Jeudi 19 octobre 2017 — Dernier ajout mercredi 23 mai 2018

Pèlerinage à Rome du 9 au 14 octobre 2017 (2/5)

Avec Pierre le fondateur
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Cette deuxième journée nous a vus sur la place Saint-Pierre et dans la basilique sur les traces du premier pape.

Pour notre deuxième journée à Rome, encore un lever bien matinal ! Nous devions être dès 7 h 30 à la basilique Saint-Pierre, la messe prévue dans les grottes vaticanes étant impérativement fixée à 8 h.

La place Saint-Pierre et la basilique

L’entrée sur l’esplanade se fait après avoir montré patte blanche : portiques, contrôles- sécurité oblige. Pendant ce temps, nous chantions à gorge déployée les 24 couplets du chant à saint Pierre de nos paroisses.

Notre groupe sur la Place St-Pierre
Notre groupe sur la Place St-Pierre

Après tout ça, nous avons dû courir à travers la basilique pour rejoindre le Père Guillaume au lieu de la célébration, alors que le choc de la grandeur et de la beauté du lieu nous coupait le souffle !

Nous avons eu la chance extraordinaire d’avoir la chapelle la plus proche du tombeau et des reliques de saint Pierre. La messe a été très priante : liturgie de saint Pierre et saint Paul, devant les reliques de celui qu’a choisi Jésus-Christ pour fonder son Église… Cela ne peut laisser personne indifférent.

Le tombeau de saint Pierre
Le tombeau de saint Pierre

Après la messe, nous nous sommes retrouvés sur la place Saint-Pierre pour écouter les explications de Guillaume et de Patricia (notre guide venue du Service diocésain des pèlerinages), sur la colonnade et la façade de la basilique (éclairée au soleil matinal).

La façade de la basilique St-Pierre sous le soleil
La façade de la basilique St-Pierre sous le soleil

Cette place, dessinée par Le Bernin à partir de 1656, nous a accueillis et nous a pris dans ses bras : « Nous sommes un seul peuple, avec une seule âme, appelés par le Seigneur qui nous aime et nous soutient. » (Pape François, 26 octobre 2013).

Et puis nous sommes enfin rentrés dans la basilique qui nous avait tant saisis lors de notre rapide passage plus tôt dans la matinée. Je ne vais pas plagier les guides touristiques, et je vais juste vous citer ce qui m’a profondément émue, et je n’étais pas la seule :

  • le chœur avec la chaire de saint Pierre ;
    Le choeur et la chaire de saint Pierre
    Le choeur et la chaire de saint Pierre
  • le baldaquin : commencé par Le Bernin en 1624, il est haut de 29 mètres, et il fut coulé avec le bronze arraché du toit du Panthéon : « Ce que les barbares n’avaient pas fait, les Barberini l’ont fait », allusion au nom de famille du pape Urbain VIII, qui fut à l’origine de cet « emprunt » !
    Le baldaquin
    Le baldaquin
  • la statue de saint Pierre : cette statue en bronze du XIIIe siècle est l’objet de la plus grande vénération. D’innombrables pèlerins sont venus caresser et baiser son pied, tant et tant qu’il ressemble à… une pantoufle !
    La statue de saint Pierre et…son pied !
    La statue de saint Pierre et…son pied !

    Pleins d’admiration pour le premier pape, nous avons sollicité son intercession pour notre Église, si malmenée aujourd’hui.

Nous avons ensuite été admirer la Pietà de Michel-Ange. Un chef-d’œuvre que l’artiste exécuta lorsqu’il n’avait que 25 ans (1499). La Vierge a un visage extraordinairement jeune, mais il y a dans son regard une résignation pathétique devant le corps si meurtri de son Fils. C’est l’humanité avec toutes ses souffrances, atteinte par le mal, que Marie, figure de l’Église, accueille.

La Pietà de Michel-Ange
La Pietà de Michel-Ange

Après tout ces chefs-d’œuvre, nous nous sommes un peu éparpillés, les uns allant prier devant la tombe de saint Jean-Paul II, ou admirer la statuaire : tant de saints, de martyrs, d’apôtres, - saint Paul est très présent ici aussi -, de fondateurs d’ordre religieux, des sculptures représentant des anges de toutes sortes, les coupoles plus majestueuses les unes que les autres, les sols de marbres colorés, la « confession » de saint Pierre, tout n’est que beauté à la gloire de Dieu.

« Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Église et je te donnerai les clefs du royaume des cieux » (Matthieu 16,18). « J’ai prié pour toi, Pierre, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Luc 22,32).

L’après-midi a été consacré à la visite des Musées du Vatican. Je ne peux énumérer toutes les merveilles qui s’y trouvent. Juste un petit aperçu : la galerie géographique, la galerie des tapisseries, des statues magnifiques, les chambres des appartements de certains papes décorées par Raphaël (Jules II).

Des fresques spactaculaires !
Des fresques spactaculaires !

La Chapelle Sixtine

Le clou de la visite fut sans conteste la Chapelle Sixtine (Vous imaginez bien que ce ne sont pas mes photos, il y avait tant de monde ! Et de plus, c’est interdit).

Vues de la chapelle Sixtine
Vues de la chapelle Sixtine

La chapelle fut construite de 1475 à 1481 sur l’ordre du pape Sixte IV qui fit venir des peintres florentins qui ornèrent les parois latérales. Plus tard, les papes suivants confièrent à Michel-Ange le soin de peindre la voûte (Jules II) et Clément VII et Paul III pour la paroi au-dessus de l’autel. Nos guides nous racontèrent de nombreuses anecdotes liées à ces travaux qui ont pu être contestés en leur temps. Lieu de réunion des conclaves, théâtre des cérémonies les plus solennelles du Saint-Siège, la chapelle Sixtine est un chef-d’œuvre de l’art de la Renaissance.

Et toujours Rome !

Après le dîner, le Père Guillaume nous a entraînés dans le métro romain (rien à envier au métro parisien) pour aller voir la Piazza del Popolo, au nord de la ville, la place d’Espagne et les escaliers de la Trinità dei Monti, la Fontaine de Trevi. Tout ça magnifiquement éclairé. Un monde fou, beaucoup de jeunes, nous avons goûté aux délicieuses glaces italiennes… Dolce vità

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