faire lever dans son peuple, surtout parmi les infirmes et les affligés, des âmes qui offrent à Dieu, de tout leur cœur, pour l’évangélisation du monde, prières et œuvres de pénitence. »
La meilleure façon de parler de l´amour c’est le vivre en actes. Saint Paul exhortait les Romains à «  être vainqueur du mal par le bien  »(Rom 12,21). Benoît XVI expliquait aux jeunes à Cologne que cette victoire du bien sur le mal a son origine dans l´Eucharistie. Le Pape ajoute : « dans la communion Jésus est au-dedans de nous et nous sommes en lui. Sa dynamique nous pénètre, et à partir de nous, elle veut se propager aux autres et au monde entier. » (Sermon 21.8.05)

Qu’est-ce que cela signifie ? Que c´est déjà fait : L´amour a vaincu la mort et à chaque communion, la dynamique de cette victoire nous est transmise. Nous nous entraînons les uns les autres, c´est ce qu´ont fait les saints et nous sommes tous appelés à la sainteté ! Aujourd’hui c´est à nous de transmettre la dynamique de l´amour en vivant l´amour « en actes et en vérité ». Pas forcément par des actions spectaculaires, mais par tous ces actes d’amour discrets que notre entourage ne remarquera peut-être même pas.

Jean Paul II disait : «  l´Eucharistie est une manière d’être qui, de Jésus, passe chez le chrétien et, par le témoignage de ce dernier, vise à se répandre dans la société et la culture . »(MND 25) A chaque Eucharistie, Jésus me prouve son amour en se donnant à moi et en m´accueillant tel que je suis. Cette certitude donne au chrétien la dynamique pour se donner aux autres. «  Puiser  », faire le plein à la source de l´amour nous protège du « tarissement  ». C´est ce que faisait Pier Giorgio Frassati, ce jeune italien béatifié qui visitait les pauvres après la messe, en disant qu´il rendait l´amour qu´il avait reçu de Jésus dans l´Eucharistie.

Jean-Paul II écrivait dans « Entrez dans l´Espérance » : « Les jeunes sentent bien que leur vie n´aura de sens que dans la mesure où ils en feront le don gratuit à leur prochain. …  » (p 191) Non seulement le don de nous-mêmes donne un sens à notre vie, mais il nous rend heureux.

Mais souvent nous n´arrivons pas à nous oublier car notre besoin d´amour n´est pas comblé. Nous ne pourrons «  nous oublier  » que si régulièrement nous faisons le plein d´amour dans l´Eucharistie.

L´amour c´est très concret : Benoît XVI montrait aux jeunes la solitude des personnes âgées. Aimer le prochain, c´est prendre conscience de sa présence, c´est être attentif à ses vrais besoins, c´est l´écouter, le visiter. C’est aider un enfant à faire ses devoirs ou jouer avec lui plutôt que regarder la TV, c’est écouter pour la 20e fois l´histoire de grand-mère sans lui faire remarquer qu´on la connaît, c´est respecter nos collègues de travail, ne pas critiquer sans cesse les autres et le monde.

Les exemples abondent : Thérèse de Lisieux qui était très malade et qui marchait dans son cloître. On lui disait : « Mais, ma Sœur Thérèse, couchez-vous, vous êtes malade ! » Elle répondait : «  Je marche pour un missionnaire !  »
Est-ce que nous marchons pour nos missionnaires ?

Deuxième proposition spirituelle pour le mois à venir : Offrons nos difficultés, nos contrariétés, nous souffrances parfois pour un missionnaire que nous connaissons.

Lors de la Vigile de la Pentecôte le pape François déclarait : « Nous vivons une culture de l’affrontement, une culture de la fragmentation, une culture dans laquelle je jette ce qui ne me sert pas, la culture du déchet. Mais sur ce point, je vous invite à penser — et cela fait partie de la crise — aux personnes âgées, qui sont la sagesse d’un peuple, aux enfants … la culture du déchet !
Mais nous devons aller à la rencontre et nous devons créer avec notre foi une ‘culture de la rencontre’, une culture de l’amitié, une culture où nous trouvons des frères, où nous pouvons aussi parler avec ceux qui ne pensent pas comme nous, aussi avec ceux qui ont une autre foi, qui n’ont pas la même foi. Et un autre point est important : avec les pauvres. Si nous sortons de nous-mêmes, nous trouvons la pauvreté. Aujourd’hui — cela fait mal au cœur de le dire —, aujourd’hui, trouver un clochard mort de froid n’est pas une nouvelle. Aujourd’hui ce qui est une nouvelle est, peut-être, un scandale. Un scandale : ah, ça c’est une nouvelle ! Aujourd’hui, penser que tant d’enfants n’ont pas à manger n’est pas une nouvelle. Cela est grave, cela est grave ! Nous ne pouvons pas rester tranquille ! Enfin … les choses sont ainsi. Nous ne pouvons pas devenir des chrétiens amidonnés, des chrétiens de salon, des chrétiens trop bien élevés, qui parlent de choses théologiques alors qu’ils prennent le thé, tranquilles. Non ! Nous devons devenir des chrétiens courageux et aller chercher ceux qui sont précisément la chair du Christ, ceux qui sont la chair du Christ !

Quand j’allais confesser dans le diocèse précédent, certaines personnes venaient et je posais toujours cette question :
“ Mais donnez-vous l’aumône ? ”
“ Oui, père !”.
“ Ah, c’est bien, c’est bien !”. Et j’en posais deux de plus :
“ Dites-moi, quand vous donnez l’aumône, regardez-vous dans les yeux celui ou celle à qui vous donnez l’aumône ? ”
“ Eh bien je ne sais pas, je ne m’en suis pas rendu compte ”.
Deuxième question : “ Et quand vous donnez l’aumône, touchez-vous la main de celui à qui vous donnez l’aumône, ou lui jetez-vous la monnaie ?
”.

C.E.C. N° 2044 «  La fidélité des baptisés est une condition primordiale pour l’annonce de l’Evangile et pour la mission de l’Église dans le monde. … « Le témoignage de la vie chrétienne et les œuvres accomplies … sont puissants pour attirer les hommes à la foi et à Dieu ».
N°2204 «  La famille chrétienne constitue une révélation et une réalisation spécifiques de la communion ecclésiale ; pour cette raison, … elle doit être désignée comme une église domestique » La famille chrétienne est évangélisatrice et missionnaire.

Ad Gentes insiste au chapitre 2 sur l’importance du témoignage de la vie et du dialogue comme Présence de la charité :
N°12. « La présence des chrétiens dans les groupements humains doit être animée de cette charité dont nous a aimés Dieu, qui veut que nous aussi nous nous aimions mutuellement de la même charité (I Jn 4, 11). La charité chrétienne s’étend véritablement à tous les hommes, sans aucune distinction de race, de condition sociale ou de religion ; elle n’attend aucun profit ni aucune reconnaissance.  »

3.3. Nous sommes missionnaires par les paroles

La parole est une autre façon d’être missionnaire. Sœur Faustine demandait à Jésus de lui donner des paroles de pardon et de réconfort. Notre parole peut encourager, consoler, dire une gentillesse qui va éclairer la journée de la personne croisée. Remercions pour un service, pour un travail bien fait, encourageons par des mots d´espérance l´enfant qui apporte une mauvaise note, téléphonons à la grand-mère qui vit seule.

Mais nous sommes aussi appelés à pratiquer la miséricorde en offrant aux gens la Parole de Dieu car Dieu « a mis dans le cœur de l’homme la « faim » de sa Parole (Amos 8,11)" et si nous ne la lui donnons pas, l´homme se fabriquera sa propre religion. Benoît XVI disait à Cologne que cette « religion bricolée est commode, mais dans les moments de crise elle nous abandonne à nous-mêmes ». Et il encourageait les jeunes : « Qui a découvert le Christ se doit de conduire les autres vers Lui. On ne peut garder pour soi une grande joie. Il faut la transmettre. Nous aussi, cherchons à le connaître toujours mieux ….C´est pourquoi il est si important d´aimer la Sainte Ecriture.  » (Sermon 21.8.05)
Dans son tweet du 6 juillet 2013 le pape François écrivait : « Dans la prière, le Seigneur nous parle par les Saintes Ecritures. Apprenons à rester en silence devant Lui, en méditant l’Evangile. »

Si nous désirons témoigner, l´Esprit Saint nous rend attentifs aux occasions d´annoncer. La Parole, nous donne les mots à dire et le courage de le faire.

A la Maman qui vous confie ses soucis avec un enfant, vous direz peut-être : « Je vais prier pour lui, car personnellement j´ai déjà fait plusieurs fois l’expérience de l´aide de Dieu. » Si la maman vous dit simplement merci et change de sujet, n´insistez pas. Mais si elle vous pose des questions sur votre foi, n´hésitez pas en parler tout simplement. C´est pareil avec des collègues de travail, des voisins, des amis. L´Esprit Saint nous donnera peut-être des idées. Osons suivre ces motions intérieures.

Il ne s´agit pas de convaincre à tout prix nos interlocuteurs. Il s´agit de les écouter vraiment, en les respectant, de demander à Jésus et à l´Esprit de nous donner la phrase qu’il faut pour consoler, encourager, exhorter ou éclairer. _ Soyons discrets mais disponibles si la personne veut aller plus loin.

Il y a une technique que l’on peut appliquer. Elle porte le nom de “ Technique Feu Rouge, Feu Vert ”. Pourquoi ?

Vous connaissez peut être l’histoire de cet homme qui s’était converti et qui, tout feu- tout flamme, à son bureau, chaque fois qu’il rencontrait quelqu’un il se mettait à parler de Jésus. Au bout d’une semaine il partageait dans son groupe de prière : « … Mais il n’y a plus personne qui veut me parler à mon bureau ; dès que quelqu’un me voit dans le corridor, il file par une porte de côté ! Et je me demande pourquoi ? je viens pourtant de me convertir, je suis plein du feu du Seigneur et tout le monde me fuit !  »

On a pu expliquer bien gentiment à cet homme plein de zèle qu’il ne fallait pas arrêter le zèle, surtout pas, mais du zèle, s’il en faut, il faut aussi du discernement.

Et la technique du “feu Rouge - feu Vert” pour venir à notre secours :

Vous rentrez de vacances, vous arrivez à votre bureau, la personne qui travaille avec vous vous dit :
— « Où es-tu allé en vacances ? »
— « Je suis allé à Paray-le-Monial. »
— « Ah bon, il me semble qu’il y a une église romane à Paray-le-Monial ? »
— « Oui, tu as raison, et puis tu sais, en plus il y avait plein de monde et on a eu des célébrations dans cette église, magnifiques ! »
— « Oh moi, tu sais, les bondieuseries ça ne me dit rien… »
Feu Rouge ! il ne faut pas dire : « Mais si, c’est fantastique les bondieuseries ! »
Feu Rouge ! Si vous voulez une contravention vous passez !
Vous voulez respecter l’autre ? … Vous stoppez : « Après je suis allé aussi sur la côte d’Azur… »

La personne avec qui vous avez parlé, qu’est-ce qu’elle va retenir de cette conversation ? Elle va retenir que vous êtes chrétien puisque vous êtes allé à Paray-le-Monial et que vous aimez les belles liturgies.
Quelque temps plus tard, cette personne a une difficulté, eh bien !, il est possible qu’elle vienne vous trouver en disant : « Tiens est-ce que tu n’es pas chrétien ?  »
Feu Vert ! «  Oui ! » « Écoute, voilà ce qui se passe… Est-ce que tu ne pourrais pas prier pour moi ?  » Feu Vert !

À ce moment-là, vous pouvez avancer et quand le feu sera rouge, vous arrêterez et jamais la personne n’aura l’impression que vous lui forcez la main, que vous voulez la convaincre ou l’obliger. Elle va au contraire se dire : «  C’est tout de même quelqu’un qui a beaucoup de respect de l’autre : je vois que c’est quelqu’un qui est vraiment chrétien !  »

Troisième proposition spirituelle : je décide de mettre en place quand je témoigne du Seigneur une attitude de respect de l’autre, feu rouge, feu vert.

Saint Pierre affirme : «  soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en vous .  » (1 P 3,15)

Le Catéchisme affirme que «  l´Esprit Saint prépare le cœur des hommes par sa grâce pour les attirer vers le Christ.  » (N°737).

Appuyons-nous sur cette certitude et osons rendre compte de notre espérance.

Une autre chose très importante pour ce type d’évangélisation, c’est la joie ! il y a un proverbe chinois qui dit : « si tu ne sais pas sourire, n’ouvre pas un magasin ».
À fortiori si tu ne sais pas sourire ne te mets pas à évangéliser :
(dit sur un ton d’enterrement ) «  Je vais vous annoncer une grande nouvelle, Jésus est vivant et il vous aime, il a changé ma vie et je suis profondément heureux, très profondément heureux… » Qui va le croire ?

Mais si vous êtes joyeux, si votre joie est visible alors vous allez évangéliser. Souvenez-vous de cette terrible parole de Nietzsche : « Si les chrétiens étaient plus joyeux je serais chrétien.  » Quel pavé dans notre jardin ! « Soyez toujours joyeux, priez sans cesse, en tout temps soyez dans l’action de grâce… » Si vous êtes comme ça vous allez évangéliser sans le savoir.

C’était Saint François de Sales qui disait : « Un saint triste est un triste saint.  » L’humour est une qualité des saints. D’abord il faut savoir rire de soi-même : si tu sais rire de toi-même, tu n’as pas fini de rigoler ! Il faut avoir beaucoup d’humour pour évangéliser.

Un témoignage parmi des centaines d’autres, c’est au cours d’une évangélisation devant Notre Dame de Paris, un groupe de jeunes beurs entre. Le dur à cuire du groupe s’adresse à un des jeunes chrétiens. Il lui dit : « Moi, ce que je veux, c’est un monde nouveau… » On conduit le groupe devant le Saint Sacrement. Le jeune prend une parole de Dieu qui était proposée dans une corbeille. Elle disait : « Voici que je fais des cieux nouveaux et une terre nouvelle…  » Il n’en revient pas ! « Tu as parlé de mon désir à Dieu ? », demande-t-il au jeune. Et il est resté plus d’un quart d’heure en adoration devant le Saint Sacrement.

Ad Gentes N°13. «  Partout où Dieu ouvre un champ libre à la prédication pour proclamer le mystère du Christ (Col. 4, 3), on doit annoncer (I Cor. 9, 15 ; Rom. 10, 14) à tous les hommes (Mc 16, 15) avec assurance et persévérance... »

En même temps témoigner exige de notre part de nous former, c’est une part importante du chapitre 2 d’ Ad Gentes.

L’Eglise doit aussi utiliser tous les moyens modernes de communications pour annoncer le Christ, ce qu’explique le Décret sur les Moyens de communication sociale promulgué le 4 décembre 1963 au N°3 : « l’Eglise catholique estime qu’il est de son devoir, d’une part, d’employer les instruments de communication sociale pour annoncer le message du salut et, d’autre part, d’enseigner aux hommes le bon usage de ces moyens. .. il revient principalement aux laïcs d’animer de valeurs chrétiennes et humaines ces moyens, afin qu’ils répondent pleinement à la grande attente de l’humanité et au dessein de Dieu.  » Pensez par exemple aux radios et Tv chrétiennes comme RCF ou KTO.

Conclusion

Gaudium et Spes N°45 « Qu’elle aide le monde ou qu’elle reçoive de lui, l’Église tend vers un but unique : que vienne le règne de Dieu et que s’établisse le salut du genre humain. D’ailleurs, tout le bien que le Peuple de Dieu, au temps de son pèlerinage terrestre, peut procurer à la famille humaine, découle de cette réalité que l’Église est «  le sacrement universel du salut » manifestant et actualisant tout à la fois le mystère de l’amour de Dieu pour l’homme. ..Le Seigneur est le terme de l’histoire humaine, le point vers lequel convergent les désirs de l’histoire et de la civilisation, le centre du genre humain, la joie de tous les cœurs et la plénitude de leurs aspirations .. qui correspond pleinement à son dessein d’amour :« ramener toutes choses sous un seul chef, le Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. »Ep 1, 10

Demandons au Seigneur, dans la prière d’aimer toujours plus. Plus nous aimerons, plus nous évangéliserons… Et plus nous serons des saints et notre monde, aujourd’hui a besoin de saints. Ça ne suffit pas qu’il y ait Mère Teresa, Jean Vanier et d’autres… Nous tous ici sommes appelés à être des saints ; et si, vraiment, nous répondons à cet appel, on peut vous garantir que notre monde va changer. Lénine qui avait fait ses études dans un petit séminaire et savait de quoi il parlait disait : « S’il y avait eu 7 saint François d’Assise en Russie, la révolution aurait été impossible. »

Par notre sainteté, évangélisons le monde et bâtissons la civilisation de l’amour !

Lors de la Vigile de la Pentecôte le pape François « n’oubliez pas : il ne faut pas une Église fermée, mais une Église qui va à l’extérieur, qui va vers les périphéries de l’existence. Que le Seigneur nous guide là-bas. Merci.

Apocalypse 22 « 17 L’Esprit et l’Epouse disent : « Viens ! » Que celui qui entend dise : « Viens ! » Et que l’homme assoiffé s’approche, que l’homme de désir reçoive l’eau de la vie, gratuitement.  » Amen !

Prions

Ad Gentes N°42. Les Pères du Concile, en union avec le Pontife Romain, sentant très profondément le devoir d’étendre partout le Règne de Dieu, saluent avec toute leur affection tous les prédicateurs de l’Evangile, ceux surtout qui pour le nom du Christ souffrent la persécution, et s’associent à leurs souffrances.
Ils sont enflammés eux aussi du même amour dont le Christ a brûlé pour les hommes. Conscients que c’est Dieu qui fait que son Règne arrive sur la terre, ils répandent leurs prières avec tous les chrétiens pour que, par l’intercession de la Vierge Marie, Reine des Apôtres, les nations soient amenées le plus tôt possible à la connaissance de la vérité (1 Tim. 2, 4), et que la gloire de Dieu qui resplendit sur la face du Christ commence à luire pour tous par le Saint-Esprit
(2 Cor. 4, 6).

Reprenons la prière de Sœur Faustine, apôtre du Cœur de Jésus au 20e siècle :

«  Seigneur Jésus, transforme-moi toute en ta Miséricorde !
Fais que mes yeux soient miséricordieux, pour que jamais je ne juge selon les apparences et ne soupçonne personne, mais que je voie, dans toutes les âmes, ce qu´elles ont de beau et qu´à toutes je sois secourable.
Fais que mes oreilles soient miséricordieuses, toujours attentives aux besoins de mes frères et jamais fermées à leur appel.
Fais que ma langue soit miséricordieuse pour que jamais je ne dise du mal de personne, mais que pour tous j´aie des paroles de pardon et de réconfort.
Fais que mes mains soient miséricordieuses et pleines de charité, afin que je prenne sur moi tout ce qui est dur et pénible pour alléger ainsi les fardeaux des autres.
Fais que mes pieds soient miséricordieux et toujours prêts à courir au secours du prochain, malgré ma fatigue et mon épuisement. Que je me repose en servant !
Fais que mon cœur soit miséricordieux et ouvert à toute souffrance. Je ne le fermerai à personne et moi-même je m´enfermerai dans le cœur de Jésus
 » (1937)

Accueillons aussi la question que nous adressait le Pape François le 14 avril en la Basilique St Paul : l’Évangile doit être annoncé et témoigné. Chacun de nous devrait se demander : Comment moi, je témoigne du Christ par ma foi ? Ai-je le courage de Pierre et des autres apôtres de penser, de choisir et de vivre en chrétien, dans l’obéissance à Dieu ?

ADORATION : Pape François 14 avril Basilique St Paul :

Le pape François, dans son style si concret qui nous devient familier, le 14 avril 2013, posait cette question : «  Que veut dire alors adorer Dieu ? Cela signifie apprendre à rester avec Lui, à nous arrêter pour dialoguer avec Lui, en sentant que Sa présence est la plus vraie, la meilleure, la plus importante de toutes… Adorer le Seigneur veut dire affirmer, croire que Lui seul guide vraiment notre vie …. »

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