La messe : 12 . « Pour la gloire de Dieu et le salut du monde »

jeudi 11 novembre 2010
par  Jeanine Lefèvre
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Revenons un peu en arrière avant d’entamer la prière eucharistique, aussitôt après avoir préparé les dons, le prêtre ouvre le dialogue avec les fidèles que nous sommes en nous interpellant : « Prions ensemble au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Eglise » et nous répondons : « Pour la gloire de Dieu et le salut du monde  ».

Arnaud Ménettrier nous invite à réfléchir sur cette formule qui, dit-il, « est vite dite, au point que nous risquons de ne pas mesurer combien elle est importante et bouleversante. »

Nous entrons dans la célébration de l’essentiel. Chacun de nous est venu à cette messe. Nous portons tous quelques soucis à propos de nos proches, chrétiens ou non. Tous, nous sommes venus pour nous tourner vers le Seigneur pour qu’Il nous pardonne et nous donne à nouveau la force, l’Esprit, pour être fondamentalement aimants et pleinement ses fils et ses filles.
Toute l’Eglise est là. Toute l’Eglise va présenter le même sacrifice. Et pour la même raison c’est à dire « la gloire de Dieu et le salut du monde  »

Avez-vous noté que dans cette formule, rien n’est dit à propos de nous-mêmes ? Comme si notre propre vie et notre propre bonheur trouvaient leur accomplissement dans « la gloire de Dieu et le salut du monde ».

Vous, parents, qu’est-ce donc qui fait votre bonheur ? N’est-ce pas le bonheur de vos enfants ? Et si, pour que vos enfants soient pleinement heureux, votre propre félicité devait en pâtir ? Difficile certes, mais l’amour ne serait-il pas capable de franchir tout obstacle. ?

« Gloire de Dieu et salut du monde  » : pour Dieu les deux sont liés. A chaque fois que nous avons une supplique à propos du salut du monde et de quelqu’un qui y appartient, avons-nous dans l’idée qu’il s’agit de la gloire de Dieu, que cela le concerne, et que nous sommes concernés puisque cela le concerne ? »

A la suite de ce texte je me permets de rappeler le chant tiré d’une déclaration de saint Irénée qui affirmait que « la gloire de Dieu c’est l’homme vivant, c’est l’homme debout qui lui rend honneur. » Et l’homme vivant, c’est l’homme sauvé. Gloire de Dieu et salut du monde sont intimement liés.

A. Ménettrier reprend « Attention à cette formule, car elle est redoutable. Nous la disons si rapidement, mais cette phrase est essentielle. C’est toute notre vie chrétienne qui est invoquée : car vous comme moi, nous qui sommes ici-bas, n’y serions-nous pas, entre autre « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ? »

A chaque messe, ne portons nous pas cette part du monde qui nous est confiée : nous-mêmes, notre famille, nos proches, nos voisins, le monde pour lequel nous nous sentons concernés ? – avec la merveille de ce que Dieu promet ? En gros, à chaque messe, n’y aurait-il pas lieu de « proclamer le mystère de la foi » ?

Une fois de plus, nous sommes impliqués dans cette tragédie qu’est l’histoire de l’humanité. Quand nous venons à la messe ne disons pas « je vais assister à la messe » car cette manière de parler traduit un état passif qui se contente de la présence physique mais qui ne se sent pas concerné ; mais disons « je vais participer à la messe », qui montre le désir que nous avons d’être acteur, et de remplir totalement le rôle que l’Eglise, fidèle à ce que voulait le Christ qui a dit « faites ceci en mémoire de moi », a confié aux chrétiens réunis en communion avec le prêtre, « ministre ordonné, guide et rassembleur de la communauté chrétienne » (Mgr Fruchaud) lequel nous disait lors d’une rencontre à Pommerit Jaudy que « l’Eucharistie était le sommet de toute vie chrétienne et contient tout le trésor spirituel de l’Eglise »


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