La messe : 11 . La prière eucharistique

samedi 25 septembre 2010
par  Jeanine Lefèvre
popularité : 12%


Après l’offertoire lorsque l’offrande de notre vie a été faite, Dieu nous assure que tout cela a du sens, tout cela va devenir sacré et que rien n’est perdu, tout cela va être assumé, transfiguré par Dieu. Puis arrive la prière eucharistique.

Ce qui suit vient du Père Alain Bandelier. Il répond à la question que beaucoup se posent : « comment rendre la prière eucharistique plus vivante ».

" Il y a, dit-il, des expressions malencontreuses, qu’on dit sans réfléchir. L’idée de rendre plus vivante la prière dans laquelle Jésus donne sa vie pour le salut du monde est assez saugrenue ! La question devrait être retournée : comment nous rendre plus vivants, nous à qui un tel trésor a été donné ? La messe est vivante, ce sont les assemblées qui ne le sont pas assez ; ou les célébrants.
Mais je comprends le souci des équipes liturgiques et aussi celui des catéchistes. La longue prière eucharistique fait peur. On peut se demander comment maintenir l’attention des fidèles, en particulier celle des enfants. « Il y a plusieurs prières eucharistiques à choisir, mais, Arnaud Ménettrier précise »le principe reste le même : nous allons rappeler tout ce que Dieu a fait pour nous, pourquoi nous sommes là à exulter et lui demander, encore une fois les mêmes choses, ce qui entraînera d’autres raisons d’exulter !"

  • Nous allons rappeler l’œuvre du Christ, et celle de Dieu à travers le Christ ; c’est la Préface.
  • Nous allons proclamer la bonté de Dieu et la révélation de qui il est ; c’est le Sanctus.
  • Nous allons faire mémoire de ce que Jésus fit au jour de sa passion : c’est la Consécration.
  • Nous allons résumer ce qu’il en est du mystère de notre salut : c’est l’Anamnèse. (Ce mot signifie dans la liturgie, l’action de « rendre présent en remettant en mémoire ». Il désigne la prière dans laquelle l’Eglise rappelle les principaux mystères de la vie du Christ sur terre par exemple à la messe « Nous rappelons ta mort, nous célébrons ta résurrection et nous attendons ta venue dans la gloire » ( Theo)
  • Nous allons supplier que tout ce que Dieu a fait daigne se reproduire, soit actualisé.
  • Et puis, en ordre différent selon les prières eucharistiques, selon la logique et la splendeur de chacune, nous allons prier pour l’Eglise, à toute intention qui nous est confiée, le monde, les défunts en lien avec tous les saints qui nous ont précédés. Chacune dit la même chose, et la même chose que dans toute oraison.

Relisez donc ce qu’il en est dit de chaque oraison : Dieu fit, Dieu fait, Dieu fera. Avec lui, ce n’est pas un jour « oui » et un jour « non . Avec lui, s’il a dit » oui ", c’est définitif. Ce qui eut lieu hier, est également valable pour aujourd’hui. C’est également valable pour demain et pour les siècles des siècles.

Nous avons été tant aimés il y a deux mille ans, conformément à ce qui était promis depuis les origines mais cela vaut pour l’éternité. Quelqu’un nous a aimés jusqu’à considérer que l’horreur de la croix était peu de chose face à l’amour qu’il avait pour nous. C’est aujourd’hui qu’il est disposé à le revivre. « Si les fidèles trouvent la prière trop longue c’est, dit le Père Bandelier »parce que c’est un problème de formation pour que leur participation soit consciente. Ils s’ennuient parce qu’ils ne savent pourquoi ils sont là. Ils restent extérieurs au mystère qu’ils célèbrent. Le souci de les occuper, de leur donner quelque chose à dire ou à faire, les enferme un peu plus dans cette extériorité si décevante. C’est frappant avec les jeunes. On essaie de les séduire avec guitares et synthé. Pourquoi pas ? Mais s’ils ne sont pas, parallèlement, initiés à la rencontre sacramentelle du Christ, on se fatigue en vain.« Formation des prêtres aussi. Cette longue prière, est-ce qu’il la lit, est-ce qu’il la dit ? (c’est déjà mieux), est-ce qu’il la vit ? (c’est encore mieux !)… Le plus important c’est la vie intérieure du prêtre… Le curé d’Ars n’était pas très doué, mais il a entraîné des foules vers Dieu. »

Après avoir lu ces deux textes réfléchissons à la manière dont nous participons à cette prière eucharistique. Nous sentons nous concernés et actifs ou au contraire complètement en dehors de ce qui se passe à l’autel surtout si nous sommes loin, dans le fond de l’église. Une idée pratique : avoir le texte sous les yeux pour pouvoir suivre et nous associer aux prières, surtout si nous avons des difficultés d’audition.


image Jésus
Logo Synode
Bannière denier

Facebook

Statistiques

Dernière mise à jour

samedi 18 février 2017

Publication

228 Articles
Aucun album photo
Aucune brève
Aucun site
97 Auteurs

Visites

84 aujourd’hui
103 hier
172167 depuis le début
4 visiteurs actuellement connectés