13 - Conclusion de l’école d’adoration

samedi 17 décembre 2011
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avec l’encyclique de Benoit XVI « Dieu est Amour  »

(les encadrés sont les citations)

Introduction

Nous voudrions faire avec vous une relecture de cette Ecole d’adoration à la lumière de la 1re Encyclique de Benoît XVI, « Dieu est Amour ».

1. La présence réelle de Jésus dans l’Eucharistie :

de la Première Lettre de saint Jean : « Nous avons reconnu et nous avons cru que l’amour de Dieu est parmi nous ». Nous avons cru à l’amour de Dieu : c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le choix fondamental de sa vie. À l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon … »
Benoît XVI, « Dieu est Amour  »

La lettre apostolique de Jean Paul II « Reste avec nous, Seigneur  » en 2004 est un peu son testament spirituel : « L’Année de l’Eucharistie – dit-il - naît de l’émerveillement de l’Église face à ce grand Mystère. Je ressens comme une grande grâce…de pouvoir inviter toute l’Église à contempler, à louer, à adorer de façon toute spéciale cet ineffable Sacrement…. » (MND, § 29)

Qu´est ce que l´ Eucharistie ?

Jésus disait à ses disciples : « Il n´y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.  » (Jn 15,13). A cette preuve d´amour il en ajoute une autre : leur rester présent sous l´aspect tout simple du pain et du vin. «  Voici que je suis avec vous pour toujours, jusqu´à la fin du monde  » (Mt 28,20) Jean Paul II écrit : « Qu’est-ce que Jésus pouvait faire de plus pour nous ? Dans l’Eucharistie, il montre vraiment un amour qui va « jusqu’au bout  » (cf. Jn 13, 1) » ( EE, § 11). Jésus est présent, il est là, il ne s´agit pas d´une idée mais d´une réalité car Il est vivant et ressuscité. » (Jn 6, 51). » (EE, § 14)

13. À cet acte d’offrande, Jésus a donné une présence durable par l’institution de l’Eucharistie au cours de la dernière Cène.
Benoît XVI, « Dieu est Amour  »

L´adoration eucharistique et la prière sont très personnelles, il n’y pas de « méthode » ni de technique à utiliser, c’est une attitude intérieure d’accueil. Jean-Paul II explique comment il vit l´adoration : « Il est bon de s’entretenir avec Lui et, penchés sur sa poitrine comme le disciple bien-aimé (cf. Jn 13, 25), d’être touchés par l’amour infini de son cœur. Bien des fois j’ai fait cette expérience et j’en ai reçu force, consolation et soutien !  »(EE§25) Il écrivait dans une lettre sur l’adoration en 1996 :« Sous les espèces du pain et du vin, c’est la foi et l’amour qui nous conduisent à reconnaître le Seigneur.. »

Dans le développement de cette rencontre, il apparaît clairement que l’amour n’est pas seulement un sentiment. Les sentiments vont et viennent. Le sentiment peut être une merveilleuse étincelle initiale, mais il n’est pas la totalité de l’amour.
Benoît XVI, « Dieu est Amour  »

En fait ce ne sont pas nos sentiments qui comptent : Il y a des jours où nous ressentons de l´amour pour Jésus et son amour pour nous ; nous pouvons nous en réjouir. Mais le plus souvent nous ne ressentons rien du tout ; parfois nous nous ennuyons. Ce n´est pas cela qui est déterminant.

Ce qui est important, c´est que Jésus soit là et que moi je sois là avec Lui, c´est l´acte de foi que je fais : Jésus, je crois que Tu es là !

2. Apprendre à prier avec Marthe et Marie

« Dans sa lettre du Carême 1996, Teresa de Calcutta écrivait à ses collaborateurs laïcs : « Nous avons besoin de ce lien intime avec Dieu dans notre vie quotidienne. Et comment pouvons-nous l’obtenir ? À travers la prière ». 37. Le moment est venu de réaffirmer l’importance de la prière face à l’activisme et au sécularisme »
Benoît XVI, « Dieu est Amour  »

Ecoutons encore ses paroles adressées à sa congrégation dans une sorte de testament spirituel :« Mes enfants très chers, Jésus veut que je vous dise encore combien il a d´amour pour chacun d´entre vous, au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Je m´inquiète de ce que certains d´entre vous n´aient pas encore vraiment rencontré Jésus seul à seul : vous et Jésus seulement…avez-vous perçu - avec les yeux de l´âme – avec quel amour il vous regarde ? Avez-vous vraiment fait connaissance avec Jésus vivant… ? Avez-vous entendu ses mots d´amour ? Demandez-en la grâce : …Vous lui manquez quand vous ne vous approchez pas de lui. Il a soif de vous. » (Extrait du testament spirituel de Mère Teresa, Il est vivant, N°Spécial Mère Teresa, p 26)

Cette proximité avec Jésus nous ne pouvons la trouver que dans la prière, le récit de Marthe et Marie en Luc 10 38-42 nous aide à trouver l’attitude juste, comme Marthe décidons de recevoir Jésus, décidons de prendre du temps pour l’accueillir . Il s’agit d’échapper à nos préoccupations quotidiennes pour confier à Jésus ce qui nous trouble, pour écouter ses paroles avec notre cœur et la volonté de les mettre en pratique.
Rappelez-vous de la prière de la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité ? « O mon Dieu, Que jamais je ne vous laisse seul dans mon âme, … tout adorante, tout livrée à votre action créatrice ." (CEC 260)

Cette prière peut bien sûr être une prière de demande.

3. La prière de demande

La volonté de Dieu n’est plus pour moi une volonté étrangère, que les commandements m’imposent de l’extérieur, mais elle est ma propre volonté, sur la base de l’expérience que, de fait, Dieu est plus intime à moi-même que je ne le suis à moi-même[10]. C’est alors que grandit l’abandon en Dieu et que Dieu devient notre joie (cf. Ps 72 [73], 23-28).Du reste, il ne nous empêche pas non plus de crier, comme Jésus en croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mt 27,46).
Benoît XVI, « Dieu est Amour  »

Nous avons médité sur l’aveugle Bartimée sur la route de Jéricho en Marc 10, 46-52.
Nous avons vu chez lui 8 attitudes éclairantes pour nous :

  1. Appeler Jésus
  2. Reconnaître la puissance de Jésus. Il crie : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »
  3. Ne pas se décourager, appeler encore.
  4. Entendre l´appel de Jésus  :« Jésus s´arrêta et dit : Appelez-le ! »
  5. Se lever avec espérance.
  6. Parler avec Jésus :« Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
  7. Rendre gloire à Dieu par ma prière de demande.
  8. Reconnaître que Jésus nous laisse libre  : La réponse de Jésus c´est : « Va, ta foi t´a sauvé. » Jésus ne lie pas Bartimée à Lui. Il lui dit : « Va ! » Il nous laisse libres et nous appelle à vivre dans la foi.

Même si Dieu ne nous exauce pas, croyons profondément que Dieu sait mieux que nous, ce qui est bien pour nous, surtout qu´Il nous aime et exaucera notre prière comme c´est le mieux pour nous – même s´il ne nous accorde pas exactement ce que nous lui avions demandé. Quand nous prions, Dieu nous supplie de Lui faire confiance comme Bartimée lui a fait confiance ; croire qu´Il sait ce qui est la meilleure chose pour nous.

Nous sommes sûrs que la prière de demande portera TOUJOURS du fruit si nous la vivons comme une rencontre avec Jésus et son Père.

Ainsi la prière nous ouvre à la louange.

4. Adoration, louange et action de grâce

« Mon âme exalte le Seigneur » – (Lc 1, 46). Marie exprime ainsi tout le programme de sa vie : ne pas se mettre elle-même au centre, mais faire place à Dieu, 9. Dieu est …le Dieu de tous les hommes… … Cela signifie que sa créature lui est chère, puisqu’elle a été voulue précisément par Lui-même.

Jean Paul II écrivait :«  L´Eucharistie est un lien entre le ciel et la terre. » (EE § 8) … nous nous unissons à la liturgie céleste , (Ap 7, 10). L’Eucharistie est vraiment un coin du ciel qui s’ouvre sur la terre ! (EE § 19)

Avons-nous retenu cela ? « L´eucharistie est un coin du ciel qui s´ouvre sur la terre !  » Avons-nous conscience à la messe, que le ciel s´ouvre au-dessus de la terre ? Alors louons pour tous ceux qui ne louent pas….

Comment pouvons-nous louer Dieu concrètement ?

A la messe notre louange c’est chanter et prier de tout notre cœur. C’est le sens de notre « Amen » en fin de prière eucharistique .
Louons pour la présence Dieu dans les toutes petites choses : « Merci Seigneur pour ce rayon de soleil, la pluie, le sourire de cet enfant ! »
Remercions même dans les difficultés. Disons au Seigneur que nous voulons lui faire confiance, les Psaumes peuvent nous y aider

Nous louons le Seigneur pour son amour miséricordieux.

5. L’Amour miséricordieux de Dieu

17. Dieu nous a aimés le premier, dit la Lettre de Jean (cf. 4, 10) … Dans l’histoire d’amour que la Bible nous raconte, Il vient à notre rencontre. Et de même, par la suite, dans l’histoire de l’Église, le Seigneur n’a jamais été absent : il vient toujours de nouveau à notre rencontre – par des hommes à travers lesquels il transparaît, ainsi que par sa Parole, dans les Sacrements, spécialement dans l’Eucharistie. L’amour est possible…
Benoît XVI, « Dieu est Amour  »

L´Eucharistie, elle rend présent le sacrifice de Jésus. Il est important que nous nous demandions pourquoi il était nécessaire. Jean Paul II l’explique : «  le monde, sorti des mains de Dieu créateur, retourne à lui après avoir été racheté par le Christ. » (EE § 8) Nous avons donc été rachetés.« De cette façon,-dit Jean Paul II -l’Eucharistie étend aux hommes d’aujourd’hui la réconciliation obtenue une fois pour toutes … » (EE § 12)

Pourtant il y a en nous la peur de Dieu « L´homme répondit :J´ai entendu ton pas, j´ai eu peur parce que je suis nu et je me suis caché. » (Gen 3, 6-11). Cette fausse image de Dieu, parfois venue de nos expériences d’enfance avec nos propres pères, entraîne chez les hommes le rejet de Dieu. Il devient à leurs yeux le méchant, celui qui punit, juge, envoie les catastrophes naturelles pour se venger, etc. Nous-mêmes connaissons cette angoisse diffuse, cette peur de l´avenir amplifiée par la situation économique actuelle, le terrorisme, les catastrophes naturelles terribles.

Mais au lieu de laisser l´homme dans ses peurs injustifiées, Dieu va tout faire pour le guérir de cette « fausse image  ». Sa réponse, c’est Jésus. Pensez au bon larron : Jésus pardonne au malfaiteur bien sûr, mais sa miséricorde le « revalorise  » et en fait le 1er saint officiellement canonisé !!

La miséricorde de Dieu révèle l’Amour personnel du Père.

6. L’Amour du Père

14. Une Eucharistie qui ne se traduit pas en une pratique concrète de l’amour est tronquée. ….15. L’amour de Dieu et l’amour du prochain se fondent : dans le plus petit, nous rencontrons Jésus lui-même et en Jésus nous rencontrons Dieu.
Benoît XVI, « Dieu est Amour  »

Essayons d’avoir toujours dans le cœur les 7 attitudes du Père à notre égard

  1. le Père nous aime,
  2. le Père est toujours avec nous,
  3. le Père ne nous abandonne pas ;
  4. le Père nous donne un avenir ;
  5. le Père nous console ;
  6. le Père nous fortifie et nous reconstruit non pas pour nous lier à lui, mais pour nous remettre sur pied.
  7. Enfin le Père nous pardonne.
    Jésus a dit un jour à Sœur Faustine : « Dis leur, ma fille, que je ne suis qu´amour et miséricorde. …Les grands pécheurs ont tout particulièrement droit à ma miséricorde. »

Adorons en essayant de regarder le Père avec les yeux de Jésus.

C’est l’Esprit Saint qui nous rend capable d’aimer comme le Père .

7. L’Esprit Saint qui est Seigneur et qui donne la vie

25 En effet, l’Esprit est la puissance intérieure qui met le cœur au diapason du cœur du Christ, et qui pousse à aimer nos frères comme Lui les a aimés quand il s’est penché pour leur laver les pieds …(Jn 13, 1 ; 15, 13).
Benoît XVI, « Dieu est Amour  »

Dans l´Ancien Testament l´Esprit de Dieu est décrit comme le « souffle  » de Dieu, un « souffle vital », surnaturel qui donne la vie. Mais c´est lors de son discours d´adieu aux disciples que Jésus révèle que l´Esprit Saint n´est pas seulement un souffle divin ou un don fait à une personne, mais qu´Il est une personne, qu´il est « la personne-don », « l´amour en personne  », une personne à aimer, comme nous aimons le Père et le Fils !

Si nous vivons avec l´Esprit Saint , Il nous renouvelle dans la prière ; Il nous nourrit par les sacrements ; nous conduit au quotidien et nous fortifie. Il est le doigt qui œuvre au nom du Père. Pensez à l´icône de la Trinité de Roublev. Relisons le Veni Creator, demandons à l´Esprit d´envahir notre être, d´irriguer notre âme, notre cœur, toutes nos facultés.

Accueillir l’Esprit Saint nous permet de vivre en présence de Dieu.

8. Vivre en présence de Dieu

17 - L’histoire d’amour entre Dieu et l’homme consiste justement dans le fait que cette communion de volonté grandit dans la communion de pensée et de sentiment, et ainsi notre vouloir et la volonté de Dieu coïncident toujours plus…Dieu est plus intime à moi-même que je ne le suis à moi-même. C’est alors que grandit l’abandon en Dieu et que Dieu devient notre joie (cf. Ps 72 [73], 23-28).
Benoît XVI, « Dieu est Amour  »

La plupart d´entre nous, nous étions des bébés lors de notre baptême. Devenus adultes l´Eglise nous demande : « Veux tu devenir saint, veux-tu devenir sainte  » ? C´est la question à laquelle on ne s´attend pas, elle nous fait un peu peur !! La sainteté dans notre tête c´est quelque chose réservée à des « génies de la sainteté  »(NMI § 31), inaccessible pour nous. Et puis nous n´avons pas envie de passer notre vie à faire des efforts, à renoncer à tout ce qui fait plaisir ! Ne voyons-nous pas la sainteté comme cela ?

Mais prions avec le Psaume 16  :« Je garde le Seigneur devant moi sans relâche, s´il est à mon côté, je suis inébranlable. En ta présence la joie est sans mesure, le bonheur ne finit pas. » (Ps 16, 8-11)
Le psaume nous donne la clé de la sainteté qui est aussi celle du bonheur. Quand l´Eglise me demande : « Veux-tu devenir saint ? », elle me demande : « Veux-tu vivre en présence de Dieu et connaître par là un bonheur qui ne finit pas ? » Ainsi vue la sainteté est plus attrayante, non ?

Pour vivre en présence de Dieu nous pouvons avoir 6 attitudes :

  1. Vivre cette présence en tout temps,
  2. Dieu présent en nous, nous aide à éviter le péché.
  3. Prier en travaillant : Un mystique Français du 17e siècle, le Frère Laurent de la Résurrection, cuisinier dans son Carmel « Mon Seigneur, travaillez avec moi, recevez mes œuvres et possédez toutes mes affections. Notre sainteté ne consiste pas à changer d´occupation, mais à faire pour Dieu ce qu´habituellement nous aurions fait pour nous-mêmes. »
  4. Dieu nous éclaire et nous guide.
  5. Dieu est présent en nos épreuves. Frère Laurent dit : « Prenez courage, offrez vos peines à Dieu, demandez-lui des forces pour les souffrir. »
  6. C’est aussi Agir avec Dieu, l’Emmanuel c’est Dieu avec nous.

Une façon de vivre en présence de Dieu, c’est vivre de Sa Parole.

9. La Parole de Dieu

41- Le Magnificat de Marie – portrait, pour ainsi dire, de son âme – est entièrement brodé de fils de l’Écriture Sainte, de fils tirés de la Parole de Dieu. On voit ainsi apparaître que, dans la Parole de Dieu, Marie est vraiment chez elle, elle en sort et elle y rentre avec un grand naturel. La Parole de Dieu devient sa parole, et sa parole naît de la Parole de Dieu. Étant profondément pénétrée par la Parole de Dieu, elle peut devenir la mère de la Parole incarnée.
Benoît XVI, « Dieu est Amour  »

Or, dit Saint Jean, « Dieu est amour », la Parole qui sort de sa bouche est une Parole d´amour. Cette Parole, c´est Jésus en qui Dieu EST sa Parole. « Par l´Esprit Saint, cette Parole a pris chair de la vierge Marie  » (Credo).

Croyons que « Dieu a mis dans le cœur de l´homme la faim de sa parole , » (MND 19) Même si nous ne ressentons pas cette faim, notre cœur a faim de la Parole de Dieu. Le prophète Amos écrivait : « Voici venir des jours, oracle de Yahvé, où j´enverrai la faim dans le pays, non pas une faim de pain, non pas une soif d´eau, mais d´entendre la Parole de Dieu. » (Amos 8, 11-12)

Reprenons pour nous aider les attitudes de Marie face à la Parole :
Son recueillement, le désir de savoir le contenu du message, l´écoute de ce message, la réflexion, la mise en pratique de la Parole et l´abandon à l´action de la Parole « qu´il me soit fait selon ta Parole ! »

Les paroles que nous avons accueillies,comment allons-nous les garder ?

  1. Pendant la prière, on peut répéter 1 ou 2 paroles qui nous ont touchés.
  2. On peut aussi apprendre certaines Paroles par cœur.
  3. Nous pouvons écrire les Paroles qui nous touchent dans un petit carnet réservé á cet usage. Ce carnet nous permettra de constater une sorte de « fil conducteur » sur la façon dont Dieu nous conduit par sa Parole. Ce sera un peu notre « Histoire Sainte » !
  4. On peut par l’imagination revivre des scènes d’Evangile, nous y placer.

Pour qu´elle porte du fruit, il s’agit de mettre la parole en pratique. Si je suis touché par une Parole sur le pardon, je demande à l´Esprit Saint de me montrer à qui je dois pardonner et de me faire prendre une décision.

**Comme pour la Parole, la Vierge Marie est notre modèle dans la vie.

10. Adorer avec Marie, la Mère de Jésus

42 La parole du Crucifié au disciple – à Jean, et à travers lui, à tous les disciples de Jésus : « Voici ta mère » (Jn 19, 27) – devient, au fil des générations, toujours nouvellement vraie. De fait, Marie est devenue Mère de tous les croyants.
Benoît XVI, « Dieu est Amour  »

Jean Paul II écrivait que « par sa vie toute entière Marie est une femme eucharistique  » et qu´elle peut « nous guider vers le très Saint Sacrement, car il existe entre elle et lui une relation profonde… (EE & 57) »
A chaque Eucharistie le prêtre répète : « Faites cela en mémoire de moi  » (Lc 22, 19). Ce mémorial rend présent «  tout ce que le Christ a souffert et a accompli au Golgotha, y compris le don qu´il nous y a fait de sa mère . (EE 6 57). Jean Paul II écrivait que Marie, enceinte de Jésus, était «  le premier tabernacle de l´histoire  » (EE § 55) et il expliquait qu´« il existe une analogie profonde entre le fiat de Marie et l´amen que chaque fidèle prononce quand il reçoit le corps du Seigneur.  » (EE § 55)

Demandons à Marie de nous apprendre à croire en la présence de son Fils Jésus, à le regarder avec amour, à lui parler en lui souriant.

Marie nous conduit au Cœur de Jésus, rappelez sa dernière parole dans l’Evangile :« Tout ce qu’Il vous dira, faites-le ! »

11. Le Cœur de Jésus et l’Eucharistie

Celui qui veut donner de l’amour doit lui aussi le recevoir comme un don. L’homme peut assurément, comme nous le dit le Seigneur, devenir source d’où sortent des fleuves d’eau vive (cf. Jn 7, 37-38). Mais pour devenir une telle source, il doit lui-même boire toujours à nouveau à la source première et originaire qui est Jésus Christ, du cœur transpercé duquel jaillit l’amour de Dieu (cf. Jn 19, 34)…Le regard tourné vers le côté ouvert du Christ, dont parle Jean (cf. 19, 37), comprend ce qui a été le point de départ de cette Encyclique : « Dieu est amour » (1 Jn 4, 8)… À partir de ce regard, le chrétien trouve la route pour vivre et pour aimer.
Benoît XVI, « Dieu est Amour  »


Le cœur est un symbole très riche. Il est le centre intime de l´homme, le lieu des sentiments et émotions, mais aussi au sens biblique le siège de la volonté, de la pensée et de la connaissance. C’est le lieu de la rencontre profonde entre deux personnes, mais aussi entre Dieu et l´homme. Saint Augustin disait : « Dieu est plus intime à moi-même que moi-même  ».

Le Cœur de Jésus nous appelle à l’humilité. Le Saint Curé d´Ars disait que « l´humilité est pour les vertus comme la chaîne du chapelet ; si la chaîne est brisée, les grains s´en vont ; si l´humilité cesse, toutes les vertus disparaissent.  » (Feu et Lumière No 241, p 6)

La soif ardente qu´il a de notre amour, Jésus l´a exprimée par son cri sur la croix : «  J´ai soif.  » (Jn 19, 28) C´est ce cri de Jésus que Mère Térésa a fait inscrire sur les murs de toutes ses maisons .

Dieu, le Tout-puissant, vient mendier notre amour . Thérèse de Lisieux l´a compris :«  Dieu n´a pas craint de mendier un peu d´eau à la Samaritaine. Il avait soif… Mais en disant : « donne-moi à boire », c´était l´amour de sa pauvre créature que le Créateur de l´univers réclamait. » (Lettre á Sœur Marie du Sacré Cœur).

Par la pratique de l´heure Sainte, « cette heure perdue dans le jardin des Oliviers par Pierre, Jacques et Jean et que l´Eglise ne cesse de rechercher pour réparer cette désertion et cette solitude de Jésus… » écrit Jean Paul II. Nous sommes tous appelés à venir tenir compagnie à Jésus au Jardin des Oliviers, à venir consoler son cœur, à venir réparer par notre amour toute l´indifférence dont il est l´objet.

Le désir du Cœur de Jésus, c’est que tout homme soit sauvé.

12 L’Eucharistie et la Mission

Ici apparaît l’interaction nécessaire entre amour de Dieu et amour du prochain, sur laquelle insiste tant la Première Lettre de Jean. Si le contact avec Dieu me fait complètement défaut dans ma vie, je ne peux jamais voir en l’autre que l’autre, et je ne réussis pas à reconnaître en lui l’image divine. Si par contre dans ma vie je néglige complètement l’attention à l’autre, désirant seulement être « pieux » et accomplir mes « devoirs religieux », alors même ma relation à Dieu se dessèche.
Benoît XVI, « Dieu est Amour  »

Ce n´est pas par hasard que nous sommes venus à ces rencontres de l´Ecole d´adoration. C´est Jésus qui nous y a appelés, c´est Lui qui nous a choisis par pure grâce « comme instruments pour attirer des cœurs à son amour ». De tout temps Jésus a choisi des disciples pour être témoins de son amour, comme par exemple les disciples d´Emmaüs.
Il est absolument certain que les hommes de notre temps recherchent Dieu, qu´ils ont soif de Lui, même sans le savoir. Jean-Paul II définissait l´homme comme étant « l´être qui cherche Dieu ».(Entrez dans l´Espérance EdE) Ces millions de jeunes qui accourent aux JMJ nous le prouvent.

C´est par l´amour que nous évangéliserons, et nous pouvons le faire de trois façons : Jésus disait à Sœur Faustine « l´action - la parole - la prière. C’est ainsi que tu prouveras que tu m’aimes  »(1936)

  1. Par l’action : pas forcément par de grandes actions spectaculaires mais par tous ces petits actes d´amour discrets que notre entourage ne remarquera peut-être même pas.
  2. Par la parole : Il s´agit d’écouter vraiment nos interlocuteurs en les respectant profondément, et de demander à Jésus et à l´Esprit Saint de nous montrer la petite phrase que nous pourrions dire pour consoler, encourager, exhorter ou éclairer. Soyons discrets mais disponibles.
  3. Par la prière, enfin : On a parfois tendance à opposer prière et action en considérant la prière comme une fuite éloignant des réalités du monde. Dans une lettre à l´Evêque de Liége, Jean-Paul II écrivait : « La proximité avec le christ dans le silence de la contemplation, n´éloigne pas de nos contemporains, mais, au contraire, elle nous rend attentifs et ouverts aux joies et aux détresses des hommes et elle élargit le cœur aux dimensions du monde. Toute personne qui prie le Sauveur entraîne à sa suite le monde entier et l´élève vers Dieu . » (Osservatore Romano 18.6.96)

Terminons en reprenant la belle prière par laquelle Benoît XVI achève et couronne son encyclique :

Marie, la Vierge, la Mère, nous montre ce qu’est l’amour et d’où il tire son origine, sa force toujours renouvelée. C’est à elle que nous confions l’Église, sa mission au service de l’Amour :
Sainte Marie, Mère de Dieu, tu as donné au monde la vraie lumière,
Jésus, ton fils – Fils de Dieu.
Tu t’es abandonnée complètement à l’appel de Dieu
et tu es devenue ainsi la source
de la bonté qui jaillit de Lui.
Montre-nous Jésus. Guide-nous vers Lui.
Enseigne-nous à Le connaître et à L’aimer,
afin que nous puissions, nous aussi,
devenir capables d’un amour vrai
et être sources d’eau vive
au milieu d’un monde assoiffé.
Benoît XVI, « Dieu est Amour  »

Nous voudrions pour finir vous lire un témoignage paru dans la revue « Il est vivant » il y a quelques années :

J’avais 21 ans. Je pensais bien que Dieu existait mais il était tellement loin… Loin de ma solitude, loin de ma soif d’aimer et d’être aimée, loin de ma recherche de beauté et de pureté ; loin de ma peur de ne pas « être à la hauteur », peur de vivre…Un Dieu « grand horloger », oui, mais il n’y avait pas de place dans son livre pour les gens médiocres, ou même ordinaires. Je ne « pratiquais » donc plus et luttais contre une profonde tristesse intérieure depuis quelques années C’est dans cet état d’esprit que je suis arrivée à Paray-le-Monial avec mon sac à dos, un peu par curiosité, un peu pour suivre des amis, et sans doute beaucoup par désir d’un « je ne sais quoi » que je pressentais. Pendant quatre jours, j’ai vu des gens qui semblaient heureux. Et tellement libres ! C’en était douloureux : ils semblaient tous amoureux et je me sentais si peu aimable, si ligotée par ma culpabilité, mes peurs. Je ne voyais rien, ne ressentais rien, à qui parlaient-ils ? Les organisateurs de la session insistaient beaucoup pour que nous allions prier la nuit devant le Saint-Sacrement. Mais Dieu m’ayant toujours fait la grâce d’un sommeil de bébé, je dormais sans complexe !
_ Pourtant la 4e nuit, je me réveillai vers trois heures du matin. Après une demie-heure de lutte contre ma flemme, je sortis de la tente et partis vers la basilique. Il y avait là dans la pénombre quelques personnes, une grande hostie, une vierge romane, un profond silence. Je m’assis par terre, fermai les yeux quelques instants. Je ne sais plus bien ce que j’ai pu dire. Mais soudain j’ai eu la certitude, l’évidence d’une présence lumineuse juste devant moi. Quelqu’un qui était extérieur à moi et dont la présence m’envahissait. Il « savait » tout de moi. Une parole intérieure toute simple est montée en moi : « Tu es ma bien-aimée. » Rien d’autre. Non, je n’étais pas condamnée. Non, il n’avait pas besoin de ma perfection pour m’aimer. Et il me donnait de l’aimer en retour.
Qui était-ce ? C’était Jésus. Je ne sais pas pourquoi je le savais, mais c’était tellement évident qu’aucun autre Nom ne me montait aux lèvres.
Je ne sais combien de temps cela a duré. Pas très longtemps sans doute, tout mon cœur craquait parce que je n’avais rien à lui offrir en échange de tant d’Amour et parce que je voyais distinctement à quel point je l’avais blessé par mon péché et par ma si longue absence.
17 ans après, je peux témoigner que je vis toujours des fruits de cette rencontre. Il est toujours là, l’Emmanuel, le bien-aimé ; quotidiennement dans ma vie de mère de famille. « Il voit tout, II sait tout et II m’aime. » Ni le temps, ni les épreuves de la vie, ni même mes faiblesses n’ont pu abimer cette joie, cette espérance et cette paix reçue. Elles sont intarissables parce que la source, c’est Jésus et qu’il est Dieu.

Témoignage tiré de la revue « Il est vivant » .

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