3-Topo n°2 : La Parole de Dieu et la Révélation divine, semence de foi

mardi 27 novembre 2012
par  Daniel Giacobi
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INTRODUCTION :

Bonsoir à tous, merci encore à la Paroisse de Tréguier de nous accueillir dans cette Chapelle Saint Augustin. Le mois dernier nous avions contemplé la façon dont le concile Vatican II était un don de l’Esprit Saint à l’Eglise de notre temps.

Mais trop souvent on a voulu, dans une lecture hâtive et partielle, sinon partiale, des textes conciliaires en faire une RUPTURE conforme aux évolutions de l’époque, Vatican II serait à l’Eglise ce que 1968 fut à la société française. Or tous les textes conciliaires disent le contraire et insiste sur la CONTINUITE dans laquelle s’inscrit le concile Vatican II. Un des textes les plus marquants sur ce point est la constitution dogmatique DEI VERBUM sur la Parole de Dieu et la Révélation divine promulguée le 18 novembre 1965 par le pape Paul VI. Une première mouture proposée par les dicastères (= les ministères) romains avait été proposée sous une forme très traditionnelle mais elle fut repoussée par les Pères conciliaires qui adoptèrent un texte profondément différent, seulement lors de la 8e session du Concile qui en compta 10.

Dans «  Porta Fidei » Benoît XVI souligne que la Parole de Dieu accueillie avec foi nous permet de franchir la « Porte de la Foi » :
1. « La porte de la foi » (cf. Ac 14, 27) qui introduit à la vie de communion avec Dieu et permet l’entrée dans son Église est toujours ouverte pour nous. Il est possible de franchir ce seuil quand la Parole de Dieu est annoncée et que le cœur se laisse modeler par la grâce qui transforme. Traverser cette porte implique de s’engager sur ce chemin qui dure toute la vie. »
Et au N°3 « Nous devons retrouver le goût de nous nourrir de la Parole de Dieu, transmise par l’Église de façon fidèle »

4 points de DEI VERBUM peuvent éclairer notre vie spirituelle

1.0. La Révélation divine comme la Parole de Dieu sont des dons de l’Esprit Saint :


Au N°2 : « Il a plu a Dieu, dans sa bonté et sa sagesse, de se révéler lui-même et de faire connaître le mystère de sa volonté : par le Christ, Verbe fait chair, les hommes ont, dans le Saint-Esprit, accès auprès du Père, et deviennent participants de la nature divine. Ainsi par cette révélation, provenant de l’immensité de sa charité, Dieu, qui est invisible, s’adresse aux hommes comme à des amis, et converse avec eux pour les inviter à entrer en communion avec lui et les recevoir en cette communion. »

Pensez à l’Icône de la Trinité de Roublev, vous voyez cette place restée libre, devant, par la grâce de l’Esprit, le Seigneur nous invite à sa table, comme des amis pour parler à notre cœur. Cela paraît fou mais cela est !

Au N°7  : « les Apôtres qui, dans leur prédication orale,…ont transmis … ce qu’ils avaient appris sous la suggestion du Saint-Esprit ; …sous l’inspiration du même Esprit Saint, (ils) ont consigné par écrit le message du salut. » et au N°8 :“ Cette Tradition qui vient des Apôtres se développe dans l’Eglise sous l’assistance du Saint-Esprit.“
Cette place de l’Esprit Saint dans la réception de la Parole de Dieu est reprise au N°18 et 21 : « Les Écritures, nous communiquent, de façon immuable, la parole de Dieu lui-même, et dans les paroles des Prophètes et des Apôtres font retentir à nos oreilles la voix du Saint-Esprit. Il faut donc que la prédication ecclésiastique tout entière, tout comme la religion chrétienne elle-même, soit nourrie et guidée par la Sainte Ecriture. »
On le perçoit bien, c’est l’Esprit Saint qui nous ouvre la route de la prière.

Aussi, petit moyen spirituel concret, soyons attentifs chaque fois que nous entendons ou commençons à lire la Parole de Dieu, appelons l’Esprit Saint pour qu’Il nous y fasse entrer avec le Cœur.
Rappelez-vous la phrase que dit le prêtre à la fin de chaque Evangile : « Acclamons la Parole de Dieu » nous répondons : « Louange à Toi, Seigneur Jésus !  » c’est à dire que nous acclamons le Christ vivant parmi nous.


2.0.Cette présence de l’Esprit Saint dans toute la vie de l’Eglise explique qu’il ne peut y avoir de RUPTURE dans l’histoire de l’Eglise, ce qui prime c’est la CONTINUITÉ.

Le concile Vatican II tout en faisant avancer l’Eglise et chaque catholique dans sa vie spirituelle n’est en aucune façon la prétendue rupture que certains ont voulu mettre en avant.

2.1.Dei Verbum débute ainsi au N°1 : « C’est pourquoi, marchant sur les pas du Concile de Trente (1545-1563) et du premier Concile du Vatican (1869-1870), le Concile se propose de présenter la doctrine authentique sur la révélation divine et sa transmission, pour que, grâce à cette proclamation du salut, le monde entier croie en écoutant, espère en croyant, aime en espérant… »
A plusieurs reprises le texte insiste sur la continuité de la Révélation depuis Jésus et les temps apostoliques.
Aux N°7 et 8  : « L’ordre du Christ a été fidèlement exécuté par les Apôtres qui, dans leur prédication orale, leurs exemples …ont transmis soit ce qu’ils avaient reçu de la bouche du Christ, de leurs relations intimes avec Lui, de ses œuvres, soit ce qu’ils avaient appris sous la suggestion du Saint-Esprit… » « Aussi la prédication apostolique, rapportée d’une façon spéciale dans les livres inspirés, devait-elle être conservée par une succession continuelle jusqu’à la fin des temps… Cette Tradition qui vient des Apôtres se développe dans l’Eglise sous l’assistance du Saint-Esprit… »

Voilà qui donne un relief, une consistance extraordinaire à notre prière, à notre méditation de la Parole de Dieu qui nous met en présence de la Trinité et de tous les hommes et les femmes de foi qui nous ont précédés, en présence de la louange de la Communion des Saints que nous fêtions il y a quelques jours.
Et au N°11 : « Les livres entiers tant de l’Ancien que du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, la Sainte Mère Eglise les tient, en vertu de la foi reçue des Apôtres, pour saints et canoniques, parce que, composés sous l’inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur, et ont été transmis comme tels à l’Eglise elle-même.  »

Ainsi, c’est progressivement que Dieu a voulu dans sa grande bonté se révéler aux hommes : au N°3 : « sans arrêt, Dieu montra sa sollicitude pour le genre humain afin de donner la vie éternelle à tous ceux qui par leur constance dans le bien cherchent le salut. A l’époque qu’il avait marquée, il appela Abraham pour faire de lui un grand peuple ; après les Patriarches, c’est par Moïse et les Prophètes qu’il fit l’éducation de ce peuple, pour qu’on le reconnût, Lui, comme le seul Dieu vivant et vrai, comme le Père prévoyant et le juge juste, et pour qu’on attendît le Sauveur promis ; c’est ainsi qu’à travers les siècles il prépara la route à l’Evangile.  »

2.2.On entend trop souvent les catholiques dire qu’ils ne comprennent rien à l’Ancien Testament, l’Année de la Foi peut nous permettre de creuser davantage la compréhension de l’ancien Testament.
Au N°15 Dei Verbum souligne que l’histoire du salut est inaugurée dans l’Ancien Testament : «  Le Dieu très aimant, envisageant et préparant avec soin le salut du genre humain tout entier, s’est choisi, selon un plan tout particulier, un peuple auquel il confierait ses promesses. » Le texte insiste aux N°15-16 sur l’importance de l’Ancien Testament pour les chrétiens : « L’économie de l’Ancien Testament était organisée par-dessus tout pour préparer la venue du Christ Rédempteur de tous et du Règne messianique, pour l’annoncer prophétiquement et la présager par diverses figures. »

Le texte nous rappelle donc l’unité des deux testaments : «  Dieu donc, inspirateur et auteur des livres des deux Testaments, s’y est pris si sagement que le Nouveau Testament était caché dans l’Ancien, et que l’Ancien devenait clair dans le Nouveau. Car bien que le Christ ait établi une nouvelle alliance en son sang, cependant les livres entiers de l’Ancien Testament utilisés dans la prédication évangélique acquièrent et présentent dans le Nouveau Testament leur signification complète, et réciproquement l’éclairent et l’expliquent. »

Demandons à l’Esprit Saint de nous faire entrer dans cette démarche.

2.3.Tout conduit à Jésus :
«  après avoir à maintes reprises, et sous diverses formes, parlé jadis par les Prophètes, Dieu, « en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par son Fils » (Hébreux 1, 1-2). Il a en effet envoyé son Fils, c’est-à-dire le Verbe éternel qui éclaire tous les hommes, pour habiter parmi les hommes et leur faire connaître les secrets de Dieu. Jésus-Christ donc, le Verbe fait chair, envoyé « comme homme aux hommes », parle les paroles de Dieu " et achève l’œuvre du salut que le Père lui a donnée à faire. L’économie chrétienne, du fait qu’elle est l’alliance nouvelle et définitive, ne passera donc jamais ; il n’y a plus à attendre de nouvelle révélation officielle avant l’apparition dans la gloire, de Notre-Seigneur Jésus-Christ.  »

N°7 « Aussi le Christ Seigneur, en qui toute la révélation du Dieu suprême reçoit son achèvement, ayant accompli lui-même et proclamé de sa propre bouche l’Evangile promis auparavant par les Prophètes, ordonna à ses Apôtres de le prêcher à tous comme la source de toute vérité salutaire …  »

AINSI au N°11 si « les livres entiers tant de l’Ancien que du Nouveau Testament …composés sous l’inspiration du Saint-Esprit…ont Dieu pour auteur et ont été transmis comme tels à l’Eglise… », dans un acte de confiance en l’homme Dieu « pour la rédaction des Livres saints, a choisi des hommes ; il les a employés en leur laissant l’usage de leurs facultés et de toutes leurs ressources, pour que, lui-même agissant en eux et par eux, ils transmettent par écrit, en auteurs véritables, tout ce qu’il voulait.  »

Contemplons avec émerveillement cette confiance que le Seigneur fait à chacun de nous. Nous comprenons aussi que ce qui est premier dans la Parole de Dieu c’est la rencontre avec l’Esprit Saint. Le Christianisme n’est pas une « religion du Livre », elle est une religion christocentrique, toute tournée vers Jésus fait homme, Jésus vivant et qui nous sauve personnellement.

Ainsi N°19. « De façon ferme et absolument constante, la sainte Mère Eglise a affirmé et affirme que les quatre Évangiles énumérés, dont elle atteste sans hésiter l’historicité, transmettent fidèlement ce que Jésus le Fils de Dieu, pendant qu’Il vivait parmi les hommes, a réellement fait et enseigné en vue de leur salut éternel, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel. »

Aussi : N°21. « L’Eglise a toujours témoigné son respect à l’égard des Ecritures, tout comme à l’égard du Corps du Seigneur lui-même, puisque, surtout dans la Sainte Liturgie, elle ne cesse, de la table de la Parole de Dieu comme de celle du Corps du Christ, de prendre le pain de vie et de le présenter aux fidèles. »

Jean Paul II dans sa lettre «  Au début du nouveau Millénaire » écrit :17. « La contemplation du visage du Christ ne peut que nous renvoyer à ce que la Sainte Écriture nous dit de Lui, … au point que saint Jérôme affirme avec vigueur : « L’ignorance des Écritures est l’ignorance du Christ lui-même  ».
Il ajoute : En restant ancrés dans l’Écriture, nous nous ouvrons à l’action de l’Esprit (cf. Jn 15,26), qui est à l’origine de ces écrits, et au témoignage des Apôtres (cf. ibid., 27), qui ont fait la vivante expérience du Christ, le Verbe de vie, qui l’ont vu de leurs yeux, entendu de leurs oreilles, touché de leurs mains (cf. 1 Jn 1,1). »

Autre démarche spirituelle concrète, demandons à l’Esprit Saint de nous donner ou redonner le goût de la Parole de Dieu, décidons de prendre un peu de temps chaque jour pour méditer avec amour un passage de la Parole de Dieu. Acceptons de nous laisser surprendre et convertir par le Seigneur.

2.4.Pourtant nous ne pourrons jamais épuiser l’Ecriture,

Vous le savez bien, dans un texte de l’Ecriture que l’on croit connaître, quand on le relit avec attention et avec Amour, en appelant l’Esprit Saint, il y a toujours un point, un aspect, une facette, comme ces diamants aux mille reflets, que l’on n’avait jamais perçus. C’est ce qu’on appelle la Tradition de l’Eglise.
C’est pourquoi l’Eglise encourage – et c’est la différence avec la Coran – les exégètes et les Biblistes à étudier la Parole de Dieu aux N°s 8 et 12 : « Cette Tradition qui vient des Apôtres se développe dans l’Eglise sous l’assistance du Saint-Esprit : grandit en effet la perception des choses et des paroles transmises, par la contemplation et l’étude qu’en font les croyants qui les gardent dans leur cœur, par la pénétration profonde des réalités spirituelles qu’ils expérimentent… L’Eglise, à mesure que se déroulent les siècles, tend toujours à la plénitude de la vérité divine, jusqu’à ce que les paroles de Dieu reçoivent en elle leur consommation. C’est … ainsi que Dieu, qui a parlé jadis, s’entretient sans arrêt avec l’Épouse de son Fils bien-aimé,l’Eglise et que l’Esprit-Saint, par qui la voix vivante de l’Évangile retentit dans l’Eglise et par l’Eglise dans le monde, introduit les croyants dans tout ce qui est vérité, et fait résider chez eux en abondance la parole du Christ…il faut entre autres choses être attentif « aux genres littéraires ». En effet la vérité est proposée et exprimée de manière différente dans les textes qui sont historiques à des titres divers, dans les textes prophétiques, les textes poétiques, ou les autres sortes de langage…Pour comprendre correctement ce que l’auteur sacré a voulu affirmer par écrit, il faut soigneusement prendre garde à ces façons de sentir, de dire ou de raconter, qui étaient habituelles dans le milieu et à l’époque… Il appartient aux exégètes de travailler selon ces règles pour comprendre et expliquer plus profondément le sens de l’Ecriture, pour que, par une étude qui l’aurait pour ainsi dire préparé à l’avance, le jugement de l’Eglise puisse mûrir."

3.0.Nous avons donc à poser UN ACTE DE FOI fondamental, ainsi l’Ecriture suscite Notre Foi.

Dans le Credo de Nicée nous disons notre foi en Jésus ressuscité «  conformément aux Écritures  » et en l’Esprit Saint qui «  a parlé par les Prophètes  ».
Rappelez-vous saint Jérôme qui affirme avec vigueur : «  L’ignorance des Écritures est l’ignorance du Christ lui-même  » ou dit autrement : «  ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ lui-même.  »

N°5 « A Dieu qui se révèle, il faut apporter « l’obéissance de la foi » dit saint Paul (Rom. 16, 26 ; coll. Rom. 1, 5 ; 2 Cor. 10, 5-6), foi par laquelle l’homme s’en remet tout entier librement à Dieu …en donnant de toute sa volonté son assentiment à la révélation qu’Il a faite. Pour apporter cette foi, l’homme a besoin de la grâce de Dieu qui fait les premières avances et qui l’aide, et du secours intérieur de l’Esprit Saint pour toucher son cœur et le tourner vers Dieu, pour ouvrir les yeux de son âme, et donner « à tous la joie profonde de consentir et de croire à la vérité ». »

N°10 Cet acte de Foi est aussi un acte de confiance et d’Amour envers l’Eglise qui est aujourd’hui si souvent critiquée et même bafouée comme le Christ en sa Passion car : « la charge d’interpréter authentiquement la parole de Dieu écrite ou transmise a été confiée au seul Magistère vivant de l’Eglise, dont l’autorité s’exerce au nom de Jésus-Christ. Ce Magistère n’est pas au-dessus de la parole de Dieu  ; il la sert, n’enseignant que ce qui a été transmis, puisque, en vertu de l’ordre divin et de l’assistance du Saint-Esprit, il écoute pieusement la parole, la garde religieusement, l’explique fidèlement, et puise dans cet unique dépôt de la foi tout ce qu’il nous propose à croire… »

En cette année de la Foi nous sommes appelés à retrouver le sens du sacré, le respect de la parole, c’est le sens profond de l’encensement de la Parole dans nos eucharisties, encenser la Parole, c’est encenser le Corps du Christ :
Aux N°s 13 & 21 : « Dans la Sainte Ecriture, se manifeste donc, la vérité et la sainteté de Dieu demeurant toujours intactes… Aussi L’Eglise a toujours témoigné son respect à l’égard des Écritures, tout comme à l’égard du Corps du Seigneur lui-même, puisque, surtout dans la Sainte Liturgie, elle ne cesse, de la table de la Parole de Dieu comme de celle du Corps du Christ, de prendre le pain de vie et de le présenter aux fidèles.  »

4.0.Par la Parole c’est Dieu qui parle à chacun :


C’est pourquoi la Parole de Dieu est cet extraordinaire lieu de rencontre, de dialogue. – Il ne s’agit pas, comme dans les religions orientales de cesser d’exister, d’accéder au non-être. - On sort toujours changé d’une lecture aimante et éclairée par l’Esprit Saint de la Parole de Dieu, elle reste un lieu majeur de conversion.
N°6 « Par la révélation divine, Dieu a voulu se manifester lui-même… »
N°21 « dans les Livres saints, le Père qui est aux cieux s’avance de façon très aimante à la rencontre de ses fils, engage conversation avec eux ; une si grande force, une si grande puissance se trouve dans la Parole de Dieu, qu’elle se présente comme le soutien et la vigueur de l’Eglise, et, pour les fils de l’Eglise, comme la solidité de la foi, la nourriture de l’âme, la source pure et intarissable de la vie spirituelle. »
Aussi N°22 « Il faut que l’accès à la Sainte Ecriture soit largement ouvert aux chrétiens. » et au N°25 « Aussi est-il nécessaire que tous les clercs, avant tout les prêtres du Christ et tous les autres qui, comme diacres ou catéchistes, s’appliquent de façon légitime au ministère de la parole, s’attachent aux Ecritures par une lecture assidue et une étude soigneuse.. » Et le conseil est pour nous.

AINSI nous sommes appelés à un effort d’étude, de formation afin de nourrir notre intelligence et notre raison qui viendront conforter notre foi.
Dans « Porta Fidei » Benoît XVI au N°15 nous exhorte avec force : « Parvenu désormais au terme de sa vie, l’Apôtre Paul demande à son disciple Timothée de « rechercher la foi » (2 Tm 2, 22) avec la même constance que lorsqu’il était jeune (cf. 2 Tm 3, 15). Entendons cette invitation adressée à chacun de nous, pour que personne ne devienne paresseux dans la foi. »

Dernier moyen concret de ce soir, ayons soin de noter sur notre carnet de l’Année de la Foi les Paroles de Dieu qui nous ont touchés.
Nous pouvons même en apprendre des passages par cœur

Mais comment accueillir cette Parole ?

Laissons-nous guider par ce verset du Deutéronome : « Puisses-tu écouter. Israël, garder et pratiquer ce qui te rendra heureux . » (Dt 6 3)

L’accueil de la Parole se vit donc en trois temps :

  1. écouter la Parole,
  2. garder de la Parole qui nous guérit
  3. mettre en pratique la Parole

«  Ecoute Israël ! Sh’ma Israël ! Ton Dieu est le seul Dieu. Ecoute . » (Deut 6 v 4)

Aussi il nous faut ouvrir la Bible à l’image de Jésus et des grands saints qui se sont parfois convertis en lisant la Parole : « On remit à Jésus le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il était écrit… » ( Lc 4 17)

  • Saint Antoine au hasard d’une lecture de l’Evangile prit pour lui ce conseil : « Va, vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres. »
  • Saint Augustin : « Je pris la Bible, l’ouvris et lus le premier passage où tombèrent mes yeux : « Ne vivez pas de la ripaille mais revêtez le Seigneur Jésus Christ ». Quand j’eus fini cette phrase, une lumière rassurante s’était répandue dans mon cœur, y dépassant toutes les ténèbres de l’incertitude.  »

Écoutons ce qu’en dit Benoît XVI dans « Porta Fidei » au N°7 :

«  Les croyants, atteste saint Augustin, « se fortifient en croyant  » . Le saint Évêque d’Hippone avait de bonnes raisons pour s’exprimer de cette façon. Comme nous le savons, sa vie fut une recherche continuelle de la beauté de la foi jusqu’à ce que son cœur trouve le repos en Dieu. Ses nombreux écrits, dans lesquels sont expliquées l’importance de croire et la vérité de la foi, demeurent jusqu’à nos jours comme un patrimoine de richesse inégalable et permettent encore à de nombreuses personnes en recherche de Dieu de trouver le juste parcours pour accéder à la « porte de la foi  ».

  • Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : « A l’oraison, mes désirs me faisant souffrir le martyre, j’ouvris les épîtres de saint Paul afin de chercher quelque réponse. Mes yeux tombèrent sur 1 Cor 13 : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je ne suis plus qu’airain qui sonne ou cymbale qui retentit. », l’hymne à la charité. Leur lecture me procura la paix sereine du navigateur apercevant le phare. »

Pour Benoît XVI, ce n’est qu’en vivant la Parole de Dieu que nous pouvons témoigner de Lui, dans «  Porta Fidei  » au N°6 : «  Le renouveau de l’Église passe aussi à travers le témoignage offert par la vie des croyants : par leur existence elle-même dans le monde les chrétiens sont en effet appelés à faire resplendir la Parole de vérité que le Seigneur Jésus nous a laissée…. Dans cette perspective, l’Année de la foi est une invitation à une conversion authentique et renouvelée au Seigneur, unique Sauveur du monde. »

Si nous sommes découragés, sans perspectives, la Parole de Dieu est un appui efficace.

Le prophète Jérémie clame au nom de Dieu : « Je sais, Moi, les desseins que j’ai pour vous, oracle de Yahvé, desseins de paix et non de malheur, car je vous donne un avenir et une espérance. » (Jer 29, 11)

Une adolescente de 14 ans, en graves difficultés scolaires, était habitée d’un profond désespoir sur son avenir. Un jour sa maman lui a lu ce texte de Jérémie. La jeune fille lui a demandé de l’écrire sur un papier qu’elle pourrait emmener à l’école pour le relire. Quelques temps après, l’adolescente avait trouvé quelques amies et ses notes ont commencé à remonter. La Parole n’a pas agi de façon magique. C’est Jésus et l´Esprit Saint qui sont venus visiter le cœur de cette enfant pour lui redonner l´espérance. La Parole a même fait deux guérisons d’un coup. La maman, en lisant cette phrase à sa fille, a compris qu’elle n´avait aucune espérance pour l´avenir de son enfant. Elle a réalisé qu’elles étaient dans la main de Dieu qui avait des plans de bonheur pour elles, malgré les difficultés. Cette certitude ne l’a plus quittée !

Ainsi la parole est une arme dans le combat spirituel, contre les forces du mal qui veulent nous détourner de la lumière, de l´espérance, de l´amour.

Prions
Père, merci pour Ta Parole Révélée, merci pour ton Fils Jésus, Verbe fait chair,
merci pour Ton Esprit Saint qui éclaire pour nous la Parole et nous fait entrer au Cœur du Mystère d’Amour de la Sainte Trinité.
Trinité Sainte, Gloire à Toi ! Trinité Sainte, Gloire à Toi !
Trinité Sainte, Gloire à Toi !
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