5- L’amour miséricordieux de Dieu

lundi 14 février 2011
par  Daniel Giacobi
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Introduction

Pour certains d´entre nous, voilà déjà la 5e fois que nous approfondissons notre relation à Jésus dans l´adoration. Benoît XVI parlait aux jeunes à Cologne du « cheminement intérieur de l’adoration. »

A chaque enseignement nous entrons dans une facette différente de l’amour de Dieu. La dernière fois, la louange ; la fois précédente avec Bartimée nous avons mieux réalisé cette relation personnelle que nous établissons avec Jésus quand nous lui demandons quelque chose. Jésus s´intéresse à toute notre vie. Avec Marthe et Marie nous avons fait l´expérience de son regard d´amour sur nous. Notre 1ère rencontre était centrée sur l´Eucharistie. Benoît XVI disait aux jeunes, à Cologne « Dans l’Eucharistie, l’adoration doit devenir union. »

1. L´Eucharistie est un sacrifice

Chaque fois que l´Église célèbre l´Eucharistie, elle rend présent le sacrifice de Jésus. Pourquoi ce sacrifice de Jésus était-il nécessaire ?
Dans son encyclique sur l´Eucharistie, Jean Paul II écrivait : Voilà « le mystère de la foi qui se réalise dans l’Eucharistie : le monde, sorti des mains de Dieu créateur, retourne à lui après avoir été racheté par le Christ. » (Ecclesia de Eucharistia EE § 8)

Ainsi, nous avons été rachetés et ce rachat a été fait par un sacrifice  :
« En instituant l´Eucharistie Jésus ne se contenta pas de dire »Ceci est mon corps« , »Ceci est mon sang« , mais il ajouta »livré pour vous « (Lc 22, 19-20). ……. il en exprima la valeur sacrificielle, rendant présent de manière sacramentelle son sacrifice qui s’accomplirait sur la Croix quelques heures plus tard pour le salut de tous. » (EE § 12) Et Jean Paul II ajoute : « De cette façon, l’Eucharistie étend aux hommes d’aujourd’hui la réconciliation obtenue une fois pour toutes pour l’humanité de tous les temps » (EE § 12)

En résumé :
  • Le Christ nous a rachetés
  • il l´a fait par le sacrifice de sa propre vie sur la croix
  • il l´a fait pour réconcilier toute l´humanité avec Dieu.

Voilà ce mystère de miséricorde que nous allons contempler et adorer ce soir comme nous y invitait Jean Paul II : « Je désire encore une fois redire cette vérité, en me mettant avec vous, chers frères et sœurs, en adoration devant ce… Mystère de miséricorde. Qu’est-ce que Jésus pouvait faire de plus pour nous ? Dans l’Eucharistie, il nous montre vraiment un amour qui va « jusqu’au bout » (cf. Jn 13, 1), un amour qui ne connaît pas de mesure.(EE § 11)« C´est pourquoi l´Eglise a le regard constamment fixé sur son Seigneur, présent dans le Sacrement de l´autel, dans lequel elle découvre la pleine manifestation de son immense amour.  » (EE §1)

Pour comprendre un peu mieux pourquoi cette réconciliation de l´humanité avec Dieu était nécessaire et pourquoi Dieu a choisi qu´elle se fasse par un sacrifice, nous allons remonter aux origines.

2. Jésus nous réconcilie avec Dieu

2.1. Le péché originel

Comment tout a-t-il commencé ? Dieu nous a crées homme et femme, à son image et il nous a crées libres pour que nous répondions librement à Son Amour. Relisons la Genèse, non comme un récit historique mais comme une réflexion sur notre relation personnelle avec Dieu. Dieu était heureux en compagnie de l´homme et de la femme comme Adam et Eve étaient heureux en compagnie de Dieu, dans une relation harmonieuse, pleine de confiance. Dieu avait tout donné à l´homme et à la femme, tout sauf «  l´arbre de la connaissance du bien et du mal  ».
Lucas Cranach l'Ancien : Adam et Eve
Quand le serpent dit à Eve : Dieu « a dit, vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin » Eve le corrige et répond : «  Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin. Mais du fruit de l´arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n´en mangerez pas sous peine de mort.  » (Gen 3,1-3).
Et alors retentit la parole qui entre comme une flèche empoisonnée dans le cœur de l´homme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s´ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal. » (Gen 3, 4-5).

Ces paroles du serpent sont absolument terribles ! Le Dieu que Jésus nous a révélé comme un Père tendre et aimant, qui nous a crées par amour, le serpent fait croire à l´homme qu’il est un menteur jaloux de ses droits. C’est la suspicion, la méfiance vis-à-vis de Dieu.

Le récit continue : « La femme vit que l´arbre …était désirable, elle prit de son fruit et mangea. Elle en donna à son mari et il mangea…Adam et Eve entendirent le pas de Dieu qui se promenait dans le jardin … et ils se cachèrent devant Dieu… Dieu appela l´homme : « Où es-tu ? » L´homme répondit : « J´ai entendu ton pas, … j´ai eu peur parce que je suis nu et je me suis caché. » (Gen 3, 6-11)

Voilà tout le drame de la relation entre Dieu et l´homme. Que nous dit le Catéchisme de l’Eglise catholique ? : « L´arbre de la connaissance du bien et du mal évoque symboliquement la limite infranchissable que l´homme, en tant que créature, doit librement reconnaître et respecter avec confiance. L´homme dépend du Créateur… Mais tenté par le diable, l´homme a laissé mourir dans son cœur la confiance envers son créateur, et en abusant de sa liberté, il a désobéi au commandement de Dieu. Et tout péché, par la suite, sera une désobéissance à Dieu et un manque de confiance en sa bonté.  » (Catéchisme de l´Eglise Catholique CEC 396-398).

Et nous voyons les « conséquences dramatiques de cette première désobéissance » (CEC 399) : Adam et Eve « ont conçu une fausse image de Dieu  ». D´un Dieu Amour, ils ont fait un «  Dieu jaloux de ses prérogatives. » (CEC 399) Par conséquent un Dieu dont « ils ont peur ». (CEC 399) Et ce « péché sera transmis par propagation à toute l´humanité. » (CEC 404) Cette fausse image de Dieu entraîne chez les hommes la méfiance et la peur de Dieu.

Dieu devient le méchant qui punit, juge, envoie les catastrophes naturelles pour se venger, etc. Une telle image de Dieu crée chez nos contemporains, parfois nous-mêmes, une angoisse diffuse, une peur de l´avenir amplifiée par la crise économique, le terrorisme, les catastrophes comme le tsunami d’Asie du SE, le séisme d’Haïti. L´homme se sent perdu, comme orphelin.

Avant d’évoquer l´immense Amour de Dieu pour nous, laissons notre cœur être touchés par cette réalité : Dieu est méconnu par les hommes qu´il a créés avec tant d´amour  ! Lui qui voulait tout nous donner, il voit son amour « méprisé  » (CEC 298), rejeté par ses enfants qui ne lui font plus confiance.

Pourtant au lieu de rejeter l´homme définitivement, Dieu va tout faire pour le guérir de cette « fausse image qu´il a de Lui » et le réconcilier avec Lui. Dieu nous poursuit de Sa Miséricorde, Jésus le dit à Sœur Faustine : « Je traque les pécheurs de ma miséricorde sur tous les chemins de leur vie. »

2.2. Dieu révèle son amour au peuple qu´il s´est choisi

D´abord, Dieu se fit un peuple. Il choisit Abraham pour en faire le « père d´une multitude de nations  » (Gn 17,5). Plus tard, quand les descendants d´Abraham, les Israélites, sont réduits en esclavage par les Egyptiens, Dieu dit à Moise : « J´ai vu la misère de mon peuple, j´ai entendu son cri, je connais ses angoisses… » (Ex 3, 7-10) Il est un Dieu qui voit la misère de son peuple, entend ses prières, connaît ses angoisses, c´est un Dieu proche et qui prend pitié. Pourtant, une fois sauvé, ce peuple continue à trahir Dieu.

Mais Dieu qui est fidèle, pardonne et ne cesse d’envoyer ses prophètes pour redire qu´il est un « Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, plein d´amour et de vérité. » (Ps 86, 15). Il compare son amour à celui d´une mère : « Une femme oublie-t-elle son petit enfant, est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles ? Même si les femmes oubliaient, moi, je ne t´oublierai pas. Vois, je t´ai gravée sur les paumes de mes mains.  » (Is 49, 14-16)

Dieu connaît le cœur de l´homme, Il sait que l´homme orphelin vit dans la peur et l´angoisse. Il ne cesse de dire par ses prophètes : « Ne crains pas ! » ; et dans Isaïe : « Moi, ton Dieu, je te saisis la main droite, je te dis : « Ne crains pas, c´est Moi qui te viens en aide, celui qui te rachète. » (Is 41, 13-14)

2.3. Jésus, le Sauveur

Ce Messie, ce Saint, qui rachètera Israël, c´est Jésus. Jésus veut dire : « Dieu sauve ». En Jésus le Dieu trinitaire montre aux hommes de façon radicale la nature de son amour. Jésus est « vrai Dieu, né du vrai Dieu, de même nature que le Père  » (Credo), Jésus, Fils unique de Dieu se fait homme pour nous révéler l´amour miséricordieux de son Père. Alors que l´homme avait fait du Dieu d´amour un Dieu « jaloux de ses prérogatives  » (CEC 399), Saint Paul écrit aux Philippiens : « Jésus, qui était de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l´égalait à Dieu.
Mais il s´anéantit lui-même prenant condition d´esclave et devenant semblable aux hommes. S´étant comporté comme un homme, il s´humilia plus encore, obéissant jusqu´à la mort, et à la mort sur une croix.
 » (Phil 2, 6-8)

Voilà comment notre Dieu se venge. Isaïe l’avait annoncé : « Dites aux cœurs défaillants : Soyez forts, ne craignez pas ; voici votre Dieu. C´est la vengeance qui vient, la rétribution divine. C´est lui qui vient vous sauver. » (Is 35, 3-4)

Quelle vengeance ! Au lieu d´anéantir les hommes pour les punir de leur trahison, Jésus, « doux et humble de cœur  », s´anéantit pour nous sauver tous. Au lieu de verser notre sang, Il verse le sien : « Voici mon sang qui sera répandu pour vous pour le pardon des péchés ! ».

2.3.2. Jésus et le bon larron

Contemplons les derniers moments de la vie de Jésus dans Saint Luc. Jésus est cloué sur la croix, entouré de deux malfaiteurs. « L´un des malfaiteurs suspendus à la croix l´injuriait : « N´es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi. » Mais l´autre, le reprenant, déclara : « Tu n´as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine ! Pour nous, c´est justice, nous payons nos actes ; mais lui n´a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume. » Et Jésus lui dit : « En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. » » (Luc 23, 39-43)

Un des malfaiteurs ne reconnaît pas son péché, il est malheureux, révolté, et dans sa révolte il fait tomber sa colère sur l´innocent. L´autre malfaiteur est tout aussi coupable, mais il reconnaît que lui, à la différence de Jésus, il est pécheur. Cet homme, aux crimes peut être horribles, est touché par Jésus, par son innocence : « Lui n´a rien fait de mal ! » En se reconnaissant pécheur, il retrouve sa dignité et il trouve la force de défendre Jésus.
Gustave Moreau : le bon larron
Mais il y a plus encore, un véritable miracle : dans Jésus défiguré, anéanti, le malfaiteur reconnaît son Dieu qui subit la même peine que lui : « Tu n´as même pas crainte de Dieu, alors que tu subis la même peine !  ». Et il est bouleversé de voir ce Dieu qui se laisse crucifier par les hommes ; et ce bouleversement ouvre les yeux de son cœur sur la vraie nature de l´amour de Dieu.
En voyant ce roi innocent crucifié, l´espérance entre dans son cœur, il ose croire à la Miséricorde de Dieu pour lui. Il a sûrement entendu, juste avant, Jésus disant : «  Père, pardonne-leur ; ils ne savent pas ce qu´ils font !  » (Lc 23,34) Dans un élan de suprême confiance il ose en appeler à Sa miséricorde : « Jésus, souviens-toi de moi lorsque tu viendras dans ton royaume ! » Il n´ose pas Lui demander de lui pardonner, seulement de « se souvenir de lui  ». Mais Jésus comprend et sa réponse jaillit : « Aujourd´hui, tu seras avec moi dans le Paradis !  » Le larron demande qu´on se souvienne de lui, et Jésus lui donne bien plus. Il lui donne son pardon absolu mais en plus il lui promet qu´il sera avec lui dans le Paradis le jour même, dans son intimité.

Quelle consolation cela a dû être aussi pour Jésus, au moment de sa détresse la plus extrême, un homme tombé au plus bas découvre que l´Amour de Dieu est un Amour miséricordieux et y fait appel !

Nous comprenons peut-être un peu mieux pourquoi, mystérieusement, Dieu a accepté que la réconciliation avec Lui passe par le sacrifice de la croix. « Jésus crucifié ne nous révèle pas un Dieu qui a besoin des souffrances et de la mort de son Fils, mais un Dieu qui par amour laisse son Fils s´engager à fond dans l´amour. Cet amour a rencontré tant de haine qu´inexorablement la croix était au bout.  » (André Sève, « Avec Jésus qu´est-ce que tu vis ? ») Sur la croix Jésus nous prouve de façon radicale que son amour va jusqu´au bout, que le pire des pécheurs, même si ce n´est qu´au moment de sa mort, peut espérer en Sa Miséricorde.

2.3.3. La miséricorde pardonne et revalorise

La Miséricorde est plus qu´un simple pardon. Jean Paul II écrit dans son encyclique sur la miséricorde divine : « La miséricorde se manifeste dans son aspect propre et véritable quand elle revalorise, quand elle promeut et quand elle tire le bien de toutes les formes du mal qui existent dans le monde et dans l´homme.  » (Dives in Misericordia DM § 6).
Non seulement Jésus pardonne au malfaiteur, mais Sa Miséricorde le « revalorise  » et fait de lui le premier saint officiellement canonisé !!
Benoît XVI disait à Cologne :« En aimant l’Eucharistie, vous redécouvrirez le sacrement de la Réconciliation, dans lequel la bonté miséricordieuse de Dieu permet toujours un nouveau commencement à notre vie. »

Méditons pour finir la 1re rencontre de Jésus avec ses disciples après sa résurrection. Le larron pardonné ne connaissait pas Jésus mais les douze qu´il nommait « ses amis », qu´il avait choisis et enseignés pendant 3 ans, réalisons bien que l´un avait vendu Jésus pour de l´argent et trahi par un baiser, un autre l´avait renié trois fois de suite et neuf s´étaient enfuis comme des lapins ! Un seul était resté fidèle, Jean, le disciple bien-aimé. Mettons-nous à la place des disciples quand Marie-Madeleine annonce que Jésus est ressuscité. Quelle aurait été notre réaction ? Ne nous serions-nous pas dit ? Il va nous accabler de reproches, peut être nous punir ? N´aurions-nous pas été couverts de honte devant notre lâcheté, notre trahison ? Eh bien regardons ce qui s´est passé :

« Le soir, le 1er jour de la semaine, les portes étant closes, là où se trouvaient les disciples par peur des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu et il leur dit : « Paix à vous ! ». Ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur. Il leur dit alors, de nouveau : « Paix à vous ! ». Comme le Père m´a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Ayant dit cela, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l´Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.  » (Jean 20, 19-23)

Imaginons la réaction des apôtres : Celui qu’ils ont trahi est là, au milieu d´eux. Ils sont stupéfaits, silencieux et c´est Jésus qui parle le 1er : « La paix soit avec vous !  ». Comme avec le bon larron, pas un mot de reproche, pas une accusation. Imaginons la gêne des disciples, ils se réjouissent mais aussi ils se sentent coupables, comme lorsqu’on a mauvaise conscience d´avoir trahi un être cher et même s´il nous dit : « Sois dans la paix !  » on n´ose pas tout de suite se réjouir, on a honte.

Alors Jésus qui sait tout, ne fait pas de grands discours mais un geste : «  Il leur montra ses mains et son côté. » Cela veut dire : Voyez, c´est bien moi ! mais surtout : « Regardez ces marques que mon amour pour vous a laissé dans mon corps et comprenez enfin à quel point je vous aime ! ». Et les disciples comprennent  : il est écrit : « Ils furent remplis de joie ! »

Ces mots nous montrent l´immense joie des apôtres de voir que Jésus est vivant, mais aussi le poids de culpabilité qui est tombé de leur cœur. Oui, ils ont trahi Jésus, mais Jésus leur a pardonné. Et Jésus peut redire « La paix soit avec vous !  ». «  Vos cœurs peuvent être dans la paix, je vous ai vraiment pardonné ».

Relisons Jean Paul II : la miséricorde « se manifeste dans son aspect propre et véritable quand elle revalorise, … et quand elle tire le bien de toutes les formes du mal » (DM § 6). Non seulement Jésus pardonne aux apôtres, mais il les revalorise en leur donnant part à Sa mission : « Comme le Père m´a envoyé, moi aussi je vous envoie.  »

Voilà les miracles de la Miséricorde : d´un malfaiteur elle fait le 1er saint, et de disciples qui ont abandonné leur Seigneur elle fait des apôtres qui iront évangéliser toute la terre. Pour confirmer que l´essentiel de sa mission est de pardonner les péchés et de redonner aux hommes leur dignité, Jésus donne à ses disciples l´ordre de remettre les péchés en son Nom. Pour cela il leur insuffle l´Esprit Saint, son Esprit à Lui : « Recevez l´Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. »

Nous le savons bien, « ceux qui pardonnent le mieux, ce sont ceux qui ont eu la conscience la plus vive, à un moment de leur vie, d´avoir produit de la souffrance autour d´eux, ceux qui ont regretté sincèrement leurs actes, et ont fait l´expérience du Pardon absolu de Dieu. Ceux-là pardonneront plus facilement aux autres… »(D´après Yves Boulvin, Feu et Lumière, No 234, p 16)

3. Aides concrètes pour l´adoration eucharistique

Dans notre temps d´adoration nous n´allons pas regarder notre péché mais l´Amour Dieu à qui nous demandons de nous pardonner. Dans sa première lettre St Jean écrit : « Il n´y a pas de crainte dans l´amour ; au contraire, le parfait amour bannit la crainte, car la crainte implique un châtiment, et celui qui craint n´est point parvenu à la perfection de l´amour. » (1 Jn 4, 18-19)

Contemplons l´Amour miséricordieux de Dieu pour qu´il ôte toute crainte de notre cœur.

Le Pape Jean Paul II écrit : « La connaissance authentique du Dieu de la miséricorde, du Dieu de l´amour bienveillant, est une force de conversion constante et inépuisable….. Ceux qui arrivent à connaître Dieu ainsi, ceux qui le voient ainsi, ne peuvent pas vivre autrement qu´en se convertissant à lui continuellement. Cet état de conversion constitue la composante la plus profonde du pèlerinage de tout homme sur terre. »(DM § 13)

Ste Thérèse de l´Enfant Jésus disait avant sa mort : « Oui je le sens, quand j´aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j´irais, le cœur brisé de repentir, me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien il chérit l´enfant prodigue qui revient à Lui. » (Manuscrit autobiographique, p.301).

Demandons à Jésus de nous montrer à quel point « il nous chérit ». Nous pourrons méditer la phrase ou la scène qui a le plus touché notre cœur.

Mettons notre âme sous le regard miséricordieux de Jésus, demandons-Lui de nous guérir de toutes les fausses images que nous avons de Dieu.

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