3 - La prière de demande

samedi 29 janvier 2011
par  Daniel Giacobi
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  Sommaire  

 Introduction

Aujourd’hui, nous allons parler d´une forme de prière qui naît spontanément du cœur de l´homme depuis les origines de l´histoire de l´humanité.
Il s´agit de la prière de demande.
L´homme a été créé par Dieu, et, qu’il en soit conscient ou non, il est orienté vers Dieu. C´est dans la nature de l´homme de s´adresser à une puissance divine pour lui demander son aide quand il est dans la détresse.
Même des hommes qui se disent non-croyants, quand par exemple leur enfant est malade se surprendront à en appeler à une puissance supérieure pour lui demander de préserver leur enfant de la mort.
La prière de demande est innée chez l´homme. C’est Thérèse de l´Enfant Jésus qui la définit ainsi : « Qu’elle est donc grande la puissance de la Prière ! On dirait une reine ayant à chaque instant libre accès auprès du roi et pouvant obtenir tout ce qu´elle demande. » (Autobiographie)

Jésus lui-même nous a encouragés à faire des demandes à Dieu quand il nous a appris le « Notre Père ». Et lors de son discours d´adieu à ses disciples il a encore insisté : « En vérité je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom… Demandez et vous recevrez, pour que votre joie soit complète. » (Jn 16, 23-24)

La prière du Chrétien, c´est la prière qui se joint à celle de Jésus pour s´adresser au Père et pour lui demander : « Père, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite !  »

Aujourd´hui nous allons accompagner l´aveugle Bartimée.

  Bartimée

L´Évangéliste Saint Marc nous décrit la rencontre de Jésus et de l´aveugle Bartimée de la façon suivante : «  Ils arrivèrent à Jéricho. Et, comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule considérable, le fils de Timée (Bartimée), un mendiant aveugle, était assis au bord du chemin. Quand il apprit que c´était Jésus le Nazaréen, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! »
Et beaucoup le rabrouaient pour lui imposer silence, mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! ». Jésus s´arrêta et dit : « Appelez-le ». On appelle l´aveugle en lui disant : « Aie confiance ! Lève-toi, il t´appelle. » Et lui, rejetant son manteau, bondit et vint à Jésus. Alors Jésus lui adressa la parole : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L´aveugle lui répondit : « Rabbouni, que je recouvre la vue ! » Jésus lui dit : « Va, ta foi t´a sauvé ». Et aussitôt il recouvra la vue et il cheminait à sa suite.
 » (Marc10, 46-52)

1. Appeler Jésus

Jésus arrive à Jéricho, sa réputation s´est sûrement répandue dans la ville. Un mendiant aveugle est assis au bord du chemin. Il ne peut pas voir, mais il n´entend que mieux. Il a certainement entendu les histoires qui se racontent sur Jésus dans Jéricho.

Voilà qu’il entend une foule qui s´approche et il apprend que Jésus est parmi elle. Il ne peut pas le voir, et malgré tout, il commence à crier avec une confiance dès qu´il apprend que c´est Jésus qui est là.
Il ne prend pas le temps de réfléchir. Il se met tout de suite à crier. Nous non plus, nous ne voyons pas Jésus. Bartimée nous montre comme c´est simple d’appeler Jésus ! Et que crie Bartimée ?

2. Reconnaître la puissance de Jésus

Il crie fort : «  Jésus, fils de David, aie pitié de moi !  »
Tout aveugle qu´il est, notre Bartimée n´est finalement pas aussi aveugle que tous ceux qui peuvent voir Jésus ! Certes, il ne le connaît pas, mais son cœur lui dit que Jésus est quelqu´un d´exceptionnel. C´est pour cela qu´il le nomme « Fils de David  ». Cette façon de nommer Jésus est déjà un acte de foi. Il le nomme aussi par son nom : «  Jésus  ». Chaque juif savait alors que Jésus veut dire :«  Dieu sauve  ». Bartimée s´adresse personnellement à Jésus avec son nom et son titre. Il s´adresse à quelqu’un qu’il ne connaît pas, mais il croit de tout son cœur que Jésus peut l´aider. Et c´est avec cette foi qu´il formule sa demande : «  Aie pitié de moi !  ». Bartimée en appelle au cœur de Jésus, à sa miséricorde.

3. Ne pas se décourager

Que se passe-t-il alors ? « Beaucoup le rabrouaient pour lui imposer silence.  » Ne connaissons-nous pas cette situation ? Nous prions Dieu ou bien nous racontons à d´autres que nous prions à telle ou telle intention, et les gens nous disent : « Tu es complètement idiot, ta prière, tu peux l´oublier. Là, il n´y a pas de bon Dieu qui puisse t´aider !  » Ou bien ce sont ces petites voix en nous qui murmurent : « Tais-toi, cela ne sert à rien, tu déranges Dieu. Il a autre chose à faire, regarde l´état du monde ! Tu crois vraiment qu´Il a le temps de s´intéresser à tes besoins le bon Dieu ? »

Oui, il y a beaucoup de voix qui essaient de nous faire taire.

Mais Bartimée ne se laisse pas freiner ! « Lui criait de plus belle ! » Non seulement il crie, mais il crie « de plus belle » ! Rien ne l´arrête. Il est porté par son espérance, par sa foi en Jésus. Et c´est avec cette foi, avec cette espérance qu´il répète sa demande : « Fils de David, aie pitié de moi ! ».

Et que se passe-t-il ? « Jésus s´arrêta ».

Malgré le bruit de la foule, Jésus a entendu le cri de Bartimée. Il ne l´aurait pas entendu si Bartimée n´avait pas crié aussi fort et aussi longtemps. Parfois il faut vraiment que nous criions vers Dieu de toutes nos forces.

4. Entendre l´appel de Jésus

«  Jésus s´arrêta et dit : Appelez-le !  »
Jésus veut que Bartimée vienne près de lui. Il veut être proche de Lui. Il le fait appeler car il veut avoir un contact personnel avec Bartimée.
Et ces mêmes personnes qui auparavant avaient rabroué Bartimée, viennent le chercher. «  Ils appellent l´aveugle en lui disant : « Aie confiance ! Lève-toi, il t´appelle ! »
C´est quand même bizarre qu´ils lui disent d´avoir confiance. Car Bartimée a montré beaucoup de courage et de confiance en criant si fort alors qu´on essayait de le faire taire. Ils lui disent aussi : « Lève toi ! » Cela nous montre que Bartimée était encore assis. Il a crié fort, mais il est resté assis.

Est-ce que ce n´est pas aussi une attitude que nous avons parfois quand dans la prière nous demandons quelque chose qui nous tient absolument à cœur ? Nous prions, mais nous sommes comme paralysés.

Ou bien alors, nous voudrions absolument que Jésus nous accorde quelque chose, notre cœur brûle de désir de recevoir cette chose, mais en même temps, il y a une partie de nous qui est découragée. C´est ce doute qui nous mine : il se pourrait bien que Dieu ne veuille pas nous exaucer ou bien qu´Il ne nous entende même pas.

Peut-être y a-t-il aussi la peur de ce qui va se passer, s’Il nous exauce.

5. Se lever avec espérance

Que pouvons-nous déjà tirer de la contemplation de Bartimée ?

  • la première chose à faire, c´est prendre conscience que nous nous adressons à Jésus, le Fils de David et qu´Il a le pouvoir de nous aider. C´est notre foi qui est mise au défi.
  • La seconde chose, c´est de formuler notre demande : Aie pitié de moi !
    c´est un simple appel à l´aide. Puis Jésus nous demande d´aller plus loin. Il nous dit : « Aie confiance, lève toi, viens vers moi, je t´appelle. »
    Ce qui était un simple appel vers le ciel va devenir un véritable entretien, une véritable rencontre entre Dieu et nous.
  • La troisième chose : c´est que nous prenions la décision de nous approcher de Jésus, de le laisser agir en nous, de nous ouvrir à Lui.

Revenons avec Bartimée : « Lui, rejetant son manteau, bondit et vint vers Jésus. » Entendre que Jésus l´appelle donne à l´aveugle le courage de se lever, la force d´agir, l´espérance que Jésus va faire quelque chose pour lui.

  • Et voilà que nous en arrivons à la quatrième chose : L´espérance.

Certes, nous croyons que Jésus peut nous aider, mais nous avons du mal à croire qu´il va nous aider. Quand nous crions vers Dieu, nous le faisons parfois dans les larmes, la détresse parce que notre situation présente nous fait mal. Mais si nous prions en ayant foi que Dieu peut nous aider ET en espérant qu´il va nous aider, alors, nous ne désespérerons pas. Nous allons dire à Jésus : « Jésus, j´ai confiance en toi !  »

Revenons encore à Bartimée.

Plein d´espérance et de confiance il bondit et court vers Jésus. N´oublions pas qu´il était aveugle. Mais il bondit et court vers Jésus. Un tout petit détail nous montre sa confiance : « Il rejeta son manteau. » Il est un pauvre mendiant. Son manteau, c’est tout ce qu´il a. C´est sa protection contre le froid, la pluie, le regard des autres, quelque chose qui lui donne le sentiment d´une certaine sécurité. Or, il rejette son manteau.

Quand nous courons vers Dieu, nous acceptons de renoncer à certaines sécurités. Nous ne nous appuyons plus seulement sur ce que nous sommes, sur ce que nous possédons, sur ce que nous avons appris, mais nous prenons la décision de nous appuyer sur l´aide de Dieu. Nous décidons de faire confiance.

6. Parler avec Jésus

« Alors Jésus lui adressa la parole :« Que veux-tu que je fasse pour toi ?  »
N´est-ce pas une drôle de question de la part de Jésus ? Que veut Bartimée ? Cela parait évident, non ? Il veut voir.

Cette question attire notre attention sur deux choses :

  • La première : Parfois, quand nous prions, c´est comme si nous disions : « J´espère qu´il va faire beau temps ! » ou bien « J´espère que je vais réussir mes examens !  ». Parfois nous croyons prier quand nous disons : « Dieu, fais que je guérisse !  » alors qu’en fait nous ne pensons pas du tout à Dieu en disant cela, il n´y a aucun dialogue, aucune rencontre avec Dieu, il n´y a pas vraiment de prière.
    Faisons comme Bartimée, adressons-nous vraiment à Dieu, à Jésus. Entrons avec confiance dans un véritable dialogue de personne à personne avec Dieu qui nous attend.
  • la seconde  : par sa question, Jésus nous incite à nous demander ce que nous voulons vraiment. En formulant notre demande nous comprenons clairement ce que nous voulons vraiment.
    Si par exemple je demande à Dieu de faire en sorte que ma méchante collègue soit renvoyée, je m´apercevrai que cette demande n´est pas exactement ce que je désire vraiment. Peut-être que mon désir profond est de bien m´entendre avec cette collègue. Alors, si je réfléchis à la question de Jésus : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? », peut-être que ma prière deviendra : «  Seigneur, donne moi la force de travailler avec cette collègue, montre-moi quels moyens je peux prendre pour rétablir la paix entre nous. » Sainte Thérèse d´Avila disait « Dieu aime les hommes courageux. » _ Peut-être que Dieu veut que, comme Bartimée, je me lève et qu’avec SA force à Lui, j´affronte courageusement la situation actuelle.

7. Rendre gloire à Dieu par ma prière de demande

Quand nous demandons quelque chose à Dieu, nous montrons par là que nous avons confiance en Lui. Le Catéchisme de l´Eglise catholique dit : « Tout besoin peut devenir objet de demande. Le Christ qui a tout assumé afin de tout racheter, est glorifié par les demandes que nous offrons au Père en son Nom. » (CCC 2633) Quel père ne se réjouit pas de voir ses enfants s´adresser à lui avec confiance ?

C´est ce qu´a fait Bartimée. Maintenant il se tient devant Jésus, il entend savoix, sent son souffle et il peut exprimer son plus profond désir : « Rabbouni, j´aimerais recouvrer la vue ! » Il appelle Jésus « Rabbouni ». Il ne dit pas seulement « Rabbi », ce qui veut dire maître. Il dit «  Rabbouni  », mon maître. Bartimée ne connaît pas Jésus, pourtant il témoigne d´une intimité avec lui. Dès que Jésus s´est adressé à Bartimée, il n´a plus été un maître quelconque mais SON maître, celui qui l´a pris en considération, celui qui l´a appelé, celui qui veut l´aider personnellement.
Bartimée ne dit pas : « Fais moi voir  », car Jésus n´est pas un magicien. A la question de Jésus « que veux-tu que je fasse pour toi ? » il répond : « que je recouvre la vue. » Oui, c´est cela que je veux.

C´est comme cela que Jésus veut que nous lui parlions, que nous Lui disions avec confiance et plein d´espérance ce qui fait l´objet de notre désir.

8. Jésus nous laisse libre

La réponse de Jésus c´est : «  Va, ta foi t´a sauvé . »
Jésus n’établit pas de lien avec Lui-même. Il lui dit : « Va  ! » Dans le monde, souvent, quand nous demandons à quelqu´un de nous aider, nous nous sentons redevables, dépendants. Il y a des gens qui savent très bien faire pression sur nous pour que nous leur témoignions notre reconnaissance. Jésus, Lui, n´est pas comme ça. Il nous laisse libres.
et il ajoute : « Ta foi t´a sauvé  ».
Voilà, la boucle se referme : Au début c´est la foi de Bartimée qui est au premier plan, qui lui donne la force de crier vers Jésus, malgré tous les obstacles. Et maintenant, à la fin du récit, Jésus confirme que c´est justement cette foi, cette confiance qui l´ont aidé.

9. Et quand Dieu n´exauce pas nos prières ?

Mais que faire quand Dieu n´exauce pas nos prières ? Nous prions peut-être depuis des semaines, des mois, voire des années et apparemment rien n´arrive. Est-ce que Dieu ne nous exauce pas parce qu´il ne nous entend pas, ou bien parce que nous le laissons indifférent, ou bien parce qu´il veut autre chose pour nous ? Est-ce que nous connaissons cette tentation d´arrêter de prier parce que Dieu ne nous exauce pas sur tel ou tel point ? Ou celle de nous détourner de Lui plein de colère désespérée ?

C´est particulièrement vrai quand nous sommes confrontés à une grande souffrance, par exemple, la maladie ou la mort d´un être cher que nous avons du mal à comprendre. Ou bien quand nous cherchons du travail depuis des années ou que nous sommes confrontés à de grandes difficultés financières ; et Dieu ne nous aide pas, et Dieu ne guérit pas.

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi tolère-t-il que je sois confronté à telle ou telle souffrance ? Pourquoi ne guérit-il pas mon enfant ? Pourquoi  ?

Dans l´Ancien Testament, dans le livre de Job nous lisons que l´homme ne peut pas comprendre l´attitude de Dieu (Job 12 et 19). Et dans le livre de la Sagesse : « Quel homme peut connaître le dessein de Dieu et qui peut concevoir ce que veut le Seigneur ?  » (Sg 9,13)
_ Ou bien dans le prophète Isaie : «  Vos pensées ne sont pas mes pensées, et mes voies ne sont pas vos voies, oracle du Seigneur. » (Is 55,8)

Il n´y a pas de réponse définitive à cette question de l´homme :
Pourquoi Dieu n´exauce-t-Il pas certaines prières ?
La seule réponse qui nous est donnée est celle de Jésus sur la croix où il prend sur Lui toutes nos souffrances. Jésus a été exaucé, il a été sauvé de la mort mais seulement au moment de la Résurrection. Pensez-vous que les disciples ont compris à l´époque pourquoi Dieu laissait les hommes tuer son Fils d´aussi cruelle façon ? Ils ne pouvaient pas savoir que Dieu allait le ressusciter. Et même s´ils l´avaient su, auraient-il pu comprendre que Jésus doive passer par cette mort horrible ?

Et nous, sommes-nous prêts à permettre à Dieu de faire quelque chose que nous ne pouvons pas comprendre ou pas encore comprendre ?

Avez-vous déjà fait l´expérience que Dieu n´a pas exaucé l´une de vos prières et que plus tard, parfois beaucoup plus tard, vous avez compris quels fruits positifs en étaient résultés ? A Altötting, dans un sanctuaire marial bavarois très ancien, il y a un ex-voto sur lequel il est écrit : « Merci mon Dieu de ne pas avoir exaucé ma prière pendant des années » !

Saint Paul écrivait aux Romains : « Nous savons qu´avec ceux qui l´aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien.  » (Rom 8,28) Il a écrit cette phrase aux chrétiens de Rome après leur avoir expliqué que « L´Esprit vient au secours de notre faiblesse ; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut. » (Rom 8,26)

Quand nous demandons quelque chose à Dieu dans la prière, croyons profondément que Dieu sait, bien mieux que nous, ce qui est bien pour nous, et surtout qu´Il nous aime et qu´Il exaucera notre prière comme c´est le mieux pour nous – même s´il ne nous accorde pas exactement ce que nous lui avions demandé.

Quand nous prions, c´est Dieu qui nous supplie de Lui faire confiance, comme Bartimée lui a fait confiance. Il nous demande de croire qu´Il sait ce qui est la meilleure chose pour nous.

Et nous pouvons être sûrs d´une chose : La prière de demande portera TOUJOURS du fruit si nous la vivons comme une rencontre véritable avec Jésus et son Père. Quand demandons quelque chose au Seigneur, prenons toujours quelques secondes pour nous mettre en Sa présence, pour réaliser que nous nous adressons à une personne qui est vivante, nous aime et nous écoute. Et alors notre prière portera du fruit.

Ce pourrait être le mot de la fin. Mais regardons ce que devient Bartimée :

10. Voir Jésus

"Et aussitôt il recouvra la vue et il cheminait à la suite de Jésus.
Jésus a exaucé sa prière. Aussitôt Bartimée a pu voir. Il a pu voir Jésus. Il a pu voir dans ses yeux à quel point il était aimé. Jésus le lui a montré d´abord en le guérissant, maintenant c´est par son regard qu´il montre son amour à Bartimée. Jésus lui ouvre d´abord les yeux du corps pour ensuite, ouvrir les yeux de son cœur.

C´est exactement la réponse à la prière du psaume :

Ecoute, Seigneur , mon cri d´appel, pitié, réponds-moi ! De toi mon cœur a dit : „Cherche sa face“. C´est ta face, Seigneur, que je cherche, ne me cache point ta face !“ (Ps 27, 7-8)
Bartimée a crié, Dieu a eu pitié de lui et l´a exaucé.
Maintenant, il peut voir la face du Seigneur, il peut voir son amour.
Bartimée ne veut plus, ne peut plus vivre sans cet amour. Il est libre et il décide de suivre Jésus.

La prière de l´homme commence spontanément par la prière de demande. Cette forme de prière est considérée par certains comme une prière « de bas de gamme  », mais si elle est vécue comme Bartimée l´a vécue, elle nous amènera à voir la face de Jésus. Il ne s´agit pas seulement que notre prière soit exaucée ou non, il s´agit que le désir le plus profond qui habite le cœur de l´homme soit exaucé. Et ce désir, c´est de voir Jésus, de faire l´expérience de son amour.

Rappelez-vous les paroles de Mère Teresa : « Avez-vous perçu - avec les yeux de l´âme – avec quel amour il vous regarde ? »

Bartimée a été guéri pour voir la face de Jésus.

Il y a 25 siècles, Dieu avait promis par la bouche du prophète Jérémie : « Vous m´invoquerez et vous viendrez, vous me prierez et je vous écouterai. Vous me chercherez et vous me trouverez, car vous me rechercherez de tout votre cœur ; je me laisserai trouver par vous, oracle du Seigneur.  » (Jer 29, 12-14)

Pendant le temps d´adoration qui va suivre, allons vers Jésus qui veut se laisser trouver par nous si nous le cherchons de tout notre cœur.
Il est présent devant nous dans l´Eucharistie, comme Il était présent devant Bartimée. Nous allons nous mettre en Sa Présence par la foi, essayer de réaliser un peu plus, que Jésus est vraiment là même si nos yeux ne voient que du pain. Supplions Jésus d´ouvrir les yeux de notre cœur, pour accueillir ce qu’Il nous dit ce soir :

« Que veux tu que je fasse pour toi ? ».

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