Lundi 27 août 2018

Edito du mois Enregistrer au format PDF

Extrait du Mouezh Sant-Tugdual
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La rentrée 2018 est vraiment un nouveau départ pour notre communauté pastorale qui devient paroisse à partir du 1er septembre. Si c’est surtout une simplification administrative, c’est aussi une occasion de nous resituer dans l’unité désirée par le Christ.

L’unité telle que le Christ l’a voulue, telle que l’Église la promet, ne doit pas se modeler sur l’unité telle que nous la proposent parfois nos sociétés civiles. C’est dans le Christ que nous sommes un. L’unité ne signifie pas le rapatriement ou la fusion mais bien le souci accru de l’autre dans sa différence, l’estime et le soutien nécessaire à toute société solidaire. Chacun est appelé à être soi pour apporter à l’autre, en vue du bien de tous. C’est un exercice difficile que cette collaboration différenciée à la vigne du Seigneur : la religieuse n’est pas le père de famille, le diacre n’est pas la mère de famille, la vierge consacrée n’est pas le curé de paroisse. Et nos particularismes terrestres doivent être considérés dans le but d’une recréation totale dans le Christ ; ainsi même si Cavan n’est pas L’Armor, c’est le même Christ qui y est annoncé et le même Christ qui est servi, d’où que l’on soit. Si chacun a sa place dans son Corps, cette assignation ne doit pas en faire une société figée, sclérosée.

Il nous faut trouver les moyens pour que circule la vie dans ce corps : que ce soit un corps souple, aguerri à l’assouplissement du dialogue, un corps musclé fortifié par le souci de se porter les uns les autres, un corps conscient de sa solidarité différenciée parce que nourri à la même Parole éternelle par les Écritures et le Pain de Vie partagés à la messe. Au début de ce nouveau chantier il y a bien cette unique source de notre unité. Sachons y puiser avec joie pour mieux nous refaire.

Abbé Guillaume Caous