6 - L’amour du père

vendredi 11 mars 2011
par  Daniel Giacobi
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 Introduction

La dernière fois, nous avons vu que Jésus était venu pour nous montrer par son sacrifice sur la croix jusqu´où va la miséricorde de son Père. Dans une lettre à l´évêque de Liège, Jean Paul II écrivait en 1996 :

« Quand nous contemplons Jésus présent au Saint-Sacrement, il se fait proche de nous et plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes…et, par l´Esprit, il nous ouvre l´accès au Père, Jésus disait à Philippe : „Qui m´a vu, a vu le Père“ (Jn 14,9) … En honorant le Saint-Sacrement c´est aussi une profonde action de grâce que nous faisons monter vers le Père…. établissant des relations d´une intimité particulière, qui nous permettent d´appeler Dieu de ce beau nom de Père. »
(Osservatore Romano 18.6.96)

Ce soir, avec l´aide de l´Esprit Saint, nous allons contempler comment « Jésus nous ouvre l´accès au Père ».

 1. Dieu est un Père

Au cours des trois années qu´ils ont passées avec Jésus, ses disciples l’ont vu souvent se retirer pour prier seul, la nuit ou tôt le matin. Ce qu´ils ont vu sur son visage a éveillé dans leur cœur le désir d´apprendre à prier .

Saint Luc raconte : « …Jésus était ….à prier, quand il eut cessé un de ses disciples lui dit : Seigneur, apprends-nous à prier. »(Lc 11,1) Dans Mathieu, Jésus donne ce conseil : « Quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret te le rendra. » (Mt 6,6)

Essayons de nous imaginer l´effet que ces paroles ont eu sur les apôtres. Ils savaient par les Psaumes et les prophètes que Dieu est « comme  » un père, dans le Psaume 103 : « Comme est la tendresse d´un père pour ses fils, tendre est le Seigneur pour qui le craint. » (Ps 103, 13), dans le prophète Osée : « J´étais pour eux comme les parents qui soulèvent un nourrisson tout contre leur joue. » (Os 11, 4)

Et Jésus leur dit : « prie ton Père qui est là ». Ton Père ! Dieu n´est pas seulement « comme  » un père, il « est  » Père. Bien plus, il est mon Père à moi ! Il est mon Papa, « Abba  », comme Jésus le nommait. C´était le nom le plus intime que l´on pouvait donner à son père en langue araméenne. Appliqué à Dieu, c´était un scandale pour les Juifs. Pourtant, c´est par ce nom que nous pouvons nommer Dieu !

Dieu est mon Père. voilà 4 mots qui peuvent transformer radicalement notre vie si nous apprenons à en vivre. Dieu est mon Père.

Avant d´aller plus loin, prenons bien conscience d´une chose :
Quand nous pensons à Dieu le Père, nous sommes influencés par notre propre expérience avec notre père de la terre. Peut-être avons-nous eu une bonne relation avec lui : il était là pour nous, nous pouvions lui parler, discuter de nos problèmes et il nous a encouragés… Nous pouvons alors facilement nous représenter positivement Dieu comme Père.

Mais peut-être que notre père était très sévère ou distant, ou faible de caractère. Peut-être était-il absent, soit parce que nos parents étaient divorcés, soit parce que notre père était décédé ou peu présent à cause de son travail. Certains ont été blessés profondément par leur père et ont une image négative de la paternité. ET tout cela nous le projetons sur Dieu et cela influence l´image personnelle que nous avons de Dieu comme Père.

  • Avoir une religion signifie « être relié » à quelqu´un. Dans la foi chrétienne nous ne sommes pas reliés à une idée, à une idéologie ou à une représentation diffuse d´un dieu lointain. Nous sommes reliés à la personne du Père, par le Fils, dans l´Esprit Saint. Il s´agit d´un lien existentiel de personne à personne, d´une relation de cœur à cœur.

Alors, si Dieu est mon père, qu´est-ce que j´attends le plus de lui en tant que Père  ? Pourquoi ces milliers de personnes venues à Rome pour l´enterrement de Jean Paul II ou qui vont aller à sa béatification le 1er mai prochain ? Tout homme, même inconsciemment, même s´il a refoulé ce désir à cause de ses expériences négatives, a en lui le désir profond d´avoir un père qui l´aime. La vie de Jean Paul II a répondu à ce désir. Des milliers de personnes, surtout des jeunes, ont fait l´expérience qu´ils étaient aimés par le Pape, qu’il était là pour eux, avec eux, qu´il a donné sa vie, sa souffrance après son attentat et sa maladie ensuite, par amour pour eux. Or le Pape Jean Paul II n´était qu´un reflet « du Père de qui toute paternité au ciel et sur la terre tire son nom. » (Eph 3,14) Un reflet magnifique certes, mais seulement un reflet. Combien plus Celui qui donne son nom à toute paternité peut-il combler notre soif d´être aimé !

Sainte Thérèse fin 19èmeS a redécouvert pour nous la tendresse de l´amour paternel de Dieu, elle avait eu la chance d´avoir un Papa exceptionnel, Louis Martin, qui sut l´aimer tendrement tout en étant ferme et exigeant. Le monde aujourd´hui, où les pères sont souvent absents, a eu la grâce d´avoir en Jean Paul II un modèle de père qui nous a reflété quelque chose de la paternité de Dieu. Comment s’exprime la paternité de Dieu ?

Reprenons-en 7 facettes comme un diamant qu’on examine et qui par sa beauté répond toujours à nos attentes, quelque soit le point de vue :

1.1. Le Père nous aime

1re attente  : Le désir le plus profond de l´homme, c´est d´être aimé. Nous voulons être précieux aux yeux de notre père, nous voulons qu´il nous remarque, nous estime, nous accueille tels que nous sommes. Dieu répond à ce désir par la bouche du prophète Isaïe :«  tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et je t´aime. Ne crains pas, car je suis avec toi. » (Is 43, 3-5) Ces mots, le Seigneur nous les dit chaque jour :« Tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et je t´aime. » Nous avons un tel prix qu’en son Fils bien-aimé, il s´est donné Lui-même, Il nous a donné Sa propre vie :« Dieu a tant aimé le monde qu´Il lui a donné son Fils unique » (Jn 3, 16)

Souvent nous pensons que les personnes qui nous entourent ne nous acceptent que si nous jouons un rôle ou portons un masque. N´est-ce pas notre désir profond que quelqu´un nous connaisse parfaitement et nous aime quand même ? C´est le cas avec Dieu, car c´est lui qui nous a créés, au Psaume 139 : « C´est toi qui m´a formé les reins, qui m´as tissé au ventre de ma mère. Je te rends grâce pour la merveille que je suis. » (Ps 139, 13-14) Dieu nous comprend sans que nous ayons besoin de tout lui expliquer : Le Psaume poursuit : « Seigneur, tu me sondes et me connais ; que je me lève ou m´assoie, tu le sais, tu perces de loin mes pensées. Mes chemins te sont tous familiers. La parole n´est pas encore sur ma langue, et voici, Seigneur, tu la sais tout entière.  » (Ps 139, 1-4) Nous pouvons demeurer en présence de notre Père sans parler, il connaît nos joies, nos soucis. Il sait ce qui nous fait mal, ce qui nous rend heureux. Il nous comprend.

1.2. Le Père est toujours avec nous

Venons-en à notre 2e attente, inséparable de la première : Nous voulons que ce Père qui nous aime soit près de nous. C´est ce que Jésus dit : « Quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret te le rendra »(Mt 6,6) : notre Père est là dans le secret. Cette chambre, cet endroit secret où le Père nous attend est en nous, c´est notre âme. Dieu n´est pas un père inaccessible. Il est tout proche, en Isaïe :« Je n´ai pas dit aux descendants de Jacob, cherchez-moi dans le vide  » (Is 45,19) Le chrétien qui prie ne cherche pas à faire le vide en lui comme dans les religions orientales, il descend en lui-même, dans la chambre secrète de son âme pour y rencontrer le Père. Jésus dit en St Jean : « Je suis en mon Père et vous en moi et moi en vous. Si quelqu´un m´aime, il gardera ma parole, et mon Père l´aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui.  » (Jn 14, 20 & 23) Y-a-t-il une intimité plus grande entre un père et son enfant ? Elisabeth de la Trinité disait : quand on sait que le Père, le Fils et l´Esprit Saint demeurent en nous, on ne peut plus se sentir seul.

1.3. Le Père ne nous abandonne jamais

3e attente : Nous attendons d´un père qu´il ne nous laisse pas tomber, ne nous oublie pas, que nous soyons en sécurité près de lui. Parfois nous avons l´impression de vivre comme si nous n´avions personne pour nous soutenir, à qui nous raccrocher, avec les angoisses qu´un tel sentiment entraîne ! Nous nous raccrochons alors à des êtres, à des biens matériels.

  • Dans une épreuve douloureuse, nous avons l´impression que Dieu nous a oubliés, que nous sommes orphelins. Le peuple d´Israël a connu ce sentiment : « Sion avait dit : Le seigneur m´a abandonnée ; le Seigneur m´a oubliée. » (Is 49, 14) Par la bouche d´Isaïe le Seigneur répond : « Une femme oublie-t-elle son petit enfant… ? Même si les femmes oubliaient, moi, je ne t´oublierai pas. Vois, je t´ai gravée sur les paumes de mes mains. »(Is 49, 15-16)
  • Par ses mains transpercées Jésus nous montre jusqu`à quel point nous sommes gravés dans ses paumes ! Dieu ne nous abandonne pas, Il s´occupe de nous, l’auteur de la lettre aux Hébreux écrit : « Dieu lui-même a dit : Je ne te laisserai ni ne t´abandonnerai. C´est pourquoi nous pouvons dire avec assurance : Le Seigneur est mon secours ; je ne craindrai pas. Que peut me faire un homme ?  » (Heb 13, 4-6) Dieu ne nous laissera pas et Il ne nous abandonnera pas, de quoi aurions nous crainte ?
    «  N´ayez pas peur  » sont les 1ers mots de Jean Paul II repris par Benoît XVI.

1.4. Le Père nous donne un avenir

4e attente : Parmi nos craintes il y a la peur de l´avenir : nous avons tous besoin de sécurité, certains plus que d´autres. Par la bouche de Jérémie, écoutons le Père : « Je sais, moi, les desseins que je forme pour vous, oracle de Yahvé, des desseins de paix et non de malheur, pour vous donner un avenir et une espérance. Vous m´invoquerez et vous viendrez, vous me prierez et je vous écouterai. Vous me chercherez et vous me trouverez, car vous me chercherez de tout votre cœur. Je me laisserai trouver par vous. » (Jer29,11-13) Même si aujourd’hui notre situation paraît désespérée, nous sommes dans la main du Père. Il peut nous ouvrir des passages auxquels nous n´aurions jamais pensé. Dans la prière, disons-lui avec foi : « Père, moi je ne vois pas de solution pour l´instant, mais j´ai confiance en Toi. Je remets mon avenir entre Tes mains, j´espère en Toi. »

1.5. Le Père nous console

5e attente : Le désir d´un enfant, c´est que son père le console. N´est-ce pas notre désir à nous aussi, quel que soit notre âge ? Saint Paul écrit aux Corinthiens : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit. » (2 Co 1,3-4) Dieu est un Père qui connaît notre détresse. Nous pouvons nous appuyer sur Lui dans nos chagrins et soucis, nous faire consoler par Lui. Il suffit, comme nous l´avons vu avec Marthe, de venir épancher notre cœur auprès de lui, confions-nous à Lui, comme un enfant.

1.6. Le Père nous fortifie et nous reconstruit

6e attente : Dieu nous console, non pas pour nous lier à lui, mais pour nous remettre sur pied. Il est un Père qui reconstruit son enfant, lui donne la force nécessaire pour être un homme ou une femme « debout ».

Ecoutons Jérémie : « D´un amour éternel je t´ai aimée, aussi t´ai-je maintenu ma faveur. De nouveau je te bâtirai et tu seras rebâtie.  » (Jer 31, 3-4) Dieu notre Père prend vraiment le temps de nous consoler, mais il n´en reste pas là. Il nous reconstruit car il croit en nous, il nous fait confiance. Jésus n´a prêché l´Evangile qu´en Israël mais ses disciples sont allés jusqu´en Inde.
Jean Paul II par la télévision rejoignait des millions de personnes. Quel était son message ? Aux jeunes il disait que Dieu les aime puis il les enseignait et leur confiait une mission de confiance, témoigner de cet amour. St Paul dit aux Ephésiens : « La puissance de Dieu agissant en nous est capable de faire..au-delà de tout ce que nous pouvons demander ou concevoir. » (Eph 3, 20)

1.7. Enfin, le Père nous pardonne

7e attente, enfin : Qu´est-ce que j´attends d´un père quand j´ai fait une faute, même grave ? J´attends son pardon et qu´il me redonne une chance, comme Jésus avec le bon larron et ses disciples. La parabole du fils prodigue montre comment notre Père du ciel nous pardonne. Nous connaissons tous cette histoire des deux fils. Le plus jeune exige sa part et dépense tout, puis revient car il meurt de faim. Il sait qu´il a perdu tous ses droits de fils. Et « tandis qu´il était encore loin, son père l´aperçut et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l´embrassa tendrement. » Il ne veut pas entendre ses excuses mais « dit à ses serviteurs : « Vite, apportez la plus belle robe, et l´en revêtez…Mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! » (Luc 15, 17-24) Il ne fait pas un seul reproche à son fils. Il le prend dans ses bras, « l´enveloppe de son amour  ». Notre Père est toujours prêt à pardonner mais Il ne veut pas imposer son amour. Il nous supplie de revenir vers Lui. Cet appel, nous l’entendons chaque année le Mercredi des cendres, dans la lettre aux Corinthiens : « Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu ! »(2 Co 5,20)

Reprenons les 7 facettes de l’Amour de Dieu pour nous :
  • Le Père nous aime
  • Le Père est toujours avec nous
  • Le Père ne nous abandonne jamais
  • Le Père nous donne un avenir
  • Le Père nous console
  • Le Père nous fortifie et nous reconstruit
  • Enfin, le Père nous pardonne

Avec cette demande passons à la 2nde partie de cet enseignement qui concerne notre réponse à l´amour du Père.

 2. Le Notre Père – la prière de Jésus à son Père :

Jésus dit dans son discours d´adieu aux disciples : «  Il faut que le monde reconnaisse que j´aime le Père et que je fais comme le Père m´a commandé.  » (Jn 14, 31) Ces 3 petits mots : « il faut que », nous font deviner ce désir ardent, qui brûle le cœur de Jésus, de faire connaître l´amour qu´il a pour son Père et de nous y entraîner. C’est cette « loi d’Amour  » que le Père a voulu se donner pour que nous adhérions en pleine liberté à Son Amour. Chaque jour il se retirait seul pour vivre un cœur à cœur avec son Père. Quand ses disciples lui demandent de leur apprendre à prier, il leur apprend le Notre Père. « En leur apprenant sa prière, ses mots d´amour pour son Père, Jésus a déposé en leur cœur et dans le nôtre, sa propre prière (Henri Caldelari, Ton nom est prière, Editions Saint Augustin) »

Des livres entiers sont écrits sur le Notre Père. Prenons quelques pistes ;

  • Le Notre Père est la prière chrétienne par excellence, elle contient toutes les formes de prière : L´adoration et la louange, la demande et le pardon.
  • L´adoration et la louange d’abord : « Que ton Nom soit sanctifié, que ton Règne vienne, que ta volonté soit faite  »

Jésus est en émerveillement perpétuel devant son Père, dans une louange qui emplit tout son être, Il désire de toutes ses forces que le Règne de son Père arrive et que pour cela Sa volonté soit faite. Il nous a montré l´exemple en faisant jusqu´au bout la volonté de son Père et en renonçant à sa propre volonté : « Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ! Cependant que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse !  » (Lc 22, 41-42)

Concrètement, suis-je prêt à renoncer à ma volonté propre pour faire celle du Père ? Cela ne nous fait-il pas peur ? Nous pensons que nous aurons des choses difficiles à faire. Cette peur vient de la fausse image que nous avons du Père, nous avons du mal à Lui faire confiance. Ste Thérèse de l’Enfant Jésus disait : « C´est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l´amour »(LT 197). Demandons à Jésus de nous aider à grandir dans la confiance pour pouvoir dire sincèrement « que ta volonté soit faite  ».

  • La demande ensuite : « Donne nous notre pain de ce jour, ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre nous du mal  »

Jésus attend tout, absolument tout, de son Père, dans un abandon et une confiance sans limites. Il en attend le pain matériel et le pain spirituel pour chaque jour. Il ne lui demande pas des réserves de pain mais « rien que pour aujourd´hui  » comme le dit Thérèse dans un poème. Non, nous ne sommes pas suspendus au dessus du néant. Nous sommes portés par Dieu tout contre son cœur. Alors faisons-lui confiance, attendons tout de Lui. Choisissons librement de dépendre de Lui comme Jésus dépendait entièrement de son Père. Si nous essayons, nous verrons des merveilles !

  • Le pardon enfin :« Pardonne nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi, à ceux qui nous ont offensés. »

La seule réponse à l´amour miséricordieux du Père, c´est d´accueillir son pardon. Écoutons Thérèse de Lisieux : « Oui je le sens, quand même j´aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j´irais, le cœur brisé de repentir, me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien il chérit l´enfant prodigue qui revient à Lui. » Jésus a pris sur Lui nos péchés pour nous ramener à son Père. Comme le fils prodigue, « entrons en nous-mêmes », reconnaissons humblement que nous sommes pécheurs et revenons vers le Père. Chaque fois que nous nous confessons, c’est un retour à la maison du Père. Nous nous réfugions dans Ses bras et nous nous laissons « envelopper par son amour », le prêtre nous dit au nom de Dieu : « je te pardonne tous tes péchés  ». En fait il pourrait ajouter : « Venez, festoyons, car l´enfant que voilà, était perdu et il est retrouvé.  »

Dieu nous pardonne mais en plus il nous donne d´être miséricordieux et de pardonner à nos frères et sœurs. Jésus disait à Sœur Faustine : « Dis leur que Je ne suis qu´amour et miséricorde. Chacun de ceux qui m´approchent avec confiance reçoit ma grâce en telle abondance, qu´il ne peut la contenir et la répand sur les autres. Les grands pécheurs ont tout particulièrement droit à ma miséricorde. Cela fait ma joie quand ils font appel à ma miséricorde. Je les comble au-delà de leur espérance. » (Petit journal)

 3. La place du Père dans l´adoration eucharistique, aides concrètes :

Dans l’Adoration demandons à Jésus de nous apprendre à prier le Père, de nous associer à Sa propre prière. L´adoration prolonge la célébration eucharistique où nous prions le Père par Jésus :«  par lui, avec lui et en lui ». Jésus a dit : « Je suis dans le Père et le Père est en moi  » (Jn 14,10). Là où est Jésus, il y a le Père, et là où sont le Père et Jésus, il y a aussi l´Esprit Saint.

Je décide de croire que le Père est là, qu´Il m´aime, me console, me pardonne, me reconstruit. Représentons-nous avec quel amour Jésus regarde le Père et avec quel amour le Père le regarde.

  • Regardons le Père comme Jésus ; disons-Lui : « Père, Abba ! Papa !  »
  • Prions comme Thérèse de Lisieux : « Quelquefois lorsque mon esprit est dans une si grande sècheresse qu´il m´est impossible d´en tirer une pensée pour m´unir au bon Dieu, je récite très lentement un Notre Père… Alors ces prières me ravissent. Elles nourrissent mon âme bien plus que si je les avais récitées précipitamment une centaine de fois (Ms C, 25)
  • Représentons-nous Jésus qui par la main nous mène à son Père qui ouvre les bras et dit : « Tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et je t´aime. »Is 43, 5) Oui Père, je le crois. Le Père nous redit les paroles de notre baptême : «  Tu es mon fils bien-aimé »(Mt 3,17), « Tu es ma fille bien-aimée »

En regardant Jésus dans l´Eucharistie, nous voyons le Père miséricordieux. Laissons-nous pénétrer par les rayons de la miséricorde.

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enseignement n°6 : feuillet d’accompagnement

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