Prier à la manière du Carmel

mardi 16 août 2011
par  Père Luiz Chang sj
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Une rencontre avec « Celui dont on se sait aimé. »

« Dis-moi quel est ton amour, je te dirai quelle est ta prière ! »
(Ste Thérèse d’Avila)

La prière qui constitue la spécificité du Carmel et qui se retrouve dans toutes les vocations carmélitaines, c’est l’oraison. l’oraison est une rencontre intime avec Dieu. C’est là que nous nous laissons transformer par l’Amour pour féconder l’Église, et toutes ses œuvres.

Comment s’y disposer

Pour répondre à ces avances de Jésus, pour se livrer à l’action de son amour transformant, il n’est pas nécessaire d’être parfait. Le Seigneur nous acheminera lui-même à la perfection qu’il désire pour nous. L’oraison est ce temps de prière silencieuse, ce cœur à cœur avec Dieu. Pour Thérèse, la prière consiste essentiellement à « tenir compagnie » au Christ.

« L’oraison est un échange intime d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé. Nous pouvons par la pensée nous mettre en présence du Christ, nous embraser peu à peu du plus grand amour pour sa Sainte Humanité, lui tenir toujours compagnie, lui parler, lui recommander nos besoins, nous plaindre à lui dans nos peines, nous réjouir avec lui dans les consolations, nous garder de l’oubli dans la prospérité. »

Comment la commencer :

En se mettant en présence du Christ. Le connais-tu ? As-tu lu sa vie dans l’Évangile ? T’es-tu arrêté à certaines de ses attitudes ? Et ses paroles ont-elles retenu ton attention ?
Le Christ nous attend à l’intérieur, au cœur » : « Il parle au cœur quand c’est le cœur qui le prie. »

Attention : « Les âmes qui commencent à s’adonner à l’oraison sont celles qui tirent péniblement de l’eau du puits … c’est là un très grand travail »

Thérèse insiste que dans l’oraison nous méditons la vie de Jésus-Christ. « Représentez-vous auprès du Seigneur. Si vous vous habituez à le considérer près de vous, s’il voit que vous faites cela avec amour et que vous vous appliquez à lui plaire, vous ne pourrez plus vous en débarrasser. »

Elle parle d’expérience : « Pour moi, j’ai toujours beaucoup aimé les paroles de l’Évangile, qui m’ont toujours plus recueillie que les livres les mieux faits. »

« Je ne vous demande pas en ce moment de fixer votre pensée sur lui, ni de faire de nombreux raisonnements, ou de hautes et savantes considérations. Je ne vous demande qu’une chose : le regarder. »

Passer du temps avec lui est un trésor sans prix. Car le Christ est vivant et instruit celui qui le prie ; il le transforme et lui donne son amour. Ta prière devient « une étincelle de son véritable amour que le Seigneur commence à allumer dans l’âme. Ce recueillement et cette petite étincelle sont l’effet de l’Esprit de Dieu. »

« L’immense faveur que Dieu accorde à une âme, quand il l’incline à s’adonner généreusement à l’oraison. Malgré les fautes où tombe celui qui débute dans la voie de l’oraison, il ne doit jamais l’abandonner. L’oraison est le moyen qui lui servira à se relever. »

Je suis à Toi, Seigneur Jésus. Je suis vôtre ; pour vous je suis née, que voulez-vous faire de moi ? Souveraine Majesté, Éternelle Sagesse, Bonté qui vous répandez sur mon âme, Dieu, Souveraineté, Être unique, Miséricorde. Voyez combien est vil l’être qui aujourd’hui proclame votre amour en ces termes : Que voulez-vous de moi, Seigneur ? Je suis vôtre, puisque vous m’avez créée ; Vôtre, puisque vous m’avez rachetée ; Vôtre, puisque vous me supportez ; Vôtre, puisque vous m’avez appelée ; Vôtre, puisque vous m’avez attendue ; Vôtre, puisque je ne me suis pas perdue.

Que voulez-vous faire de moi ? Que commandez-vous donc, ô bon Maître, que fasse un si vil serviteur ? Quelle mission avez-vous donnée à ce pécheur esclave ? Vous me voyez à vos pieds, ô mon tendre Amour, Ô mon tendre Amour, vous me voyez à vos pieds ; que voulez-vous faire de moi ? Voici mon cœur : je le remets entre vos mains. Voici mon corps, ma vie et mon âme, mon amour et mon affection. Ô doux époux, ô ma Rédemption, puisqu’à vous je me suis consacrée, que voulez-vous faire de moi ? Donnez-moi la mort ou la vie, donnez-moi la santé ou la maladie, donnez-moi la gloire ou le mépris, donnez-moi les combats ou la paix parfaite, donnez à ma vie la faiblesse ou la force.

À tout je dis oui. Que voulez-vous faire de moi ? Donnez-moi les richesses ou la pauvreté ; donnez-moi des consolations ou des désolations ; donnez-moi de la joie ou de la tristesse ; donnez-moi l’enfer ou donnez-moi le ciel, ma douce vie, ô soleil sans nuage. Puisque je me suis remise à vous tout entière, Que voulez-vous faire de moi ? Si vous le voulez, donnez-moi l’oraison, sinon, donnez-moi les sécheresses. Si vous le voulez, donnez-moi l’abondance de vos biens, et la dévotion, sinon, la disette. Ô souveraine Majesté, là seulement je trouve la paix, que voulez-vous faire de moi ? Donnez-moi donc la sagesse, ou
si vous ne le voulez pas, par amour pour vous, j’accepte l’ignorance ; donnez-moi des années d’abondance, ou de famine et de disette ; donnez-moi les ténèbres ou la clarté du jour. Retournez-moi ici ou là. Que voulez-vous faire de moi ? Si vous me voulez dans la joie, par amour pour vous je veux me réjouir. Si vous me commandez des travaux, je veux mourir à la peine.

Dites-moi seulement : où, comment, et quand ? Parlez, ô doux Amour, parlez. Que voulez-vous faire de moi ?

Que rien ne te trouble. Que rien ne t’effraie. Tout passe. Dieu ne change pas. La patience tout obtient. Qui possède Dieu ne manque de rien. Dieu seul suffit.


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