La fête de la Toussaint et la journée de prière pour nos défunts : un immense message d’espérance pour le monde !

dimanche 8 novembre 2009
par  Père Luiz Chang sj, Père Philippe Roche
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 La fête de la Toussaint : source majeure d’espérance 1

En cette grande fête de la Toussaint, nous honorons tous ceux, connus ou inconnus, qui sont déjà entrés dans la plénitude de la lumière de Dieu. Nous fêtons, bien sûr, tous les saints et saintes que l’Eglise a officiellement canonisés pour nous présenter leurs vies en exemple et sous le patronage desquels nous placent nos prénoms, nos métiers, nos activités, nos affinités, personnelles ou familiales. Et, dans ce dernier cas, on dit que ce sont eux qui nous choisissent plus que nous ne les choisissons : ils se font connaître de nous pour nous assurer leur intercession.
Mais nous célébrons aussi tous ceux, inconnus, qui ont suivi le Christ tout au long de leurs existences, aussi parfaitement qu’il est possible sur cette terre. Parmi ces saints inconnus, nous nous réjouissons profondément de penser que figurent certains membres de nos familles. Et en ce jour, nous nous confions à leur intercession et à leur protection.
Ce que nous affirmons aujourd’hui est inouï : en ce moment même où nous nous retrouvons, ici, en cet instant, exulte la foule des bienheureux qui sont déjà passés par la mort. Et ils ne sont pas ailleurs mais autrement, toujours mystérieusement présents à notre monde : ils sont avec nous invisiblement. Et c’est la foi des Chrétiens et, même, pourrait-on dire de tout croyant, car le propre du croyant est d’être certain que notre vie ne s’arrête pas avec la mort. Cette aspiration est tellement profondément inscrite au cœur de l’homme, lui est tellement naturelle qu’il n’y a rien de plus normal que de croire en Dieu.

Si vous connaissez des vrais athées, des gens qui peuvent affirmer qu’ils sont certains que Dieu n’existe pas, mettez-les sous cloche car ils sont en voie de disparition ! C’est tellement contraire à la nature humaine de nier que nous sommes créés à son image ! Les prétentions de la science à tout expliquer au XIXe siècle, comme les idéologies totalitaires ont fait long feu ! Les Sciences nous expliquent, et de mieux en mieux, le comment les choses se produisent … Elles ne pourront jamais nous expliquer le pourquoi de l’existence des choses, de nos propres existences.

Nous devons donc prendre conscience, avec une infinie gratitude du don qui nous est fait, lorsque nous avons la foi. A nous, les Chrétiens, il a été donnée l’espérance, une espérance fiable, en vertu de laquelle nous pouvons affronter notre présent. Car, il faut bien le reconnaître, pour l’écrasante majorité de l’humanité, le présent est synonyme de souffrance. Souffrance de la faim, de la pauvreté, du manque de médicament qui empêche de soigner ses enfants ou ses vieux parents, souffrance de l’ignorance, du chômage, du divorce ou de la guerre, de la vieillesse ou de la maladie, souffrance de l’humiliation, du deuil ou de la solitude. Oui, la condition humaine est douloureuse ! Et ce n’est pas la moindre des grandeurs de Jean-Paul II que d’avoir osé traîner sa misère et sa déchéance physique aux yeux d’un monde où il faut être jeune, beau et séduisant pour réussir : tous nos leaders politiques, toutes nos stars le prouvent ! Mais ce n’est pas la réalité de la vie humaine. Par ses dernières années de vie, ce pape s’affirmait par son existence même aux côtés de l’humanité souffrante.
Et justement, son successeur, le pape Benoît XVI ose courageusement écrire dans l’une de ses encycliques : « le présent, même un présent pénible, ne peut être vécu et accepté que s’il conduit vers un terme et si nous pouvons être sûrs de ce terme, si ce terme est si grand qu’il peut justifier les efforts du chemin. ». Et je vous signale au passage que les encycliques de Benoît XVI sont beaucoup plus accessibles qu’on pourrait le penser, qu’elles sont même étonnamment faciles à lire, car il est un théologien d’une clarté de pensée absolument exceptionnelle.
Cette fête de la Toussaint nous place au cœur de l’espérance qui est la nôtre. Car, « espérance » est un mot central de la foi biblique – au point que, dans certains passages, les mots « foi » et « espérance » semblent interchangeables. Ainsi, par exemple, Saint Paul écrit aux Thessaloniciens : vous ne devez pas être « abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance » (1 Th 4, 13). Ici aussi, apparaît comme élément caractéristique des Chrétiens le fait qu’ils ont un avenir : ce n’est pas qu’ils sachent dans les détails ce qui les attend, mais ils savent de manière générale que leur vie ne finit pas dans le néant. C’est seulement lorsque l’avenir est assuré en tant que réalité positive que le présent devient aussi vivable. Car aussi belles et réussies que nos vies puissent être, toute vie doit finir. Et cette perspective est insupportable ! C’est ce qui a été déterminant pour la conscience des premiers Chrétiens, à savoir le fait d’avoir reçu comme don une espérance crédible.
Parvenir à la connaissance de Dieu, le vrai Dieu, cela signifie recevoir l’espérance. Pour nous, qui vivons depuis toujours avec le concept chrétien de Dieu et qui nous y sommes habitués, la possession de l’espérance, qui provient de la rencontre réelle avec ce Dieu, n’est presque plus perceptible. Pourtant, nous rendons-nous compte du privilège que représente la foi ? Nous savons et croyons qu’il existe un Seigneur des seigneurs, et que ce Seigneur est bon, la bonté en personne. Nous savons que ce Seigneur nous connaît, chacun personnellement, qu’il nous a créés, et plus encore qu’il nous aime. Notre grande espérance se fonde dans cette certitude, valable pour chacun de nous : je suis définitivement aimé et quel que soit ce qui m’arrive, je suis attendu par cet Amour. Et ainsi ma vie est bonne. Ce ne sont pas les lois de la matière et de l’évolution qui sont l’instance ultime, mais la raison, la volonté, l’amour – une Personne. Et si nous connaissons cette Personne et si elle nous connaît, alors vraiment l’inexorable pouvoir des éléments matériels n’est plus l’instance ultime ; alors nous ne sommes plus esclaves de l’univers et de ses lois, alors nous sommes libres, très particulièrement de la loi de la destruction de la matière.
Les Chrétiens n’ont pas ici-bas une demeure stable et ils cherchent la demeure future : la société présente est considérée par les Chrétiens comme une société imparfaite ; ils appartiennent à une société nouvelle, vers laquelle ils sont en chemin et qui, dans leur pèlerinage, est déjà anticipée. Mais attention ! Cela est tout autre qu’un simple renvoi à une perspective future.

Cette certitude qui nous libère, cette libération obtenue à travers la rencontre avec le Dieu de Jésus-Christ, nous avons le devoir de l’étendre, de la donner aussi aux autres, au plus grand nombre de personnes possibles.

L’Évangile n’est pas uniquement une communication d’éléments que l’on peut connaître, mais une communication qui produit des faits et qui change la vie. Celui qui a l’espérance vit différemment ; une vie nouvelle lui a déjà été donnée. C’est le sens de l’utilisation du présent dans cet Evangile des Béatitudes que nous venons d’entendre, comme il est de tradition pour la fête de la Toussaint.
Car vous aurez sans doute remarqué une particularité littéraire. Sur huit béatitudes, deux sont au présent, et six sont au futur. Mais attention les six béatitudes au futur ne veulent pas du tout dire que ceux qui veulent devenir les disciples du Christ doivent se résigner au malheur du temps présent dans l’espoir de jours meilleurs, qui se font attendre. Bien au contraire ! Car ceux qui agiront seront dès à présent dans le Royaume des Cieux.
En effet, ceux qui ont un cœur de pauvre, ce sont tous ceux qui attendent tout de Dieu, au premier rang desquels la Vierge Marie, reine de tous ces saints que nous fêtons aujourd’hui. Ils sont tout tournés vers Dieu et rien n’a d’importance qu’en référence à cette attente. Ils sont tout transparents à la volonté de Dieu, ils sont déjà dans le Royaume qui est au milieu de nous, qui vient. Ne retrouve-t’on pas là le premier commandement : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ta force, de tout ton esprit ? En un mot tu L’aimeras de tout ton être, tu seras entièrement tourné vers Lui, tu ne t’attacheras qu’à Lui, tu seras entièrement transparent au rayonnement de Sa lumière et de Son amour.
Quant à ceux qui sont persécutés pour la justice, se sont ceux qui souffrent, se battent et parfois vont jusqu’au plus extrême sacrifice, celui de leur vie, pour faire respecter la justice, c’est à dire pour faire rendre à chacun ce que lui est dû. Ce ne sont pas ceux qui subissent eux-mêmes l’injustice : ceux-là seront rassasiés de leur faim de justice. Ce sont bien ceux qui se battent pour les autres. Ne s’agit-il pas maintenant de ce commandement que le Christ a qualifié Lui-même de nouveau : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ? ».
Le Chrétien veut donc mener une vie « selon le Christ » en se laissant transformer par la Parole qu’il entend et par le pain de l’eucharistie qui nous constitue corps du Christ. Au passage, je vous signale que d’apprendre par cœur des passages d’Evangile, comme ces Béatitudes, constitue un très bon moyen de laisser la Parole agir en nous … nous guider. Nous avons le droit de choisir ce que nous voulons mettre dans nos mémoires et dans notre subconscient : retenir par cœur des passages évangéliques est un très bon moyen.
Car le Christ nous dit qui, en réalité, est l’homme et ce qu’il doit faire pour être vraiment homme. Il nous indique la voie et cette voie est la vérité. Il est lui-même à la fois l’une et l’autre, et donc Il est aussi la vie dont nous sommes tous à la recherche. Dieu, en Jésus, s’est révélé comme Amour. Il est le vrai pasteur qui connaît aussi la voie qui passe par les ravins de la mort ; Celui qui marche également avec moi sur la voie de la solitude ultime, où personne ne peut m’accompagner, me guidant pour la traverser. Il a voulu venir parcourir lui-même cette voie, Il est descendu dans le royaume de la mort, Il l’a vaincu et Il est maintenant revenu pour nous accompagner et pour nous donner la certitude qu’avec Lui on trouve un passage.
Vivre selon le Christ, c’est agir selon Ses commandements et Son exemple. C’est, comme l’ont fait les Saints, placer en Lui toute notre foi, toute notre espérance. Et alors nous comprenons que la foi n’est pas seulement une tension personnelle vers les biens qui doivent venir, mais qui sont encore absents ; elle nous donne quelque chose. Elle nous donne déjà, maintenant, quelque chose de la réalité attendue. Elle attire l’avenir dans le présent, au point que le premier n’est plus le pur « pas-encore ». Le fait que cet avenir existe change le présent ; le présent est touché par la réalité future, et ainsi les biens à venir se déversent sur les biens présents et les biens présents sur les biens à venir.
Par la foi, la vie éternelle prend naissance en nous et grâce à elle, la raison est portée à consentir à ce qu’elle ne voit pas. Par la foi, sont déjà présents en nous « en germe » les biens que l’on espère : la vraie vie. Ces « biens » qui doivent venir ne sont pas encore visibles dans le monde extérieur (ils « n’apparaissent » pas), mais en raison du fait que, comme réalité initiale et dynamique, nous les portons en nous, naît déjà maintenant une certaine perception de ces biens. Dès lors nous pouvons tout perdre puisque nous aspirons à des biens infiniment supérieurs dont nous sommes déjà en possession. Plus nous sommes saints, plus nous sommes DÉJÀ en possession de ces biens.

En conclusion, je voudrais citer ce que le pape Benoît XVI ose écrire dans cette même encyclique : « Peut-être aujourd’hui de nombreuses personnes refusent-elles la foi simplement parce que la vie éternelle ne leur semble pas quelque chose de désirable. Ils ne veulent nullement la vie éternelle, mais la vie présente, et la foi en la vie éternelle semble, dans ce but, plutôt un obstacle. »
Quel drame ! Ils n’ont pas compris que la réussite de notre vie terrestre ne vient pas en concurrence de la réussite de notre vie éternelle ! Bien au contraire ! C’est la réussite même de notre vie terrestre, mais selon les critères des disciples de Jésus-Christ, qui conditionne celle de notre vie éternelle. Saint Augustin écrivit un jour : dans le fond, nous voulons une seule chose – « la vie bienheureuse », la vie qui est simplement vie, simplement « bonheur ». Mais, nous ne connaissons pas du tout cette réalité ; même durant les moments où nous pensons pouvoir la toucher, nous ne la rejoignons pas vraiment. « Nous ne savons pas ce que nous devons demander ». Nous savons seulement que ce n’est pas cela. Toutefois, dans notre non-savoir, nous savons que cette réalité doit exister.
Dès lors nous n’avons pas à avoir peur de la mort puisque, en croyants, nous avons la certitude que cette vie qui vient est la vraie vie, la vie du bonheur éternel auquel nous aspirons. Et savoir qu’elle est éternelle en fait la seule vraie source du bonheur car il n’est pas de béatitude si l’on sait qu’elle doit un jour cesser. La vraie béatitude, pour être béatitude, ne peut qu’être éternelle. Si nous comprenons cela, nous pouvons dire avec saint Ambroise : « La mort ne doit pas être pleurée, puisqu’elle est cause de salut ».
Savoir cela, c’est croire. Quel privilège que d’avoir la foi ! AMEN

(1) Cette homélie est très largement inspirée de l’encyclique Spe salvi à laquelle elle emprunte de larges passages

 Pour réfléchir sur le sens de la prière pour les défunts 1

Face à l’humanisme athée, l’Espérance chrétienne

L’athéisme des XIXe et XXe siècles est, selon ses racines et sa finalité, un moralisme : une protestation contre les injustices du monde et de l’histoire universelle. Un monde dans lequel existe une telle quantité d’injustice, de souffrance des innocents et de cynisme du pouvoir ne peut être l’œuvre d’un Dieu bon. Le Dieu qui aurait la responsabilité d’un monde semblable ne serait pas un Dieu juste et encore moins un Dieu bon. C’est au nom de la morale qu’il faut contester ce Dieu.
Il faut cependant radicalement exclure que puisse être trouvé un quelconque succédané immanent pour Dieu, alors même que serait rejetée l’image du Dieu bon et juste. La justice, une vraie justice, demanderait un monde dans lequel non seulement la souffrance présente serait anéantie, mais où serait aussi révoqué ce qui est irrémédiablement passé .
Mais face à cela, nous affirmons qu’une justice existe. La « révocation » de la souffrance passée, la réparation qui rétablit le droit existent. C’est pourquoi la foi dans le Jugement final est avant tout et surtout espérance – l’espérance dont la nécessité a justement été rendue évidente dans les bouleversements des derniers siècles. Je suis convaincu que la question de la justice constitue l’argument essentiel, en tout cas l’argument le plus fort, en faveur de la foi dans la vie éternelle.

L’image du Jugement final est en premier lieu non pas une image terrifiante, mais une image d’espérance ; pour nous peut-être même l’image décisive de l’espérance. Mais n’est-ce pas aussi une image de crainte ? Je dirais : c’est une image qui appelle à la responsabilité.
Dieu est justice et crée la justice. La grâce n’exclut pas la justice. Elle ne change pas le tort en droit. Ce n’est pas une éponge qui efface tout, de sorte que tout ce qui s’est fait sur la terre finisse par avoir toujours la même valeur. À la fin, au banquet éternel, les méchants ne siégeront pas indistinctement à table à côté des victimes, comme si rien ne s’était passé. Un texte de Platon exprime un pressentiment du juste jugement qui, en grande partie, demeure vrai et salutaire, pour le Chrétien aussi.
Dans la parabole du riche bon vivant et du pauvre Lazare (cf. Lc 16, 19-31), Jésus nous a présenté en avertissement une conception qui se trouve, entre autre, dans le judaïsme ancien, à savoir la conception d’une condition intermédiaire entre mort et résurrection, un état dans lequel la sentence dernière manque encore. Les âmes ne se trouvent pas simplement dans une sorte de détention provisoire, mais subissent déjà une punition, comme le montre la parabole du riche bon vivant, ou au contraire jouissent déjà de formes provisoires de béatitude. Et enfin il y a aussi l’idée que, dans cet état, sont possibles des purifications et des guérisons qui rendent l’âme mûre pour la communion avec Dieu. L’Église primitive a repris ces conceptions, à partir desquelles ensuite, dans l’Église occidentale, s’est développée petit à petit la doctrine du purgatoire.

Fra Angelico : Toussaint
La possibilité d’une purification nous permet d’espérer paraître face à Dieu

Certains théologiens récents sont de l’avis que le feu qui brûle et en même temps sauve est le Christ lui-même, le Juge et Sauveur. La rencontre avec Lui est l’acte décisif du Jugement. Devant son regard s’évanouit toute fausseté. Le regard du Christ, le battement de son cœur nous guérissent grâce à une transformation assurément douloureuse, comme « par le feu ». Cependant, c’est une heureuse souffrance, dans laquelle le saint pouvoir de son amour nous pénètre comme une flamme, nous permettant à la fin d’être totalement nous-mêmes et par là totalement de Dieu. Ainsi se rend évidente aussi la compénétration de la justice et de la grâce. Il est clair que la « durée » de cette brûlure qui transforme, nous ne pouvons la calculer avec les mesures chronométriques de ce monde. Le « moment » transformant de cette rencontre échappe au chronométrage terrestre. Le Jugement de Dieu est espérance, aussi bien parce qu’il est justice que parce qu’il est grâce. S’il était seulement grâce qui rend insignifiant tout ce qui est terrestre, Dieu resterait pour nous un débiteur de la réponse à la question concernant la justice. S’il était pure justice, il ne pourrait être à la fin pour nous tous qu’un motif de peur.

Dans le judaïsme ancien, il existe aussi l’idée qu’on peut venir en aide aux défunts dans leur condition intermédiaire par la prière (cf. par exemple 2 M 12, 38-45 : 1er s. av. JC). La pratique correspondante a été adoptée très spontanément par les Chrétiens et elle est commune à l’Église orientale et occidentale. Qui n’éprouverait le besoin de faire parvenir à ses proches déjà partis pour l’au-delà un signe de bonté, de gratitude ou encore de demande de pardon. Aucun homme n’est une monade fermée sur elle-même. Nos existences sont en profonde communion entre elles, elles sont reliées l’une à l’autre au moyen de multiples interactions. Nul ne vit seul. Nul ne pèche seul. Nul n’est sauvé seul. Ainsi mon intercession pour quelqu’un n’est pas du tout quelque chose qui lui est étranger, extérieur, pas même après la mort.

Ainsi s’éclaire ultérieurement un élément important du concept chrétien d’espérance. Notre espérance est toujours essentiellement aussi espérance pour les autres ; c’est seulement ainsi qu’elle est vraiment espérance pour moi. En tant que Chrétiens nous ne devrions jamais nous demander seulement : « comment puis-je me sauver moi-même ? ». Nous devrions aussi nous demander : que puis-je faire pour que les autres soient sauvés et que surgisse aussi pour les autres l’étoile de l’espérance ? Alors j’aurai fait le maximum pour mon salut personnel.

1. L’intégralité de ce texte est composé de citations de l’encyclique « Spe Salve », à l’exception des sous-titres.

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