2- Topo n°1 :Le Concile Vatican II, fruit de l’Esprit Saint

mercredi 24 octobre 2012
par  Daniel Giacobi
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 Introduction

Bonsoir à tous, merci à la Paroisse de Tréguier de nous accueillir en cette chapelle saint Augustin.
Vous vous demandez peut être pourquoi proposer ces soirées ?
Elles veulent être d’abord un témoignage de reconnaissance à l’égard de notre pape Benoît XVI qui, dans la douceur enracine en notre époque l’héritage spirituel reçu de Jean Paul II et du Concile Vatican II ; c’est aussi un acte de foi dans le fait que cette proposition d’une ANNÉE DE LA FOI d’octobre 2012 à novembre 2013 est une inspiration de l’Esprit Saint pour que s’affermisse dans le témoignage et l’évangélisation l’Eglise catholique d’aujourd’hui. L’Esprit Saint nous invite à aller un peu plus vers le Christ. Non pas un grand personnage du passé, un grand moraliste ou philosophe qui aurait illuminé le monde lors de son passage il y a 2000 ans, mais Jésus ressuscité et vivant. C’est notre foi de chrétiens. Et depuis 2000 ans il redit à chaque chrétien et tout spécialement à chacun de nous ce soir :
«  Je suis la porte. Celui qui entrera par moi sera sauvé (Jn 10 9) ». «  Je Suis la « porte de la foi », Porta fidei.

  • Si les médias et le monde ont ébranlé nos convictions, C’EST POUR NOUS QU’EST L’ANNEE DE LA FOI !
  • Si nous croyons mais sans grande conviction, C’EST POUR NOUS QU’EST L’ANNEE DE LA FOI !
  • Si nous aspirons à croire mieux et si nous cherchons le visage du Seigneur, C’EST POUR NOUS QU’EST L’ANNEE DE LA FOI !

    Vous connaissez peut être l’histoire de Jacques Fesch (1930 – 1957) qui a été guillotiné à 27 ans en 1957, pour le meurtre d’un policier lors d’un cambriolage raté en région parisienne. Après le rejet du dernier recours en grâce, alors qu’il sait d’une manière certaine qu’il sera exécuté, il écrit chaque jour à sa fille de six ans un journal qui couvre les deux derniers mois de sa vie. « Ma petite fille chérie, Ceci est mon journal, tout mon bien que je te lègue à défaut d’autres biens que les pères ont coutume de donner à leurs enfants. Ce que j’ai, je te le donne pour que le jour où, devenue une femme, tu pourras par ces lignes suivre la vie de celui qui fut ton papa et qui n’a pas cessé de t’aimer un seul instant. (…) Si je peux réussir à te faire toucher ce que peut être la vie, la vraie vie, celle qui débute dans ce monde pour s’épanouir là où tout est lumière, si tu as pu pressentir la grandeur et le prix d’une âme et le peu d’intérêt de ce qu’on appelle ‘la réussite terrestre’, ces lignes ne seront pas vaines, et peut-être toi-même (…) tu puiseras dans cet exemple si près de toi la force de discerner de quel côté vient la lumière (…)

Il faut que je te raconte comment j’ai trouvé le Christ.
C’était dans ma cellule, il y a de ça bientôt trois ans. Malgré toutes les catastrophes qui s’étaient abattues sur ma tête depuis quelques mois, je restais athée convaincu et même j’essayais par amusement de convertir mon avocat à la négation de toute vie de l’esprit hors du corps. Je me souviens encore de mes puissants arguments intellectuels que j’avais glanés un peu partout, et qui me semblaient irréfutables. (…) Or ce soir là j’étais dans mon lit, les yeux ouverts, et je souffrais réellement pour la première fois de ma vie avec une intensité rare de ce qui m’avait été révélé concernant certaines choses de famille, et c’est alors qu’un cri jaillit de ma poitrine, un appel au secours : ‘‘Mon Dieu’’ et instantanément, comme un vent violent qui passe sans qu’on sache d’où il vient, l’Esprit du Seigneur me prit à la gorge. Ce n’est pas une image, on a réellement l’impression que la gorge se resserre ; et qu’un esprit rentre en soi, trop fort pour l’enveloppe qui le reçoit. C’est une impression de force infinie et de douceur qu’on ne pourrait supporter trop longtemps. Et à partir de ce moment là, j’ai cru, j’ai cru avec une conviction inébranlable, qui ne m’a pas quitté depuis. J’ai commencé à prier et à diriger mes pas vers le Seigneur, avec une volonté soutenue par des grâces toutes puissantes. Tout me semblait facilité, chaleur et lumière… Lorsque le Seigneur s’empare d’une âme, il ne le fait pas chichement, mais avec la profusion d’un grand seigneur. Il est impossible, pour celui qui a reçu cela de l’oublier à jamais
. »

Notre monde et certains jours, chacun de nous, ne sommes-nous pas comme Jacques Fesch, niant et contestant Dieu ? Dans sa lettre apostolique, justement intitulée Porta fidei, Benoît XVI écrit au N°2 : “Depuis le commencement de mon ministère comme Successeur de Pierre, j’ai rappelé l’exigence de redécouvrir le chemin de la foi pour mettre en lumière de façon toujours plus évidente la joie et l’enthousiasme renouvelé de la rencontre avec le Christ » (n. 2). Et il ajoute au N°9 : « Nous désirons que cette Année suscite en chaque croyant l’aspiration à confesser la foi en plénitude et avec une conviction renouvelée, avec confiance et espérance. Ce sera aussi une occasion propice pour intensifier la célébration de la foi dans la liturgie, et en particulier dans l’Eucharistie (…). En même temps, nous souhaitons que le témoignage de vie des croyants grandisse en crédibilité. Redécouvrir les contenus de la foi professée, célébrée, vécue et priée, et réfléchir sur l’acte lui-même par lequel on croit, est un engagement que chaque croyant doit faire sien  » (Pf 9).

Voilà un programme tout tracé  :

  1. confesser la foi en plénitude avec confiance et espérance, les topos des soirées essaieront de nous y aider ;
  2. célébrer et prier dans la liturgie, et en particulier dans l’Eucharistie, c’est pour cela que nous commencerons toute nos soirées dans la louange et qu’elles se termineront avec l’Adoration, sommet de nos soirées ;
  3. témoigner par notre vie de croyants, c’est pour cela que nous vous ferons des propositions concrètes dans la grâce de l’Emmanuel, Dieu avec nous, et que nous prendrons un temps de partage pour nous aider les uns les autres à ancrer cette Année de la Foi dans notre vie de chaque jour en y faisant une place plus grande à Dieu, Père, Fils et Saint Esprit.

Dans l’agitation de notre monde et de notre vie, il est peut être temps de faire une pause, comme nous y invite l’Evangile de St Luc :
« … le Seigneur…répondit : « Marthe, Marthe, tu te soucies et t’agites pour beaucoup de choses ; pourtant il en faut peu, une seule même. C’est Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée. »  »
Comme Marie de Béthanie, mettons-nous aux pieds du Seigneur.

Au N°5 de Porta Fidei Benoît XVI cite les mots du bienheureux Jean Paul II, «  Je sens plus que jamais le devoir d’indiquer le Concile comme la grande grâce dont l’Église a bénéficié au vingtième siècle : il nous offre une boussole fiable pour nous orienter sur le chemin du siècle qui commence  » (n. 5). Prenons tous notre boussole en main.

Et Benoît XVI ajoute au N°5 et 15 : « Dans cette perspective, l’Année de la foi est une invitation à une conversion authentique et renouvelée au Seigneur, unique Sauveur du monde. (n. 5)… puisse cette Année de la foi rendre toujours plus solide la relation avec le Christ Seigneur, puisque seulement en lui se trouve la certitude pour regarder vers l’avenir et la garantie d’un amour authentique et durable. (n. 15). »

A quelle belle aventure nous invite l’Esprit Saint et nous croyons qu’Il peut faire grand en nous pendant ce temps que nous lui offrons.

Imaginez un papa qui se promène en tenant son petit garçon par la main, ils sont heureux, joyeux d’être ensemble. Et puis le père s’arrête, pris un amour intense pour son fils, il le prend dans ses bras et le couvre de baisers en lui disant combien il l’aime.
Avant ce moment ils étaient contents d’être ensemble et le petit garçon se sentait aimé, mais par cette embrassade, cette effusion d’amour, il fait l’expérience tellement concrète de l’amour de son papa pour lui.
Jean Paul II, dans les derniers moments de sa vie répétait souvent cette formule : « laissez-vous saisir par l’étreinte du Père ».

Et c’est bien de ça qu’il s’agit dans cette Année de la Foi : se laisser saisir par l’étreinte du Père.

Mais commençons par le commencement :

 1. Ruah !

1.1. En Genèse 1 v 1 & 2 : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l’abîme, un vent de Dieu (ruah Elohim) tournoyait sur les eaux. »
L´Esprit Saint est présent dès le début de la Bible quand Dieu crée le ciel et la terre. Chaque fois que Dieu fait don de l´existence par sa Parole, l´Esprit Saint est présent. Au Credo nous disons : «  Je crois en l´Esprit Saint qui est Seigneur et qui donne la vie ». Toute chose créée reçoit vie par l´Esprit, particulièrement l´homme et la femme créés à l´image de Dieu.

1.2. Et à l’origine de Vatican II est l’Esprit. C’est lui qui inspire « le bon pape », comme on le surnommait, dont toute la personne exprimait la bonté, le bienheureux Jean XXIII. Il était venu sur nos terres bretonnes, quand en 1947 fut célébré le 6è centenaire de la Canonisation de St Yves, les cérémonies furent présidées par Monseigneur Angelo Roncalli, nonce apostolique à Paris, le futur pape Jean XXIII. Dans la bulle d’indiction du Concile du 25 décembre 1961 il écrit : « C’est pourquoi, obéissant à une voix venue de Notre cœur comme une inspiration surnaturelle, Nous avons pensé que les temps étaient mûrs pour donner à l’Eglise catholique et à toute la famille humaine un nouveau concile œcuménique…La joie avec laquelle les catholiques du monde ont accueilli son annonce, les prières incessantes de toute l’Eglise à cette intention, l’ardeur manifestée dans le travail de préparation ont confirmé abondamment Notre espérance.  »

On voit bien là l’action de l’Esprit Saint, Jean XXIII répond à une motion de l’Esprit qui se trouve ensuite confirmée. Et le pape avait demandé aux catholiques du monde entier de faire cette prière : «  Ô Esprit Saint envoyé par le Père au nom de Jésus, qui assistes l’Eglise de ta présence et la diriges infailliblement, daigne nous t’en prions, répandre la plénitude de tes dons sur l’Eglise universelle. Renouvelle en notre époque, comme en une nouvelle Pentecôte, tes merveilles. »

« Renouvelle en notre époque, comme en une nouvelle Pentecôte, tes merveilles. »

Dans le discours d’ouverture de la 2nde session du Concile, le 29 septembre 1963,Paul VI, qui a succédé à Jean XXIII le 21 juin de la même année, lui rend hommage en ces termes : « Par une inspiration divine,… par une décision indépendante de toute impulsion d’ordre humain et de toute contrainte imposée par les circonstances, mais comme par un pressentiment des desseins de Dieu …vous avez convoqué ce Concile pour ouvrir à l’Eglise des sentiers nouveaux et faire jaillir sur terre de nouvelles et fraîches sources de grâces qui étaient encore cachées.  »

Alors pourquoi s’étonner des manifestations de l’Esprit Saint en notre temps alors que des millions de catholiques ont prié pour cela ?
Dans son encyclique sur l’Esprit Saint, Dominum et vivificantem Jean Paul II (66) écrit : «  Spirituellement, l’évènement de la Pentecôte n’appartient pas seulement au passé : l’Eglise est toujours au Cénacle, qui reste présent dans son cœur. L’Eglise persévère dans la prière, comme les Apôtres, avec Marie, Mère du Christ.  »
C’est dans ce grand souffle de l’Esprit Saint que sont nés des milliers de groupes de prière comme à Brest en 1970 autour de Xavier et Brigitte Le Pichon et de nombreuses communautés nouvelles comme la Communauté de l’Emmanuel née à la suite d’un week end à Troussures, les 12 et 13 février 1972 auquel participait Pierre Goursat, le fondateur de la Communauté de l’Emmanuel. Tous ont vécu une expérience forte de l’Esprit Saint, «  l’effusion de l’Esprit, c’est à dire cet engagement … à suivre Jésus en se laissant conduire par l’Esprit Saint dans sa vie personnelle, et ce désir d’accueillir la force de ce même Esprit pour témoigner et évangéliser.  »
Dès le 19 mai 1975, recevant en audience, malgré les réticences de beaucoup de ses conseillers, 10 000 charismatiques à Saint Pierre, Paul VI déclare : «  Le Renouveau charismatique est une chance pour l’Eglise et pour le monde. L’Eglise et le monde ont besoin plus que jamais que le prodige de la Pentecôte se poursuive dans l’histoire . » Paul VI sortant dans une joie profonde de l’audience où il avait été longuement acclamé, dit à ses conseillers : « Vous voyez bien qu’ils ne m’ont pas mangé. » Pour le Renouveau catholique, il y eut un avant et un après Rome.
_ Jean Paul II n’a pas cessé d’encourager le Renouveau à s’enraciner dans l’Eglise «  en témoignant de la présence au monde de l’Esprit Saint . »
et Benoît XVI a renouvelé ces encouragements.

A l’aube du 21e siècle Jean Paul II nous lançait cet appel : « Duc in altum ! Avance au large , en eau profonde ! » Jésus nous dit comme à Matthieu «  SUIS- MOI ! »
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 2 – L’Esprit Saint à l’œuvre dans le monde.

2.1. Une religieuse me disait un jour : « Je ne sais pas comment parler de l’Esprit Saint aux enfants. » C’est vrai, ce n’est pas si simple, l’Esprit Saint est toute douceur, toute discrétion, il respecte d’une façon absolue notre liberté. C’est comme le sang qui circule sans bruit dans notre corps et y insuffle la vie. Contemplez en priant l’Icône de la Sainte Trinité de Roublev et en particulier l’ange qui est à droite, il est toute douceur, toute écoute.
Vous connaissez l’histoire d’Elie dans 1 Rois 19 v.12 :
« Il fut dit à Elie :« Sors et tiens-toi dans la montagne devant le Seigneur. »
Et voici que le Seigneur passa. Il y eut un grand ouragan, si fort qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, en avant du Seigneur, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ; et après le tremblement de terre un feu, mais le Seigneur n’était pas dans le feu ; et après le feu, le bruit d’une brise légère. Dès qu’Élie l’entendit, il se voila le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la grotte
. »

Cette Année de la Foi peut être un temps privilégié pour apprendre à se mettre à l’écoute du souffle de l’Esprit Saint, cela demande d’être attentifs, de savoir faire taire l’agitation ambiante qui souvent nous gagne intérieurement. Notre monde est agité, il semble ne pouvoir se passer d’un bruit de fond : regardez ces joggeurs qui courent parfois dans des paysages uniques avec leurs écouteurs sur la tête ou ces touristes scotchés à leurs portables alors qu’ils traversent des sites à vous couper le souffle. Jean Paul II dans sa lettre apostolique « Au début du nouveau Millénaire » écrivait au N°15 « Notre époque est une époque de mouvement continuel, qui va souvent jusqu’à l’activisme, risquant facilement de « faire pour faire ». Il nous faut résister à cette tentation, en cherchant à « être » avant de « faire  ».

2.2. C’est cette douceur et cette humilité qui ont guidé la démarche de Jean XXIII, dans sa bulle d’indiction datée de Noël 1961 il écrit : « La 1re annonce du Concile que Nous avons faite le 25 janvier 1959 fut comme une petite semence que nous avons déposée d’une main et d’un cœur tremblants.  » Et je crois que ce n’est pas simple formule de style. Nous sentons son humilité devant une œuvre qui vient de Dieu. Le 11 octobre 1962 dans le discours d’ouverture du Concile, il déclare que c’est « un motif de joie spirituelle  » et ajoute : «  Il nous semble nécessaire de dire Notre complet désaccord avec ces prophètes de malheur qui annoncent toujours des catastrophes… »

Et les Pères du Concile adressent ce message à l’humanité le 20 octobre :
« Sans doute nous n’avons ni moyens économiques, ni puissance terrestre, mais nous mettons notre espoir dans le force de l’Esprit que le Seigneur Jésus a promis à son Eglise. »

Paul VI y revient plusieurs fois, le 29 septembre 1963 : « N’ayons d’autre appui que la confiance née de la promesse de Jésus et qui rassure notre faiblesse irrémédiable : « Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.  » Matt 28 – 20. Et lors du discours de clôture le 7 décembre 1965 il souligne : « L’Eglise s’est recueillie pour retrouver en elle-même la Parole du Christ, vivante et opérante dans l’Esprit Saint, pour scruter plus à fond le mystère, c’est-à-dire le dessein et la présence de Dieu… le Concile s’est tenu, en l’honneur de Dieu, au nom du Christ et sous l’impulsion de l’Esprit Saint. Cet Esprit « qui pénètre toute chose », qui ne cesse d’animer l’Eglise « afin de nous faire connaître les dons de Dieu sur nous » (1 Cor., 2, 10-12), c’est lui qui donne à l’Eglise la vision à la fois profonde et totale de la vie et du monde. Non, l’Eglise n’a pas dévié, mais elle s’est tournée vers l’homme. L’Eglise se penche sur l’homme et sur la terre, mais c’est vers le royaume de Dieu que son élan la porte. »

2.3 En fait les 16 documents conciliaires que nous étudierons dans notre parcours les uns après les autres sont tous traversés par cette foi dans la Promesse de Jésus qui continue à faire Don de son Esprit Saint à l’Eglise, Corps du Christ par la grâce de l’Esprit. Le Catéchisme de l’Eglise catholique récapitule cette présence opérante de l’Esprit Saint dans l’Eglise : il rappelle comment Il interprète l’Ecriture, Jésus est conçu et rempli de l’Esprit ; l’Esprit donne la vie et édifie l’Eglise, corps du Christ, Il y actualise le mystère du Christ, Il est à l’œuvre dans la sainte liturgie et dans les sacrements, c’est par Lui que la pain et le vin deviennent Corps et Sang du Christ.
On entend souvent dire : « Moi, Jésus, c’est OK, l’Esprit Saint c’est OK mais l’Eglise je m’en passe très bien… c’est oublier un peu vite que Jésus, l’Esprit et l’Eglise, c’est tout un ! »

Enfin c’est Lui qui nous donne de vivre en chrétien par la Vie dans l’Esprit, elle représente plus de 350 paragraphes du Catéchisme qui évoque enfin comment l’Esprit Saint est source de la prière. Cette vie dans l’Esprit, si elle est accueil du don de Dieu, ne peut pourtant se passer de nos efforts pour chercher Dieu dans nos vies. C’est le Père Tardif, guéri d’une grave affection pulmonaire, auquel l’Esprit Saint avait accordé un grand charisme de guérison, qui racontait cette histoire à propos d’un prêtre haïtien qui avait fait une forte expérience de l’Esprit Saint « Tu sais père, avec l’Esprit Saint qui mettra dans mon cœur tout ce que j’aurais à dire à mes paroissiens, je n’aurais même plus besoin de préparer mes homélies. Et le Père Tardif, du tac au tac lui répond, « tu sais ce qu’il te dit l’Esprit Saint ? » « non… » répond l’autre, « Eh bien, Il te dit que tu es un paresseux ! »

Concrètement, nous allons vous demander d’investir, mais un investissement sûr, à l’abri des « escrocs », achetez d’abord un carnet. Vous aviez déjà la boussole, voilà maintenant le carnet de bord, vous y noterez pour vous mêmes et vous seuls la mise en application des petites décisions concrètes que nous vous proposerons.

2e investissement, qui vaut de l’or, vous l’avez peut être déjà dans votre coffre-fort, alors il faut le sortir, c’est le C.E.C. ,non pas celui qui sort du four, C.A.K.E., mais C.E.C., le Catéchisme de l’Eglise catholique. A chaque topo, nous vous indiquerons des N°s de paragraphes pour soutenir votre prière dans le mois à venir.

Mais nourrir notre intelligence ne peut suffire, nous essaierons aussi d’enraciner cette Année de la Foi dans notre quotidien, par des moyens spirituels concrets, ce soir nous vous en proposons trois :

  1. le matin, au saut du lit prenez 2 ou 3 minutes pour appeler l’Esprit Saint, par exemple par un chant, qu’Il vous guide et vous éclaire pendant tout ce jour, qu’Il vous assiste lorsque l’occasion de témoigner de votre foi se présentera… ;
  2. le soir, après avoir quitté les pantoufles et la robe de chambre, et avant de mettre le bonnet de nuit, demandez à l’Esprit Saint qu’Il vous aide à remettre ce jour ce qu’il y a eu de beau, parfois de plus difficile - , qu’Il vous aide peut être à poser un pardon. Seigneur Esprit Saint met tout cela dans le Cœur du Père par le mains du Fils et l’intercession de Sa Mère.
  3. Chaque fois que vous participez à une Eucharistie, soyez attentifs à tous ces moments où le prêtre invoque l’Esprit Saint pour vous unir dans un acte de louange et d’adoration à sa prière à l’Esprit.
    NOTEZ sur votre carnet ce qui vous a marqués.

Prions
Père, merci pour les choses merveilleuses que Ton Esprit Saint inspire en nos vies. Seigneur, nous te prions pour tous ceux qui ont entendu ou lu cet enseignement.
Certains ont soif de vivre de Ton Esprit, viens étancher leur soif.
D’autres sentent qu’ils n’en sont pas encore tout à fait là, Seigneur donne leur la soif de ton Esprit.
Nous te rendons grâce Seigneur car tu veux combler tout homme et toute femme, Tu veux étancher nos soifs de paix, de joie, d’Amour par le don gratuit de l’eau de la Vie qui coule du Cœur de Ton Fils, transpercé par Amour pour chacun de nous. .
Nous te demandons ton Esprit Saint au Nom de Jésus, qu’Il nous rende attentifs à toutes les occasions qu’Il nous offre dans notre vie quotidienne, à toutes les motions qu’Il nous inspire. Amen.
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