La messe : 13 « Il est grand le mystère de la foi ! »

jeudi 11 novembre 2010
par  Jeanine Lefèvre
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Au cœur de la prière eucharistique le prêtre va consacrer les offrandes que nous avons présentées et refaire ce que Jésus a fait quelques heures avant sa passion. Auparavant il fait appel à l’Esprit Saint en disant « C’est pourquoi nous te prions, Père Tout-puissant : envoie ton Esprit sur ce pain et ce vin, pour qu’ils deviennent le corps et le sang du Christ  ».

Cette prière adressée au Père pour que la puissance de l’Esprit actualise le mystère de Jésus livré pour nous sauver, montre combien l’œuvre du salut est une œuvre trinitaire.
Nous sommes plongés au sein de la Trinité en train de faire revivre le mystère du salut. Si Jésus n’avait pas dit, après avoir donné le pain et le vin à ses disciples, « Prenez et mangez, ceci est mon corps, livré pour vous…Prenez et buvez, ceci est mon sang versé pour vous. Vous ferez cela en mémoire de moi » les Apôtres n’auraient jamais osé refaire ce geste.

Obéissant à la Parole du Seigneur dès le début de l’Eglise, les Actes des Apôtres nous l’affirment (Actes 2, 42), les Apôtres ont renouvelé ce sacrifice et cela jusqu’à nous. Et là je rends grâce pour l’Eglise qui à travers les vicissitudes de l’histoire, malgré les persécutions, malgré le péché des hommes, nous a permis de participer à ce mystère d’une manière aussi vivante que lorsque Jésus l’a institué. En allant à la messe, nous revivons la cène, ce n’est pas un simple souvenir mais une réalité actualisée et nous en sommes témoins.

A. Ménettrier écrit à ce propos « Faire mémoire, ce n’est pas seulement se rappeler. Faire mémoire du sacrifice du Christ, ce n’est pas seulement nous projeter deux mille ans en arrière mais concevoir qu’aux yeux de Dieu, ce qui eut lieu il y a deux mille ans se rend présent aujourd’hui, c’est une irruption de l’événement fondateur dans notre vie aujourd’hui…Dieu rend à nouveau présent aujourd’hui ce qu’il a vécu il y a deux mille ans, ce qui veut dire que lorsque nous chantons « Nous rappelons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection  » nous revivons ce que pouvait signifier la mort de Jésus ; et la puissance de l’amour de Jésus le jour du vendredi saint se vit à chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie, la Cène, la Messe.

Nous sommes donc appelés à nous souvenir de ce qui eut lieu il y a deux mille ans, pas comme un simple anniversaire mais parce que nous allons nous aussi en bénéficier. Un peu comme si Dieu nous disait : « Ce que j’ai vécu à cette époque, je suis disposé à le refaire pour toi, aujourd’hui. L’amour dont j’ai aimé les hommes d’alors est toujours vivace et je te donne la même puissance d’amour, que tu sois moins pécheur ou autant ». Parce que Dieu a vécu cela ce jour là, je crois qu’il le vit encore aujourd’hui pour moi, au même degré.

D’ailleurs vous noterez que toutes les oraisons de la messe, toutes les prières fonctionnent sur ce mode : « Seigneur, parce que tu as fait cela dans le passé, alors, refais-le aujourd’hui ; et c’est parce que tu l’as fait jadis que nous espérons que tu le renouvelles aujourd’hui ».

Nous annonçons que ce qui eut lieu perdure encore et nous attendons que la plénitude de cet acte de Dieu se réalise dans la vie à venir, pour la « gloire de Dieu et le salut du monde ».

« Il est grand le mystère de la foi ». Il y a tant à approfondir, tant à comprendre, tant à explorer Un être aussi aimant a donc livré sa vie pour moi ! Et de surcroît, cet être est Dieu ! Fils de Dieu le Père ! C’est à frémir.

Oui il est monumental le mystère de la foi.

Les plus grands saints ont passé toute leur vie à essayer de le sonder et n’y sont pas parvenus. Il y a sans doute trop à contempler. Heureusement, nous aurons l’éternité pour sonder « la hauteur, la profondeur, la longueur, la largeur de l’amour de Dieu » …Au Golgotha, la haine et la mort semblèrent l’emporter mais la vie et l’amour eurent le dernier mot. Ce « dernier mot » d’il y a deux mille ans, c’est le même qui nous attend, car rien ne pourra mettre un terme à cet amour éternel qui nous a été dévoilé et auquel nous avons adhéré. Il est grand, il est magnifique, il est bouleversant le mystère de la foi ! Sachons vraiment accueillir ce mystère. Sachons le proclamer. Sachons en être les apôtres auprès de tous ceux que nous rencontrons Le monde a tant besoin d’amour ! Osons être les porteurs de la bonne nouvelle : oui en effet, tout est possible, non pas de notre fait, mais du fait de quelqu’un d’autre. Serions nous assez bêtes dans notre mission d’évangélisation pour ne pas proclamer ce que tous attendent ? »


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