12 - Eucharistie et mission

mardi 22 novembre 2011
par  Daniel Giacobi
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  Introduction

Nous arrivons à notre 12e rencontre, cet enseignement est une sorte d´envoi en mission de chacun de nous, comme Jean-Paul II l´écrivait dans Mane Nobiscum Domine : « L´envoi à la fin de chaque messe constitue une consigne qui pousse le chrétien à s´engager pour la diffusion de l´Evangile et pour l´animation chrétienne de la société. » (§ 24). Comment vivre cet envoi en mission ?

 1. Accueillir l´amour de Jésus

La dernière fois nous méditions sur la parole de Jésus à Sainte Marguerite Marie :« Mon divin cœur est si passionné d´amour pour les hommes, et pour toi en particulier ..que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu´Il les répande par ton moyen  ».
Le désir de Jésus c’est que nous accueillions son amour pour ensuite en déverser le trop-plein sur les femmes et les hommes de notre temps. Accueillir l´amour de Jésus : voilà ce que nous avons essayé de vivre pendant ce parcours. Nous avons à persévérer avec confiance dans la prière, sûrs que Jésus nous aime, même si nous ne le ressentons pas. Suivons le conseil de Sainte Thérèse de l´Enfant Jésus : « Ne craignez pas de dire à Jésus que vous l´aimez, même sans le sentir. C´est le moyen de forcer Jésus à vous secourir et à vous porter comme un petit enfant. »

Ce que nous avons certainement tous expérimenté, ce sont ces instants, parfois courts, où Jésus s´est manifesté à nous en nous touchant par une parole, une pensée, un chant, un sourire. Ces instants où nous avons ressenti : Oui, c´est vrai, Jésus est vivant et Il m´aime. Disons : « Jésus, je crois en ton amour pour moi, même si je ne le ressens pas. »

Dans Mane Nobiscum Domine le Pape Jean Paul II écrivait : « La présence de Jésus dans le tabernacle doit constituer comme un pôle d’attraction pour un nombre toujours plus grand d’âmes pleines d’amour pour Lui et capables de rester longuement à écouter sa voix et à entendre presque les battements de son cœur . » (MND § 18)

Alors peut-être que nous « n´entendons pas les battements de son cœur », pourtant, si nous sommes ici, nous pouvons être sûrs que nous faisons partie de ces « âmes pleines d´amour pour Jésus », car c´est par nos actes de foi, par notre présence confiante et attentive devant le Saint-Sacrement ou chez nous dans la prière, que nous lui témoignons cet amour. Saint Jean disait : « Petits enfants, n´aimons ni de mots ni de langue, mais en actes et en vérité. »(1Jn 3,18)

 2. Partager son désir de répandre son amour sur les hommes

Aujourd’hui´hui, Jésus nous demande de faire un pas de plus. Rappelez-vous sa soif d´être aimé des hommes au Saint-Sacrement et comment cette soif le consume. Et il ne trouve personne pour répondre à cet amour. Jésus a besoin de chacun de nous personnellement. Ce n´est pas par hasard que nous sommes venus à ces rencontres de l´Ecole d´adoration. C´est Jésus qui nous y a appelés, c´est Lui qui nous a choisis « comme instruments pour attirer des cœurs à son amour  ». De tout temps Jésus a choisi des disciples pour être témoins de son amour, comme les disciples d´Emmaüs. Jean Paul II disait que « l’intimité eucharistique, suscite chez tout chrétien l’urgence du témoignage et de l’évangélisation ."(MND § 24)

Nous avons souvent l´impression que Dieu n´intéresse pas notre entourage. Pourtant il est certain que les hommes de notre temps recherchent Dieu même sans le savoir. Jean-Paul II définissait l´homme comme étant « l´être qui cherche Dieu ».(Entrez dans l´Espérance EdE) Ces millions de jeunes qui accourent aux JMJ nous le prouvent. Dieu est si proche des hommes et ils ne le savent pas. Pourtant ils en connaissent tous quelque chose. Le jour de la fête du Sacré-Cœur l´Eglise fait lire la 1re lettre de St Jean qui dit : «  quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. » (1 Jn 4,7)

Dans un film récent une 1re scène montre la salle d´arrivée d´un aéroport et des gens qui accueillent ceux qu´ils aiment. Et un homme commente en voix off : « Quand je suis déprimé par la situation politique mondiale, je vais à l´aéroport d´Heathrow au terminal d´arrivée. Généralement on dit que le monde est plein de haine et de convoitise mais ce n´est pas vrai. Au contraire, j´ai l´impression que nous sommes entourés d´amour. La plupart du temps cet amour n´est ni spectaculaire ni brillant, mais il est toujours là : l´amour des pères pour leurs fils, des mères pour leurs filles, des amoureux, des vieux amis… Quand les avions ont volé dans les tours du World Trade Center, il n´y a eu aucun message de haine ou de vengeance envoyés par les passagers sur leurs portables, mais seulement des messages d´amour. Si on y est attentif, on constatera que l´amour est partout. »
Cette voix dans le film, ne fait aucune référence à Dieu, et pourtant indirectement elle nous en dit quelque chose. La 1re encyclique de Benoît XVI parue le 25 janvier 2005, jour de la Conversion de St Paul, est intitulée : « Dieu est Amour ». Bien sûr Dieu est l´amour au sens le plus élevé. Mais chaque acte d´amour humain véritable reflète quelque chose du mystère de Dieu qui « est amour ». Si nous voulons parler de Dieu à nos contemporains, rejoignons-les dans le reflet qu´ils en connaissent au niveau humain, rejoignons-les par l´amour. Non pas l´amour possessif qui utilise l´autre pour sa propre jouissance, mais l´amour de don qui trouve sa joie à rendre l´autre heureux et qui a sa source en ce Dieu qui nous rend capables d´aimer. Chaque fois que nous aimons une personne « en actes et en vérité », nous lui reflétons un aspect de l´amour de Dieu.

Cette « urgence du témoignage et de l´évangélisation  », Jean-Luc Moens de la Communauté de l´Emmanuel, l´a expliqué dans un livre très concret intitulé : « Evangéliser, c´est aimer ! ». C´est par l´amour que nous évangéliserons et de trois façons : Jésus disait à Sœur Faustine " l´action - la parole - la prière. C´est ainsi que tu prouveras que tu m´aimes.  » (1936)

 3. Annoncer l´Evangile par l´amour vécu en « actes et en vérité »

Commençons par parler de l´amour en actes. Saint Paul exhortait les Romains à «  être vainqueur du mal par le bien  »(Rom 12,21). Benoît XVI expliquait aux jeunes à Cologne que cette victoire du bien sur le mal a son origine dans l´Eucharistie. « En faisant du pain son corps et du vin son sang, Jésus a anticipé sa mort, il l´a acceptée au plus profond de lui-même et l´a transformée en acte d´amour. » Comparaison étonnante : en Jésus, au centre intime de son être, l´amour a vaincu la haine et cette victoire de l´amour est comme une fission nucléaire qui provoque une réaction en chaîne. Le Pape ajoute : dans la communion Jésus est « au-dedans de nous et nous sommes en lui. Sa dynamique nous pénètre, et à partir de nous, elle veut se propager aux autres et au monde entier. » (Sermon 21.8.05)

Vous comprenez ? C´est déjà fait : L´amour a vaincu la mort et à chaque communion, la dynamique de cette victoire nous est transmise. Nous nous entraînons les uns les autres, c´est ce qu´ont fait les saints et nous sommes tous appelés à la sainteté !

Aujourd’hui c´est à nous de transmettre la dynamique de l´amour en vivant l´amour « en actes et en vérité  ». Pas forcément par des actions spectaculaires, mais par tous ces actes d´amour discrets que notre entourage ne remarquera peut-être même pas. Jean Paul II disait : « Eucharistie est une manière d’être qui, de Jésus, passe chez le chrétien et, par le témoignage de ce dernier, vise à se répandre dans la société et la culture. »(MND 25) A chaque Eucharistie, Jésus me prouve son amour en se donnant à moi et en m´accueillant tel que je suis.

Cette certitude donne au chrétien la dynamique pour se donner aux autres. « Puiser  », faire le plein à la source de l´amour nous protège du « tarissement  ». C´est ce que faisait Pier Giorgio Frassati, ce jeune italien béatifié qui visitait les pauvres après la messe, en disant qu´il rendait l´amour qu´il avait reçu de Jésus dans l´Eucharistie. Benoît XVI disait aux jeunes : «  Si nous pensons et si nous vivons dans la communion avec le Christ, alors nos yeux s´ouvriront. Alors nous ne nous contenterons plus de vivoter, préoccupés seulement de nous-mêmes, mais nous verrons où et comment nous sommes nécessaires. … »
Jean-Paul II écrivait dans "Entrez
dans l´Espérance" : « Les jeunes sentent bien que leur vie n´aura de sens que dans la mesure où ils en feront le don gratuit à leur prochain. …  » (p 191) Non seulement le don de nous-mêmes donne un sens à notre vie, mais il nous rend heureux. Ste Thérèse de l’enfant Jésus, la nuit de Noël, avait surmonté son chagrin pour faire plaisir à son Papa : « Je sentis la charité entrer dans mon cœur, le besoin de m´oublier pour faire plaisir et depuis lors je fus heureuse ! » S´oublier pour faire plaisir, c´est le secret du vrai bonheur. Mais souvent nous n´arrivons pas à nous oublier car notre besoin d´amour n´est pas comblé. Nous ne pourrons « nous oublier  » que si régulièrement nous faisons le plein d´amour dans l´Eucharistie.

Regardez la joie des volontaires aux JMJ, des sœurs de Mère Térésa, regardez votre joie quand vous rendez quelqu´un heureux… L´amour c´est très concret  : Benoît XVI montrait aux jeunes la solitude des personnes âgées. Aimer le prochain, c´est prendre conscience de sa présence, c´est être attentif à ses vrais besoins, c´est l´écouter, le visiter. C´est aider un enfant à faire ses devoirs ou jouer avec lui plutôt que regarder la TV, c´est écouter pour la 20e fois l´histoire de grand-mère sans lui faire remarquer qu´on la connaît, c´est respecter nos collègues de travail, ne pas critiquer sans cesse les autres et le monde.

Sœur Faustine faisait cette prière :

« Seigneur Jésus, transforme-moi toute en ta Miséricorde !
Fais que mes yeux soient miséricordieux, pour que jamais je ne juge selon les apparences et ne soupçonne personne, mais que je voie, dans toutes les âmes, ce qu´elles ont de beau et qu´à toutes je sois secourable.
Fais que mes oreilles soient miséricordieuses, toujours attentives aux besoins de mes frères et jamais fermées à leur appel.
Fais que ma langue soit miséricordieuse pour que jamais je ne dise du mal de personne, mais que pour tous j´aie des paroles de pardon et de réconfort.
Fais que mes mains soient miséricordieuses et pleines de charité, afin que je prenne sur moi tout ce qui est dur et pénible pour alléger ainsi les fardeaux des autres.
Fais que mes pieds soient miséricordieux et toujours prêts à courir au secours du prochain, malgré ma fatigue et mon épuisement. Que je me repose en servant !
Fais que mon cœur soit miséricordieux et ouvert à toute souffrance. Je ne le fermerai à personne et moi-même je m´enfermerai dans le cœur de Jésus… » (1937)

4. Evangéliser par l´annonce de la Parole de Dieu

La parole est donc la 2nde façon de pratiquer la miséricorde. Sœur Faustine demandait à Jésus de lui donner des paroles de pardon et de réconfort. Notre parole peut encourager, consoler, dire une gentillesse qui va éclairer la journée de la personne croisée. Remercions pour un service, pour un travail bien fait, encourageons par des mots d´espérance l´enfant qui apporte une mauvaise note, téléphonons à la grand-mère qui vit seule.

Mais nous sommes aussi appelés à pratiquer la miséricorde en offrant aux gens la Parole de Dieu car Dieu « a mis dans le cœur de l’homme la « faim » de sa Parole (Amos 8,11)"(MND § 19), et si nous ne la lui donnons pas, l´homme se fabriquera sa propre religion. Benoît XVI disait à Cologne que cette « religion bricolée est commode, mais dans les moments de crise elle nous abandonne à nous-mêmes  ». Et il encourageait les jeunes : « Qui a découvert le Christ se doit de conduire les autres vers Lui. On ne peut garder pour soi une grande joie. Il faut la transmettre. Nous aussi, cherchons à le connaître toujours mieux ….C´est pourquoi il est si important d´aimer la Sainte Ecriture.  » (Sermon 21.8.05)
Rappelez-vous l’exhortation de Jean-Paul II : « N´ayez pas peur ! ». « …entendre cette parole du Christ ressuscité … C´est une nécessité pour l´homme d´aujourd´hui qui… ne cesse pas d´avoir peur …  » face au chômage, au terrorisme, à la violence, aux catastrophes naturelles et aux épidémies. « Il faut que, -disait Jean Paul II - dans la conscience de chaque être humain, se fortifie la certitude qu´il existe quelqu´un qui tient dans ses mains le sort de ce monde qui passe, … et surtout la certitude que ce Quelqu´un est Amour, l´Amour fait homme… » (EdE p 321-322) Cette certitude ne pourra se fortifier que si des chrétiens en témoignent par leurs actes.

Si nous désirons témoigner, l´Esprit Saint nous rend attentifs aux occasions d´ annoncer La Parole, nous donne les mots à dire et le courage de le faire. A la Maman qui vous confie ses soucis avec un enfant, vous direz peut-être : « Je vais prier pour lui, car j´ai déjà fait plusieurs fois l´expérience de l´aide de Dieu. » Si la maman vous dit simplement merci et change de sujet, n´insistez pas. Mais si elle vous pose des questions sur votre foi, n´hésitez pas en parler tout simplement. C´est pareil avec des collègues de travail, des voisins, des amis. L´Esprit Saint nous donnera peut-être des idées. Osons suivre ces motions intérieures. Quand une idée vient de Lui, les portes s´ouvrent. Benoît XVI disait aux jeunes à Cologne : « Formez des Communautés fondées sur la foi ! » et ce n’est pas pour rien qu’Il nous appelle en 2012 à vivre une ANNEE DE LA FOI. Tout seul on n´ose peut-être pas évangéliser, mais à deux ou en paroisse, on se soutient et on s´encourage. Il ne s´agit pas de convaincre à tout prix nos interlocuteurs. Il s´agit de les écouter vraiment, en les respectant, de demander à Jésus et à l´Esprit de nous donner la phrase qu’il faut pour consoler, encourager, exhorter ou éclairer. Soyons discrets mais disponibles si la personne veut aller plus loin. Saint Pierre affirme : « soyez toujours prêts à rendre compte de l´espérance qui est en vous. » (1 Pe 3,15) _ Le Catéchisme affirme que « l´Esprit Saint prépare le cœur des hommes par sa grâce pour les attirer vers le Christ. » (737). Appuyons-nous sur cette certitude et osons rendre compte de notre espérance.

 5. Annoncer l´Evangile par la prière

Par la prière, enfin. On a parfois tendance à opposer prière et action en considérant la prière comme une fuite éloignant des réalités du monde. Dans une lettre à l´Evêque de Liége, Jean-Paul II écrivait : «  La proximité avec le christ dans le silence de la contemplation, n´éloigne pas de nos contemporains, mais, au contraire, elle nous rend attentifs et ouverts aux joies et aux détresses des hommes et elle élargit le cœur aux dimensions du monde. Elle nous rend solidaires de nos frères en humanité, particulièrement des plus petits, qui sont les bien-aimés du Seigneur. Par l´adoration, le chrétien contribue mystérieusement à la transformation radicale du monde. Toute personne qui prie le Sauveur entraîne à sa suite le monde entier et l´élève vers Dieu . » (Osservatore Romano 18.6.96)

Plus nous sommes proches de Jésus dans la prière, plus Il nous communique son regard d´amour sur les hommes. C´est ce que vécut Ste Thérèse. Elle aimait tant Jésus qu´elle voulait parcourir toute la terre, comme elle le dit, ce désir « la torturait  ». Un jour elle comprit que l´Eglise avait un cœur, la prière, que ce cœur était brûlant d´amour. Alors elle s’écria : « Dans le cœur de l´Eglise, ma Mère, je serai l´amour.. ainsi je serai tout, ainsi mon rêve sera réalisé.  » C´est ce que Jésus disait à Gabrielle Bossis « Quand tu ne peux pas pénétrer chez un malade ou chez un cœur : prie ! Ta prière entrera. » (Lui et moi, Tome III, 32)

Nous vivons cela dans l´adoration. Nous nous unissons à Jésus présent dans l´Eucharistie, nous lui présentons le monde entier et avec lui, dans la prière, nous entrons partout : chez ceux qui nous sont proches, mais aussi chez ceux dont nous apprenons la détresse à la télévision, à l´autre bout du monde. Même si nous sommes immobilisés chez nous par la maladie, la vieillesse ou par de jeunes enfants, la prière nous permet de rejoindre tous ces hommes . Osons y croire !

 6. Aides concrètes pour l´adoration eucharistique

Dans l’Adoration qui va débuter mettons-nous en présence de Jésus, racontons-lui notre journée, nos joies, nos soucis. Et puis contemplons-Le entrain de nous regarder. Jésus, est-ce que je crois vraiment que tu tiens le sort du monde dans tes mains ? Jésus, ce que j´ai vécu avec toi, est-ce que j´ai le désir de le faire partager à d´autres ?

Rappelons-nous notre dernière rencontre, comment Jésus souffre de voir le Père et Lui rejetés par les hommes. Saint François d´Assise pleurait : « L´Amour n´est pas aimé ! » et Saint Dominique gémissait : « Que vont devenir les pécheurs ?  » Dans l´adoration supplions le Dieu trinitaire de mettre dans nos cœurs ce double amour de Dieu et des hommes. Seul l’Esprit peut nous donner cet amour. Présentons-Lui concrètement les personnes de notre entourage, notre paroisse, le monde entier. Demandons-Lui de venir les visiter, de venir préparer leur cœur. Demandons à Jésus de nous rendre attentifs à toutes les occasions qui se présenteront à nous de prononcer son nom, de donner une Parole d´Espérance. Nous pouvons nous appuyer sur la promesse de Jésus : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu´à la fin du monde  ». (Mt 28,20) Le Pape Jean-Paul II disait que « au terme de chaque messe, tous doivent se sentir envoyés comme « missionnaires de l´Eucharistie  » pour diffuser dans tous les milieux le grand don reçu  ». (Message pour la Journée mondiale des missions avril 2004) et Benoît XVI disait aux jeunes du monde : « Allons de l´avant avec le Christ et vivons notre vie en vrais adorateurs de Dieu ! Amen  »

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Enseignement n° 12 : feuillet d’accompagnement

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