Mardi 15 mai 2018 — Dernier ajout mercredi 16 mai 2018

Retour vers le Père de l’abbé Yann Talbot

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L’abbé Yann Talbot nous a quittés. Ses obsèques auront lieu le jeudi 17 mai à 15h00 en l’église Saint Jean de Baly à Lannion.

L’abbé Yann Talbot nous a quittés ce week-end à 78 ans des suites d’une longue maladie.

Ses obsèques auront lieu le jeudi 17 mai à 15 h 00 en l’église Saint Jean de Baly à Lannion.

Ancien curé de Tréguier et Rostrenen, il était originaire de Lannion, où il vivait depuis son départ en retraite et il continuait à apporter son aide à la paroisse de Lannion. Il assurait également une messe mensuelle en breton à l’église de Minihy-Tréguier le dimanche soir. Yann Talbot a aussi servi toute sa vie la langue bretonne dont il était un grand locuteur, il était d’ailleurs polyglotte. C’était un érudit : philosophe, théologien, il avait aussi enseigné l’économie pendant 30 ans.

Guillaume Caous, actuel curé de Tréguier, lui rend hommage :

« Yann a été curé de Tréguier de 2001 à 2006. Ce fut un bon pasteur, proche de tous. Son intelligence vive, sous des dehors parfois bourrus, était étonnante d’érudition et de vérité. J’ai toujours été marqué par la justesse de ses analyses, tant au niveau humain qu’au niveau intellectuel. Il était très fraternel et ne manquait pas de venir me saluer et partager un moment au presbytère quand il avait à faire à Tréguier. Le bousculement pastoral de ces dernières années ne lui a pas facilité la tâche mais il a toujours fait preuve d’un grand esprit d’abnégation et de service.

Sa fidélité au Seigneur dans la prière et l’attention aux autres ne manqueront pas de lui mériter la récompense des justes. Son courage dans la maladie a été exemplaire. L’Eglise diocésaine perd beaucoup et je pleure aujourd’hui un grand frère dans le sacerdoce et dans la cause bretonne

Que saint Yves lui ouvre la porte et lui fasse partager la joie des saints, près de Jésus et de Marie. Doue d’he bardono ! »

Voici le témoignage qui lui avait été rendu dans le Télégramme lors de son arrivée à Tréguier en septembre 2001 :

« A la demande de Mgr Fruchaud, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, l’abbé Yann Talbot a remplacé l’abbé Jallot, démissionnaire pour raison de santé. « J’ai hésité quelques jours à accepter cette nomination, car il va y avoir trente ans en septembre que je suis en poste à Rostrenen et je n’ai jamais quitté la Cornouaille. Mais j’ai finalement accepté. Un prêtre diocésain se doit d’abord de répondre « présent » à l’invitation de son évêque quand il lui confie une mission et qu’il y a des besoins dans un endroit ou dans un autre du diocèse », a souligné l’abbé Talbot.

Yann Talbot est né en 1940 à Lannion où il a passé toute sa jeunesse et fait ses études secondaires. Après des études universitaires à Rennes (licence d’histoire-géographie), il a été professeur plusieurs années dans l’enseignement public et dans l’enseignement privé. Puis il est entré au séminaire, en 1968, et a été envoyé à la Catho d’Angers faire ses études de philosophie et de théologie. Après un stage d’insertion pastorale à Rostrenen en 1971-72, il a été ordonné prêtre à Rostrenen en 1974. Il y était resté depuis. Bretonnant convaincu (licence de breton et de celtique), Yann Talbot a donné le ton, en disant la grand-messe, en partie en breton. « J’ai la conviction qu’il est important de donner à la paroisse de sant Erwan sa dimension bretonne et universelle, ouverte sur le monde, animée par des chrétiens qui se veulent, à la fois héritiers et bâtisseurs », a-t-il encore ajouté. »

© Le Télégramme

Prêtre bretonnant, il s’est donné corps et âme pour Dieu et la Bretagne. Merci.

Commentaires :

Je viens de découvrir sur le site de la paroisse le beau témoignage de Guillaume. J’y adhère totalement et n’ai pas grand chose à ajouter :

Yann Talbot était un prêtre dont effectivement les apparences bourrues cachaient une grande bonté et une grande sensibilité. Il avait une foi profonde qu’il exprimait avec beaucoup de force et de sincérité dans ses homélies. C’était aussi un homme d’ une grande culture et surtout bien sûr passionné pour la langue Bretonne, et tout cela associé à beaucoup de simplicité.

En ce qui me concerne je l’appréciais beaucoup. J’étais présente à Lourdes durant le pélerinage de 2016 où il est venu en tant que malade et j’ai pu témoigner de son courage. Il participait à toutes les cérémonies malgré sa maladie et semblait infatigable,heureux d’être là.

Anne