La messe : 7. La liturgie de la Parole

lundi 12 juillet 2010
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Après être entrés joyeusement avec nos frères dans l’église, heureux de célébrer notre Dieu et de répondre à son invitation, après avoir pris conscience de notre pauvreté et d’en avoir demandé pardon, après avoir chanté la gloire du Seigneur nous abordons un moment important de la messe.
En effet Dieu va nous parler. Il nous adresse la parole. Bien que nous soyons pécheurs, il ne refuse pas de renouer le dialogue car il ne se résout pas à nos ruptures d’alliance.


Quatre lectures nous sont proposées : première lecture, psaume, deuxième lecture , Évangile. A. Menettrier explique :

  • La « première lecture » nous dit d’où nous venons
  • L’Évangile : où nous allons.
  • La « deuxième lecture » : par où convient-il que nous passions.
  • Et le psaume comme lien.

Ces lectures sont comme la Parole que Dieu nous adresse personnellement « Alain Bandelier écrit dans son livre » la messe et la liturgie «  » Avoue que tu n’y crois pas tellement , pourtant c’est vrai : le Seigneur a quelque chose à te dire. Oui, à toi. Un message personnel ! A moins que tu ne sois blasé : la messe, dis-tu, c’est toujours la même chose, on connaît tout ça par cœur !
Pourtant, si la messe est une rencontre avec le Dieu vivant, comme toute rencontre elle commence par un échange de regards (c’est le sens des rites d’entrée : « Tu es là ! » ; « Me voici ! ») et se poursuit par des paroles qu’on échange. Il en fut ainsi le soir de Pâques, sur le chemin d’Emmaüs : « Notre cœur n’était –il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route ? »
La messe ne te dit rien ? Devrait-elle nous parler davantage ou est-ce nous qui écoutons trop peu ? Qu’avons-nous fait du silence sacré dont parle le Concile ? Sans silence il n’y a pas d’écoute….

La première grande partie de la messe est donc la liturgie de la Parole où se poursuit le dialogue entre le Ressuscité et les disciples. Dans sa structure, elle vient tout droit de la liturgie juive de la synagogue. Chaque sabbat, en effet, la communauté entend des passages de la loi de Moïse et des livres des prophètes, entrecoupés du chant des psaumes et commentés par l’officiant. On a des témoignages dans le Nouveau Testament : Jésus lit et commente Isaïe dans la synagogue de Nazareth. A ces lectures bibliques, les communautés chrétiennes ajouteront les mémoires des Apôtres, leurs témoignages, leurs prédications orales, puis leurs lettres, enfin les évangiles proprement dits, dès qu’ils auront pris une forme écrite.


Dans la liturgie, la Parole de Dieu est proclamée pour être écoutée. C’est une erreur de la lire chacun pour soi, le nez dans son missel. D’où l’importance du lecteur qui requiert trois compétences.

La première est technique : tout le monde n’est pas capable de parler de façon audible et compréhensible ; on confie parfois cette responsabilité au dernier moment à n’importe qui ou à un tel pour lui faire plaisir ; d’autres fois c’est la sonorisation qui est déficiente, chaque fois le texte sacré est massacré.

La seconde exigence est de lire la parole attentivement, l’écouter intérieurement, l’assimiler personnellement : si le lecteur n’est pas touché comment touchera-t-il les auditeurs ?

La troisième compétence est la plus méconnue. L’enjeu de la lecture liturgique est de permettre que la parole écrite dans le livre devienne Parole écrite dans les cœurs, Parole vivante d’un Vivant. Cela passe par un pauvre instrument : l’intelligence et les lèvres du lecteur. Il ne faut pas qu’il cherche à faire des effets, il doit plutôt se livrer à l’Esprit Saint.

Au sommet de la liturgie de la parole, la proclamation de l’Evangile. Cela est souligné par le chant de l’Alléluia, l’encensement du livre, le baiser qui lui est donné. L’assemblée se lève, car ma parole, dit Jésus, est esprit et vie ; elle est appel et chemin. A travers le célébrant qui lit le texte sacré, c’est le ressuscité en personne qui parle au cœur de son église …

La liturgie de la Parole est à deux voix, faisant alterner message du Seigneur et réponse de l’assemblée. Cette réponse s’exprime en particulier par le psaume et les acclamations, en écho ou en introduction aux lectures. Ces versets viennent eux aussi de l’Ecriture Sainte, mais cette fois ils sont mis sur nos lèvres. Il y a un beau travail à faire pour rendre la psalmodie au peuple, et ne pas la réserver systématiquement au soliste- la pire solution étant de laisser le lecteur enchaîner le psaume après la lecture biblique, ce qui rend la parole complètement unilatérale « A.Menettrier conclut » Ce qui est fascinant, c’est que chacun entend un élément qui le rejoint, qui ne sera peut-être pas celui de son voisin. Le Verbe va passer à travers une parole, celle des prophètes, des biblistes, des Apôtres. Parole de Dieu, lectures et commentaires pour les rendre actuelles. Parole que Dieu me re- adresse ; mission qu’il me fixe pour la semaine qui vient ; trace de son amour et proclamation qu’il m’appelle de nouveau, qu’il me dit à nouveau qu’il m’aime. "

En lisant tout cela je prends conscience de ma tiédeur, de ma médiocrité et d’une capacité incroyable à ne pas saisir les grâces offertes par le Seigneur !


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